Edition: Presses de la Cité

Terres de France

Nombre de pages: 368 pages

Résumé: La jeune Gabrielle vit avec son père Denis, qui tient le café le Mascaret, à Meschers, village de pêcheurs de l’estuaire de la Gironde. Elle devient auxiliaire au phare de Cordouan, le « Versailles des mers », situé à sept kilomètres en mer sur le plateau de Cordouan. Même si le lieu ravive le souvenir de Léa, sa mère morte lors d’un naufrage dix ans plus tôt, elle s’y sent bien. Parfois, au-dessus de sa chambre, vient se percher une mouette à la gorge noire. Pour la jeune fille, c’est comme si cet oiseau des mers lui transmettait des messages de la disparue. Parmi les gardiens, il y a Alexis, de dix ans son aîné, dont elle tombe amoureuse. Quand la guerre est déclarée, Meschers se vide de sa jeunesse et Alexis disparaît sans plus donner de nouvelles… Sur la côte, les Allemands ordonnent la construction du mur de l’Atlantique, et l’extinction des feux de Cordouan.
Alors que les mesures contre les Juifs s’intensifient, Gabrielle s’étonne que son père Denis l’incite à rester au phare. Que craint-il donc pour elle ?
Drames, secrets, révélations sur sa mère et amours contrariées vont précipiter le destin de Gabrielle dans la tourmente et loin des siens…

Merci à l’édition Presses de la Cité Terres de France pour cette lecture au bon air

Mon avis: Gabrielle n’est pas comme toutes les jeunes femmes. Dans son petit village, Meschers, elle est connue de tous. Abandonnée petite fille par sa mère, elle a grandi auprès de son père de qui elle est le trésor. Mais elle n’a aucune envie de se créer un univers purement féminin. D’ailleurs, elle s’est fait embaucher pour prendre soin du phare de Cordouan.

C’est de là qu’elle entend parler de la guerre, des allemands et de la drôle de situation qu’engendre la reddition de la France. Et son père préfère visiblement la savoir à l’abri, au phare, qu’au milieu du village. Surtout avec le secret qu’il porte…

La plume de Madeleine Mansiet-Berthaud ne m’avait, jusqu’ici, pas toujours vraiment transporté. J’avais chaque fois trouvé qu’il manquait ce petit quelque chose en plus. Aussi, lorsque j’ai reçu ce nouveau roman, je me suis demandé si cette fois, il y serait.

Je dois dire que oui !

Gabrielle est un personnage atypique. Pas vraiment svelte, mais belle, orpheline de mer et avec un caractère pas vraiment féminin, elle a de quoi intriguer le lecteur. Son évolution en cours de roman, sa maturité qui s’affermit, et les événements qu’elle vit sont intéressants.

Son père, Denis, patron du café Le Mascaret, est d’une bonté à toute épreuve. J’aime énormément ce personnage sensible. Accompagné de sa mère, et donc grand-mère de Gabrielle, ils créent un très joli tableau de famille coloré.

L’époque traitée, l’avant-guerre et la période de guerre elle-même est superbement bien abordée. Avec une douceur sans faille, mais pourtant avec un réalisme surprenant, l’auteur sait glisser ces faits avec un bon dosage.

Quant à son vécu au phare, plusieurs points m’ont plu. D’abord, l’auteur plante le décor dans un endroit qui existe réellement et qui est magnifique. Le phare de Cordouan est connu et régulièrement visité. Vous trouverez sous mon avis quelques petites photos, trouvées sur Internet.

Ensuite, la relation que les gardiens développent entre eux ne manquent pas de piquant, et crée pour la jeune femme un second univers intéressant.

Un seul bémol, la dérive que s’accorde Gabrielle vis-à-vis des mouettes me semble de trop, et je trouve qu’elle n’apporte rien à l’histoire.

J’ai lu ce roman avec un très grand plaisir et l’histoire de Gabrielle m’a énormément plu.

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