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Le temps d'un café

Le top 5: New-York, New-York

Bonjour les chatons!
je retrouve mon nouveau bi-mensuel, proposé par Darcy Books. Le plaisir de ce rendez-vous, c’est de pouvoir braquer les projecteurs sur 5 heureux élus, choisis chaque fois sur un thème différent.

Cette fois, il s’agit de New-York!

Alors, pour moi, ce thème aura été ardu. Je me suis rendue compte que ce n’est pas un endroit du globe où je plante régulièrement le décor de mes lectures. En cherchant bien, je suis arrivée à trouver les 5 finalistes.
Andrea, journaliste débutante fraîchement débarquée de province, est engagée comme assistante personnelle de la rédactrice en chef de Runway, un grand magazine de mode new-yorkais. Un job prestigieux que tout le monde lui envie… Sauf que le rêve se transforme vite en cauchemar… Andrea se retrouve propulsée du jour au lendemain dans un univers hostile, peuplé de créatures aux langues fourchues et aux silhouettes acérées. Une drôle de secte dont les dieux ont pour noms Prada, Armani ou Versace…
Miranda, sa patronne, tyrannique et narcissique, la traite comme bonne à tout faire, corvéable à merci et Andrea se retrouve chargée des « missions » les plus improbables : affréter un jet privé pour expédier le dernier Harry Potter aux enfants de Miranda qui vivent en Europe, localiser LA boutique dont Miranda a oublié le nom, mais où elle a repéré le meuble de ses rêves, faire en sorte que les repas de la diva soient toujours servis à l’exacte température… Alors que la poudre aux yeux se dissipe, Andrea commence à comprendre que « le job pour lequel des millions de filles seraient prêtes à mourir » pourrait bien la tuer, elle

Immigrée irlandaise courageuse et obstinée arrivée seule à New York à la fin du XIXe siècle, Mary Mallon travaille comme lingère avant de se découvrir un talent caché pour la cuisine. Malheureusement, dans toutes les maisons bourgeoises où elle est employée, les gens contractent la typhoïde, et certains en meurent. Mary, de son côté, ne présente aucun symptôme de la maladie. Au contraire, sa robustesse est presque indécente. Des médecins finissent par s’intéresser à son cas, mais la cuisinière déteste qu’on l’observe comme une bête curieuse et refuse de coopérer. Pourquoi la traite-t-on comme une malade alors qu’elle est en parfaite santé ? Les autorités sanitaires, qui la considèrent comme dangereuse décident de l’envoyer en quarantaine sur une île au large de Manhattan. Commence alors pour Mary Mallon, femme indépendante, un combat à armes inégales pour sa liberté…

Dans le Long Island des années vingt, la fête est bruyante et la boisson abondante. Surtout chez Jay Gatsby.
Aventurier au passé obscur, artiste remarquable par sa capacité à se créer un personnage de toute pièce, Gatsby, figure solaire par son rayonnement, lunaire par le mystère qu’il génère, est réputé pour les soirées qu’il donne dans sa somptueuse propriété. L’opulence, de même que la superficialité des conversations et des relations humaines, semblent ne pas y avoir de limites. C’est pourquoi l’illusion ne peut être qu’éphémère.
Parmi les invités de cet hôte étrange se trouve Nick Carraway, observateur lucide qui seul parvient à déceler une certaine grandeur chez Gatsby, incarnation de multiples promesses avortées.
Ce roman visuel qui se décline dans des tons d’or, de cuivre et d’azur, s’impose également comme la chronique d’une certaine époque vouée, telle la fête qui porte en elle son lendemain, à n’être magnifique que le temps d’un air de jazz.

New York. Aéroport Kennedy.
Un homme et une femme se télescopent. En ramassant leurs affaires, Madeline et Jonathan échangent leurs téléphones portables. Lorsqu’ils s’aperçoivent de leur méprise, ils sont séparés par 10 000 kilomètres : elle est fleuriste à Paris, il tient un restaurant à San Francisco.
Cédant à la curiosité, chacun explore le contenu du téléphone de l’autre. Une double indiscrétion et une révélation : leurs vies sont liées par un secret qu’ils pensaient enterré à jamais…

 


31 décembre, New York, pendant la Prohibition.
En compagnie de ses fidèles amis, Woollcott et Benchley, Dorothy Parker fête le nouvel an à l’hôtel Algonquin. La grande star de théâtre et de cinéma, Douglas Fairbanks, y organise une réception dans sa luxueuse suite. Alors que la soirée bat son plein, l’un des invités, le Docteur Hurst, annonce qu’un cas de variole vient d’être détecté, et l’hôtel est mis en quarantaine. Le cauchemar ne s’arrête pas là : quelques heures après le début des festivités, Bibi Bibelot, l’extravagante vedette de Broadway, est retrouvée sans vie dans un bain de champagne.
Dans une course contre la montre, Dorothy va mener l’enquête, épaulée par Sir Conan Doyle, le célèbre créateur de Sherlock Holmes. Une investigation à huis clos, où personnages réels et fictifs se croisent et se recroisent. D’un étage à l’autre, questions, dilemmes et révélations s’enchaînent et s’entrechoquent, alors que le meurtrier, lui, continue à échapper aux membres du Cercle Vicieux.

Et vous, quel est votre top 5? Dites-moi tout

Romans

New York esquisses nocturnes de Molly PRENTISS

  Au début des années 80, le downtown de New York est le centre de l’univers, un terrain de jeu revêche, encore hermétique à la menace de l’embourgeoisement. Artistes et écrivains s’y mêlent dans des squats insalubres où leurs rêves de reconnaissance prennent des formes multiples.
Parmi eux, Raul Engales, un peintre argentin en exil, fuyant son passé et la « guerre sale » qui a enflammé son pays. S’affamant pour payer son matériel, il peint le jour d’immenses toiles mettant en scène les spectres qu’il croise la nuit. Un soir, il attire l’attention de James Bennett, critique d’art en vogue du New York Times, proche de Basquiat, Warhol et Keith Haring.
Tandis que l’ascension fulgurante de l’un entraîne l’autre sous les projecteurs, une double tragédie les frappe. Dans ce chaos, Lucy, l’amante enjouée de Raul, échappée d’une obscure banlieue de l’Idaho, tente de les extraire de leur détresse. Entre peintre, critique et muse se dessine alors un triptyque amoureux étourdissant.

Edition: Calmann-levy

Nombre de pages: 413 pages

Mon avis: New York est une ville cosmopolite, peuplée de personnes en tout genre. Dans ces années 80 où le grand essor artistique se fait sentir, il existe des ateliers, des galeries, des critiques d’art, et parmi ce panel de métier, des personnalités se croisent.
Un véritable chassé-croisé de vies apparaît sous nos yeux: une jeune fille arrivée d’une petite ville et qui espère réussir à New York, un artiste torturé, un critique d’art voyant les couleurs accompagné d’odeurs, et bien d’autres encore…
A travers leurs regards et leurs pensées, un véritable panorama de ce qu’était le downtown de la grande Pomme à cette époque se dessine.
Je suis… indécise quant à l’impression que m’a laissé ce livre. Il m’est difficile de dire si je l’ai aimé ou s’il m’a ennuyé.
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Le style d’écriture est poétique, et les descriptions sont belles. Les personnages sont complexes, les aspirations diverses.
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Mais il y a un fond glauque, noir, qui m’a déplu. Bon, bien sûr, tout ne peut pas être rose dans le meilleur des mondes. Mais là, j’ai trouvé que ce fond trouvait trop de place dans l’histoire.
C’était peut-être le but recherché par l’auteur, et si c’est le cas, c’est réussi.
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Il me semble aussi que cette époque était l’heure de toutes les extravagances, de toutes les innovations, de tous les essais. Et pour ce qui est de la peinture, on le ressent très bien. Les nouveaux peintres, les galeries qui ouvrent, les fortunes qui se créent, et les déchéances de certains artistes.
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Malgré tout cela, je ne peux pas dire que j’ai totalement aimé ce livre. Je reste donc mitigée. Dommage.
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Points attribués: 6/10
Je remercie l’édition Calmann-Levy pour cette lecture artistique.
Il vous tente?
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