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hommage

Ursula K. Le Guin

“Le mystère est le meilleur artisan du merveilleux.”

1929-2018

Petite biographie

Née à Berkeley, Ursula Kroeber Le Guin est la fille de l’anthropologue Alfred Louis Kroeber et de l’écrivaine Theodora Kroeber. Elle vit à Portland en Oregon depuis 1958. Son intérêt pour la littérature se déclare très tôt puisqu’à onze ans elle soumet déjà une première histoire (refusée) au magazine Astounding Science Fiction. Ses études se déroulent au Radcliffe College, à l’université Columbia à New York puis en France où elle rencontre son mari, Charles Le Guin. 

Carrière littéraire

Elle présente en 1952 une thèse sur Les idées de la mort dans la poésie de Ronsard. Ses premiers écrits ne concernent pas l’histoire fantastique de contrées imaginaires mais ce sont ces derniers qui lui permettront de publier régulièrement à partir des années 1960.Le succès vient avec la publication en 1969 de son roman « La main gauche de la
nuit » qui reçoit de nombreux prix (prix Hugo du meilleur roman et prix Nebula du meilleur roman) et est devenu depuis un des grands classiques de la science-fiction. Ce roman, début d’un cycle intitulé « Le cycle de l’Ekumen », qui comporte six autres ouvrages, brise les schémas de la science-fiction de l’âge d’or.

En tout, elle a écrit vingt romans qui explorent la nature humaine en plaçant l’homme dans des situations et des univers différents. Toute sa vie, elle s’est battue pour que la science-fiction ne soit pas considérée comme un genre mineur.

La plupart de ses écrits de science-fiction se distinguent par l’importance qu’ils accordent aux sciences sociales comme la sociologie ou l’anthropologie. Ses œuvres délivrent souvent un message sur nous-mêmes via l’invention de cultures extraterrestres inhabituelles. 

Ainsi, ses œuvres dans le domaine de la fantasy (Cycle de Terremer) sont beaucoup plus centrés sur la condition humaine que ceux d’autres auteurs comme J. R. R. Tolkien, même s’ils partagent l’idée, propre à de nombreux récits appartenant à ce genre, d’un « vrai roi » qui doit sauver le monde et rétablir la justice.

En 2002, le jury du prix Nebula lui décerne le titre de grand maître de la science-fiction.

Elle a également publié des essais appréciés sur la littérature et des conseils sur l’écriture.

En 2014, elle reçoit le National Book Award pour toute son œuvre, une des distinctions littéraires les plus prestigieuses des États-Unis.

Le cycle de l’Ekumen ou Cycle de Hain

Il est fondé sur le postulat d’une civilisation, originaire de la planète Hain, qui après s’être quasi auto-détruite, a fait de tels progrès intellectuels et moraux qu’elle a révisé son rapport au monde. Le nom « Hain » qui peut se lire « un » ou « haine » est un terme de la symbolique employée par Ursula K. Le Guin.

De même que l’Ekumen, dérivé du terme « écoumène », terme de géographie dérivé du grec « j’habite » / « la maison ».

Le Cycle de l’Ekumen traite de la rencontre entre deux mondes : que se passe-t-il lorsqu’un peuple venu de l’espace souhaite entrer en contact avec les résidents d’une planète ? À partir de ce principe de base très simple, une variation infinie de situations est possible ; cependant, l’Ekumen impose une éthique du transfert de la connaissance : en effet, si une civilisation est parvenue à vaincre le vide spatial, cela suppose une avancée technologique sur le monde visité, et toute précipitation serait risquée. D’ailleurs, les voyages interstellaires s’effectuent à vitesse infra-luminique (respect de la théorie de la relativité oblige) avec des vaisseaux NAFAL (nearly as fast as light), ce qui fait que les envoyés de l’Ekumen sont nécessairement des gents patients, et que l’œuvre « ekuménique » est une entreprise à très long terme. Cependant, il existe la communication instantanée grâce à un dispositif appelé ansible (terme repris ensuite par d’autres auteurs de science-fiction) entre les membres de la « Ligue de Tous les Mondes », ce qui permet une politique galactique. L’objectif de l’Ekumen est simplement le partage libre de la connaissance, sans imposer quoi que ce soit à personne, sauf un minimum de droits de l’Homme et de restrictions de sécurité concernant les armes autorisées en temps de guerre, entre autres. Donc l’apport de la connaissance doit être mûrement réfléchi, avec beaucoup de circonspection, car elle n’est pas sans conséquence sur l’équilibre socio-économique des « indigènes » : toutes les vérités sont bonnes à dire, mais pas dans n’importe quel ordre ni à n’importe quelle vitesse ! Voilà toute la philosophie de l’Ekumen, la sagesse de la patience. Cette trame, franchement originale par rapport au thème des extraterrestres, est une trouvaille de génie, car elle s’efface devant le reste du récit : presque chaque œuvre de ce cycle, que l’on peut lire dans un ordre quelconque, traite de situations que l’on pourrait rencontrer en dehors de la science-fiction, par exemple dans un monde précédant l’époque de sa mondialisation, un monde à l’époque de la colonisation, l’Ekumen étant l’antithèse du principe de la colonisation. On peut signaler trois œuvres particulièrement remarquables de ce cycle : La Main gauche de la nuit, Planète d’exil et Les Dépossédés.

“Il est peut-être agréable qu’un voyage prenne fin mais, finalement, c’est le voyage qui compte.”

hommage

Françoise Dorin

« Il vaut mieux être à Charleroi avec l’être qu’on aime qu’à Venise avec celui qui vous ennuie. »

1928-2018

Biographie

Françoise Dorin, née le 23 janvier 1928 à Paris 17e et morte le 12 janvier 2018, était une comédienne française, écrivain et auteure de chansons

Élevée dans les cabarets auprès de son père, le célèbre chansonnier René Dorin (1891-1969), elle était aussi une parolière douée.

Françoise Dorin a été l’épouse de Jean Poiret dont elle a une fille, Sylvie. Cette dernière a été l’épouse de Mathieu (1957-1997), le fils adoptif de Danielle Darrieux et Georges Mitsinkidès; ils ont eu deux enfants, Thomas et Julien. Françoise Dorin a été la compagne de Jean Piat de 1975 à 2018.

La chanson

Dès les années de jeunesse, Françoise Dorin s’adonne à l’écriture de chansons.

Avec Perrette Souplex et Suzanne Gabriello, elle crée le trio baptisé Les Filles à Papa. À partir de cette époque, Françoise Dorin va écrire de nombreuses chansons. D’abord pour Colette Deréal : Lettre à Véronique. Puis en 1965 Que c’est triste Venise pour Charles Aznavour et Les Compagnons de la chanson. Ces derniers enregistreront également La Costa Brava.

Grâce à Alain Hubert, elle propose à Guy Mardel la chanson N’avoue jamais. Ce titre représente la France auconcours Eurovision, en 1965. La chanson arrive troisième, et devient très vite un énorme tube. Guy Mardelchantera aussi Avec des si, avec des mais.

La même année, Régine enregistre Qu’est-ce que vous voulez que j’en fasse. Françoise Dorin met des parolesfrançaises sur La danse de Zorba pour Dalida, qui deviendra un grand succès.

En 1966 du même auteur, Richard Anthony enregistre La bourse et la vie, Patachou C’est pas croyable, Mireille Mathieu C’est ton nom et Claude François Au coin de mes rêves. Juliette Gréco lui prend deux chansons : Dieu que ça lui ressemble (1966) et Une chanson comme on n’en fait plus (1967).

Françoise Dorin écrit aussi des textes pour Line Renaud (Les souvenirs que l’on n’a pas eus), Gigliola Cinquetti (Les filles et les roses), Franck Fernandel (Téléphoner à Sylvie), Les Parisiennes (Les Fans de Mozart), Michel Legrand (Dis-moi), Cora Vaucaire (Oh non, ce n’est pas toi), Jean Piat (Tous les chemins mènent à l’homme etLe tournant), et Tino Rossi (Ma dernière chanson).

En 2006, elle écrit deux chansons pour Céline Dion intitulées Et s’il n’en restait qu’une, je serai celle-là et Ons’est aimé à cause, mises en musique par David Gategno pour le premier titre, Jacques Veneruso, Marc Dupréet Jean-François Breau pour le second. Ces chansons sont parues sur le dernier album de la chanteuse, D’Elles, sorti le 21 mai 2007.

Le théâtre

Elle fit ses débuts de comédienne en 1957 au Théâtre des Deux-Ânes dans des revues de chansonniers, auprès de son père, puis sur diverses scènes. Elle écrivit sa première pièce (sous pseudonyme) en 1967, « Comme au théâtre ».

Les fictions – « Les jupes-culottes », « La mouflette », « Les vendanges tardives », « Le cœur à deux places » etc – et les pièces – « Si t’es beau, t’es con », « Monsieur de Saint-Futile » etc – allaient se succéder. Elle écrivit aussi en 1986 le livret de la comédie musicale « La valise en carton », d’après le livre à succès de Linda de Suza.

La consécration au théâtre vient en 1967 comme dramaturge avec sa pièce « Comme au théâtre ». Suivront immédiatement après « La facture » et « Un sale égoïste », puis notamment « L’intoxe » ou « L’étiquette ». La dernière pièce, « Vous avez quel âge ? », date de 2010. Ses répliques ont été lancées par les plus grands acteurs de cette époque : Jacqueline Maillan, Edwige Feuillère, François Perrier mais aussi Jeanne Moreau, Jean-Claude Brialy sans oublier son compagnon depuis 1975, le comédien Jean Piat, aujourd’hui âgé de 93 ans.

En 1978, elle sort Le tout pour le tout. Avec cette pièce, Françoise Dorin fait son retour au Théâtre du Palais Royal. Elle s’entoure du comédien Pierre Mondy et de l’actrice Michèle Morgan. La pièce est mise en scène par le belge Raymond Gérôme.

En 1980, elle sort la pièce L’âge en question au Théâtre des Variétés.En 1988, Françoise Dorin sort la pièce Les cahiers tango. Elle aura recours au talent du metteur en scène grec Andréas Voutsinas pour sa présentation au Théâtre Antoine.

Elle s’opposait, entre autres, au « théâtre intello », à l’obsession du paraître ou à un certain féminisme. « Je n’aime pas la gauche caviar, disons que je suis de la droite saucisson », s’amusait-elle à dire. elle savait à merveille créer des dialogues et des situations piquantes, vaudevillesques, sans toutefois renoncer à donner son point de vue sur la marche de la société et notamment sur les relations hommes-femmes.

Les romans

Au total, Françoise Dorin, blonde au sourire généreux et punch à toute épreuve, a écrit plus de 25 romans, empreints de légèreté et de bonne humeur. 

Françoise Dorin était une romancière et une auteure dramatique à succès, qui avait le chic pour toujours entrevoir le côté drôle de n’importe quelle situation. « On pense que je suis là pour faire sourire, pour faire des choses faciles. C’est vrai. Mais j’aimerais qu’on reconnaisse que la facilité n’est pas facile ! », assurait-elle au Monde en 2002.

En 1976, elle fit un malheur avec son roman « Va voir maman, papa travaille », un réquisitoire contre la maternité qui lui fit dire, avec son humour coutumier : « Mais où allons-nous si les auteurs bourgeois se mettent à avoir des idées révolutionnaires ? ». De même, « Les lits à une place » est une critique de la vie conjugale traditionnelle… 

Des critiques ont brocardé son œuvre qu’ils qualifiaient de « bourgeoise ». Pas du genre à se laisser démonter, elle lança un jour à un journaliste : « Les bourgeois, ce sont des gens qui existent et dont j’espère que vous pensez qu’ils ont le droit d’exister ! ».

Ses romans

hommage

Jean D’Ormesson

“L’éternité, c’est ce qu’il y a de plus fragile, c’est du papier. Qu’est-ce qui reste de tout le passé ? Non pas les idées, parce qu’elles s’envolent, mais des mots écrits.”

1925-2017

Biographie

Jean Lefèvre d’Ormesson est le fils cadet d’André d’Ormesson, ambassadeur de France et ami de Léon Blum, le neveu du diplomate Wladimir d’Ormesson et le cousin germain du député Olivier d’Ormesson.

Sa mère, Marie Henriette Isabelle Anisson du Perron, issue d’une famille monarchiste catholique proche de l’Action française, descend d’Étienne-Alexandre-Jacques Anisson-Dupéron (1749-1794), directeur de l’Imprimerie royale en 1783, privé de cet emploi à la Révolution et guillotiné.

Membre de la famille Lefèvre d’Ormesson appartenant à la noblesse de robe, il porte le titre de courtoisie de comte d’Ormesson.

Jean d’Ormesson passe son enfance au château de Saint-Fargeau, qui appartient à sa mère, épisode de sa vie qu’il évoque dans Au plaisir de Dieu. Pendant sa jeunesse, la famille suit les missions du père en Bavière (de 1925 à 1933), en Roumanie et au Brésil, à Rio de Janeiro. Il est élevé par sa mère et par des nourrices jusqu’à l’âge de 14 ans. Après avoir suivi toute sa scolarité les cours par correspondance du Cours Hattemer (entre 1941 et 1942, sa famille se déplace néanmoins sur la Côte d’Azur et il est élève au lycée Masséna de Nice), il obtient son baccalauréat en 1943, après un premier échec. Il entre en hypokhâgne au lycée Henri-IV, puis intègre à 19 ans l’École normale supérieure.

Licencié ès lettres et en histoire, il tente ensuite, contre l’avis de son professeur, Louis Althusser, l’agrégation de philosophie, qu’il obtient en 1949 à la troisième présentation, il se classe douzième parmi les vingt et un candidats reçus. Après son service militaire, il donne quelques cours de grec classique et de philosophie au lycée public Jacques-Decour, puis entame une carrière de journaliste à Paris Match où il écrit quelques articles people, et aux quotidiens Ouest-France, Nice-Matin et Progrès de Lyon. Il vit alors dans l’appartement de ses parents rue du Bac, jusqu’à son mariage tardif à l’âge de 37 ans.

Le 2 avril 1962, il épouse à Paris dans le 16e, Françoise Béghin, née dans cet arrondissement le 26 juin 1938, fille benjamine de Ferdinand Béghin, magnat de la presse (et administrateur du Figaro à partir de 1950) et du sucre (PDG de la société Béghin-Say), de nationalité suisse, et également cousine (par sa tante paternelle) du cinéaste Louis Malle.

Leur fille Héloïse naît le 10 octobre 1962. Avec son premier mari, Manuel Carcassonne, elle a une fille, Marie-Sarah.

Il meurt d’une crise cardiaque dans la nuit du 4 au 5 décembre 2017 à son domicile à Neuilly-sur-Seine, âgé de 92 ans

La carrière

En 1950, par l’entremise de Jacques Rueff, un ami de son père, alors président du Conseil international de la philosophie et des sciences humaines à l’UNESCO, il est nommé secrétaire général de cette nouvelle ONG. Il en devient le président en septembre 1992.

En 1956, il publie son premier roman, L’amour est un plaisir qui se vend à seulement 2 000 exemplaires, alors que son éditeur Julliard voit en lui un « frère de Sagan ». Il connaît son premier succès critique et public en 1971 avec le roman La Gloire de l’Empire (100 000 exemplaires vendus) pour lequel il reçoit le grand prix du roman de l’Académie française.

Il est rédacteur en chef adjoint (1952-1971), membre du comité de rédaction (à partir de 1971), puis rédacteur en chef de la revue Diogène (sciences humaines). Il est plusieurs fois conseiller dans des cabinets ministériels (dont celui de Maurice Herzog à la Jeunesse et aux Sports) et membre de la délégation française à plusieurs conférences internationales, notamment à l’Assemblée générale des Nations unies en 1948.

En 1974, il est nommé directeur général du Figaro. Il rédige chaque semaine un article dans le supplément du dimanche de ce quotidien dont le rédacteur en chef est Louis Pauwels (coauteur du Matin des magiciens) et apparaît six fois dans l’émission télévisée Italiques entre 1971 et 1974. Ses opinions sur la guerre du Viêt Nam lui valent des paroles très dures de Jean Ferrat dans la chanson Un air de liberté. En 1975, à la suite de la suppression de cette chanson d’une émission de télévision à la demande de Jean d’Ormesson, Jean Ferrat s’explique : « Je n’ai rien contre lui, contre l’homme privé. Mais c’est ce qu’il représente, […] la presse de la grande bourgeoisie qui a toujours soutenu les guerres coloniales, que je vise à travers M. d’Ormesson. »

En 1976, toujours directeur général du Figaro, il apporte son soutien au journaliste et responsable syndical Yann Clerc qui aide Robert Hersant, le propriétaire du titre (à partir de 1975), à éliminer toute opposition des journalistes après sa prise de pouvoir. Il démissionne de son poste de directeur en 1977 face à l’ingérence rédactionnelle de Robert Hersant, nouveau propriétaire du quotidien. Il accepte une chronique régulière jusqu’en 1983 dans le nouveau supplément Le Figaro Magazine. Sa présence médiatique en fait une personnalité de l’intelligentsia de la droite française, et il prend ainsi part au débat sur le referendum de Maastricht dans un entretien avec le Président François Mitterrand.

Il se consacre à l’écriture de nombreux romans, qui échappent souvent aux conventions du genre romanesque : les intrigues sont construites autour de plusieurs personnages, les digressions sont nombreuses, les anecdotes personnelles de l’auteur, teintés d’humour et d’érudition, ornent le récit. Les fictions de Jean d’Ormesson constituent souvent méditation sur le temps qui passe et prennent parfois l’allure d’un traité de vie : La Gloire de l’Empire, Dieu, sa vie, son œuvre, Histoire du Juif errant, La Douane de mer, Presque rien sur presque tout. La dimension autobiographique est toujours très présente, en particulier dans Du côté de chez Jean, Au revoir et merci, Le Rapport Gabriel, C’était bien, livres à mi-chemin entre le récit et l’essai, où Jean d’Ormesson parle de lui-même, tout en inventant certains détails de sa vie sur le ton de la fausse confidence ou de la fausse modestie. Dans ses derniers livres, il explore d’autres voies en relatant d’outre-tombe sa propre vie passée (Voyez comme on danse) ou en adoptant un registre plus mélancolique (Une fête en larmes).

Jean d’Ormesson poursuit sa collaboration à la rubrique « Débats et opinions » du journal Le Figaro. La première biographie à son sujet, écrite par Arnaud Ramsay, Jean d’Ormesson ou l’élégance du bonheur, a été publiée en 2009.

En 2003, l’académicien et son épouse Françoise sont soupçonnés d’avoir dissimulé 16 millions d’euros à l’administration fiscale française, mais le non-respect de procédures d’entraide judiciaire internationale provoque l’interruption des contrôles.

En 2013, il évoque son cancer de la vessie qui lui a valu huit mois d’hospitalisation. Il déclare, une fois remis : « J’avais une chance sur cinq de m’en sortir », ajoutant « le cancer a rayé une année de ma vie. »

Le 27 novembre 2014, Jean d’Ormesson est fait grand-croix de la Légion d’honneur par le président de la République François Hollande.

En janvier 2015, les éditions Gallimard annoncent l’entrée de l’œuvre de Jean d’Ormesson au sein de la collection de la bibliothèque de la Pléiade.

L’Académie Française

Jean d’Ormesson est élu à l’Académie française, le , au fauteuil 12, face à Paul Guth, succédant à Jules Romains mort l’année précédente.

Il fait campagne pour défendre la réception sous la coupole de Marguerite Yourcenar, la première femme admise à l’Académie en 1980; il répond à son discours de remerciement en 1981 et reçoit également Michel Mohrt en 1986 et Simone Veil le 18 mars 2010.

Il était le benjamin de l’Académie française à son entrée.

“Cette vie foisonnante de l’histoire est si merveilleusement riche qu’elle réduit à néant les inventions sans génie d’une imagination essoufflée.”

hommage

Jean Anglade

Jean Anglade

1915-2017

Petite biographie

Né au hameau des Bonnets, commune d’Escoutoux près de Thiers dans le Puy-de-Dôme, Jean Anglade est le fils de Jean (ouvrier maçon) et de Félistine Chaleron (servante), surnommée « Célestine ». Un an après sa naissance, son père est tué pendant la Première Guerre mondiale le 27 septembre 1916 à Cléry-sur-Somme sur le front de la Somme. Sa mère se remarie en 1920 avec un charretier, ce qui amène le jeune Jean « à pousser à la roue souvent, quand le charretier
s’embourbe »
.

Pendant ses congés, alors qu’il est encore élève, Jean Anglade livre du charbon à l’aide d’un âne qu’on lui a confié.


Il se maria le 17 juin 1935 avec Marie Ombret, une institutrice.
Se destinant d’abord à être menuisier, il entra à l’école normale d’instituteurs de Clermont-Ferrand sous l’influence d’un de ses professeurs de cours complémentaire. Il obtint son premier poste à Thiers puis à Saint-Gervais. Sa condition financière très modeste – et dont il est fier car gage de sa simplicité – l’empêcha de poursuivre des études mais il continua d’apprendre en autodidacte pour devenir professeur de lettres.
Pendant quatre ans, il fit son service militaire dans un corps de météorologie puis il fut mobilisé en 1939 jusqu’à l’armistice. Une fois rentré auprès de sa femme et sa fille, née en 1943, il décrocha en 1947 une agrégation d’italien qui l’envoya d’abord à Tunis puis à Gap et enfin à Clermont-Ferrand où il continua d’exercer son métier d’enseignant et commença celui d’écrivain.

Après des études au cours complémentaire, Jean Anglade entre à l’école normale d’instituteurs de Clermont-Ferrand, et poursuit en même temps de façon autodidacte ses études pour devenir professeur de Lettres.

Dès 1944, il est professeur de français à l’École nationale professionnelle de Thiers (aujourd’hui Lycée Jean Zay).

Il obtient son agrégation d’italien en 1947 puis enseigne cette langue au Lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand de 1949 à 1975.

Carrière

Le registre de l’auteur est vaste : entre biographies (Pascal l’insoumis, Les Montgolfier, Hervé Bazin, etc.), livres d’histoire (La Vie quotidienne en Italie, La Vie quotidienne des immigrés en France – que lui inspira un commis algérien avec qui il livrait du charbon), essais, livres humoristiques, traductions (Le Prince de Machiavel, Le Décaméron de Boccace), recueils de poésie, scénarios de films ou pièces de théâtre, cet écrivain à succès explore tous les genres et est dévenu une référence dans la culture littéraire d’Auvergne mais aussi de la scène littéraire française.

C’est plutôt un auteur discret et apparaît très rarement à la télévision. Cependant, son succès ne se dément jamais lors du rendez-vous littéraire annuel qu’il donne à ses lecteurs à la librairie Les Volcans de Clermont-Ferrand.
Jean Anglade est profondément lié à deux choses : sa terre et sa pratique littéraire. Une terre d’Auvergne riche et mystérieuse, empreinte d’écriture et d’écrivains, qui l’inspira beaucoup. Ainsi il fut proche des autres écrivains auvergnats tels qu’Henri Pourrat, Lucien Gachon, Alexandre Vialatte, Aimé Coulaudon, Marie-Aimée Méraville, Jean-Émile Bénech ou encore Pierre Moussarie.

Ses romans sont de véritables morceaux documentaires pour en apprendre davantage sur l’Auvergne, ses coutumes ou la France de 1940 (le savoir-faire des couteliers, les chiens chaufferettes, la mort au front – la guerre hante Jean Anglade qui fut pupille de la nation). Très renseignées et faisant appel à ses souvenirs personnels ou ses ressentis de jeune Auvergnat, les œuvres de Jean Anglade ne sont pas purement descriptives, elles invitent à vagabonder dans le passé et le présent d’une région vivante et romanesque. Ainsi nous offre-t-il la trilogie thiernoise composée de Ventres Jaunes, À la bonne rosée et Permissions de Mai, sorte de saga des couteliers de Thiers, couvrant près d’un siècle de vie auvergnate. Il retrace l’histoire des Pitelet et de leurs descendants, famille pittoresque qui traverse huit décennies mouvementées de guerres, d’occupation allemande, de révolution estudiantine et de progrès industriels, et autant d’événements personnels ou professionnels, d’intrigues joyeuses ou dramatiques.

Dans son jardin, à Ceyrat, DR Jean AngladeDans Grillon vert, c’est un café-restaurant-hôtel-comptoir populaire du quartier Fontgiève de Clermont-Ferrand qu’Anglade se plaît à dépeindre, avec son lot de bavardages, de rires, de confessions et de clients bien singuliers : Aussoleil l’allumeur de réverbères, le peintre-distillateur Mario Pérouse, Pouett-Pouett le chauffeur du camion Fiat, monsieur Carré retraité de l’état civil, monsieur Conchon-Quinette industriel en confection, Jean Desvignes, que l’on dit fou comme une chèvre, Amandine, institutrice chauve ou encore monsieur Hébrard, professeur d’anglais, qui prétend avoir épousé une Ecossaise pour avoir un dictionnaire jusque dans son lit.
Servis par une langue savoureuse, un mélange d’humour et de bon sens, de douce malice et de rude franchise, d’observations pertinentes et de réflexions douces-amères, les romans de Jean Anglade sont hauts en couleur, tout comme ses personnages.

Le style de l’auteur est un gage de plaisir, de découverte, de dépaysement et d’humour mais c’est surtout le charme de son univers romanesque peuplé de personnages profondément attachants et humains qui retient l’attention.
Jean Anglade est parvenu à construire des « types » de personnages (sans jamais tomber dans le caricatural) comme il en existe dans chaque petit village et chaque grande ville de France. Des petites gens rêveurs et courageux aux gentils patrons bienfaisants, des banquiers véreux aux vieilles personnes dans leur solitude au cœur des campagnes, en passant par les femmes ouvrières devenues chef d’entreprises de fruits confits et sans oublier les petits gamins sauvages grandissant en temps de guerre, Jean Anglade évoque aussi bien l’enfance, la misère, la folie, l’enfer que l’amour.
Ce qui force l’admiration du lecteur c’est la justesse de l’écriture de Jean Anglade car les personnages, bien que très différents, sont toujours admirablement décrits. Ses livres rencontrent toujours un énorme succès public.

Jean Anglade est un humaniste avant d’être un auteur et cette connaissance sensible de l’humain lui permet de signer des œuvres toujours authentiques. Il avoue lui-même cette philosophie souriante en disant :

Ma véritable région, ce n’est pas l’Auvergne, c’est l’Homme.

bibliographie: les derniers titres

"J’ai rêvé de beaucoup de choses dans ma vie…"
hommage

Anne Wiazemsky

Anne Wiazemsky est la fille de Claire Mauriac (1917-1992), fille de François Mauriac1, et du diplomate Yvan Wiazemsky (1915-1962), issu d’une famille princière russe, émigrée en France après la révolution de 1917.

 

Ses parents se sont rencontrés à Berlin où sa mère qui s’était engagée à la Croix rouge travaillait au service des personnes déplacées. La rencontre et le mariage de Claire Mauriac et Yvan Wiazemski sont racontés
Le dessinateur de presse Wiaz ( de son vrai nom Pierre Wiazemsky ) sur le plateau de l’emission televisee « On en parle » ( LCI ). Boulogne-Billancourt, FRANCE –
dans son livre, Mon enfant de Berlin. Elle est la sœur de Pierre Wiazemsky, dessinateur de presse connu sous le pseudonyme de Wiaz.
Elle passe une grande partie de son enfance à Genève et à Caracas. La famille rentre en France en 1961, peu avant la mort d’Yvan Wiazemsky. La famille va alors vivre auprès de François Mauriac. Elle racontera l’affection la liant à son grand-père et leurs discussions sur « la littérature, le bien, le mal » mais pas « la religion, un sujet de discorde ».
Anne Wiazemsky est élève d’institutions privées, l’école Sainte-Marie de Passy de 1964 à 1966. Alors qu’elle est en classe de première, elle est présentée à Robert Bresson par Florence Delay, qui a joué le rôle de Jeanne dans Procès de Jeanne d’Arc en 1962. Bresson lui donne le rôle principal de Au hasard Balthazar, qui est tourné pendant l’été 1965.
En 1966, elle est reçue au baccalauréat (en septembre, au rattrapage) et s’inscrit en première année de philosophie à l’université de Nanterre qui a ouvert deux ans plus tôt. Durant l’été 1966, tout en faisant ses révisions, elle fait la connaissance de Jean-Luc Godard et côtoie grâce à lui Michel Cournot et François Truffaut ; elle fréquente aussi Francis Jeanson qui lui donne des cours de philosophie.
Durant l’année 1966-67, Jean-Luc Godard prépare, puis tourne (mars et avril) son film La Chinoise, avec Jean-Pierre Léaud et Juliet Berto, où Anne Wiazemsky joue le rôle d’une jeune révolutionnaire pro-chinoise, Véronique Supervielle.
Á la faculté des lettres de Nanterre, elle se trouve en relation avec Daniel Cohn-Bendit et Jean-Pierre Duteuil ; un tract écrit par eux, appelant au sabotage des examens, est lu par le personnage de Véronique dans le film. À la fin de l’année, peu enthousiasmée par ses études, elle décide d’y mettre un terme sans même se présenter aux examens.
Le 21 juillet 1967, Wiazemsky et Godard se marient à Begnins dans le canton de Vaud, sans publicité (l’assistance est limitée aux deux témoins). La première de La Chinoise a lieu le 2 août au Palais des Papes à Avignon, dans le cadre du festival.
Elle tourne ensuite dans plusieurs autres films de Godard (Week-end, Le Gai savoir, Vent d’est, Tout va bien), mais aussi dans des films de cinéastes comme Marco Ferreri, Alain Tanner, Carmelo Bene, Michel Deville, Philippe Garrel, etc. En 1968, elle joue Odetta, la jeune fille de Théorème de Pier Paolo Pasolini, bouleversée comme toute sa famille par l’arrivée du mystérieux « Visiteur » (Terence Stamp). On la verra dans un autre Pasolini, Porcherie.
Wiazemsky et Godard se séparent en 1970.
En 1971, elle est l’une des signataires du manifeste des 343 femmes qui déclarent avoir avorté, manifeste publié le 5 avril par Le Nouvel Observateur,.
On l’a aussi vue, en 1985, dans un rôle secondaire du film Rendez-vous d’André Téchiné.
Anne Wiazemsky se consacre également à l’écriture, à partir de 1988, avec des récits en bonne partie autobiographiques. Parmi ses œuvres littéraires, Canines publié en 1993, et consacré au monde du théâtre, lui vaut le prix Goncourt des lycéens. Hymnes à l’amour, publié en 1996, où elle évoque son enfance et ses parents, se voit décerner le Grand prix RTL-Lire. Une poignée de gens, publié en 1998, qui évoque les origines russes de sa famille, est couronné du grand prix du roman de l’Académie française.
Elle meurt le 5 octobre 2017, à 70 ans, des suites d’un cancer.

Sa bibliographie

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Hommage à Jacqueline Monsigny

Jacqueline Monsigny, pseudonyme de Jacqueline Rollet, née le 22 mars 1931 dans le 6e arrondissement de Paris et décédée le 15 août 2017 dans sa ville natale, à l’âge de 86 ans.

Petite biographie

Après des études secondaires, Jacqueline Monsigny prépare une licence d’histoire. Elle s’inscrit aux cours de Tania Balachova, puis joue au théâtre dans de nombreuses pièces.
Mère de Frank Bertrand et Thibaut Chatel, elle était mariée à l’acteur américain Edward Meeks, avec qui elle a écrit Le roman de Hollywood et Le roman du festival de Cannes.

Carrière cinématographique et télévisuelle

Formée aux cours de Tania Balachova, elle avait notamment été dirigée par Yves Robert et François Périer, et avait tourné pour le cinéma devant la caméra d’Yves Allégret (Les Sept péchés capitaux), Henri Decoin (Dortoir des grandes) et Jean Girault (Les Livreurs, Les Veinards).
Parallèlement, elle mène une carrière à la télévision en participant à toutes les formes d’émissions (environ 1 000) aussi bien dramatiques, en direct, kinescopées, magnétoscopées, variétés, reportages, grands « directs », émissions sportives, et même médicales. À des jeux, des interviews et téléfilms…
Dans les années 1960 elle participait au célèbre feuilleton radiophonique La Famille Duraton. Sur la première chaîne de l’ORTF, elle présente également l’émission 1, 2, 3 en piste ! un programme destiné à la jeunesse et réalisé depuis le cirque Jean Richard.

Carrière littéraire

A la suite d’un moment d’inactivité à la télévision en 1968, Jacqueline Monsigny se met à l’écriture à laquelle elle se consacre entièrement à partir des années 1970.
Elle est connue pour ses grandes fresques romanesques à caractère historique et pour ses biographies de personnalités comme Jacqueline Kennedy ou Grace de Monaco. Elle est l’auteure d’environ 40 livres dont « La Belle de la Louisiane » (Grasset, 1973) et « Le Roi sans couronne » (J’ai lu, 1986) qui furent tous des succès de librairie, publiés dans près de 20 pays. Elle était mariée à l’acteur américain Edward Meeks, avec qui elle a écrit « Le Roman de Hollywood » (éditions du Rocher, 2006) et « Le Roman du Festival de Cannes » (éditions du Rocher, 2007).

Bibliographie

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Son dernier livre

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En hommage à Anne Golon

 

Simone Changeux dite Anne Golon, née le à Toulon et morte le à Versailles

Anne Golon passe son enfance à Cherbourg et sa jeunesse à Versailles, où elle écrit, à 18 ans, son premier livre Au Pays de derrière mes yeux, puis plusieurs romans d’aventures Master Kouki, Le Caillou d’Or, La Patrouille des Saints Innocents, Alerte au Tchad, sous les pseudonymes de Joëlle Danterne et Anne Servoz. Fondatrice du magazine France 1947 (devenu plus tard France Magazine), elle y écrit articles, nouvelles, romans et y fait engager quelques auteurs dont Jean-Louis Foncine. Elle écrit aussi pour le cinéma Mamans de secours, La Femme en rouge et participe aux tournages.[su_pullquote align= »right »]J’ai été un auteur assassiné (…). Angélique est un personnage de combat et moi je me sens prête à rejouer David contre Goliath[/su_pullquote]

En 1947, reporter freelance en Afrique, elle retrace, dans le film Notre-Dame du Congo, la construction de la basilique Sainte-Anne du Congo à Brazzaville. Suit une expédition contre la maladie du sommeil, quand elle rencontre en brousse, l’ingénieur des mines Vsevolod Sergeïvich de Goloubinoff, « Parlant onze langues, cultivé, ce géologue et chimiste de renom prospecte des mines d’or en Asie et en Afrique ». Il vient de publier sous le nom de Serge Golon un livre de souvenirs écrit avec un autre auteur. Elle s’éprend de cet homme peu banal, plus âgé qu’elle, qui sera le père de ses quatre enfants.

De retour en France, logeant à Versailles, ils écrivent ensemble articles et récits biographiques publiés dans les journaux, ou Signe de Piste sous ce seul nom (Les Géants du Lac) ou sous celui d’Anne et Serge Golon (Le Cœur des Bêtes sauvages).

En 1952, aidée pour les recherches par son mari, Anne Golon entreprend un roman historique sur le xviie siècle suivant la vie de son héroïne fictive Angélique, surnommée Marquise des Anges, contemporaine de Louis XIV. Angélique paraît d’abord en 1956 en Allemagne, sous le nom d’Anne Golon, puis l’année suivante dans France-Soir, sous le nom d’Anne et Serge Golon, et en 1958 aux États-Unis, sous celui de Sergeanne Golon. 13 tomes de cette saga historique paraissent entre 1953 et 1985, et font l’objet de traductions en plus de 20 langues. Entre 1964 et 1968, les aventures de l’héroïne sont adaptées au cinéma dans cinq films Angélique, réalisés par Bernard Borderie. « Sous couvert de roman d’aventure, la saga est une œuvre initiatique, parlant de liberté de foi, de vie, combattant de bout en bout le fanatisme religieux« , dit aujourd’hui sa fille Nadine.

En 1959 la famille s’installe à Crans-Montana en Suisse. Après une dernière mission géologique en Afrique, Serge Golon devient peintre en 1961, art qu’il exerce jusqu’à sa mort en 1972.

Dans les années 1990, elle entre en conflit avec son éditeur Hachette pour faire réévaluer le montant des droits qu’il lui verse. En 1995, le tribunal de Paris condamne la maison à lui rétrocéder 50% et non 30% de ses droits. Le conflit juridique se termine en 2005 et elle ne récupère ses droits qu’en 2006.

Anne Golon écrit alors la suite de l’histoire d’Angélique, tout en reprenant la série depuis le début, après avoir constaté que les anciennes maisons d’édition avaient coupé et changé des parties de son texte original. Elle y ajoute également de nouveaux développements. Six tomes de cette nouvelle série Angélique augmentée paraissent aux Éditions de l’Archipel. Angélique est, par ailleurs, adapté en comédie musicale, en opéra et en manga.

[su_spoiler title= »Anecdote » style= »fancy » icon= »chevron-circle »] elle avait décidé d’appeler son personnage Angélique, en songeant à la plante et parce que c’était «un nom très à la mode au XVIIe siècle»[/su_spoiler]

Nommée officier dans l’ordre des Arts et des Lettres en janvier 2010, Anne Golon reçoit sa distinction du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, le 14 décembre de la même année

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En hommage à Gonzague Saint Bris

Petite biographie

Gonzague Saint Bris, né le à Loches (Indre-et-Loire) et mort le à Saint-Hymer (Calvados)

Gonzague Marie Joseph Vincent François Saint Bris est le fils d’Hubert Saint-Bris, diplomate, ancien élève de l’École nationale d’administration, et d’Agnès Mame, poétesse amateur.

Prénommé Gonzague en souvenir de son cousin Gonzague de Saint-Geniès, deuxième d’une famille de huit enfants (sept garçons et une fille), il est né à Loches et a été élevé au château du Clos Lucé à Amboise, propriété de sa famille depuis le 30 juillet 1855.

Par sa mère, il descend de Louis Mame, l’un des éditeurs de La Comédie humaine. Son frère aîné était Jean Saint-Bris (1947-2004), 4e comte romain

Le 22 septembre 1979, Gonzague Saint Bris se marie au château du Saillant avec Clémence de Lasteyrie de Saillant (1962), fille de Guy de Lasteyrie du Saillant et d’Isabelle Giscard d’Estaing, sœur du président de la République Valéry Giscard d’Estaing. Bernard de La Villardière, futur animateur et journaliste, occupait la fonction de placier lors des festivités du mariage.

[su_spoiler title= »Anecdote » style= »fancy » icon= »chevron-circle »] Dans le monde de la bande dessinée, il est immortalisé dans le second tome de « Général Leonardo » de Erik Svane et Dan Greenberg, comme Frère Gonzague, l’un des maîtres de l’ordre des chevaliers de Rhodes [/su_spoiler]

Parcours professionnel

[su_pullquote]J’étais un adolescent fiévreux qui comptait sur la littérature pour ouvrir les portes du monde[/su_pullquote]

Autodidacte, il fut successivement journaliste à La Vigie marocaine (1967) au Maroc puis à La Nouvelle République à Tours (1968), critique littéraire, animateur sur la radio Europe 1 (2e moitié des années 1970), en particulier de la très intimiste émission « La ligne ouverte », parole offerte aux auditeurs et proposant « d’inoubliables instants de radio », chroniqueur au Figaro (1980), fondateur et animateur de la radio libre Méga l’O (1981), directeur de la stratégie et du développement du groupe Hachette Filipacchi Médias (1987-2001), chargé de mission au ministère de la Culture et de la Communication (1986-1988), directeur-propriétaire du magazine Femme. Il est chroniqueur pour Paris Match, notamment lors d’événements concernant les familles princières ou royales, entre autres le mariage du prince Albert II en 2011 à Monaco, où il rencontre Cyril de La Patellière.

[su_pullquote]Toutes les nuits, je me réveille naturellement à 4 heures du matin, et j’écris trois feuillets pendant un an, ça fait 5 000 pages, ça fait 2 livres par an.[/su_pullquote]

Gonzague Saint Bris est régulièrement invité de l’émission Midi en France sur France 3. Dès le 28 septembre 2016, il a une chronique dans
l’émission OFNI, l’info retournée animée par le jeune Bertrand Chameroy sur W9. L’écrivain parle d’une information people (le divorce des Brangelina par exemple) à la manière d’une critique de pièce de théâtre.

Oeuvres littéraires

Gonzague saint bris a une bibliographie impressionnantes, tant par la quantité que par la qualité de ses écrits.

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Le dernier en date est Deshabillons l’histoire de la France

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