Les chemins de l’école de S. NANTEUIL

littérature enfantine

 Je m’appelle Zahira, j’ai douze ans et je vis dans la région du Haut-Atlas, au Maroc. C’est une chaîne de montagne, appelée « toit du Maroc ». Je vis avec ma famille le week-end et en internat le reste de la semaine. Tous les lundis, je pars à l’école située à vingt-deux kilomètres. Le trajet dans les montagnes dure quatre heures.
 Je m’appelle Jackson, j’ai onze ans et je vis au Kenya, un pays situé à l’est de l’Afrique. Je vis avec mes parents, ma sœur et mon frère dans la savane, au milieu des animaux sauvages. Tous les matins, ma petite sœur et moi marchons deux heures pour rejoindre l’école, située à quinze kilomètres de la maison.
 Je m’appelle Carlos, mais tout le monde m’appelle Carlito. J’ai onze ans et j’habite une région de l’Argentine appelée Patagonie, qui se situe le plus au sud de la planète.
Je vis avec mes parents et ma petite sœur de six ans.
Tous les jours, je parcours à cheval les dix-huit kilomètres qui séparent ma maison de l’école. Ce périple à travers les grandes plaines et les montagnes de l’avancée de la Cordillère des Andes prend une heure trente.  
Je m’appelle Samuel, j’ai douze ans. Je vis en Inde, dans une région appelée Tamil Nadou, au sud-est du pays. J’ai deux petits frères, Emmanuel et Gabriel.
Mes parents ont dû déménager pour se rapprocher de la seule école qui m’acceptait avec mon fauteuil roulant. Tous les matins, avec mes frères, nous parcourons quatre kilomètres à pied… et à roues. Il nous faut une heure et quart pour rejoindre l’école.

Edition : Nathan jeunesse 

Nombre de pages : 80 pages

Mon avis : 4 enfants, issus de différentes parties du monde, racontent leur façon d’aller à l’école. Que ce soit à cheval, en chaise roulante, à pied durant plusieurs heures, ils ont tous un parcours hors du commun pour arriver en classe.
Je suis admirative face au courage et à la volonté de ces enfants qui traversent des rivières, gravissent des collines, échappent à un troupeau d’éléphants ou sont atteints de poliomyélite.
 
Il faut avouer que ces enfants, pas très vieux, puisqu’ils ont entre 11 et 13 ans, sont suffisamment responsables que pour pouvoir parcourir plusieurs kilomètres, seuls en pleine nature. Ils sont impressionnants, pour moi, maman d’enfants conduits en voiture à l’école, de courage.
 
A cette difficulté, il faut ajouter pour Zahira, par exemple, le regarde des gens du pays où elle vit, qui ne sont pas d’accord avec l’idée qu’une fille puisse aller à l’école, et aspirer à apprendre un métier. Ce qui ajoute du poids sur les épaules de la jeune fille, puisqu’il lui faut également composer avec les remarques, et les oppositions qu’elle peut rencontrer.
 
Pour Samuel, malade et invalide, le parcours est extraordinaire. Juché sur une chaise roulante, il doit compter sur le soutien de ses petits frères, qui le mènent jusqu’au bout du chemin menant à l’école.
 
Carlos doit pour sa part prendre soin de sa petite sœur sur le chemin de l’école. A cheval, il est attentif à tout, et il dégage déjà une très grande maturité.
 
Et enfin Jackson. Il doit parcourir plusieurs kilomètres, en compagnie de sa jeune sœur, en étant vraiment très attentifs au passage des grands animaux de la Savane, qui peuvent leur faire encourir un réel danger de mort.
 
Ce sont des petits livres bouleversant d’humilité. Pour nos enfants, habitués au confort d’une voiture, d’un court trajet à pied, ou même en transport en commun, il s’agit là d’une véritable leçon à apprendre !
 
Points attribués :8/10 
Je remercie l’édition Nathan jeunesse pour ces lectures édifiantes. 
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