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Une tranche d'histoire

Comment est né le jour du carnaval et des beignets ?

Célébration colorée dans la grisaille de l’hiver 47 jours avant Pâques, Mardi gras possède des origines et un sens qui font l’objet de bien des interprétations. Pourtant, l’histoire de Mardi gras 2018, qui suivra comme chaque année la Chandeleur dans le calendrier et précèdera le Mercredi des cendres et le Carême – demeure méconnue. Mardi gras est passé en quelques siècles de fête païenne marquant la fin de l’hiver à une célébration chrétienne d’entrée dans le Carême, lui-même mis en place au IVe siècle.

 

Comment est née la tradition ? Depuis quand existe-t-elle ? Est-elle de caractère religieux ou laïque ? Quelles sont les activités qui vont de pair avec cette date ? Ses liens avec le Carnaval et le Carême ? Date, origine, traditions… Voici ce qu’il faut savoir sur cette célébration à la longue et riche histoire.

 

Date de Mardi gras

Contrairement à beaucoup de journées importantes dans la tradition chrétienne (Noël, Épiphanie, Chandeleur…), la date de la fête de Mardi gras est mobile dans le calendrier, bien qu’elle survienne toujours un mardi, comme l’indique son nom. En d’autres termes, sa position dans l’année évolue tous les ans. Mardi gras est en effet fixé 47 jours avant Pâques. Or, la date de Pâques évolue elle-même chaque année en fonction de critères astronomiques établis par le « comput ecclésiastique », c’est à dire l’ensemble des opérations permettant de calculer les dates des fêtes religieuses mobiles. Les règles ont été établies au IVe siècle. Depuis le concile de Nicée, réuni en 325, « Pâques est célébré le dimanche qui suit le quatorzième jour de la lune qui atteint cet âge au 21 mars ou immédiatement après ». En termes plus simples : Pâques a lieu le premier dimanche suivant la pleine lune ayant lieu après le 21 mars, c’est à dire l’équinoxe de Printemps.

Ce jour survient en outre la veille du Mercredi des Cendres, premier jour du Carême. Dans la tradition chrétienne, le Carême est une période de pénitence calquée sur les quarante jours passés, selon la Bible, par Jésus-Christ dans le désert. Le Carême s’étend du Mercredi des Cendres au Samedi Saint, veille de la fête de Pâques, qui commémore la Résurrection de Jésus-Christ. La période de jeûne chrétienne contient six dimanches et quarante jours de semaine (lundi à samedi), soit 45 jours. Mardi gras est donc le dernier jour précédant ces 45 jours de méditation et de pénitence.

Mardi gras est aussi le dernier jour ainsi que le point culminant du Carnaval, période de festivités et de réjouissances précédant traditionnellement les rigueurs du Carême. Cette période est marquée par des défilés exubérants au cours desquels les participants sont le plus souvent déguisés avec des costumes élégants (comme au carnaval de Venise) ou absurdes (comme à Dunkerque). Le Carnaval est une tradition très ancienne de célébrations précédant les jours « maigres » de la fin de l’hiver, qui s’étendent sur les mois de février et mars, avant le retour du printemps. En tant que dernier jour de cette période, Mardi gras est l’occasion de toutes les fantaisies. De Rio à Nice en passant par Cologne, la Nouvelle-Orléans, Dunkerque, Bâle ou Mayance, déguisements et masques aux couleurs explosives sont de sortie…

Origines de Mardi gras

Mardi gras est le dernier jour du Carnaval. Le mot italien provient du latin « carnis levare » (« ôter la viande »). Il fait référence aux derniers repas « gras » pris avant le Carême (on parlait au XVIIIe siècle de « Dimanche gras » ou de « Lundi gras » avant Mardi gras). Autrefois, cette saison correspondait, dans une société encore majoritairement agricole, à l’une des périodes les plus critiques. En effet, en février et en mars, les paysans puisaient dans leurs dernières réserves de nourriture stockées avant ou pendant l’hiver : la facilité à stocker œufs et beurre a favorisé – au même titre que pour la Chandeleur – la tradition consistant à préparer crêpes et gaufres pendant cette période.

Des rituels païens existaient dans la période proche de mardi gras : ils annonçaient ou célébraient la renaissance de la nature (durée du jour en progression, début du dégel, puis premiers bourgeons…). C’est cette réalité qui était traduite dans le calendrier romain, où le jour de l’an était fixé au 1er mars… D’ailleurs, il a fallu attendre le XVIe siècle pour le que jour de l’an soit fixé au 1er janvier ! Avec l’avènement de la chrétienté et la mise en place de la tradition du jeûne du Carême (au IVe siècle), la fête se transforme en période d’exubérance précédant les rigueurs de l’avant-Pâques.

Au Moyen Age, le Carême correspondait à une période des plus contraignantes pour la population, privée de danse, de fête, de nourriture copieuse, de sexe et de plaisir, relevait l’historien des religions Odon Vallet sur France 2 en 2014. Avant que cette période ne commence, la fête du Mardi gras et son carnaval permettaient notamment d’élire un « pape des fous » et d’inverser l’ordre du monde rationnel en même temps que l’ordre social (les riches pouvaient se déguiser en pauvres, les hommes en femmes…). 

La dualité de la période est illustrée par le tableau « Le combat de Carnaval et de Carême » de Bruegel (1559). Sur une place marchande se mesurent deux chars. Le premier est paré : un homme ventripotent enjambe un tonneau, entouré de personnages absurdes et de musiciens. Sur l’autre char, une vieille femme, tractée par des moines et des nonnes. Sur une planche en bois, on remarque des poissons, symboles du Carême (période où l’on s’abstient de viande, hors produits de la mer). Côté auberge (Carnaval), on joue au dé et on se gave de gaufres ; côté église (Carême), les personnages voilés se prosternent…

Déguisements de Mardi gras

 

C’est dans les communes indépendantes d’Italie que serait né le carnaval tel qu’on le connaît aujourd’hui. Notamment à Venise : dès le XIe siècle, la période précédent le Carême donne lieu à des célébrations encouragées par les autorités, qui y voient une occasion de renforcer l’esprit civique. Les masques apparaissent au XIIIe siècle : ils renforcent l’anonymat et permettent les outrances. Les rôles sociaux sont inversés, les jeux et amusements renforcent l’animation des quartiers. La tradition italienne essaime, notamment en Europe médiane (Suisse, Allemagne de l’Ouest, Belgique, nord de la France) puis aux Amériques. Aujourd’hui, tous les déguisements sont permis. Parmi les plus fréquents, ceux issus de la Commedia dell’arte, un genre de théâtre populaire italien apparu à l’époque moderne. Arlequin, bon vivant, porte un costume rapiécé de multiples couleurs, le vieil obsédé Pantalon se balade lui avec des bas moulants, affirmant sa virilité. Quand au grossier Polichinelle, il se distingue par son ventre proéminent et sa voix de fausset… Ces costumes, conçus au XVIe siècle, permettaient aux personnages d’être immédiatement reconnaissables pour le public, peu importe la troupe de théâtre ou le lieu de représentation… A cette période de l’année et en mémoire de cette tradition, les magasins proposant des costumes sont pris d’assaut.

Traditions du Mardi gras

Si la fête est le point commun à Mardi gras dans de nombreuses parties du monde, les traditions diffèrent. A Dunkerque, Mardi gras est le dernier jour des « 3 joyeuses ». Pendant ces journées, les « Bandes » (orchestres) et Géants s’ébrouent dans les rues tandis que l’on jette des harengs depuis le balcon de l’Hôtel de Ville. A Nice, le carnaval est marqué par la tradition de la bataille de fleurs. Et dans les écoles de France, c’est aussi l’occasion de faire la fête !

En Allemagne, de nombreuses villes comme Mayence ou Cologne cultivent des traditions exubérantes. Ainsi, à Cologne, le jour de Mardi gras, des parades s’ébranlent dans les différents quartiers, tandis que des humoristes raillent les politiciens sous les tentes à bière. On brûle aussi un homme de paille. Plus loin de nous, à La Nouvelle-Orléans, Mardi gras est l’occasion de défiler de 8 heures du matin à minuit. Parades déguisées, jets de colliers de perles et fanfares animent la ville autrefois française. A Rio de Janeiro, les écoles de danse défilent au célèbre Sambodrome, sous les yeux de dizaines de milliers de spectateurs…

A Mardi gras, les bugnes sont de sortie ! Appelées « merveilles » dans le Sud-Ouest, ces beignets tirent leur origine d’une spécialité culinaire du duché de Savoie. Celle-ci a fini par s’étendre dans la région de Lyon. Pour célébrer Mardi Gras, ces petits beignets sont devenus les rois de la fête. Dans la sixième édition du Supplément au Dictionnaire de l’Académie française (1835), les bugnes sont décrites ainsi : « Il se dit, dans quelques villes du midi de la France, d’une pâte faite avec de la farine, du lait et des œufs, que l’on roule en forme de boudin en l’entrelaçant, et que l’on fait frire à l’huile. » Des beignets un peu différents qui se dégustaient déjà dans la Rome antique au moment du carnaval(dites « chiacchiere » en italien). 

Mais pourquoi se régale-t-on de merveilles, bugnes et autres beignets (mais aussi gaufres, crêpes et churros) à Mardi gras ? Dixit Nadine Cretin, historienne des fêtes interrogée par Madame Figaro, manger en abondance est traditionnellement d’usage à la veille du jeûne du Carême mais aussi du retour du printemps, avec un « festin qui comprenait viandes et bouillons gras et se terminait par des pâtisseries simples à faire : des crêpes ou des beignets, des bugnes lyonnaises, des merveilles d’Aquitaine ou des gaufres. Il sous-entendait la prospérité, la fertilité, le retour de la lactation dans les étables et les bergeries, le renouveau de la nature ».

Texte trouvé sur L’internaute
Une tranche d'histoire

Florence Foster Jenkins

Florence Foster Jenkins

J’ai découvert l’histoire de Florence Foster Jenkins au hasard des choix de films que je fais. J’aime particulièrement ces films qui s’arrêtent sur des personnages méconnus de l’histoire. Et celui-ci en faisait partie.

Film de  Stephen Frears

Date de sortie: 2016

Durée: 1h51

Synopsis: L’histoire vraie de Florence Foster Jenkins, héritière new-yorkaise et célèbre mondaine, qui n’a jamais renoncé à son rêve de devenir une grande cantatrice d’opéra. Si elle était convaincue d’avoir une très belle voix, tout son entourage la trouvait aussi atroce que risible. Son “mari” et imprésario, St Clair Bayfield, comédien anglais aristocratique, tenait coûte que coûte à ce que sa Florence bien-aimée n’apprenne pas la vérité. Mais lorsque Florence décide de se produire en public à Carnegie Hall en 1944, St Clair comprend qu’il s’apprête à relever le plus grand défi de sa vie…

Les faits

Narcissa Florence Foster naît en 1868 à Wilkes-Barre (Pennsylvanie). Enfant, elle suit des cours de musique, et exprime le désir de partir étudier la musique à l’étranger. Comme son riche père refuse de payer ses études, elle s’enfuit à Philadelphie avec Frank Thornton Jenkins, un médecin qui devient son mari et lui transmet la syphilis. Ils divorcent en 1902.

Elle vit dès lors en tant qu’enseignante et pianiste. À la mort de son père en 1909, elle hérite d’une fortune qui lui permet d’entamer la carrière de cantatrice que ses parents et son mari avaient découragée. Elle s’implique dans la vie musicale de Philadelphie, en fondant et finançant le Club Verdi, prend des cours de chant et commence à donner des récitals en 1912.

La mort de sa mère en 1928, alors que Florence a 60 ans, lui fait gagner une liberté accrue et les ressources supplémentaires pour poursuivre sa carrière.

En dépit de son manque évident de sens musical, Florence Foster Jenkins est entièrement persuadée de son talent extraordinaire. Elle n’hésite pas à se comparer aux sopranos connues, telles Frieda Hempel et Luisa Tetrazzini. Elle considère les éclats de rire qui ne manquaient pas de se produire durant ses concerts, comme provenant de rivales rongées de « jalousie professionnelle ». Consciente des critiques, elle rétorquait : « Les gens pourront toujours dire que je ne sais pas chanter, mais personne ne pourra jamais dire que je n’ai pas chanté. »Lorsqu’on écoute ses enregistrements, il apparaît clairement qu’elle avait un très faible sens de la gamme et du rythme et était à peine capable de tenir une note. On peut entendre son accompagnateur tenter de compenser ses variations de tempo et ses erreurs rythmiques. Néanmoins, elle devient très rapidement populaire grâce à son talent « peu académique ». Son public l’adore, plus pour l’amusement qu’elle procure que pour sa compétence musicale. Les critiques la décrivent souvent en des termes équivoques, qui ont certainement aidé à attiser la curiosité du public.

Les airs auxquels la « cantatrice » s’attaque lors de ses récitals sont un mélange de grands airs du répertoire d’opéra, de Wolfgang Amadeus Mozart, Giuseppe Verdi et Richard Strauss (tous largement au-delà de ses capacités), ainsi que des Lieder de Johannes Brahms et des Clavelitos de Joaquín Valverde Sanjuán (un succès redemandé et bissé), et de chansons composées par elle-même et son accompagnateur, M. Cosmé McMoon. Florence Foster Jenkins porte souvent des tenues sophistiquées, dessinées par elle-même, apparaissant sur scène drapée de tulle et portant des ailes. Pour les Clavelitos, il lui arrivait de jeter des fleurs dans le public, secouant un éventail et exhibant encore plus de fleurs dans sa chevelure.

Lors d’un accident à bord d’un taxi en 1943, elle découvre qu’elle peut chanter un « fa encore plus haut qu’avant ». Au lieu de poursuivre la compagnie de taxis, elle envoie une boîte de bons cigares au conducteur.

Malgré les demandes de son public pour qu’elle se produise plus souvent, elle restreint ses rares apparitions à quelques endroits favoris, et son récital annuel se tient à la salle de bal du Ritz-Carlton à New York. L’auditoire de ses récitals est toujours limité à son fidèle club féminin et à d’autres hôtes choisis – elle supervisait elle-même la distribution des billets tant convoités.

À 76 ans, Florence Foster Jenkins cède finalement à la demande de son public et se produit au Carnegie Hall le . Les billets pour l’événement se vendirent des semaines à l’avance et de nombreuses célébrités y assistèrent, comme la danseuse et actrice Marge Champion, l’auteur de chanson Cole Porter, le compositeur Gian Carlo Menotti, l’actrice Kitty Carlisle et la soprano Lily Pons avec son mari, le chef d’orchestre André Kostelanetz (qui composa une chanson pour Jenkins à chanter ce soir-là). Puisqu’il s’agissait de sa première apparition « publique », les critiques de journaux ne pouvaient pas être empêchés d’y assister. Leurs commentaires, sarcastiques et acerbes, touchèrent durement Jenkins, selon McMoon.
 
Deux jours après le concert au Carnegie Hall, lors de ses achats au magasin de musique G. Schirmer, Jenkins est victime d’une crise cardiaque. Elle meurt un mois plus tard, le 26 novembre 1944, à l’âge de 76 ans, à son domicile, l’hôtel Seymour, à Manhattan
 

Les hypothèses et les anecdotes

 
Elle aurait déclaré: «Les gens peuvent dire que je ne sais pas chanter, mais personne ne pourra jamais dire que je n’ai pas chanté.» Encore aujourd’hui, l’un des programmes les plus demandés dans les archives du Carnegie Hall est son concert. Selon une rumeur persistante, elle aurait inspiré le dessinateur Hergé pour son personnage de la Castafiore…
 
Certains prétendent que les 32 ans de sa carrière de cantatrice sont un canular élaboré, ce qui semble en contradiction avec d’autres avis alléguant que sa mort, après le concert du Carnegie Hall, est le résultat de la dérision dont elle fut l’objet de la part des critiques. Quoi qu’il en soit, aucune de ces deux théories ne peut être prouvée. Tout indique que jusqu’à sa mort, Florence Foster Jenkins traversa toute sa vie d’artiste avec le même sentiment de plénitude heureuse et confiante.
Source du texte: Wikipédia
Une tranche d'histoire

L’origine des chips

C’est l’heure de l’apéro ! Sortez les cacahuètes, les bières et les chips bien sûr ! Elles sont devenues totalement incontournables… mais comment ont elles vu le jour ?

TOUT EST LA FAUTE D’UN CLIENT EXIGENT !

Elles ont été créées par Georges Crum, un cuisinier travaillant au Moon Lake Lodge en 1853, un restaurant dans l’Etat de New York.

Ce jour là, le cuisinier doit tout faire pour satisfaire un client particulièrement exigent qui à deux reprises a retourné son assiette de frites à la cuisine. Ces dernières étaient trop épaisses à son goût. Agacé, Georges décide d’émincer les pommes de terre en très fines lamelles qu’il plonge quelques minutes dans la friture puis il ajoute un peu de sel… Résultat : le client n’a pas retourné sa troisième assiette dans la cuisine ! Le succès fût tellement énorme qu’il décida de mettre sa recette, intitulée du nom de son village Saratoga Chips, à son menu et même d’en faire sa spécialité !

Afin de ne pas se faire copier et de profiter de son succès, Georges a voulu déposer le brevet de sa recette. Malheureusement, étant à la fois afro-américain et amérindien, il n’a pas eu la possibilité de le faire.

DANS DES LIVRES DE RECETTES

Plusieurs livres de recettes pourraient être à l’origine de notre gourmandise apéritive préférée dont Shilling Cookery for the People d’Alexis Soyer, paru en 1845, ou The Virginia House-Wife de Mary Randolph paru en 1824.

Une recette qui apparait dans le livre de cuisine de William Kitchiner paru en 1822 et intitulé The Cook’s Oracle, nous explique comment cuisiner des pommes de terre frites en copeaux : Il suffit d’« éplucher de grosses pommes de terre, les couper en tranches de quelques millimètres d’épaisseur, ou les couper en copeaux en rond, comme on le ferait pour peler un citron ; les sécher soigneusement dans un linge propre, et les faire frire dans du saindoux ou de la graisse de bœuf »

En effet, ça ressemble fortement à des chips que l’on connait bien !

LA MACHINE À CHIPS

C’est en 1920 que le succès des chips devint national. Ce succès a été possible grâce à l’invention de la machine à chips d’Herman Lay… et oui, nous connaissons tous les chips Lay’s ! C’est encore aujourd’hui une des plus grande marque de chips américaine.

HERMAN LAY

Herman Warden Lay, né le 3 juin 1909 à Charlotte (Caroline du Nord), mort le 6 décembre 1982 à Dallas) est un homme d’affaires américain de Nashville (Tennessee) qui créa la société H.W. Lay Co., fusionnée par la suite dans le groupe Frito-Lay.

Herman Lay débuta comme conducteur-livreur à l’âge de 24 ans. Vendeur itinérant pour la société Barrett Food Company, il livrait des chips de pommes de terre à ses clients dans sa Ford modèle A. Son territoire s’agrandit progressivement et ses bénéfices augmentèrent. En 1934, il fonda la société H.W. Lay Distributing Company basée à Atlanta en Géorgie, qui jouait le rôle de distributeur pour la Barrett Food Products Company, et il commença à embaucher du personnel. En 1937, Herman Lay avait 25 employés, et il commença à produire sa propre gamme d’amuse-gueules.

En septembre 1961 la H.W. Lay & Company fusionna avec la société Frito, pour former sous le nom de Frito-Lay, la plus grande société des États-Unis dans le domaine de la commercialisation d’amuse-gueules et aliments de grignotage.

En 1965, Herman W. Lay, président et Chief executive officer de Frito-Lay, et Donald M. Kendall, président et Chief executive officer de Pepsi-Cola, fusionnèrent leurs deux sociétés pour former PepsiCo, Inc..

Herman Lay est mort en 1982 à l’âge de 73 ans.

La marque Lay’s est encore l’une des principales marques de chips aux États-Unis

Une tranche d'histoire

La galette des Rois

La galette des rois

Savez-vous d’où vient la tradition de manger une galette des rois à l’Epiphanie ? Pourquoi tirer une fève ? Quelle est la date de l’épiphanie ? Et vous cette année, c’est galette ou brioche ?

Avant de parler galette, le contexte.

Célébré pendant longtemps le jour de l’Epiphanie le 6 janvier, soit 12 jours après Noël, on tire désormais les rois le 1° dimanche de janvier. (le 1° dimanche entre le 2 et le 8 janvier, lorsque le 6 janvier tombe un jour de semaine, jour non chômé ne permettant pas aux fidèles de se rendre à la messe). Enfin bien souvent on mange de la galette durant tout le mois de janvier ! Donc cette année, la date de l’épiphanie est le dimanche 8 janvier 2017.
L’Epiphanie commémore la visite des 3 rois mages – Melchior, Gaspard et Balthazar – venus d’Orient à Bethléem en suivant l’étoile brillante vue dans le ciel le jour de la naissance de Jésus. Leur périple a duré 12 jours avant de pouvoir se recueillir devant l’enfant Jésus et lui offrir des présents.
Ce n’est qu’en 336 après J.C. que l’église catholique déclara officiellement le jour de Noël le 25 décembre, le faisant ainsi coïncider avec les fêtes païennes très populaires de l’époque qui avaient tout un tas d’anciens rituels liés au solstice d’hiver. Les célébrations fêtant le rallongement des journées et le retour du soleil duraient aussi 12 jours.

 

Galette ou brioche ?

C’est autour du 13°-14° siècle qu’apparaissent les premières traces de gâteau du partage lors de l’Epiphanie (partagé en nombre de parts des présents plus une, la part du pauvre). La tradition d’envoyer l’enfant le plus jeune, censé être le plus innocent, viendrait également à cette même époque (ou alors de la Rome antique, tout le monde n’est pas d’accord là-dessus).
La galette des rois prend des formes et des parfums variés selon les régions et les traditions locales. Mais de toutes les histoires, il y en a une qui lui a donné son nom de galette des rois.
Au 16° siècle, le gâteau des rois a fait l’objet d’une guerre féroce entre les boulangers et les pâtissiers, chacun voulant le monopole de la vente de ce gâteau, sentant déjà là un marché juteux. Le roi François 1° accorda le droit aux pâtissiers. Les boulangers contournèrent leur interdiction de vendre des gâteaux des rois en les substituant par des galettes qu’ils offraient à leurs clients.
A Paris, la galette s’est un peu mélangée avec le pithiviers pour devenir une galette de pâte feuilletée fourrée à la frangipane. Dans le sud c’est une brioche aux fruits confits et à la fleur d’oranger. Dans le Rhône Alpes, les galettes de mon enfance étaient des brioches avec de grosses pralines roses. Je me demande s’il existe quelque part une liste exhaustive de toutes les formes de galette des rois à travers la France. Promis, dès l’année prochaine je commence mon tour de France des recettes régionales de galette des rois.

Et la fève dans tout ça ?

Aujourd’hui, pas de galette sans fève.
La tradition remonte au 14° siècle où pour la première fois à Besançon des moines ont commencé à élire leur chef de chapitre en mettant une pièce d’or dans un morceau de pain. Le pain a ensuite été remplacé par une couronne de brioche (les gourmands !) et la pièce d’or par une fève (plus économique !). 
Cette coutume s’est rapidement développée dans toutes les couches de la population. Réveillant ainsi les traditions lointaines : A Babylone où un esclave tirait au sort la royauté, devenant roi d’un jour (mais étant mis à mort à la fin de son règne) ou à Rome lors des Saturnales célébrant le dieu Saturne pendant le solstice d’hiver où pendant une journée tous, maîtres et esclaves, étaient sur un pied d’égalité – mangeant même à la même table – et où un roi était élu. Ce roi pouvait réaliser ce qu’il voulait et donner des gages. 
Puis sous Louis XIII, les dames de la cour tiraient la fève pour devenir reine d’un jour et pouvaient demander un vœu au roi. Une coutume vite abolie par son successeur Louis XIV.
A la même période (14° siècle) s’est développée la coutume du « roi boit ». Celui qui tirait la fève se devait d’offrir une tournée à l’assemblée. On dit que les plus avares avalaient la fève pour ne pas avoir à payer à boire. C’est ainsi que serait née la fève en porcelaine, moins évidente à avaler. Les vraies fèves ont été remplacées par des fèves en porcelaine représentant Jésus au 18° siècle (puis un bonnet phrygien à la révolution et tout et n’importe quoi aujourd’hui).
En réalité, les premières fèves ont été mises dans les gâteaux des rois car elles étaient symbole de fécondité (la fève est le premier légume poussant au printemps, soit après le solstice d’hiver).

Texte trouvé sur My kitchen parisian
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Pourquoi le père Noël est-il habillé en rouge?

Les origines du Père Noël sont à puiser du côté du personnage chrétien Saint Nicolas. Le premier père Noël païen était vert. Sa robe rouge est apparue grâce à la magie du marketing…

Origine du Père Noël

Pourquoi aborder l’histoire du Père Noël en commençant par celle de Saint Nicolas ? Pour une simple raison : c’est en réalité le personnage ancien de Saint Nicolas, celui qui apporte encore dans le quart Nord-Est de l’Europe des cadeaux aux petits enfants le 6 décembre, qui a inspiré celui du Père-Noël moderne. Le CV du cher Saint Nicolas est plus que fourni : évêque de Myre (en Asie Mineure, dans le sud-ouest de l’actuelle Turquie) au IVe siècle, il devient dans une seconde vie, dès le Moyen-Age, le bon Saint Nicolas protecteur des écoliers et bienfaiteur des enfants sages à la fin de l’année. Mitre sur la tête, crosse à la main et habit ecclésiastique sur le dos, l’évêque Nicolas de Myre a selon la légende réalisé de nombreux miracles, notamment en ressuscitant trois enfants coupés en morceaux par un cruel boucher.
Une fois devenu Saint, l’ancien Père Noël s’est implanté dans le Nord et dans l’Est de l’Europe (Lorraine, Pays-bas) où il rend encore aujourd’hui visite aux enfants pour leur distribuer des friandises en leur demandant s’ils ont été sages, accompagné du fidèle (et bien moins redoutable qu’avant) Père Fouettard. Grâce aux colonies hollandaises débarquées sur le nouveau continent à partir du XVIIe siècle, Saint Nicolas s’est même exporté aux Etats-Unis où il deviendra Santa Claus (le Père Noël américain). Des chrétiens américains ont alors repris la tradition à leur propre sauce en rapprochant la venue de Saint Nicolas de la naissance du Petit Jésus, le 24 décembre : c’est la version moderne de la fête de la Saint-Nicolas. On est au XIXe siècle, la boucle est bouclée, le Père Noël est né ! Bientôt, des « Petit papa noël, quand tu descendras du cieeeel… » résonneront dans les chaumières le soir du réveillon. Mais pas si vite, un long chemin l’attend encore pour devenir lui-même, équipé de sa panoplie complète de Père Noël moderne. Et recevoir les lettres de petits enfants qui croient dur comme fer en son existence et qui espèrent passer de joyeuses fêtes.

Habillé de vert?

Mais comment est-on passé de Saint Nicolas au premier Père Noël, habillé de multiples couleurs ? Notre papa noël international a commencé en bas de l’échelle : dès les prémices du culte de Saint Nicolas, un personnage l’accompagne, présenté comme son valet dans les contrées de tradition germanique. Aux Etats-Unis, il se fait aussi connaître l’air de rien, cette fois sous les traits de Saint Nicolas lui-même : en 1822, Clement Clarke Moore, un pasteur newyorkais, met en scène dans des poèmes imagés sur « la visite de Saint Nicolas » un Père Noël vêtu de rouge, débonnaire et fumant la pipe. Un bonnet remplace alors la mitre d’évêque et la cape s’évapore déjà sous le chaud manteau de fourrure. 
Clement Clark Moore raconte aussi la tournée des cadeaux du futur Père Noël sur un traîneau tiré par huit rennes (alors que le Saint Nicolas d’origine voyageait à dos d’âne). Exporté dès le 19e siècle aux Etats-Unis par les émigrés hollandais, Sinter Klaas, le Père Noël néerlandais, sera transformé au fil du siècle par les écrivains et dessinateurs américains en un vieux lutin appelé tour à tour Saint Nick et Santa Claus et vêtu de rouge, bien que cette couleur ne soit pas encore définitive. En parallèle, en Europe, diverses figures païennes co-existantes le représentent avec différents looks : en Angleterre, « Old Father Christmas » (inspiré du Dieu germanique Odin capable de sillonner les airs sur son cheval volant) est représenté avec une cape à capuche verte et une couronne végétale sur la tête dès le 17e siècle. Moins engageant que le Père Noël actuel, il symbolise alors davantage l’arrivée prochaine du printemps que l’hiver, d’après le site Quoi.info. Et ne distribue pas de cadeaux (!) mais passe de logis en logis pour souper promettant quand même, s’il est bien reçu, de rendre les longs mois d’hiver plus doux…
A la même époque en France, le Père Noël, surnommé « Bonhomme Noël » ou « Père Janvier » selon les régions, est aussi déjà souvent vêtu d’un costume blanc et rouge mais n’a pas l’air en bonne santé et porte des baguettes façon Père Fouettard à la ceinture pour effrayer les enfants turbulents. Bref, pas vraiment le Père Noël que l’on connaît aujourd’hui. En Allemagne, à partir du XVIe siècle, une fois Saint Nicolas banni du pays par la Réforme luthérienne protestante contre la figure des saints, Christ Kind prend la relève. Il s’agit d’une jeune fille aux allures de fée et elle distribue des cadeaux. Peu à peu, ces représentations païennes se mêlent à celles du « Saint Nicolas » déjà représenté outre-Atlantique en vieillard barbu aux bonnes joues vêtu d’un habit rouge et blanc. Le personnage de la nuit de Noël est en passe de s’imposer dans les foyers, qu’ils soient chrétiens ou païens. Et la marque Coca-Cola va venir parfaire cette image populaire. ​

Le Père Noël et Coca-Cola

Si Sinter Klaas transformé en Santa Claus était déjà globalement représenté en rouge au pays de l’Oncle Sam avant l’intervention de Coca-cola, la marque s’est approprié le personnage… et l’a mis en rouge dans le monde entier. Dès les années 1930 en effet, la Coca-Cola Company, qui a compris l’intérêt publicitaire que pouvait représenter le Père Noël, lance une méga campagne de pub à travers le monde. L’égérie de la campagne n’est autre que le Santa Claus rondouillard vêtu de rouge et blanc de plus en plus populaire outre-Atlantique, où Thomas Nast, un allemand émigré aux USA, le représentait dès 1870 vêtu de rouge et fumant la pipe derrière sa barbe blanche. 
C’est l’artiste américain Haddon Sundblom qui a été chargé de le dessiner. Intensifiant le côté bonnes joues, bonne bedaine, air bon enfant qu’on connaît mondialement aujourd’hui, il habille le Père Noël aux couleurs de la fameuse bouteille de Coca Cola : rouge et blanc (garni de fourrure). Et le représente en train de boire le breuvage gazéifié sucré à grandes goulées pour reprendre des forces pendant la distribution de jouets. De quoi populariser le personnage aux quatre coins du globe tout en vantant les mérites du coca, y compris l’hiver. Un coup de maître. D’ailleurs la campagne XXL de Coca-cola sera diffusée jusque dans l’hémisphère sud. Résultat : les habitants de ces chaudes contrées continuent à s’imaginer le Père Noël version hiver nordique et à le visualiser avec sa fourrure et son bonnet. Le Père Noël moderne mettra malgré tout encore un peu de temps à s’imposer en France : dans ce pays catholique où Noël a longtemps été relié à la seule naissance du Petit Jésus, le bienfaiteur barbu a tout d’abord été popularisé par les Américains pendant la Seconde Guerre Mondiale. Et pleinement intégré dans les années 50 quand les Grands Magasins parisiens en plein essor incitent dans leurs vitrines les parents à acheter des cadeaux à leurs rejetons… pour le 25 décembre. Aujourd’hui, le Père Noël a ses quartiers dans le monde entier.
Article trouvé sur le site L’internaute
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