Françoise Dorin

hommage

« Il vaut mieux être à Charleroi avec l’être qu’on aime qu’à Venise avec celui qui vous ennuie. »

1928-2018

Biographie

Françoise Dorin, née le 23 janvier 1928 à Paris 17e et morte le 12 janvier 2018, était une comédienne française, écrivain et auteure de chansons

Élevée dans les cabarets auprès de son père, le célèbre chansonnier René Dorin (1891-1969), elle était aussi une parolière douée.

Françoise Dorin a été l’épouse de Jean Poiret dont elle a une fille, Sylvie. Cette dernière a été l’épouse de Mathieu (1957-1997), le fils adoptif de Danielle Darrieux et Georges Mitsinkidès; ils ont eu deux enfants, Thomas et Julien. Françoise Dorin a été la compagne de Jean Piat de 1975 à 2018.

La chanson

Dès les années de jeunesse, Françoise Dorin s’adonne à l’écriture de chansons.

Avec Perrette Souplex et Suzanne Gabriello, elle crée le trio baptisé Les Filles à Papa. À partir de cette époque, Françoise Dorin va écrire de nombreuses chansons. D’abord pour Colette Deréal : Lettre à Véronique. Puis en 1965 Que c’est triste Venise pour Charles Aznavour et Les Compagnons de la chanson. Ces derniers enregistreront également La Costa Brava.

Grâce à Alain Hubert, elle propose à Guy Mardel la chanson N’avoue jamais. Ce titre représente la France auconcours Eurovision, en 1965. La chanson arrive troisième, et devient très vite un énorme tube. Guy Mardelchantera aussi Avec des si, avec des mais.

La même année, Régine enregistre Qu’est-ce que vous voulez que j’en fasse. Françoise Dorin met des parolesfrançaises sur La danse de Zorba pour Dalida, qui deviendra un grand succès.

En 1966 du même auteur, Richard Anthony enregistre La bourse et la vie, Patachou C’est pas croyable, Mireille Mathieu C’est ton nom et Claude François Au coin de mes rêves. Juliette Gréco lui prend deux chansons : Dieu que ça lui ressemble (1966) et Une chanson comme on n’en fait plus (1967).

Françoise Dorin écrit aussi des textes pour Line Renaud (Les souvenirs que l’on n’a pas eus), Gigliola Cinquetti (Les filles et les roses), Franck Fernandel (Téléphoner à Sylvie), Les Parisiennes (Les Fans de Mozart), Michel Legrand (Dis-moi), Cora Vaucaire (Oh non, ce n’est pas toi), Jean Piat (Tous les chemins mènent à l’homme etLe tournant), et Tino Rossi (Ma dernière chanson).

En 2006, elle écrit deux chansons pour Céline Dion intitulées Et s’il n’en restait qu’une, je serai celle-là et Ons’est aimé à cause, mises en musique par David Gategno pour le premier titre, Jacques Veneruso, Marc Dupréet Jean-François Breau pour le second. Ces chansons sont parues sur le dernier album de la chanteuse, D’Elles, sorti le 21 mai 2007.

Le théâtre

Elle fit ses débuts de comédienne en 1957 au Théâtre des Deux-Ânes dans des revues de chansonniers, auprès de son père, puis sur diverses scènes. Elle écrivit sa première pièce (sous pseudonyme) en 1967, « Comme au théâtre ».

Les fictions – « Les jupes-culottes », « La mouflette », « Les vendanges tardives », « Le cœur à deux places » etc – et les pièces – « Si t’es beau, t’es con », « Monsieur de Saint-Futile » etc – allaient se succéder. Elle écrivit aussi en 1986 le livret de la comédie musicale « La valise en carton », d’après le livre à succès de Linda de Suza.

La consécration au théâtre vient en 1967 comme dramaturge avec sa pièce « Comme au théâtre ». Suivront immédiatement après « La facture » et « Un sale égoïste », puis notamment « L’intoxe » ou « L’étiquette ». La dernière pièce, « Vous avez quel âge ? », date de 2010. Ses répliques ont été lancées par les plus grands acteurs de cette époque : Jacqueline Maillan, Edwige Feuillère, François Perrier mais aussi Jeanne Moreau, Jean-Claude Brialy sans oublier son compagnon depuis 1975, le comédien Jean Piat, aujourd’hui âgé de 93 ans.

En 1978, elle sort Le tout pour le tout. Avec cette pièce, Françoise Dorin fait son retour au Théâtre du Palais Royal. Elle s’entoure du comédien Pierre Mondy et de l’actrice Michèle Morgan. La pièce est mise en scène par le belge Raymond Gérôme.

En 1980, elle sort la pièce L’âge en question au Théâtre des Variétés.En 1988, Françoise Dorin sort la pièce Les cahiers tango. Elle aura recours au talent du metteur en scène grec Andréas Voutsinas pour sa présentation au Théâtre Antoine.

Elle s’opposait, entre autres, au « théâtre intello », à l’obsession du paraître ou à un certain féminisme. « Je n’aime pas la gauche caviar, disons que je suis de la droite saucisson », s’amusait-elle à dire. elle savait à merveille créer des dialogues et des situations piquantes, vaudevillesques, sans toutefois renoncer à donner son point de vue sur la marche de la société et notamment sur les relations hommes-femmes.

Les romans

Au total, Françoise Dorin, blonde au sourire généreux et punch à toute épreuve, a écrit plus de 25 romans, empreints de légèreté et de bonne humeur. 

Françoise Dorin était une romancière et une auteure dramatique à succès, qui avait le chic pour toujours entrevoir le côté drôle de n’importe quelle situation. « On pense que je suis là pour faire sourire, pour faire des choses faciles. C’est vrai. Mais j’aimerais qu’on reconnaisse que la facilité n’est pas facile ! », assurait-elle au Monde en 2002.

En 1976, elle fit un malheur avec son roman « Va voir maman, papa travaille », un réquisitoire contre la maternité qui lui fit dire, avec son humour coutumier : « Mais où allons-nous si les auteurs bourgeois se mettent à avoir des idées révolutionnaires ? ». De même, « Les lits à une place » est une critique de la vie conjugale traditionnelle… 

Des critiques ont brocardé son œuvre qu’ils qualifiaient de « bourgeoise ». Pas du genre à se laisser démonter, elle lança un jour à un journaliste : « Les bourgeois, ce sont des gens qui existent et dont j’espère que vous pensez qu’ils ont le droit d’exister ! ».

Ses romans

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