Edition:  R jeunesse 

Nombre de pages: 428 pages

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Résumé: Munich, juillet 1945.
Un garçon erre parmi les décombres…
Qui est-il ? Quel âge a-t-il ? D’où vient-il ? Il n’en sait rien. Il a oublié jusqu’à son nom. Les Alliés le baptisent « Josh » et l’envoient dans un orphelinat où Ida, directrice dévouée, et Wally, jeune soldat noir américain en butte au racisme de ses supérieurs, vont l’aider à lever le voile de son amnésie.
Dans une Europe libérée mais toujours à feu et à sang, Josh et les nombreux autres orphelins de la guerre devront panser leurs blessures tout en empruntant le douloureux chemin des migrants.
Si ces adolescents sont des survivants, ils sont avant tout vivants, animés d’un espoir farouche et d’une intense rage de vivre.

Mon avis: Josh a été récupéré dans les décombres d’une ville allemande. Il ne sait pas qui il est, ni d’où il vient. Mais il est certain d’être allemand. Il se rappelle de l’école dans laquelle on lui a appris à se raidir et à saluer au passage des soldats. Il parle allemand et ne parle aucune autre langue.

Pourtant, au fil des semaines, il va se rendre compte que ce qu’il croit être vrai peut en réalité cacher une autre vérité, oubliée…

Le sujet des Lebensborns est un thème qui me touche beaucoup. Alors, forcément, lorsque j’ai lu le quatrième de couverture de ce livre, je n’ai plus eu une qu’une seule idée : le lire !

Les lebensborns ont été créées sous le régime nazi. La traduction, « Fontaine de vie », est assez explicite : il s’agissait de maternités dans lesquelles on accueillait les femmes de type aryen, pour leur permettre d’élever au mieux les bébés à naître. La raison de leur existence est assez simple : le parti nazi avait l’intention de peupler l’Europe entière de population de race aryenne. Projet complètement fou, me direz-vous. Et pourtant…

Ces maternités ont été implantées dans plusieurs pays : en Allemagne, en Autriche, en France, en Belgique, etc. Elles étaient coupées du monde, à l’écart de la population environnante. D’ailleurs, très peu de personnes ont pu témoigner sur ce qu’il pouvait se passer dans ces établissements.  Lors de la débâcle allemande, ils ont brulé les archives, évacué les Lebensborns, et emmené tous les enfants y vivant en Allemagne.

Certains de ces enfants n’ont, pour certains, jamais retrouvé leur véritable famille. Ils ont été adopté par des familles correspondant à la langue à laquelle ils réagissaient. Ce qui a évidemment induit en erreur beaucoup de rapatriement. Des enfants nés en Belgique se sont pas exemple retrouvés dans des orphelinats français, parce qu’ils répondaient à cette langue..

En lisant ce roman, j’ai aussi découvert un autre aspect de ces lebensborns. Non seulement ils favorisaient la procréation à outrance pour les familles aryennes, mais ils kidnappaient en plus des enfants de différents pays, pour peu qu’ils entrent dans les critères de la race « pure ». Ils étaient ramenés au centre, et endoctrinés à un point tel qu’ils en oubliaient leur vie précédente, effaçant de leur mémoire jusqu’à leur langue maternelle.

En me renseignant un peu sur le sujet, je suis tombée sur un site traitant d’un livre abordant ce thème, et qui a également bien documenté.

Je vous mets le lien, si vous cela intéresse : Ici

Pour ce roman-ci, j’ai été totalement bluffée. On suit les pensées de Josh, jeune garçon perdu et ne sachant plus du tout d’où il vient. Bien que ce soit un raisonnement d’enfant, les constatations qu’il fait sont atroces de réalisme. On se prend de plein fouet la réalité telle que ces enfants l’ont vécue durant les années qui ont suivi la guerre. Bien qu’elle ait cessé, pour eux, c’est toujours la guerre. C’est toujours précaire. Ils ne savent toujours pas de quoi leur avenir sera fait.

J’ai vraiment été bousculée par ce récit. Il est touchant, impressionnant, bouleversant, choquant. Bref, il nous fait passer par de véritables montagnes russes d’émotions. J’ai eu un vrai coup de cœur pour ma lecture. Je la pense incontournable. Cet auteur a su me faire vivre quelque chose que beaucoup ont oublié et que très peu connaissent.

Je sors de ce livre totalement secouée !

P.S: Pour l’anecdote en plus, en lisant quelques articles sur le sujet, j’ai fait une découverte: Vous connaissez tous le groupe Abba. Eh bien, Frida, la jolie brune, est née dans un lebensborn norvégien…

2 Comments

  1. Pingback: Top ten tuesday # 45

  2. flaure47 28/11/2018 8 h 04 min

    Bonjour, une période de l’histoire que j’ai du mal à lire. Pourtant celui-là semble très intéressant.
    Bonne journée, FLaure

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