Edition: City

Nombre de pages: 272 pages

Résumé: Paris, mars 1942. Dans la capitale occupée, Eulalie Fontanel tente de survivre. En acceptant de devenir danseuse aux Folies Bergères pour nourrir sa fille Beata, elle a l’impression de trahir son mari qui a été envoyé au front. La jeune femme se sent prisonnière de ce Paris occupé où elle côtoie les lieux les plus huppés et les bureaux clandestins qui organisent le marché noir.
Le pire, c’est d’avoir attiré l’attention de Lubin Von Baden, un mystérieux officier de l’armée allemande qui la poursuit de ses assiduités. Alors, pour son bien et celui de sa fille, elle décide de fuir et se réfugie chez des cousins en Charente. Mais cela ne suffit pas à éloigner l’officier allemand qui s’est transformé en dangereux prédateur.
Des décennies plus tard, Beata tente de découvrir les secrets de cette époque troublée ou sa mère tentait d’échapper aux orages de la guerre…

Merci à l’édition City Terres d’Histoires pour ce joli roman 

Mon avis: Eulalie est seule et désemparée. Après avoir perdu sa maison dans un bombardement, ne pas savoir où se trouve son mari qui est parti combattre sur le front, et avec la charge d’une petite fille, il faut bien qu’elle trouve une solution pour se nourrir.

Belle, gracieuse, elle est très vite repérée par un directeur de revues, aux Folies Bergère. Eulalie tente d’abord de s’en sortir autrement, mais elle doit vite se rendre compte que dans cette époque de restriction, c’est le meilleur moyen pour s’en sortir décemment.

Les choses s’enchaînent alors. Un dirigeant allemand tombe très rapidement sous son charme, et il met tout en œuvre pour obtenir ses faveurs. Coincée, la jeune femme n’a d’autre choix que de se plier à ses exigences. Le danger rôde alors, et pour Eulalie, il faut trouver une solution pour se protéger…

L’époque de la Seconde Guerre Mondiale est une période que j’aime particulièrement retrouver dans les romans de terroir. C’est une ambiance particulière, et souvent les personnages démontrent de réels caractères intéressants, du fait de situations compliquées et difficiles.

Eulalie est d’abord une jeune femme simple, amoureuse, jeune mère, qui se doit de faire face à des problèmes inédits. Fragile, naïve, je découvre une jeune femme qui n’est pas du tout armée à travailler les périodes sombres qui l’attendent. Elle me déçoit un peu, je dois bien l’avouer.

Heureusement, son amour pour sa fille, Beata, relève la barre. Grâce à ce point en particulier, d’ailleurs, la voilà qui redresse les épaules et qui tente des actions un peu plus courageuses. Ouf, je suis davantage charmée par cette partie.

Dans la seconde partie du livre, qui se déroule plusieurs années plus tard, on retrouve Beata, orpheline ayant été élevée dans un pensionnat, qui rejoint enfin son père. Retrouvailles compliquées, puisque forcément, il faut poser des questions douloureuses et y répondre. Un chemin que le père de Beata n’est clairement pas près de faire.

La jeune fille veut des réponses, et entreprend toutes les démarches nécessaires pour apprendre plus sur ce qui est arrivé à sa mère. 

Un joli saut dans le temps, puisqu’on revoit les mêmes actions (avec des explications supplémentaires), mais par le regard de la fille plutôt que par celui de la mère.

Un petit hic pour moi, c’est que, justement, j’ai eu un peu l’impression de relire deux fois la même chose. Du coup, il n’est pas resté beaucoup de mystères à découvrir. J’en aurais aimé un peu plus…

Dans l’ensemble, l’histoire a une ligne bien construite. Elle possède une trame claire (et j’aurais d’ailleurs adoré en approfondir les méandres), et les personnages restent stables. L’intrigue est en filigrane, et n’écrase donc pas le récit.

En somme, c’est un sympathique moment de lecture !

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