Des grives au loups de Claude MICHELET

Romans

 Saint-Libéral est un petit bourg de Corrèze, tout proche de la Dordogne, pays d’élevage et de polyculture. Avec dix hectares et dix vaches, on y est un homme respecté comme Jean-Edouard Vialhe, qui règne en maître sur son domaine et sa famille : sa femme et leurs trois enfants, Pierre-Edouard, Louise et Berthe. Dans cette France qui n’avait guère bougé au XIXe siècle, voici que, avec le siècle nouveau, des idées et des techniques  » révolutionnaires  » lentement apparaissent et s’imposent. Et le vieux monde craque… 

Edition: Robert Laffont

Nombre de pages: 411 pages

Mon avis: Saint Libéral est un petit village de Corrèze.
En 1890, on est encore fermiers de père en fils, et les domaines sont l’héritage des aînés.
C’est là que l’on rencontre la famille Viahle, aisée sans l’être trop, et suffisamment écoutée dans les décisions qui concernent l’ensemble du village.
Le père, Jean-Edouard, tient d’une main de fer sa famille, Marguerite son épouse, et ses trois enfants : Pierre-Edouard, Louise et Berthe.
Les années passent au fil des pages, et j’ai suivi ces trois enfants dans leur apprentissage de la vie. Pierre-Edouard fait son service militaire et acquiert du caractère. Louise tombe amoureuse. Et Berthe attend son heure.
La guerre fait irruption, et la vie continue comme elle peut.
Voilà le genre de saga familiale que j’affectionne particulièrement. J’aime découvrir les vies des personnages sur plusieurs décennies. Les connaître, et les aimer encore plus quand ils sont parents.
C’est un auteur que je n’avais jusqu’ici jamais lu. Et je suis bien déçue de ne pas avoir essayé plus tôt. Je pense même que je vais chercher pour trouver les autres tomes. Si j’ai bien compris ce que j’ai trouvé au hasard de mes flâneries, il existe une suite.
C’est un style d’écriture plus raide, plus direct, et en même temps, complètement empreint de poésie. L’auteur sait s’arrêter sur les petites minutes du temps qui donnent toute la saveur au reste. Il sait montrer du bout de son stylo ces émotions que l’on a perdu aujourd’hui pour des bonheurs simples.
J’ai vraiment eu l’impression d’être remontée cent ans en arrière, d’avoir redécouvert ces bruits d’étables au lever du jour, ces champs à perte de vue, et ces marchés sur la place du village. J’avais presque l’impression de sentir l’odeur des jambons fumés ! C’est vous dire…
Si je pouvais, je vous le recommanderais. Si vous aimez voyager dans le temps, si vous aimez vous replonger dans un endroit où le temps n’a pas encore pris sa place, alors foncez. N’hésitez pas à prendre une tasse de café et vous y plonger.
Points attribués : 10/10
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