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Romans

Les couleurs du destin de Mireille Pluchard

Cévennes, 1804. Benjamine de sa famille, Sixtine supporte, plus encore que ses sœurs et son frère, les brimades d’un père rustre et cruel. À l’adolescence, c’est dans les bras de Jean-Baptiste Le Vignal, le fils des propriétaires du domaine du Souleiadou, qu’elle trouve du réconfort. Avec la guerre, les événements se précipitent : Jean-Baptiste meurt en combat. Méprisée par sa belle-famille, Sixtine préfère fuir quand elle réalise qu’elle est enceinte. Sous les couleurs …

Romans

Les diamants noirs de Mireille PLUCHARD

Edition: De Borée poche Nombre de pages: 615 pages 0 % <iframe style= »width:120px;height:240px; » marginwidth= »0″ marginheight= »0″ scrolling= »no » frameborder= »0″ src= »//ws-eu.amazon-adsystem.com/widgets/q?ServiceVersion=20070822&OneJS=1&Operation=GetAdHtml&MarketPlace=FR&source=ac&ref=tf_til&ad_type=product_link&tracking_id=aufildespage-21&marketplace=amazon&region=FR&placement=2812907886&asins=2812907886&linkId=ebff019aab68862e2a60edf0f841fe88&show_border=true&link_opens_in_new_window=true&price_color=333333&title_color=020c14&bg_color=f9d8d8″> </iframe><blockquote><strong>Résumé</strong>: Jean Palade, régisseur des terres de la famille Dextrem, a de grandes …

Romans

Les chemins de promesse de Mireille PLUCHARD

Edition: Presses de la Cité

Nombre de pages: 540 pages

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Résumé: A une vie tracée par son père, Aubin, l’héritier du mas de Castanhal, a préféré l’aventure. La construction de la ligne de chemin de fer entre Paris et la Méditerranée sera pour le jeune homme le terrain d’intenses initiations et de rencontres en ce milieu du XIXe siècle.
Tout doit être immuable au mas du Castanhal où le maître des lieux, Lazare Pradier, trace pour ses enfants, Aubin et Adélie, des chemins de vie calqués sur le modèle des anciens. A l’insu de son ombrageux époux, Blanche les instruit de son mieux d’un savoir reçu d’un viel abbé. Adélie récoltera les premiers fruits de cet enseignement en quittant le Castanhal pour s’occuper des enfants d’un ingénieur des mines.
Les premiers émois amoureux d’Aubin, cruel apprentissage, vont ouvrir à l’héritier du Castanhal d’autres horizons Comme celui de la construction d’une ligne de chemin de fer qui sera pour lui le champ d’intenses découvertes : celle de l’amitié, d’abord, qui le liera à Pierre, un cadet dépossédé et jeté sur les chemins de misère ; celle de la satisfaction du travail accompli ; celle de l’amour enfin !
Et tant pis si les plans minutieusement établis par Lazare s’en trouvent bouleversés Le voyage initiatique de son fils Aubin en fera un homme dont Lazare pourra être fier

Merci à l’édition Presses de la Cité pour ce voyage ferroviaire.

Mon avis: Aubin a grandi dans une famille rude. Sa mère a toujours fait en sorte d’ouvrir un horizon plus large que le sien à ses enfants. En cachette de son mari, elle leur a appris à lire, et à écrire. Son père, par contre, s’oppose à toute différence à sa propre vie. Il décrète que ses enfants doivent se tenir tranquille, obéir.

Sur un coup de tête, et sans prendre en compte l’avis des membres de sa famille, le père de famille a décidé d’envoyer Aubin travailler sur les chantiers ferroviaires de la région. Il l’a enrôlé pour plusieurs années.

Aubin n’a d’autre choix que celui d’obéir, et de tenir bon le temps qu’il faudra…

Mireille Pluchard n’est plus un auteur qu’il faut présenter. Pour moi, voir son nom sur la couverture d’un livre est synonyme d’un agréable moment de lecture.

Ce nouveau roman s’inscrit dans la ligne de ses précédents. Elle aime les régions rurales de France, et s’attache à toujours présenter une famille dans son ensemble, y créant différents caractères qui se révèlent être complémentaires au final. Elle aime accorder de l’importance aux petits gestes du quotidien, et aux sentiments chaleureux.

L’histoire est basée sur un pan de l’histoire ferroviaire. Une partie assez méconnue. Mais que Mireille Pluchard a pris le temps de fouiller. Elle s’est renseignée, cela se voit. C’est un aspect que j’aime énormément, vous le savez. Et au travers du regard d’Aubin, on voit s’installer la ligne de chemin de fer dans une région magnifique et encore isolée, à cette époque.

J’ai adoré ma lecture. J’ai retrouvé la douceur qui caractérise la douceur de cet auteur. Les personnages, même s’ils sont parfois un peu caricaturaux, sont des êtres entiers. Ils me ravissent et je me laisse prendre au jeu de leur vie.

Vous l’avez compris, ce roman est pour moi une nouvelle pépite de Mireille Pluchard.

 

Romans

La tresse d’or de Mireille PLUCHARD

Edition: De Borée

Nombre de pages: 494 pages

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Résumé: Au hameau de Montmoirac, Estienne et Anne Teissier, qui vient de donner naissance à des jumeaux, font prospérer les terres du marquis de Trémolet. Un jour de foire, en recueillant les Chantegrel venus trouver du travail au village, Estienne découvre en Pierre l’homme qui pourra l’aider à édifier ses projets : élever le ver à soie. Cette cohabitation imprévue va se révéler un tournant majeur dans la vie des deux familles, qui partageront désormais les joies et les peines, les malheurs et l’amour… jusqu’à l’union de l’un des jumeaux à Isabeau, la jeune fille à la tresse d’or.

Merci à l’édition De Borée pour ce voyage dans les Cévennes

Mon avis: Le couple Teissier, jeunes parents d’une petite fille, accueillent dans leur famille une paire de jumeaux, le jour de boucherie de la ferme. Anne Teissier est une maman aimante, énergique, et dotée d’un trésor de patience. Estienne, courageux, travailleur et aimant sa famille, forme avec elle une union superbe.

Leur famille s’agrandissant, c’est différents événements qui parsèment la vie de ces deux gens de la terre. Dans une époque française sulfureuse, où la royauté laisse place à la révolution, les cévenols ont bien du travail pour mener à bien les récoltes qui règlent leur vie.

Mireille Pluchard, ce n’est plus un secret (rappellez-vous, j’avais eu la chance de l’interviewer), est devenue, au fil des livres que j’ai lu, l’un des auteurs de romans de terroir que je préfère.

Mireille Pluchard

Elle plante cette fois le décor dans les Cévennes, en plein 18ème siècle. On s’attache à une famille en particulier, cultivateurs sur les terres d’un noble. Montmoirac est un petit hameau principalement protestant, dans une époque dangereuse pour les croyants de cette religion.

Au fil des décennies, la famille s’agrandit. Les enfants se marient, s’installent à leur tour, ont des enfants. Il y a également les décès et les maladies qui rongent tout être humain. En somme, une saga familiale comme je les aime.  En toile de fond, le côté historique de cette période transparaît. De loin, on entend parler de la Révolution, de Napoléon, des guerres qui ont secoué la France, des nouvelles lois, du nouveau calendrier instauré, de l’établissement de compte en banque.

Voilà un roman bien complet, doux et qui offre un joli voyage dans le temps.

Anne Teissier est l’un des personnages que l’on suit principalement dans la première partie du roman. Mère de la famille, élevant ses enfants avec amour, respectant les souhaits de son mari, et travaillant dur chaque jour. Elle est en charge d’une magnanerie, un élevage de vers à soie, qui lui demande de grands efforts et occasionne une fatigue sans nom. Un personnage courageux par excellence, comme beaucoup de femmes à cette époque.

La famille Chantegrel, nouvellement arrivée à Montmoirac, est elle aussi dotée de grandes qualités : travailleurs, discrets, et honnêtes, ils créent une amitié profonde avec les Teissier. Le père de famille, Pierre, excellent artisan construit des étages supplémentaires à toutes les maisons des environs, afin que chaque famille puisse avoir son propre élevage de vers à soie.

En vieillissant, cette première génération laisse place à la suivante. Leurs enfants, nombreux, grandissent et s’émancipent. Qui se mariera avec un pasteur et créera une infirmerie, qui croira toujours à son amour de jeunesse et finira par travailler sa terre avec son épouse, qui se mariera à l’héritière d’un grand domaine… Chacun à leur manière, ils vont agrandir la famille, et laisseront à leur tour la place à leurs enfants.

Le paysage s’agrandit au fil des pages, et nous finissons par voyager d’une ferme à une autre, pour pouvoir rendre visite à chacun des membres de  ce clan si uni. J’ai adoré mon voyage dans cette région de France. Comme toujours, Mireille Pluchard nous offre un roman savoureux.

sorties littéraires

A paraître: Les chemins de promesse de Mireille Pluchard

Sortie littéraire

Edition: Presses de la Cité

Nombre de pages: 400 pages

Date de sortie: 20/09/2018

Tout doit être immuable au mas du Castanhal où le maître des lieux, Lazare Pradier, trace pour ses enfants, Aubin et Adélie, des chemins de vie calqués sur le modèle des anciens. A l’insu de son ombrageux époux, Blanche les instruit de son mieux d’un savoir reçu d’un vieil abbé. Adélie récoltera les premiers fruits de cet enseignement en quittant le Castanhal pour s’occuper des enfants d’un ingénieur des mines. Les premiers émois amoureux d’Aubin, cruel apprentissage, vont ouvrir à l’héritier du Castanhal d’autres horizons. Comme celui de la construction d’une ligne de chemin de fer qui sera pour lui le champ d’intenses découvertes : celle de l’amitié, d’abord, qui le liera à Pierre, un cadet dépossédé et jeté sur les chemins de misère ; celle de la satisfaction du travail accompli ; celle de l’amour enfin !
Et tant pis si les plans minutieusement établis par Lazare s’en trouvent bouleversés. Le voyage initiatique de son fils Aubin en fera un homme dont Lazare pourra être fier.

interview

Mireille Pluchard

Bonjour tout le monde!

Mireille Pluchard a accepté de venir s’installer un petit moment avec moi, dans mon boudoir.

Je vous livre la teneur de notre papotage.

Vous écrivez essentiellement des romans de terroir. D’où vous vient cette préférence ?

Votre question demanderait que l’on explique ce que l’on entend par un roman de terroir et aussi qu’est-ce qu’un roman, tout court.

Parce qu’il parle d’un lieu provincial, Maupassant aurait donc écrit des romans de terroir, lui qui mettait en valeur le pays de Caux.

Zola et Germinal, la Conquête de Plassans.

Plus sérieusement,  j’écris des romans qui se passent dans un terroir que je connais, que j’aime et je souhaite faire partager cette connaissance et cet amour au plus grand nombre.

Je crois que l’on parle mieux de ce que l’on connaît, qui fait partie de vos origines, d’une terre où ont vécu vos ancêtres à la différence d’un lieu où l’on pose ses pieds au hasard de la vie.

Le terroir avec son climat, sa culture est, après la famille, dans notre ADN.

L’un de vos derniers livres, Les souffleurs de rêves, traite du monde de la verrerie à l’époque du Moyen-Age. Comment se sont déroulées vos recherches pour obtenir un roman aussi abouti ?

L’art de souffler en France date en effet du Moyen-Age, retours des croisades, comme je l’explique dans le livre. Mais l’histoire racontée se déroule plus précisément à la période post-renaissance et l’activité des gentilshommes verriers prendra fin à la Révolution française, lors de l’abolition des privilèges.

Mes recherches se déroulent sensiblement de la même façon d’un ouvrage à l’autre. Quand j’en ai choisi le thème, je cherche la bibliographie qui peut s’y rapporter ; il en va de même quand le lieu est défini : je m’intéresse à l’histoire de ce lieu, de ce terroir, plus largement de la région.

Beaucoup de lectures, comme vous le voyez, de recherches aux archives sans perdre de vue l’histoire de France avec laquelle je chemine. Ma fiction doit s’intégrer à la réalité historique.

Quelles sont vos périodes historiques préférées ?

Il m’est difficile de vous donner une préférence, plus aisé de vous donner, non pas une aversion, mais des réticences à écrire dans le contemporain.

Et puis, il y a ce qu’on préfère et que ce que préfèrent les lecteurs (trices) et de ce point  de vue, le 19ème siècle est le grand gagnant. Les gens s’y retrouvent mieux, les relais se sont fait oralement par les aïeux ; il y a suffisamment de dépaysement pour faire une belle transition, mais point trop pour se perdre dans les méandres de l’Histoire.

Il n’empêche, je ne sacrifie pas seulement à « la demande du marché » et j’aime me balader d’une époque à l’autre, pourvu qu’elle soit riche en événements. Le Moyen-Age est fabuleux avec ses jeux d’ombre et de flamboyance, la Renaissance avec Les souffleurs de rêve et mon précédent, Le choix de Diane, m’a fourni matière à balader le lecteur dans les Guerres de religion et à la cour du roi de France. Je viens de terminer un manuscrit qui s’inscrit durant l’époque napoléonienne et je ne me suis pas ennuyée une seconde à l’écrire. J’ai même dû édulcorer pour qu’il ne fasse pas 600 pages !

Parlez-moi un peu de vos prochains projets. Que nous réservez-vous comme trésors ?

Eh bien voilà, comme je vous le disais précédemment, au mois d’octobre, je reviens au milieu du 19ème siècle avec Les chemins de Promesse, le parcours initiatique de deux jeunes Cévenols totalement éloignés du chemin d’avenir que leur avait tracé leur père. La construction de la ligne mythique de chemin de fer qui avait pour but de relier Paris à la Méditerranée, et plus largement le grand maillage ferroviaire du 19ème servira de toile de fond.

En 2019, un livre sur la soie et la vie des dernières filatures qui vivront leurs grandes heures dans le premier quart du 20ème siècle, sortira en avant-première à France Loisirs tandis qu’au mois d’octobre paraîtra un libre qui n’a pas encore de titre définitif. Il fera découvrir les poteries d’Anduze et la fin du règne de Louis XIV qui jettera sans scrupules ses dragons sur les huguenots cévenols.

Quel est l’élément qui a déclenché chez vous l’envie d’écrire ?

Des années et des années de recherche généalogiques. Comme quoi, la généalogie est dangereuse, elle peut mener au pire (rires !)

Visitez-vous chaque lieu que vous utilisez pour vos livres ?

Oh que oui ! Nous seulement je vais sur place, mais aussi je recherche soit des photos, soit des descriptions d’époque pour retracer ou plus près l’environnement de mes personnages. Humer l’air du lieu, même s’il est dit pollué. Bien sûr, je parle d’un lieu qui a de l’importance dans l’histoire, pas un lieu de transit seulement évoqués.

Comment dessinez-vous la trame d’un roman ? Avez-vous besoin de faire des notes auparavant ou bien est-ce que tout coule directement de votre plume ?

J’utilise, quand j’explique ma façon de travailler à un public de bibliothèque par exemple, l’image du métier à tisser. (Là, je ne peux pas vous faire les gestes).

Les fils de trame, horizontaux, représentent le(s) lieu(x), l’époque(s), les événements historiques, le(s) métier(s) mis en exergue, la toile de fond de l’histoire (drame familial, rivalités, héritages, jalousies, etc…)

Comme dans un ouvrage de tricot ou de tissage, la trame qui doit se fondre est cependant essentielle pour que l’ouvrage ait de la tenue, de la consistance.

Rien ne doit être laissé au hasard car c’est définitif, ils ne peuvent intervenir en cours d’écriture comme cela peut être le cas des personnages qui peuvent apparaître ou disparaître au gré de l’auteur. Quelle responsabilité !

Viennent après les fils de chaîne qui sont… les personnages ! Là, on peut se lâcher, en mettre autant qu’on veut, mais attention ! Il ne faut pas en oublier un en route. Une maille oubliée, c’est un ouvrage qui se défait…. A moins, disais-je, qu’on le fasse mourir.

Avez-vous des animaux ?

Oui, un chat et oui, il vient se coucher sur mon bureau, mes feuilles, mon ordinateur, la sale bête ! Non, je l’adore !

Quel est votre rythme de travail ?

Lent, trop lent à mon goût, mais copieux. Je passe de longues heures assises à ma table de travail, mon sport favori.

Plus sérieusement, en temps normal, tous les jours, dès que j’ai deux heure devant moi (exemple d’une journée idéale de travail d’écriture : 10h-12h, 15h-18h, 22h-24h), mais pas 7 jours par semaine. J’ai une activité physique aquagym deux fois par semaine, une autre intellectuelle, mon club Pyramide, deux fois par semaine aussi. Alors, vous voyez que ma journée idéale a beaucoup de plomb dans l’aile. Si on ajoute à cela les vacances scolaires qui ramènent au bercail enfants et petits-enfants par ailleurs éloignés, vous en déduirez que la régularité de travail n’est pas mon fort.

Néanmoins, je tiens le cap d’un ouvrage par an, recherches et écriture comprises, ce qu’apprécie, je crois, mon éditrice.

Thé ou café ?

Les deux avec modération. Je ne suis pas accro.

Je remercie Mireille Pluchard pour toutes ses réponses pleines d’énergie! J’ai eu l’occasion de lire plusieurs romans de cet auteur. En voilà mes avis. N’hésitez pas à aller y jeter un oeil… et à vous laisser tenter hihi

Romans

Les souffleurs de rêve de Mireille PLUCHARD

Edition: Presses de la Cité Terres de France

Nombre de pages: 464 pages

Résumé: Dans les Cévennes, la lignée des Vilette, gentilshommes verriers, va-t-elle s’éteindre avec Elias, dernier du nom ? Une descendance inespérée scelle l’avenir de toute une dynastie et attise les rivalités de clans…
Au XVIIe siècle, en Cévennes, la lignée des Vilette, gentilshommes-verriers, va-t-elle s’éteindre faute d’héritier ? Elias de Vilette, dernier du nom, après la mort de son épouse, est face à un choix cornélien. Il vient d’être père d’un petit François, fruit de ses amours avec une servante. Légitimer ce bâtard serait enfreindre les strictes règles de la corporation.
Mais un remariage tardif et inespéré avec une jeune noble bien dotée sera couronné par la d’un fils. Légitime cette fois. Pourtant, le talent et la vertu de François vont bouleverser les certitudes d’Elias et sceller l’avenir de toute une dynastie…

Merci à l’édition pour cette lecture intéressante

Mon avisLa famille de Vilette gère une verrerie depuis plusieurs générations. Le savoir faire se transmet de père en fils, et les traditions ont une belle vie devant elles.

Elias de Villette tient à ces traditions. Pourtant, lorsque François naît, il n’est pas certain de pouvoir lui donner la place qui lui revient. François est issu d’une union hors-mariage, et de ce fait, Elias rechigne à lui accorder le statut d’aîné de la fratrie.

Malgré tout, il voudrait lui établir une situation. Dans ce but, il lui trouve une place d’apprenti dans une autre verrerie. A françois de grimper les échelons…

Mireille Pluchard explore un nouvel univers : celui des souffleurs de verre. Un univers que je ne connais pour ainsi dire pas.

C’est donc avec un grand plaisir que j’ai entamé cette lecture. Nous sommes plongés dans une atmosphère médiévale, dans une belle région française. Les verreries sont de petits microcosmes à part entière, et chaque partie du métier demande un ouvrier particulier. Chacun, donc, excelle dans sa spécialité. L’excellence et l’innovation sont de mises.

Je dois dire que, grâce à cette lecture, j’ai découvert l’univers et la technique des souffleurs de verre. Discipline compliqué et épuisante, il faut bien l’avouer.

Ce que j’ai apprécié, surtout, c’est de découvrir l’ensemble des traditions qui crée cet univers au complet: les degrés d’apprentissage, la reconnaissance, les périodes de travail et celles de repos.

Il y a aussi l’histoire familiale qui m’a énormément plu. En général, la saga familiale me ravissent, et celle-ci ne fait pas exception. Située en plein coeur de l’époque médiévale, une période que j’avoue découvrir très peu dans mes lectures, bien que je sois curieuse d’en apprendre plus. Ce livre-ci m’a donc permis d’y voyager un petit peu. Et c’était un vrai plaisir.

J’ai déjà lu plusieurs romans de Mireille Pluchard, et c’est un auteur que j’aime énormément. Sa plume est toujours d’une belle douceur, et d’un peu de poésie, quel que soit l’univers qu’elle décrit. 

Encore une fois, donc, l’un de ses livres m’aura ravi au plus haut point. Il se lit rapidement, les descriptions du métier sont nettes, et l’histoire familiale est remarquable. De quoi faire un bon livre, pas vrai?