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Jimmy Ridland, le dernier des All Blacks de Franck BRUYERE

Les commémorations du Centenaire de la Première Guerre mondiale sont l’occasion d’ouvrir des dossiers tombés dans l’oubli. Avec Alexander James – dit Jimmy – Ridland, l’auteur s’attache à retracer la carrière de ce rugbyman et son expérience de la guerre. Expérience mortelle puisqu’il est le dernier des All Blacks à tomber lors du conflit dans un combat, la bataille du Quesnoy, rentré dans l’histoire de la nation néo-zélandaise. Après les honneurs des sélections dans l’équipe nationale de rugby des antipodes, Jimmy connaît les rigueurs de l’armée néo-zélandaise où il n’est plus qu’un anonyme parmi les autres. La vie de ce fils d’Écossais raconte un des pans de la première génération des Néo-Zéland

Edition: Mon petit éditeur

Nombres de pages: 95 pages

Mon avis: En un tout petit livre, l’auteur a retracé l’histoire d’un des hommes importants de Nouvelle Zélande.
Jimmy Ridland vient d’une famille modeste, et va se retrouver propulsé dans l’une des équipes sportives des plus connues au monde. Son parcours pour y arriver est retracé.
En parrallèle, l’engagement de la Nouvelle-Zélande dans la Première Guerre Mondiale est raconté. Ce mélange de compétition, de réussites, de défaites et de bataille donne un aspect assez étonnant à ce livre.
L’auteur a clairement fait des recherches, et l’écriture est fluide. C’est assez agréable à lire, même si le sujet n’est pas des plus drôle. J’ai découvert cet homme, que je ne connaissais pas du tout. Et je ne me suis pas ennuyée une seule durant la lecture.
Bien sur, la petitesse du livre n’offre pas non plus la possibilité d’approfondir considérablement le sujet. Mais je pense que le récit est suffisamment détaillé pour que l’on ne reste pas sur sa faim.
Bref, pour ceux qui ont envie d’un petit bout d’histoire, sans se sentir assomé, je vous conseille cette lecture.

Points attribués: 7/10

Je remercie l’édition Mon petit éditeur pour cette lecture historique.

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Young adult

La boîte d’Anne-Gaëlle BALPE

 Malt et Jen ont 20 ans, et aucune perspective.Ils traînent leur ennui dans Edens, leur ville perdue. Passent leurs journées assis sur un banc.
Un jour, ils découvrent, posée là, une boîte..
A l’intérieur, un billet….Accompagné d’un message:
« Plus d’argent en échange d’un service ».

Nombres de pages: 188

Edition: Sarbacane

Mon avis: Je ressors de ce livre perplexe…
Je n’arrive pas à dire si j’ai aimé ou pas ce livre.
 Malt traîne sa jeune vie sur un banc public de sa petite ville. Il n’a pas de but dans la vie, et perd son temps à regarder le trafic des voitures.
Jusqu’au jour où Jen, sa petite amie, et lui découvrent une boîte sous le banc qu’ils occupent. Une boîte renfermant de l’argent.
Cédant à l’envie, ils emportent l’argent. Le lendemain, le cinéma recommence: un boîte, de l’argent et cette fois un message, demandant une aide particulière.
Mettant le doigt dans l’engrenage, Malt joue le jeu proposé, bien loin de se douter des conséquences.
 Sur fond de thriller et de mystères, le décor est planté et les acteurs sont en place.
Mais pour moi, le décor fait figure de papier carton, et les acteurs jouent plutôt mal leurs rôles. J’avais un peu l’impression de lire une histoire en deux dimensions.
Les descriptions sont beaucoup trop justes, trop légères pour réellement donner une ampleur. Un peu comme lorsque l’on parle d’un lieu qu’on a uniquement vu en photo. Les données sont parcellaires et ne peut expliquer que les bribes d’informations reçues.
Si Jen et Malt se retrouvent pris dans une histoire dangereuse, bien mise en évidence, ils m’ont surprise par leurs naïveté et leur indolence. Ils se savent menacé, mais continuent à profiter de leur chambre luxueuse, de limousine hors de prix, et jettent l’argent par les fenêtres.
 Il est vrai que l’auteur les a décrit comme deux jeunes n’ayant jamais eu les moyens de faire grand chose d’exotique. Mais leurs réactions sont décalées par rapport au dangeur de leur situation.
En plus de cela, au fil des pages, j’ai découvert des secres enfouis, qui ont tout de même beaucoup d’importance. Secrets dont Malt ne faisait pas grande importance. Et tout d’un coup, on prend un virage à 180°, et ces secrets sont devenus LA chose à s’occuper.
 J’ai été moyennement convaincue par ce livre. Je pense que c’est un jeune thriller qui meriterait d’être davantage approfondis, car finalement, la trame elle-même est tout à fait exploitable.

 Points attribués: 6/10 

 Je remercie l’édition Sarbacane pour cette lecture haletante.
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Romans

Un déclin d’Alexandre Ayza PALACIN

 Deux jeunes chasseurs, des frères exilés, retrouvent leur village d’adoption ravagé par des fourrageurs dont ils soupçonnent seulement l’identité. En quête de réponses, ils décident de rendre visite à un ami anthropologue dans le but de lui soumettre le heaume retrouvé sur les lieux du massacre. Chassés par les autochtones des tribus, perdus dans une forêt vierge aux relents de sorcellerie, nos frères finiront par atteindre leur objectif initial, hélas source de désagrément. Dans leur épopée, ils rencontreront plusieurs camarades et contracteront une dette qui les empêtrera dans des conflits qui les dépassent, notamment une guerre entre deux royaumes, des ennemis séculaires. Un dénouement bouleversant les attend.

Nombres de pages: 348

Edition: Mon petit éditeur

Mon avis: Raum et Amon, deux frères chasseurs, voyageant d’un village à l’autre au gré des appels à leurs services, se retrouvent être les deux seuls survivants d’un village complètement mis à sac.
 Décidés à savoir qui a commis ce massacre, ils partent à la recherche d’une réponse.
 Dans le même temps, deux nations ennemies, les shambalans et les boréens depuis des siècles vont s’affronter dans une guerre meurtrière.
 Dans le résumé du livre, l’accent est mis sur les deux frères et la mission qu’ils se sont fixés. Mais dans le livre, je n’ai pas eu la même impression. J’ai même plutôt trouvé que le point de mire se trouvait sur la guerre qui se déploie.
Des prophéties sont annoncées, mais elles ne sont pas approfondies. Des détails troublant ne sont pas expliqués.
 Par contre, une histoire succinte du monde tel qu’il apparaît dans ces pages est racontée, et ça j’aime beaucoup. Ca permet de pouvoir s’installer en tant que spectateur à un dénouement qui attend depuis longtemps.
Malgré tout, j’ai eu un peu l’impression de prendre l’action en cours. D’être arrivé après le premier quart d’heure du film.
Les dialogues sont bien écrits, et plutôt bien placés, mais je regrette qu’il n’y en ait pas un peu plus.
 Je lis rarement ce genre d’épopée, je dois l’avouer. Je me suis donc d’autant plus concentrée pour cette lecture. Mais malgré cela, je n’ai pas toujours réussi à comprendre toutes les relations des personnages.
On passe vite d’un clan à l’autre, sans vraiment d’intermède, avant de refaire une petit point de vue sur les deux frères. Ca m’a un peu chamboulée et j’ai dû parfois revenir en arrière pour m’y retrouver.
 Le prologue est également perturbant. L’auteur a voulu dresser un tableau complet de la carte géographique et des protagonistes. Mais il y a beaucoup trop d’informations en une seule fois, et on s’y perd.
Du coup, malgré ses côtés décevants, et les petits manques, j’ai tout de même pu apprécier le livre, par ses décriptions nettes de tactiques militaires, bien expliquées.

 Points attribués: 6/10 

 Je remercie l’édition Mon petit éditeur pour cette lecture.

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Romans

Les romanichels d’Edmée DE XHAVEE

 Olivia n’a pas été élevée par sa mère, Suzanne, mais par la mère de cette dernière, la splendide Adrienne. Lorsque Suzanne lui téléphone à Turin, où elle vit avec son mari et se prépare aux vacances, une insistance inhabituelle lui fait accepter de venir passer une semaine avec cette mère aimée mais méconnue.
Jour après jour, les questions qu’Olivia n’osait se poser se présentent, avec des réponses surprenantes. Une succession de personnages, de paysages, de joies intenses et chagrins sans nom défile, et l’amour qui a entouré Olivia à son insu se révèle, éclairant un passé qu’elle ne comprenait pas, illuminant son avenir.
Mon avis: J’ai reçu ce livre dans le cadre de l’émission Actu-Tv, pour la séquence Ca passe ou Ca casse. Comme la première fois, vous avez donc l’occasion de lire la chronique ou de la regarder, puisque vous avez la version vidéo en-dessous.
Olivia reçoit un coup de fil de sa mère, habitant Bruxelles, qui lui demande la rejoindre.
A son arrivèe, elle lui apprend qu’elle est atteinte de la maladie d’Alzheimer.
Olivia et Mammita, surnom affectueux qu’elle donne à sa mère, n’ont jamais été très proche. Elles n’ont pas de moments intimes mère-fille, n’ont pas de nombreux souvenirs en commun. Et pour cause, Olivia a été élevée par sa grand-mère, persuadée que sa mère était trop accaparée par son travail.
Mais l’histoire est tout autre. Et Mammita, alias Suzanne, va profiter des quelques jours de présence de sa fille pour remonter dans le temps et dans leur arbre généalogique pour lui relater toute l’histoire depuis le début.
De surprises en surprises, Olivia va découvrir des choses dont elle était loin de se douter.
Aucun a-priori de ma part, puisque je ne connaissais pas l’auteur. Et donc, je me suis installée avec ce livre les idées claires. J’ai dévoré les pages!! les 260 pages n’ont fait que défiler sur deux soirées.
J’aime beaucoup les sagas familiales, et cette fois, bien qu’elle ne soit pas longue, elle est très bien bâtie. Il y a un arbre généalogique au début du livre, pour pouvoir s’y retrouver. Et chaque personnage est bien décrit, du début à la fin.
Une famille tout à fait particulière, autant par son caractère que par les évènements qui vont parsemer les années. Toute l’histoire est riche en émotions, en rebondissements, même si tout est raconté sur un ton sobre et sans fioritures. Pas de grands dialogues, mais plutôt un long récit.
Je ne mets qu’un bémol: il n’y a pas de séparation bien nette entre les souvenirs et les instants présents d’Olivia et sa mère. On s’y retrouve, bien sûr, mais du coup, le texte n’est pas aéré, ce qui est un peu dommage.
Malgré cela, j’ai beaucoup aimé et j’ai passé un très bon moment.
Points attribués: 8/10
Voilà la version vidéo

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Romans

Edenbrooke de Julianne DONALDSON

En amour, rien ne se passe jamais comme prévu…
Éprise de liberté, Marianne Daventry n’est pas heureuse à Bath. Lorsque sa soeur l’invite à passer l’été à Edenbrooke, la jeune femme n’hésite pas une seconde. Devant parfaire son éducation, condition sine qua non pour pouvoir prétendre à l’héritage de sa grand-mère, Marianne tente désespérément de ne pas se laisser charmer par le maître des lieux, sir Philip, séducteur patenté. Parviendra-t-elle à contenir les élans de son coeur ou succombera-t-elle à son sourire ?
Mon avis: J’avais craqué sur la couverture que je trouvais magnifique. Ma grande soeur me l’a offert il y a peu, et je n’ai pas résister longtemps avant de le sortir de ma Pal.
Me voilà transportée à l’époque où la bienséance était de mise, où les rencontres ne se faisaient pas fortuitement, où les dots étaient de mise.
Marianne est une jeune fille de 17 ans, qui vit chez sa grand-mère depuis la mort de sa mère. Sa soeur jumelle est partie vivre à Londres, aimant davantage la vie citadine.
Mais Marianne trouve le temps long, loin de sa maison, de son père, parti en France, et de ses chères habitudes. Qu’à cela ne tienne, elle reçoit une invitation pour passer des vacances dans une famille amie de sa mère défunte. Sa grand mère lui fournit un trousseau nécessaire et la promesse d’un héritage conséquent, à condition de se conduire comme une jeune fille du monde.
Après bien des embûches, elle arrive enfin au domaine, Edenbrooke, dont elle tombe sous le charme.
Evidemment, ce ne serait pas une vraie romance sans un peu de coup de foudre, un peu d’intrigue, un peu de romantisme,…
Tout y est. L’histoire est bien écrite, légère et facile à lire. Il n’y a pas de lenteur, pas vraiment de mièvrerie. J’y ai plutôt trouvé de l’espiéglerie, du caractère et de l’humour.
J’ai passé un bon moment, avec une lecture plus légère. Même si c’est vrai que c’est toujours un peu prévisible, dans une romance, certaines sont mieux ficelées que d’autres.

Points attribués: 8/10

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Romans

L’étrange fille qui ne pouvait pas lire de John HARDING

 Un bâtiment sinistre perdu sur une île de la Nouvelle-Angleterre : voici à quoi ressemble l’hôpital dans lequel le docteur John Shepherd débarque pour travailler sous la direction du Dr Morgan.
Progressivement, Shepherd découvre les méthodes thérapeutiques de Morgan et ce qu’il inflige à ses patientes. L’une d’elle l’intrigue particulièrement. Jane est une étrange jeune fille amnésique, fascinée par les livres, mais qui ne réussit pas lire. Comme si quelqu’un, avant, le lui avait interdit.
Shepherd se plonge dans les mystères du passé de Jane. Progressivement, il se rend également compte que tous les occupants de l’asile ont leurs secrets. Qui est cette femme aux pulsions meurtrières qui erre dans les couloirs la nuit ? Pourquoi l’infirmière en chef le déteste-t-elle autant ? Et pourquoi est-il formellement interdit de se rendre au dernier étage ?
Mon avis: J’ai reçu ce livre aux fêtes, et j’avais vraiment hâte de le découvrir!!!
Il n’aura pas fait long feu… Je l’ai dévoré en deux soirées, lui aussi. J’ai été très vite prise dans le récit.
Un homme arrive dans un hopital psychiatrique, en tant que stagiaire. il y découvre des pratiques absolument absurdes du début du siècle dernier: bain d’eau glacée, et autres sévices que les médecins appliquaient à leurs patients, estimant que cela les aiderait à rétablir leur mental. Il désavoue ces pratiques, et entreprend de prouver qu’il existe un autre traitement, bien plus humain, qui permet de guérir les malades psychiatriques. Il finit par être écouté, et a le droit de choisir une patiente sur laquelle expérimenter cette méthode.
Il choisit Jane Dove, jeune malade, enfermée là à cause d’une amnésie et d’un trouble du langage. Plus étonnant encore, cette jeune fille déclare avoir l’interdiction d’apprendre à lire.
Le récit se fait sobrement, si certains détails sont rudes, et si beaucoup de choses restent au départ dans l’ombre, l’histoire se déroule lentement. Je m’y suis sentie bien, étant prise dans le scénario et dans ses mystères.
Les dossiers des patientes sont complexes, les aides soignantes sont troublantes, le médecin en chef cache des choses. Mais la suite montre qu’ils ne sont pas les seuls à dissimuler des éléments de leur passé. Je ne veux rien dévoiler de plus. J’ai d’ailleurs l’impression d’en avoir déjà trop dit.
 Le mieux, dans ce livre, est de commencer la lecture sans savoir ce que contient la suite. Sinon l’intérêt est perdu, et tout s’écroule. Le mystère est entier jusqu’au bout, et il serait vraiment dommage de le gâcher.
J’ai passé un très bon moment, happée par ma lecture, au point que mon salon a perdu de sa couleur, pour laisser la place à la blancheur des salles de cet hopital. En tout cas, je le conseille vraiment, à tous ceux qui aiment les lectures mystérieuses.

Points attribués: 9/10

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Romans

Whitechapel de Sarah PINBOROUGH

 Londres, 1888. Lorsque des cadavres de femmes mutilés sont repêchés dans la Tamise, le médecin-légiste Thomas Bond comprend qu un second tueur sévit dans les rues de Whitechapel. Or cet assassin paraît plus inhumain que Jack l Éventreur lui-même. Pour lutter contre ses insomnies, le docteur Bond passe ses nuits dans les fumeries d opium. Chaque nuit, un inconnu en noir vient examiner les rêveurs perdus dans les brumes opiacées. Pourrait-il être la clé du chaos qui s est emparé de la capitale¬? Avec déjà 12 romans publiés en Angleterre, Sarah Pinborough est aujourd hui comparée à des auteurs tels que Dean Koontz.
Mon avis: Depuis sa parution en septembre, ce livre me faisait de l’oeil!! Il faut dire que j’avais lu les autres livres et du même auteur, et j’avais très envie de voir ce nouveau style d’écriture, présent à son palmarès.
Whitechapel et Jack l’Eventreur est un sujet qui a fait couler beaucoup d’encre, au fil des années, depuis plus d’un siècle.
Je me suis retrouvée en plein période noire, juste après le premier meurtre commis. Les descriptions de cadavres, de morceaux de chairs putréfiés, et autres détails gore sont très réalistes. Les recherches médicale qui auraient pu permettre de retrouver le tueur, en fonction de sa façon de commettre ses crimes: droitier ou gaucher, ayant des connaissances particulières, etc…
Le côté historique est bien exploité: des rapports de la Reine d’Angleterre y sont notés, des coupures de journaux retranscrites. J’ai beaucoup appriécié ce point.
En plus de l’histoire que finalement, tout le monde connaît un peu, Sarah Pinborough a ajouté un côté ésotérique très bien ficelé. Un monstre venu de pologne et poussant au meurtre. Cela rajoute du piment à l’histoire et cela m’a aussi beaucou plu.
C’est donc un mélange complètement détonnant, sur fond historique, qui m’a porté tout au long des pages. Le livre est complet, l’histoire vraiment prenante, les détails et les réflexions des personnages bien agencées.
J’ai passé un très bon moment et je le recommande.
Points attribués: 9/10
Pour ceux et celles qui sont curieux de nature, comme moi, voilà une liste des principaux suspects qui sont apparus au fil du temps
Au mois de septembre 2014, grâce à des analyses ADN, on aurait retrouvé le véritable Jack l’Eventreur
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