C’est lundi, que lisez-vous?

Rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog de Pixie

Ce que j’ai lu la semaine dernière

Ce que je lis en ce moment

Les habitants de la contrée indépendante des Bocages Mauves mènent une vie paisible jusqu’au jour où ils doivent faire face à d’étranges agressions. Sachairi Correnaigh, l’Administrateur qui dirige cette contrée, comprend très vite que les responsables de ces méfaits ont recours aux forces occultes employées traditionnellement par les Mages. Sans hésiter, il fait appel à la Confrérie des Mages, une organisation veillant à ce que la pratique des forces occultes se fasse dans le respect des populations. Sachairi est alors loin de se douter que toute cette agitation n’est que le préambule d’un conflit bien plus grave qui va mettre en péril la contrée mais aussi le royaume voisin de Tanera. Et contre toute attente, les membres de la Confrérie vont découvrir que Lera, sa fille âgée de douze ans, possède des dons particuliers. Pour Lera, c’est le début d’une aventure qui la mènera aux confins du royaume de Tanera auprès des Mages. Au cours de son apprentissage, la jeune fille sera amenée à faire des découvertes sur l’origine même de leurs pouvoirs ainsi que sur son passé mais par-dessus tout, ses dons seront la clé d’un rassemblement qui permettra de faire face à une guerre menaçant tout un peuple.

Sélectionné pour le Booker Prize, un formidable puzzle aussi divertissant qu’intelligent.

Alors qu’il fait des recherches généalogiques sur ses ancêtres écossais, Graeme Macrae Burnet découvre des archives relatives à une étrange affaire. En 1869, Roderick Macrae, dix-sept ans, a été arrêté après un triple assassinat dans un village isolé des Highlands. Dans un document écrit, le jeune homme relate sa vie et ses meurtres, sans jamais donner le moindre détail sur ses mobiles. Hormis ce récit, aucune preuve tangible de sa culpabilité n’a été trouvée. Était-il tout simplement fou ? Graeme Macrae Burnet nous livre toutes les pièces du procès : témoignages, articles de journaux, rapports des médecins. Peu à peu, le doute s’installe. Le récit de ces crimes est-il bien l’œuvre de ce jeune garçon, a priori illettré ? S’agit-il d’un faux ? Si c’est le cas, que s’est-il réellement passé ? La solution semble se trouver dans la vie de cette petite communauté repliée sur elle-même, où chacun doit rester à sa place, sous peine de connaître les pires ennuis.

Cette semaine, je lirai les chapitres 29 et 30.

Ce que je vais lire ensuite

L’intimité des rois et des reines nous fascine, mais les historiens parlent surtout de leur vie amoureuse, sur laquelle les ragots colportés de génération en génération l’emportent souvent sur les preuves, mais rien ou presque, en général, sur leur vie intellectuelle, sur leurs lectures, sur leurs goûts personnels, sur leurs distractions, leurs manies, leurs habitudes. Ce sont pourtant ces passions-là qui nous en disent le plus sur eux et qui nous donnent le plus de clefs pour les comprendre. Pour peu que l’on se donne la peine de la trouver, la documentation disponible sur ce sujet est d’ailleurs abondante et fiable. Si tout le monde a entendu parler de la marotte de Louis XVI pour la serrurerie, qui sait que Louis XIII a été un compositeur de musique et un graphiste hors de pair, que Pierre le Grand aimait à « collectionner » les êtres difformes et les monstres (il les recherchait dans toute l’Europe), que l’impératrice Joséphine avait une connaissance érudite de la botanique et de la zoologie de ses Antilles natales, que Napoléon III a été un historien et archéologue de valeur, que Victoria d’Angleterre a rassemblé autour d’elle des dizaines d’animaux familiers et qu’elle n’hésitait pas à leur faire ériger de magnifiques monuments funéraires lorsqu’ils mouraient ? Etc, etc. Cette très originale investigation, menée et racontée par une jeune historienne qui porte un oeil absolument neuf sur la vie des grandes femmes et des grands hommes, conduit le lecteur de surprise en surprise, elle le passionne et lui donne à réfléchir. N’avons-nous pas là les trois éléments qui font un bon livre d’histoire ?

Après avoir supporté les premiers soubresauts de la vie conjugale, Jeanne et Maurice entrent dans une routine amère. Ils quittent la rue de la glacière pour la grande rue Notre-Dame, en plein coeur du quartier ouvrier. Maurice s’emporte encore pour un oui ou pour un non, Jeanne se referme de plus en plus en elle-même, et les enfants… les enfants comprennent bien vite que le temps de l’enfance passe en un éclair. Michel David, sans jamais tomber dans la nostalgie ou la critique, nous fait plonger dans un Québec encore attaché aux traditions rurales. La vie à Montréal dans les années ’50 est marquée par l’urbanisation, les aléas économiques des ouvriers, la perte de la foi religieuse, les émissions de radio comme « Un homme et son péché » et « Chez Miville »… L’auteur témoigne avec justesse de cette époque grise traversée par les éclats colorés de la modernité, la routine écrasante des travailleurs et l’arrivée de la captivante télévision dans les vitrines des magasins de la rue Mont-Royal… Sur la Rue Notre-Dame, le temps s’écoule au gré des rentrées scolaires, des célébrations de Noël, des naissances et des vacances, des disputes, des épreuves et des moments de bonheur. L’argent, au centre de tous les litiges, se fait de plus en plus rare à mesure que s’agrandit la famille Dionne, et Maurice a du mal à supporter la pression. Si Jeanne, périodiquement enceinte, va trouver conseil, aide et réconfort au presbytère, elle échoue à transmettre sa foi à ses enfants. Paul, l’aîné de la famille, ne voit d’ailleurs en Dieu qu’une solution pour sortir enfin de cet éternel combat contre la misère…

Et vous, que lisez-vous?

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