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interview

Annelise Heurtier

Entrez dans mon boudoir!

Je m’installe aujourd’hui en compagnie d’une dame dont j’apprécie beaucoup les écrits.

Confortablement assises, nos tasse de café à la main, nous voilà prêtes à papoter….

Bienvenue à...
Annelise Heurtier
J'ai eu dernièrement l'occasion de découvrir Envole-moi. Il traite d'un sujet particulier: le handicap moteur. Est-ce un sujet qui vous tient à cœur?

Pas plus que tous les autres sur lesquels j’ai écrits 😊 L’idée de ce roman m’est venue après avoir lu un billet sur le site rue89, écrit par une jeune femme en fauteuil qui évoquait son envie de danser. Le billet en question était très drôle, plein d’autodérision et d’humour noir, j’ai tout de suite accroché. Et c’est comme ça que l’aventure de ce livre a commencé.

Pour avoir lu plusieurs de vos livres, j'ai eu l'impression que vous aimez aborder des sujets sensibles: l'anorexie, le handicap, le racisme.... Quel est le sujet de votre prochain livre?

« Sensibles », je ne sais pas…En tous cas ce sont des sujets qui me touchent, qui m’intéressent personnellement, en tant que personne. J’écris au coup de cœur, mes sujets ne sont jamais « prémédités », encore moins « calculés ». Je crois que j’aurais beaucoup de mal à travailler sur commande, pour un roman ado.
Le prochain roman, La fille d’avril (chez Casterman à l’automne 2018) est (encore) une histoire de trajectoire adolescente : une jeune fille qui en 1966, se débarrasse du corset de féminité qu’on leur imposait à cette époque. Dans son cas, cette émancipation passe par l’envie de faire de la course à pied. Est-ce que vous saviez que dans les années 60, les médecins affirmaient que si les filles osaient courir, des poils leur pousseraient partout sur le corps et qu’elles finiraient pas perdre leur utérus ? (dont elle ignorait déjà l’existence ?). Elles n’avaient tout bonnement pas le droit de s’inscrire à des courses, qui étaient exclusivement réservées aux hommes. Et de toute façon, on trouvait qu’il était « très laid » , et totalement inconvenant pour une femme de se montrer dans une posture d’effort…
J’adore courir, alors j’imagine que ceci m’a particulièrement touchée 😉

Pour Sweet Sixteen et Envole-moi en particulier, vous avez reçu de nombreux Prix. Que ressentez-vous face à ces considérations?

De la gratitude ! J’aime beaucoup la gratitude. C’est une émotion riche, dans le sens où elle fait apprécier la vie. J’essaie de faire en sorte que mes enfants en soient conscients. J’aime beaucoup, le soir, leur demander quel petit « cadeau » leur a fait la vie pendant la journée….Et je me le demande aussi. Plus on vieillit et plus on se rend compte que ces cadeaux sont des tous petits riens du quotidien.

Vous êtres très présente dans les écoles et les rencontres avec de jeunes lecteurs. Qu'est-ce que ces rencontres vous apportent?

J’aime être au contact des lecteurs. Je ne crois pas qu’il s’agisse de quelque chose d’indispensable pour écrire, mais cela me permet de briser la solitude de l’écrivain ! J’aime le contact, et cette solitude me pèse souvent.

Quel a été l'élément moteur qui vous a poussé à écrire pour les jeunes lecteurs?

Lors de mon premier séjour à Tahiti, je n’avais pas d’enfants. Mais j’envoyais régulièrement des cadeaux à ma petite filleule de 8 ans restée en métropole. Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis mise à inventer l’histoire de chaque petit cadeau envoyé : des coquillages de la Princesse du lagon, des jupes d’une danseuse …Un jour, mon compagnon a lu une de ces histoires. Et il m’a dit « Hé, c’est bien ce que tu écris ! Tu devrais faire des livres pour les enfants ! ».
Au départ, l’idée m’a paru totalement saugrenue. Il faut dire qu’à l’époque, après une prépa et des études en école de commerce, j’étais très loin de me projeter dans ce genre de carrière de saltimbanque 😊 Et pourtant, je me rappelais avoir été une élève fan de rédactions et autres « productions d’écrits »…

Quel est le plus beau souvenir que vous avez de vos rencontres avec les jeunes?

Je me souviens de cette collégienne qui s’est levée à la fin d’une rencontre parce qu’elle voulait « dire quelque chose ». Et là, devant tout le monde, devant la soixantaine d’élèves présents, elle a expliqué, avec sa toute petite voix, de sa toute petite hauteur blonde et frêle, qu’elle vivait dans une famille raciste. Et qu’elle aussi, de par son éducation, avait toujours suivi le chemin de ses parents, oncles, tantes, cousins, sans jamais se poser la question. Etre raciste, c’était quasiment évident.
Jusqu’à ce qu’elle lise mon roman Sweet Sixteen. «C’est comme si votre livre m’avait ouvert les yeux. Et maintenant, je suis certaine que je ne serai plus jamais raciste, de toute ma vie ».

Ce sont des moments totalement indescriptibles. Et je me rappellerai de celui-là toute ma vie, c’est certain.

Thé ou café?

Les deux (thé matcha, café moulu à la maison !)… Et parfois même, je les mélange…

Merci, Annelise Heurtier pour ce moment de discussion. A très bientôt!

Mes chroniques

Si vous avez envie de vous laisser tenter

interview

Mireille Pluchard

Bonjour tout le monde!

Mireille Pluchard a accepté de venir s’installer un petit moment avec moi, dans mon boudoir.

Je vous livre la teneur de notre papotage.

Vous écrivez essentiellement des romans de terroir. D’où vous vient cette préférence ?

Votre question demanderait que l’on explique ce que l’on entend par un roman de terroir et aussi qu’est-ce qu’un roman, tout court.

Parce qu’il parle d’un lieu provincial, Maupassant aurait donc écrit des romans de terroir, lui qui mettait en valeur le pays de Caux.

Zola et Germinal, la Conquête de Plassans.

Plus sérieusement,  j’écris des romans qui se passent dans un terroir que je connais, que j’aime et je souhaite faire partager cette connaissance et cet amour au plus grand nombre.

Je crois que l’on parle mieux de ce que l’on connaît, qui fait partie de vos origines, d’une terre où ont vécu vos ancêtres à la différence d’un lieu où l’on pose ses pieds au hasard de la vie.

Le terroir avec son climat, sa culture est, après la famille, dans notre ADN.

L’un de vos derniers livres, Les souffleurs de rêves, traite du monde de la verrerie à l’époque du Moyen-Age. Comment se sont déroulées vos recherches pour obtenir un roman aussi abouti ?

L’art de souffler en France date en effet du Moyen-Age, retours des croisades, comme je l’explique dans le livre. Mais l’histoire racontée se déroule plus précisément à la période post-renaissance et l’activité des gentilshommes verriers prendra fin à la Révolution française, lors de l’abolition des privilèges.

Mes recherches se déroulent sensiblement de la même façon d’un ouvrage à l’autre. Quand j’en ai choisi le thème, je cherche la bibliographie qui peut s’y rapporter ; il en va de même quand le lieu est défini : je m’intéresse à l’histoire de ce lieu, de ce terroir, plus largement de la région.

Beaucoup de lectures, comme vous le voyez, de recherches aux archives sans perdre de vue l’histoire de France avec laquelle je chemine. Ma fiction doit s’intégrer à la réalité historique.

Quelles sont vos périodes historiques préférées ?

Il m’est difficile de vous donner une préférence, plus aisé de vous donner, non pas une aversion, mais des réticences à écrire dans le contemporain.

Et puis, il y a ce qu’on préfère et que ce que préfèrent les lecteurs (trices) et de ce point  de vue, le 19ème siècle est le grand gagnant. Les gens s’y retrouvent mieux, les relais se sont fait oralement par les aïeux ; il y a suffisamment de dépaysement pour faire une belle transition, mais point trop pour se perdre dans les méandres de l’Histoire.

Il n’empêche, je ne sacrifie pas seulement à « la demande du marché » et j’aime me balader d’une époque à l’autre, pourvu qu’elle soit riche en événements. Le Moyen-Age est fabuleux avec ses jeux d’ombre et de flamboyance, la Renaissance avec Les souffleurs de rêve et mon précédent, Le choix de Diane, m’a fourni matière à balader le lecteur dans les Guerres de religion et à la cour du roi de France. Je viens de terminer un manuscrit qui s’inscrit durant l’époque napoléonienne et je ne me suis pas ennuyée une seconde à l’écrire. J’ai même dû édulcorer pour qu’il ne fasse pas 600 pages !

Parlez-moi un peu de vos prochains projets. Que nous réservez-vous comme trésors ?

Eh bien voilà, comme je vous le disais précédemment, au mois d’octobre, je reviens au milieu du 19ème siècle avec Les chemins de Promesse, le parcours initiatique de deux jeunes Cévenols totalement éloignés du chemin d’avenir que leur avait tracé leur père. La construction de la ligne mythique de chemin de fer qui avait pour but de relier Paris à la Méditerranée, et plus largement le grand maillage ferroviaire du 19ème servira de toile de fond.

En 2019, un livre sur la soie et la vie des dernières filatures qui vivront leurs grandes heures dans le premier quart du 20ème siècle, sortira en avant-première à France Loisirs tandis qu’au mois d’octobre paraîtra un libre qui n’a pas encore de titre définitif. Il fera découvrir les poteries d’Anduze et la fin du règne de Louis XIV qui jettera sans scrupules ses dragons sur les huguenots cévenols.

Quel est l’élément qui a déclenché chez vous l’envie d’écrire ?

Des années et des années de recherche généalogiques. Comme quoi, la généalogie est dangereuse, elle peut mener au pire (rires !)

Visitez-vous chaque lieu que vous utilisez pour vos livres ?

Oh que oui ! Nous seulement je vais sur place, mais aussi je recherche soit des photos, soit des descriptions d’époque pour retracer ou plus près l’environnement de mes personnages. Humer l’air du lieu, même s’il est dit pollué. Bien sûr, je parle d’un lieu qui a de l’importance dans l’histoire, pas un lieu de transit seulement évoqués.

Comment dessinez-vous la trame d’un roman ? Avez-vous besoin de faire des notes auparavant ou bien est-ce que tout coule directement de votre plume ?

J’utilise, quand j’explique ma façon de travailler à un public de bibliothèque par exemple, l’image du métier à tisser. (Là, je ne peux pas vous faire les gestes).

Les fils de trame, horizontaux, représentent le(s) lieu(x), l’époque(s), les événements historiques, le(s) métier(s) mis en exergue, la toile de fond de l’histoire (drame familial, rivalités, héritages, jalousies, etc…)

Comme dans un ouvrage de tricot ou de tissage, la trame qui doit se fondre est cependant essentielle pour que l’ouvrage ait de la tenue, de la consistance.

Rien ne doit être laissé au hasard car c’est définitif, ils ne peuvent intervenir en cours d’écriture comme cela peut être le cas des personnages qui peuvent apparaître ou disparaître au gré de l’auteur. Quelle responsabilité !

Viennent après les fils de chaîne qui sont… les personnages ! Là, on peut se lâcher, en mettre autant qu’on veut, mais attention ! Il ne faut pas en oublier un en route. Une maille oubliée, c’est un ouvrage qui se défait…. A moins, disais-je, qu’on le fasse mourir.

Avez-vous des animaux ?

Oui, un chat et oui, il vient se coucher sur mon bureau, mes feuilles, mon ordinateur, la sale bête ! Non, je l’adore !

Quel est votre rythme de travail ?

Lent, trop lent à mon goût, mais copieux. Je passe de longues heures assises à ma table de travail, mon sport favori.

Plus sérieusement, en temps normal, tous les jours, dès que j’ai deux heure devant moi (exemple d’une journée idéale de travail d’écriture : 10h-12h, 15h-18h, 22h-24h), mais pas 7 jours par semaine. J’ai une activité physique aquagym deux fois par semaine, une autre intellectuelle, mon club Pyramide, deux fois par semaine aussi. Alors, vous voyez que ma journée idéale a beaucoup de plomb dans l’aile. Si on ajoute à cela les vacances scolaires qui ramènent au bercail enfants et petits-enfants par ailleurs éloignés, vous en déduirez que la régularité de travail n’est pas mon fort.

Néanmoins, je tiens le cap d’un ouvrage par an, recherches et écriture comprises, ce qu’apprécie, je crois, mon éditrice.

Thé ou café ?

Les deux avec modération. Je ne suis pas accro.

Je remercie Mireille Pluchard pour toutes ses réponses pleines d’énergie! J’ai eu l’occasion de lire plusieurs romans de cet auteur. En voilà mes avis. N’hésitez pas à aller y jeter un oeil… et à vous laisser tenter hihi

interview

Antonia Medeiros

Bonjour à tous!

Nous nous réinstallons dans mon boudoir, afin de recevoir une nouvelle auteure, Antonia Medeiros qui a accepté de venir passer un petit moment en ma compagnie. Je l’en remercie vivement, et vous livre notre papotage.

Vous avez écrit une quadrilogie que j’ai trouvée magnifique! D’où vous est venue l’idée de cette saga familiale ?

Merci pour le compliment, je suis très touchée ! Cette saga est née de mon désir de raconter Germain, un personnage qui est né très tôt dans mon imagination et qui m’a hantée jusqu’à ce que j’écrive le livre. Je voulais raconter le destin de ce créateur, son rapport incroyable à la chaussure féminine et comment il utilise le soulier comme mode de communication avec le monde, comme un mode d’expression de soi et aussi comme un onguent pour panser les blessures de son âme. La chaussure est si riche comme thème qu’il fallait une saga pour le raconter. Évidemment, je voulais aussi à travers le roman réfléchir sur la famille, sur le poids de l’héritage et du besoin que l’on a tous de se recréer à partir de ce que nos parents ont été et nous ont transmis, que ces expériences soient positives ou non. Et puis la fameuse maison des Crèvecoeur m’a tellement marquée (si, si, elle existe vraiment !) que je ne pouvais que la mettre en scène autour de cette famille pour le moins dysfonctionnelle…

Est-ce votre première expérience littéraire ?

Absolument. Ce roman est mon premier livre écrit et publié, même si j’ai écrit des petites choses ici et là auparavant, essentiellement des nouvelles et des articles de presse. Comme tous les premiers romans, c’est une histoire qui a longtemps mijoté dans ma tête et il a fallu plusieurs concours de circonstances et la découverte de la maternité pour que je me lance enfin. Bizarrement, j’avais peur d’écrire un roman, sans doute parce que je ne pensais pas en avoir assez à raconter ou être capable de le finir. Et vous voyez un peu le résultat : pratiquement mille pages étalées sur deux tomes. Une fois que je me suis lancée, je ne pouvais plus m’arrêter ! Aujourd’hui, j’ai même plutôt le problème inverse : quand je commence un roman, j’en ai déjà un autre qui se dessine dans ma tête et je dois canaliser mes nouvelles idées dans un carnet. Lorsqu’on me demande de donner des conseils à ceux qui veulent écrire, je dis toujours la même chose : lancez-vous, noircissez des pages et tant pis si le premier jet est mauvais. Il est plus facile de travailler sur quelque chose qui existe, que sur rien du tout.

Qu’est-ce qui vous a donné l’envie d’écrire ?

C’est d’une platitude absolue, je sais, mais j’ai toujours eu envie d’écrire ! Je suis avant tout une grande lectrice et dès le plus jeune âge, j’économisais pour m’acheter des Fantômette tout en passant ma vie à la bibliothèque. Et puis je viens d’une sacrée famille issue de mélanges du monde entier et j’ai été élevée au milieu d’anecdotes incroyables dont j’étais toujours friande. L’envie d’écrire et l’amour des histoires sont donc nés de cette combinaison d’éléments et c’est pour cela que j’avais choisi au départ d’être journaliste. Aller vers les autres, voyager, raconter me paraissait une belle façon de vivre sa vie. La réalité s’est avérée bien différente et heureusement : aujourd’hui, c’est la vie de romancière qui me permet de combiner tout cela.

Comment vivez-vous cette aventure ?

J’ai une chance inouïe de pouvoir faire ce travail à temps plein et de vivre mes aventures imaginaires, tout en étant capable de rester à la maison pour les miens. La conciliation travail-famille est un enjeu tellement important pour beaucoup de femmes et je pense que j’ai à peu près réussi à trouver un équilibre. Je suis tout le temps en train d’expérimenter avec mes habitudes de travail pour les améliorer. En ce moment par exemple, je me lève à cinq heures pour écrire, mais évidemment, je m’écroule à dix heures du soir ! Mais le travail d’écriture, c’est aussi beaucoup de doutes, de passages à vide et d’éternels recommencements pour pouvoir produire quelque chose de beau et de durable : un peu finalement comme une histoire d’amour vécue au quotidien, il faut y travailler un peu tous les jours pour que ça marche…

Sur votre site, vous expliquez que vous avez eu différents emplois. L’un d’eux m’a interpellé : fausse patiente. C’est-à-dire ? hihi

Moi aussi j’ai une faiblesse pour cet emploi-là ! Il s’agissait en fait de tests qui étaient faits sur des futurs médecins. Le faux patient, moi en l’occurrence, devait apprendre un scénario et répondre d’une certaine façon aux questions que le médecin posait afin que celui puisse établir un diagnostic. Je l’ai fait sur plusieurs années : j’ai eu des problèmes de cœur, des fractures, des grossesses, des maladies bizarres, c’était vraiment passionnant à faire et très amusant. Je pense que les médecins, eux, trouvaient ça plutôt stressant par contre…

Avez-vous d’autres projets qui a attendent la lumière ?

Absolument, je termine la rédaction de mon prochain roman qui devrait sortir en fin d’année. Je compte partir d’ici à quelques semaines pour m’enfermer une dizaine de jours toute seule et sans interruptions, histoire de mettre enfin un point final au premier jet. C’est une histoire d’amour un peu atypique qui se déroule à New York, entre un adolescent et une actrice des années 50. Elle va disparaître subitement pour revenir dans sa vie 30 ans plus tard, dans des circonstances étranges et il va devoir mener l’enquête pour comprendre ce qu’elle est devenue et pourquoi elle a ainsi bouleversé sa vie. C’est un roman qui explore le thème de la folie au féminin, de l’amour hors du temps et du jeu des apparences. Tout un programme, mais promis je vous en dis plus dès que la date de sortie est fixée…

Que prévoyez-vous pour votre avenir ?

Écrire le plus de livres possible bien entendu, mais surtout continuer à développer ma relation avec mes lecteurs en leur ouvrant un peu plus mon univers et en échangeant directement avec eux. Il est très important pour moi de nourrir ce lien et c’est pour cela que j’ai donc créé Le Club des lecteurs où les gens peuvent s’inscrire pour recevoir des informations exclusives, dialoguer avec moi, lire des récits inédits et plein d’autres surprises. D’habitude, j’aime bien inviter les gens à la maison pour papoter, mais là c’est un peu plus compliqué alors j’essaie de le faire autrement !

Le club des lecteurs

Comment votre famille vous accompagne dans ce nouveau parcours ?

C’est assez curieux. Mes enfants savent que j’écris des histoires, mais en même temps ne comprennent pas tout à fait ce que je fais de mes journées. Quant à mon mari qui est un scientifique pur et dur, il trouve que c’est une voie pour les téméraires et les inconscients ! Il est vrai aussi que je ne partage pas toujours les détails de mes livres avant qu’ils ne soient écrits. Ce n’est pas tant de la superstition que le besoin de vivre dans ma bulle en solitaire le temps que le livre se développe, un peu comme une grossesse finalement. Une fois que l’on a accouché, on n’a qu’une envie : le partager avec tout le monde !

Avez-vous des animaux ?

J’ai un mari et trois enfants : est-ce que ça compte ?

Thé ou café ?

Thé, thé, thé ! Je suis une inconditionnelle de cette boisson que je consomme plutôt à l’anglaise : avec du lait et un peu de sucre. Ma tasse de thé, c’est toujours un moment de bonheur, que ce soit avec un bon livre ou une copine. Vous en prendrez bien une tasse avec moi ?

Merci, Antonia Medeiros, pour vos réponses si enthousiastes!

J’ai eu le bonheur de lire les trois premiers des quatre tomes (regroupés aujourd’hui en 2), et j’avoue avoir avoir été totalement conquise par cette saga familiale. Je vais donc enfin pouvoir découvrir la dernière partie de l’histoire

Vous avez, vous aussi, envie de vous laisser tenter? Il suffit de cliquer sur les liens ci-contre!

interview

Bertrand Puard

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A l’occasion d’un passage à Bruxelles, j’ai eu le plaisir de discuter avec Bertrand Puard. Un moment très sympathique, que je partage avec vous!

Vous avez fait des études dans la finance. Comment avez-vous atterri dans l’univers littéraire?

J’ai atterri dans l’univers littéraire bien avant la fin de mes études dans la finance. Et en fait, j’ai fait ces études parce que je n’avais envie que d’une chose, c’était de créer. Et donc, d’écrire ou de scénariser. Et au moment de faire des choix pour mes études, je me suis dit : « Autant être pragmatique, c’est un métier difficile, qui a une précarité très importante. Donc, en faisant des études de finance, tu pourras, au besoin, lors d’une année un peu moins bonne qu’une autre ou si tu n’arrives plus à vivre correctement de ta plume, trouver un boulot, le temps de voir le mauvais vent passer et de voir venir. » 

Du coup, j’ai fait des études de finance. Je trouvais en plus que c’était une branche multi-disciplinaire dans le sens où il y a à la fois des mathématiques, un peu de littérature, de l’histoire-géo, enfin voilà, on parle de pas mal de choses. Et puis, j’ai toujours eu un appétit pour les oeuvres qui permettent d’explorer notre monde, pas dans un côté anticipation, mais dans le but de faire un peu de perspective de ce que l’on vit. D’ailleurs, L’Archipel se passe en 2019, c’est pas très très loin. 

On est dans un monde qui est très financiarisé, dans lequel on voit pratiquement tout par le prisme de l’argent, et donc j’ai  voulu être économiste aussi parce que cela permet d’étudier ce phénomène, et de pouvoir en décortiquer les mécanismes. Dans L’Archipel, pas encore dans le tome 1 en tout cas, on ne retrouve pas encore beaucoup ce procédé. Mais le tome 2 recèle pas mal de nouveautés à ce niveau. Bon, on sent quand même que l’argent permet beaucoup de choses. Mais dans le tome 2, ce sera encore plus poussé. On va explorer davantage ce réseau d’îles, qui a été créé pour une raison bien précise. On rentrera plus dans le vif du sujet.

Vous avez écrit beaucoup de thrillers, certains se déroulent à Londres, à l’époque de Sherlock Holmes. Une idole?

J’adore Sherlock Holmes! Mon idole, ce serait peut-être plus Conan Doyle, d’ailleurs, en tant qu’écrivain. Mais Sherlock Holmes est un de mes premiers amours littéraires. Quand j’étais adolescent, d’ailleurs, au collège, le midi, j’animais le Club Sherlock Holmes!  On faisait des enquêtes de Sherlock Holmes, on adaptait des nouvelles en pièces radiophoniques qu’on enregistrait pour des malvoyants. Sherlock Holmes, Agatha Christie, Maurice Leblanc et son Arsène Lupin, c’étaient vraiment les trois grands personnages qui ont bercé mes premières lectures aventureuses! 

Vous avez aussi écrit sous les pseudonymes de Brad Winter et d’Ewan Blackshore. Pourquoi?

Je l’ai fait parce que j’avais reçu un prix littéraire avec mon premier roman, Musique de Nuit. Et puis, avec mon éditeur, on a voulu lancer la série Les mystères de la Tamise, qui est complètement différente. C’était du roman à énigme historique, et qui se passait à l’époque de Sherlock Holmes. On ne voulait pas mélanger les deux veines, sous mon nom, pour ne pas tout embrouiller. Donc, on a décidé de prendre un pseudonyme anglo-saxon pour cette série, qui sonne un peu comme le nom des personnages. Et l’autre pseudonyme, Brad Winter, pour une seconde série qui est moins connue: la galerie des mystères. 

Ces dernières années, vous vous êtes tourné vers la littérature jeunesse. Pourquoi ce changement?

Je l’ai fait parce que j’ai eu une idée, un jour, qui a donné Les Compagnons du sablier, une patrouille d’adolescent qui vit dans une ville qui compte un métro du temps. C’est-à-dire que chaque station ouvrait sur une époque historique. Par exemple, la Station Pyramide permettait d’accéder à l’époque de Khéops. Et je l’ai traité comme une littérature jeunesse.

Et j’ai pris goût à ça, notamment pour ce qui est du rapport avec le lecteur. C’est beaucoup plus riche! Les jeunes lecteurs qui viennent sur les salons pour faire signer vos livres, c’est du bonheur! Ils ont un rapport passionnel avec le livre! S’ils ont aimé ce qu’ils ont lu, ils l’ont réellement vécu comme une aventure. Alors que le lecteur adulte est plus blasé, plus détaché, il pose moins de questions. Ce n’est pas du tout le même rapport. Le jeune adulte, il va posséder le livre, il va avoir l’impression que les personnages continuent de vivre en dehors de la période de lecture.

Et puis, ce qu’on ne voyait pas souvent avant dans la littérature jeunesse, c’est du thriller page-turner, mais avec un vrai propos engagé derrière, qui va donner au lecteur des clés pour aller explorer des zones d’ombre de notre société. Dans la série Les effacés, par exemple, j’ai parlé des laboratoires pharmaceutiques, j’ai parlé de la Bourse, de la finance, des paris truqués dans le sport, de la médiatisation à outrance, etc. Les thrillers adultes font leur travail de témoignage de notre époque, par le biais d’actions. On ne voyait pas ça avant en jeunesse. Personnellement, je m’attache plus au côté lanceur d’alerte. Et je trouve que c’est intéressant de donner à nos adolescents ce genre de littérature, qui me semble moins formaté. Plus de liberté pour moi en tant qu’auteur. Parce que les thrillers qui se proposent d’explorer notre monde, avec un vrai propos, il n’y en a pas tant que ça. Je tiens beaucoup, dans mes livres, à ce double niveau de lecture. Un premier niveau qui est de l’action, qui nous donne envie de savoir comment les personnages vont vivre. Et un deuxième niveau qui propose de l’info sur notre société, et que le lecteur, mine de rien et même s’il  n’y réfléchit pas sur le coup, va lire et assimiler. Ce que je voudrais vraiment, c’est que mes lecteurs aient envie ensuite de se diriger vers une littérature plus engagée.  

Pour parler plus spécifiquement de L’Archipel, qui sera en librairie dans 48 heures. Comment vivez-vous cette attente?

Ben en fait, je viens de terminer l’écriture du tome 2 samedi. Donc je suis déjà dans l’attente, puisque mon éditrice n’a pas encore terminé la lecture de ce nouveau tome.

Quand je suis dans l’écriture d’un livre, je fais des périodes très très denses. Je mets beaucoup de temps à préparer mon livre. Ce second tome, j’ai mis 2 à 3 mois pour le scénariser, dessiner les personnages, à me documenter évidemment, à choisir les lieux et les visiter si besoin. Mais par contre, quand tout ça est terminé, quand ma vision d’ensemble est terminée, le livre est écrit en deux semaines. Avec en général un horaire 9h30- 4h du matin… D’ailleurs, là, j’ai de grosses cernes!! (rires). Mais je suis content. C’est un bonheur énorme d’avoir une idée, un embryon, mais que le livre lui-même ne soit pas encore écrit, qu’il soit encore dans ton esprit à l’état d’image uniquement. Et puis d’arriver a l’écrire, et de pouvoir se dire: Ca y est, l’histoire est là! », et de pouvoir la donner ensuite. 

J’ai une chance, c’est de ne pas avoir l’écriture douloureuse.  Je n’ai jamais l’angoisse de la page blanche. C’est pas une prétention de ma part, c’est une véritable chance. Quand je me mets devant ma page, j’écris forcément. Ce n’est pas toujours bon, et donc j’efface. Mais l’écriture vient toujours. C’est comme un flot narratif. C’est-à-dire que je pars sur un chapitre, et je peux l’écrire parfois en trois heures. Parfois, c’est un peu plus laborieux, mais j’ai toujours de quoi écrire. 

Alors que quand je fais mon chapitrage et la préparation de mon livre, je peux passer par des moments atroces Tu bloques! Par exemple, tu veux faire rencontrer tes deux personnages parce que tu sais qu’il va y a voir une scène magnifique, mais tu ne sais pas comment y arriver! Dans ces moments-là, je peux être d’une humeur absolument exécrable, avec mes proches, parce que je n’arrive pas à ce que je veux. Et puis, je vais avoir le déclic à un moment, et là, c’est comme si j’étais sous amphétamines! Mais c’est une période assez douloureuse, la conception. 

D’ailleurs, je rends parfois mon livre à l’éditeur en retard, parce que je pense toujours que je peux mieux faire. Je fais des recherches, et parfois j’en fais trop, et du coup je ne peux plus construire le scénario comme je le voudrais. Alors je fais de gros rushs d’écriture! 

Et là, c’est la période d’inquiétude, parce que j’ai peur que ce ne soit pas bon, qu’il manque quelque chose… Par contre, l’écriture, c’est un bonheur ultime!

En même temps, le rythme de l’écriture donne son rythme à un livre. D’ailleurs, pour le tome 1 de l’Archipel, pour la fin du livre en particulier, tu ne peux pas écrire ça en 6 mois. Je ne pense pas que ça ne donnera pas le rythme voulu. Il faut que le premier jet soit dans cette espèce d’urgence que demande cette histoire. J’ai écrit les 80.000 derniers signes en une nuit, parce que je n’aurais pas pu m’arrêter au milieu! 

Ce thriller repose sur un thème particulier: les sosies. D’où vous est venue cette idée?

Pour une fois, je peux vraiment parler de l’origine de ce livre. Parce que j’ai souvent du mal à resserrer la naissance d’un livre à un élément. L’Archipel, c’est en lisant deux articles de journaux. 

Le premier, c’est un article suisse traitant d’un avocat qui vend des nationalités. Contre dix millions d’euros, tu peux par exemple obtenir un passeport maltais. C’est plus particulièrement pour les cas de grand banditisme ou pour des questions fiscales.  C’est encore une fois l’argent qui peut tout acheter.

Et puis, un autre article sur les sosies qui m’a assez interpellé. Il expliquait qu’en réalité, tous les êtres humains ont 99,9% d’ADN en commun. Les différences qu’on a, physiquement et autres, et qui sont énormes, ne résultent que du 0.1% de différence. Et statiquement, nous avons chacun 4 ou 5 sosies sur terre. 

Et enfin,  j’ai fait une rencontre avec des jeunes de 14 à 16 ans, au centre pénitentiaire de Meyzieu, près de Lyon. C’était assez impressionnant!

Il y a eu une sorte de mélange d’idées qui s’est fait, et c’est comme ça que L’Archipel a été créé.

Vous avez terminé d’écrire le seconde tome. Vous vous lancez directement dans le troisième?

Je vais faire une petite pause avant….  Je n’en faisais pas avant, mais j’essaie maintenant, c’est de faire des ellipses. C’est-à-dire que les personnages vivent des choses sans nous, sans le lecteur et sans l’auteur, et on les récupère après. Ils ont évolué, et ça m’intéresse. Je vais les laisser reposer un peu, et je les reprendrai ensuite. 

J’ai lu votre roman et ai été totalement transportée par l’histoire, au point de penser qu’elle ferait un très bon film. Est-ce en projet?

Je pense qu’il ferait plutôt une très bonne série. Trois tomes, trois saisons, pourquoi pas? Je suis un fan de cinéma, déjà quand j’étais ado. Mais maintenant, je suis un fan absolu de séries. Certaines m’ont bouleversé comme Leftovers, ou Breaking Bad. J’ai plus de plaisir à regarder une série qu’à aller voir un film au cinéma. 

Vous avez déjà d’autres idées, pour de prochains livres?

On va déjà aller au bout de l’Archipel! Et puis, je me verrais bien faire un spin-off, pour utiliser le vocabulaire du cinéma. Le monde de l’Archipel est tellement vaste, notamment cette fameuse organisation R.I.P que vous découvrirez dans le tome 2. Et je pense qu’il y a encore des choses à explorer. 

Une dernière question: thé ou café?

J’adore le thé, mais café, parce que quand je fais mes rushs d’écriture, je carbure vraiment beaucoup au café! J’en consomme beaucoup en règle générale, j’aime beaucoup le bon café. Mais quand je suis en écriture, il m’arrive d’en prendre vers 23h ou minuit! 

Merci beaucoup, Monsieur Puard, pour cette belle conversation!

Voilà mon avis pour L’archipel, qui paraît aujourd’hui!

L’Archipel tome 1: Latitude de Bertrand PUARD

interview

Déborah D’Orazio

Je m’installe dans mon salon confortable, pour y retrouver un nouvel auteur.

Belge, un roman à son actif, et ne comptant pas s’arrêter là, Déborah D’Orazio a accepté de répondre à quelques-unes de mes questions.

C’est avec plaisir que je partage ce moment avec vous.

Nous allons d’abord parler de ton livre, qui vient de sortir.

Tu as placé l’histoire dans une petite ville italienne, Montebello. Pourquoi ?

L’Italie, c’est un clin d’œil à mes origines. Le décor me paraissait idéal et je voulais donner à mes personnages ce sens de la famille, que l’on retrouve beaucoup en Italie, et que mes parents m’ont inculqué.

On sent clairement l’influence de Roméo et Juliette, de William Shakespeare. Une histoire que tu aimes particulièrement ?

C’est vrai que j’adore l’histoire de Roméo et Juliette, la passion, la tragédie mais je dois avouer que je ne m’en suis pas inspirée du moins pas consciemment… J’ai reçu une critique par ma maison d’édition qui faisait un parallèle ente Roméo et Juliette et mon roman. J’ai été surprise et puis je me suis rendue compte que c’était effectivement le cas !

Qu’est-ce qui t’a poussé à écrire ? Quelles ont été tes motivations ?

Tout a commencé par la lecture, je me revois enfant, avec mon papa au rayon livres, il me disait que je pouvais en choisir un ou deux, il attrapait ceux que je ne pouvais pas atteindre et il attendait patiemment que je choisisse. A l’âge adulte j’ai laissé cette passion de côté puis je me suis dit que c’était vraiment dommage et je m’y suis remise. Il y a quelques années, les romances que je lisais m’ont donné l’envie d’écrire, de créer à mon tour une histoire d’amour, je me suis lancée et me voilà !

As-tu une habitude ou une manie quand tu écris, ou quand tu lis ?

Quand j’écris, ou plutôt quand je réfléchis, j’entortille une mèche de cheveux. Quand je lis, c’est pareil mais plus l’histoire est prenante ou touchante, plus j’entortille.

On s’inspire souvent de ce qui nous entoure. Quel est ton livre préféré ?

Beautiful disaster, et toute la série qui en découle et dans un autre genre, La vérité sur l’affaire Harry Quebert.

 

As-tu d’autres projets d’écriture ? Comment vois-tu ton avenir d’écrivain ?

Quand j’ai terminé l’histoire de Joia et Angelo, je me suis dit, c’est tout, je veux passer à autre chose. Mais au bout de quelques jours, ils m’ont manqué, leur histoire ne pouvait pas s’arrêter, j’avais encore des aventures à leur faire vivre alors j’ai écrit le tome deux ! Quand celui là a été terminé j’ai eu la sensation que leur histoire était cette fois complète. Mais au fil de cette écriture, je me suis attachée à un personnage, Fabio, le frère cadet d’Angelo, alors, pour le moment j’écris son histoire.

J’ai dû mal à me considérer comme un écrivain alors je ne pense pas à mon avenir en tant que tel, je continue simplement à écrire…

Ca y est, tu es arrivée dans la cour des grands, ton livre est édité ! Qu’est-ce que cela fait ?

Ca fait un peu peur et c’est exaltant ! Pendant des années, seule une poignée de personnes savait que j’écrivais, mon mari, mes deux plus proches amies et ma belle-sœur Morgane. Petit à petit, elles m’ont incitées à essayer de faire publier mon roman et quand le projet a été finalisé, mon mari m’a dit : « Maintenant, il est temps de le dire ! » et il avait raison !Personne n’a été surpris et moi je suis toujours aussi gênée de dire : j’écris des romans. Ça me parait tellement dingue !

Comment ton entourage appréhende ce nouveau statut ?

Avant que tu ne poses la question, je n’y avais pas pensé, et je crois que mon entourage non plus. Ma vie ne va pas radicalement changer, je suis toujours cette fille rêveuse et idéaliste sauf que maintenant, j’écris.

Que lis-tu en ce moment ?

Je viens de terminer Mille baisers pour un garçon, ça m’a bouleversée.

Es-tu thé ou café ?

Chocolat ! chaud ou froid 

Je te remercie pour cette petite conversation, et je te souhaite bonne chance pour la suite!

Voilà mon avis sur Indécisions

Indécisions de Déborah D’ORAZIO

interview

Stéphane Bern

En conversation avec...

A l’occasion du Salon de l’Histoire de Bruxelles, créé et organisé par Patrick Weber, j’ai eu l’occasion de rencontrer et de discuter quelques minutes avec Stéphane Bern.

C’est avec plaisir que je partage ma rencontre avec vous.

Est- ce que vous avez eu l’occasion de visiter Bruxelles? 

AH mais je visite très souvent Bruxelles! 

Qu’en avez-vous pensé? 

J’adore Bruxelles si ce n’est que c’est un peu comme Paris maintenant. Il commence à y avoir, comment vous dire, les mêmes embouteillages… 

On a plus besoin de vous présenter. On sait tous qui vous êtes: Ecrivain, présentateur télé, animateur radio… Comment trouvez-vous le temps de tout faire? 

Ecoutez, c’est une question d’organisation. Et quand on est passionnée, on trouve toujours l’énergie et le temps. Mon moteur, c’est la passion! Donc voilà, je m’organise et puis le reste c’est de l’organisation: la radio le matin, la télé l’après-midi. Les livres, je les écris l’été, quand je suis en vacances. Et voilà! C’est pas plus… Vous savez, y a des gens qui ont des métiers beaucoup plus pénible que le mien. 

 

Et quelle est l’activité que vous préférez? 

Au fond, c’est l’écriture. J’aime écrire, c’est ce que je préfère. 

À ce propos, j’ai vu que vous sortez un nouveau livre, fin décembre: Une destinée souveraine. Pouvez-vous m’en dire plus? 

Il est reporté, parce qu’il n’est pas terminé.  

Et de quoi ou de qui traitera-t-il? 

Ben on est en train de changer le sujet. Je prépare une biographie romancée de la première américaine princesse de Monaco qui n’était autre qu’Alice Heine. 

Vous avez bien entendu des personnalités historiques que vous adorez. Mais est-ce qu’il y en a que vous n’aimez pas? 

Il y a forcément des gens que vous n’aimez pas! Mais c’est vrai que vous les oubliez plus vite, vous ne vous préoccupez que de ceux que vous aimez. J’ai pas une passion pour César Borgia par exemple. On le sent quand on lit mon livre sur la renaissance. Autant sa sœur, Lucrèce, je l’exonère de tous les péchés et méfaits dont on l’accable. Mais je dois dire, César Borgia, il ne peut pas se racheter à mes yeux, non. 

Vous êtes célèbre aujourd’hui. Comment vivez-vous cela? 

Je ne sais pas ce que ça veut dire, la célébrité. Les gens vous reconnaissent… Mais ça ne m’empêche pas de vivre, de faire mes courses, de prendre le métro, de prendre le Thalys. Voilà, je vis normalement, ça n’a pas changé mon existence. Vous savez, faut pas se prendre au sérieux, c’est la vraie… Il faut faire son travail sérieusement sans jamais se prendre soi-même au sérieux. Ca passe, ça va, ça vient. La gloire c’est …très éphèmère.  

Avez-vous une manie? 

J’ai des tics de langages. Au fond, je dis toujours au fond. Et puis des manies… J’essaie de les corriger si j’en ai. 

Avez-vous des projets pour bientôt? Pour l’avenir? 

Toujours! 

Un petit secret à me dévoiler? 

D’abord prendre des vacances! La première chose que je vais faire, et je n’ose pas l’avouer, je vais prendre des vacances pour écrire un petit livre  sur mon musée du Collège de Thiron-Gardais, dans le Perche, voilà. Je vous invite à venir l’été prochain, ce sera ouvert! 

C’est noté! Vous essayez de rendre l’Histoire approchable à tous. Que me répondez-vous si je vous dis que certains de mes jeunes enfants regardent parfois vos émissions avec moi? 

Mais ça me fait très plaisir! Parce que, évidemment, le but c’est d’intéresser toutes les générations! C’est que les petits-enfants regardent les émissions avec leurs parents et leurs grands-parents. C’est en ça que vous êtes… Il faut toucher le plus grand nombre, c’est le but. 

Une dernière question: Thé ou café? 

Plutôt café.. Plutôt expresso, strong (rires). Très italien! 

 

 

 

Merci à Stéphane Bern pour ces quelques instants de discussion!

interview

Cathy Cassidy

Bonjour bonjour,

J’ouvre à nouveau les portes de mon salon pour accueillir un nouvel auteur, venu discuter un moment: Cathy Cassidy.
Bien que ne parlant pas français couramment, elle a aimablement répondu à mes questions. Ce qui m’a fait très plaisir. Je la remercie pour sa gentillesse.
Voici donc les petits secrets que cette gentille dame m’a dévoilé.

Petite biographie

Cathy Cassidy (née le 13 juin 1962) est une auteure britannique de romans pour jeunes adultes, principalement axés sur la fiction domestique.
Après des études au Liverpool Polytechnic , Cathy Cassidy obtient un poste de rédactrice en chef dans le magazine Shout. Elle l’occupera pendant 12 ans tout en donnant des cours d’arts dans les écoles primaires. Elle a ensuite repris des cours à l’université pour devenir professeur d’art. Elle a enseigné à Coventry pendant quelques années avant de suivre son mari en Écosse.
Elle est connue pour ses séries Daizy Star et Les Filles au chocolat.

A propos de l’écriture

Vos livres ont toujours une superbe couverture. Etes-vous gourmande? Quelle est votre gourmandise préférée?

J’adore les couvertures en France… trés chic! Je suis végétarienne et j’aime la nourriture saine… et les gâteaux aussi!

Comment trouvez-vous les sujets de vos livres? 

J’aime écrire sur la vraie vie… le genre de choses qui pourrait arriver. J’aime écrire sur les émotions!

Avez-vous des enfants? Vous inspirent-ils? 

Oui, j’ai deux enfants… mais ils sont adultes maintenant! Mon fils s’appelle Cal  a 24 ans… ma fillette, Cait,en  a 23. Tous les deux sont chanteurs!

Vous parlez souvent de véritables problèmes que rencontrent les adolescents. Comment faites-vous pour vous approcher si près de la réalité? Visitez-vous des écoles? 

Quand j’étais journaliste, j’étais  un chroniqueur de conseils. Je suis intéressée par les émotions et ce que cela implique dans les réactions des gens.

Quel est votre rituel d’écriture? 

J’écris sur un ordinateur portable. Je prévois mes histoires en rêvant.

Vous êtes mondialement connue ou presque. Qu’est-ce que cela vous fait? 

Il m’est encore très difficile d’y croire! J’adore être un auteur, et j’adore que les gens aiment lire mes livres!

Voyagez vous beaucoup pour vos livres? Pour les dédicaces? 

Oui… j’ai visité l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Singapour, la  Pologne, et la France bien sûr!

Avez-vous déjà de futurs projets? Lesquels? 

[su_pullquote align= »right »] »Travailler dur, rêve grand, vivre la vie au maximum! »[/su_pullquote]
Je suis en train décrire une nouvelle série, Les Perdus et Retrouvés… je ne sais pas si le titre sera le même en Français!
C’est  à propos d’onze adolescents qui forment un groupe de rock… Chaque personne a une histoire à raconter.

Le côté boudoir

Quels sont les livres qui vous ont inspiré jusque-là?   

J’adore les livres pour jeune adulte et les enfants… j’aime beaucoup lire!

Avez-vous un livre fétiche? 

Watership Down par Richard Adams… mais J’ai beaucoup de favoris!

Café ou thé? 

Café! 

Quels sont vos hobbys?

J’aime la lecture, la natation, le yoga, et la collecte de vêtements, de livres et de jouets anciens. 

Quel est votre meilleur souvenir en dédicace? 

Tant… trop! Mon français n’est pas assez bien pour te dire!

Quel est le plus beau compliment que l’on pourrait vous faire? 

Je suis toujours heureuse de savoir que les gens adorent mes livres!

Avez-vous une maxime? 

La vie est douce!

Comment avez-vous commencé à écrire?

J’ai commencé en tante que journaliste pour un magazine pour adolescents…  
Merci, Cathy Cassidy, pour votre venue dans mon salon!
Elle vous a donné envie de lire ses livres?

 

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interview

Thomas LAURENT

Bonjour à tous!

Nous nous installons confortablement pour discuter avec un auteur.

Cette fois, il s’agit de Thomas Laurent. Il a bien aimablement voulu répondre à mes questions.

 

[su_pullquote align= »right »] »Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours rêvé d’écrire. »[/su_pullquote]

 

Tout d’abord, merci de venir papoter un peu avec moi.

Merci à toi !

As-tu fait des études littéraires ?

Et non ! J’ai fait des études d’archéologie à l’université de Strasbourg. L’archéo est ma deuxième grande passion, après l’écriture… et d’ailleurs, cela a beaucoup apporté à mes romans.

Quel a été l’élément déclencheur de ta passion pour l’écriture ?

En toute franchise, je n’en ai pas la moindre idée. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours rêvé d’écrire. Quand j’étais tout petit et que ma mère me lisait des histoires avant de dormir, ces étranges symboles sur le papier me fascinaient au plus haut point. C’était pour moi une sorte de magie: comment de simples traces d’encre pouvaient-elles transmettre des mots ? Des images ? Des émotions ? Je n’avais qu’une seule idée en tête: apprendre à les déchiffrer et les utiliser à mon tour ! Devenir ce mystérieux magicien, « l’auteur »…

J’ai lu dernièrement ton livre, Code Victoria, que j’ai beaucoup aimé. Est-ce ton premier livre ?

Non ! C’est mon deuxième roman publié (le premier étant « Le Signe du Diable », un thriller médiéval sur le thème de la sorcellerie). En matière d’écriture par contre, c’est le… quatrième. Et oui, j’ai encore quelques romans dans les tiroirs… 😉

Qu’est-ce qui t’a poussé à écrire sur ce sujet ?

C’est un roman qui me trottait depuis longtemps dans la tête. En fait, je suis toujours incapable d’expliquer pourquoi je me sens poussé à écrire tel ou tel roman: j’ai l’impression que tout se fait naturellement, en temps et en heure, au moment voulu. L’inspiration ne se commande pas: elle se présente, parfois à l’improviste… et il ne tient qu’à nous de lui ouvrir notre porte !

Combien de temps de recherches pour ce roman ?

Assez peu en vérité: les thèmes historiques abordés m’intéressent depuis longtemps. Je me suis documenté au fil de ma scolarité, principalement pendant mes trois années de fac d’archéologie…

As-tu déjà des idées pour d’autres livres ?

Et comment ! J’ai deux romans non publiés en stock: « Quarantaine », un roman de SF, et « La Vierge sans visage », un nouveau thriller médiéval. J’ai aussi quelques idées pour de nouveaux romans… en fait, c’est le temps – plutôt que les idées – qui manque ! L’année prochaine je passe un capes, qui va me demander énormément de travail et d’investissement. Autrement dit: très peu de temps pour l’écriture. 

On a régulièrement comparé ton roman au Code Da Vinci. Un compliment pour toi ?

Oui ! Le Da Vinci n’a aucun fondement historique et raconte beaucoup de bêtises, mais en tant que pure fiction, bref, en tant que roman, c’est une réussite. Même s’il tend à tirer en longueur sur certains passages… Un écueil hélas relativement courant dans le genre du thriller ésotérique.

[su_pullquote align= »right »]As-tu un livre fétiche ?

L’Alchimiste de Paulo Coelho. (Oui, je sais, rien à voir avec un thriller… Je lis de tout !). Je trouve son message limpide et lumineux. [/su_pullquote]

 

 Si tu devais être un personnage littéraire, qui serais-tu ? Pourquoi ?

C’est une question à laquelle je ne peux répondre de manière « classique ». Car quand j’écris un roman, je le vis. J’incarne pleinement mon personnage principal: je vois ce qu’il voit, ressens ce qu’il ressent. Il m’est arrivé (notamment pour Le Signe du Diable) d’écrire huit ou neuf heures d’affilée sans m’en rendre compte, tant j’étais « dedans ». Bref: à chaque nouveau roman, à chaque nouvelle séance d’écriture, je suis mon personnage principal. À chaque nouveau roman, j’entre donc dans la peau d’un nouveau personnage littéraire… 

As-tu des animaux de compagnie ? Quels sont leurs noms ?

Plus actuellement, mais j’ai grandi avec le meilleur chien de la planète: un scottish terrier du nom de Scotty !

Comment ta famille appréhende-t-elle ton statut d’auteur ?

Ma famille et mes amis me soutiennent à fond ! Je ne pourrais pas être mieux entouré. Donc, pour répondre précisément à la question: très bien ! 🙂

Un dernière question. Quel est le plus beau compliment que l’on pourrait te faire ?

N’importe lequel, tant qu’il est honnête, désintéressé et qu’il vient du cœur. 🙂

Il vous a convaincu?

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interview

En conversation avec Guillaume Lenoir

 

Guillaume Lenoir est l’auteur du roman La marquise aux Poisons, paru aux éditions Evidences.

 

 

 

Il a aimablement répondu aux questions que je lui ai posé.

Voici ses réponses.

[su_heading size= »17″]Tout d’abord, merci de venir papoter un peu avec moi.[/su_heading]

De rien, avec plaisir.

[su_heading size= »17″]Comment allez-vous ?[/su_heading]

Très bien, merci.

[su_heading size= »17″]Avez-vous fait des études littéraires ?[/su_heading]

J’ai passé un bac littéraire, avec option histoire de l’art, puis j’ai enchaîné avec des études en Histoire.

[su_heading size= »17″]Quel a été l’élément déclencheur de votre passion pour l’écriture ?[/su_heading]

J’ai baigné dans les livres dès mon plus jeune âge, ce qui m’a amené à être curieux sur plein de sujets. En parallèle, j’ai toujours été sensibilisé à d’autres formes d’art et de communication : cinéma, peinture, etc . Cela a sans doute contribué à développer mon imagination, et l’envie de créer.

[su_heading size= »17″]J’ai lu dernièrement votre livre, La marquise aux poisons, que j’ai beaucoup aimé. Est-ce votre premier livre ?[/su_heading]

Il s’agit de mon premier livre publié en maison d’édition, et du premier roman que j’ai écrit. Auparavant, j’avais écrit d’autres textes, mais moins aboutis, sur lesquels je reviendrai peut-être un jour.

[su_heading size= »17″]Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire sur ce sujet ?[/su_heading]

D’une part, ma passion pour l’Histoire. Souvent, on a tendance à penser que notre passé se résume à des dates, des manuels poussiéreux et rébarbatifs. Il faut prendre l’Histoire comme un voyage vers d’autres époques, vers d’autres univers.
La seconde raison vient du personnage de Marie-Madeleine de Brinvilliers. Je suis très attaché à l’histoire des femmes en général, de la condition féminine à travers les âges. Et cette marquise est une véritable énigme. Je l’ai d’abord découverte comme un monstre criminel, une créature sans scrupules.
D’autres historiens plus récents (des historiennes en l’occurrence), ont nuancé cette sombre image. Ils se sont aussi intéressés à son parcours. On a alors tous les ingrédients pour un roman. Un  une femme amoureuse d’un manipulateur qui la pousse à commettre l’irréparable, des intrigues. Mais aussi une femme portant avec elle les souvenirs d’une enfance brisée, victime d’un mari volage. Dans une moindre mesure, une femme qui brise les carcans de la condition féminine en s’affichant publiquement avec son amant, au détriment de son père. Ce personnage et son histoire peuvent renvoyer à beaucoup de thématiques. Ma ligne directrice a été d’en faire un personnage humain. Capable du meilleur et du pire. Et sans porter de jugement sur sa vie. Je laisse cette liberté d’appréciation au lecteur.

[su_heading size= »17″]Combien de temps de recherches pour ce roman ?[/su_heading]

Des mois de recherche pour réunir les sources d’origine. Au-delà du point de vue des historiens, il fallait que je puisse remonter aux documents d’époque, compte-rendu de procès, chroniques d’époque, etc.
Quant aux représentations de Marie-Madeleine de Brinvilliers, malheureusement, à part un dessin réalisé par Le Brun à la fin de son existence, il ne nous reste aucun portrait d’elle. Ses contemporains la décrivent comme une femme petite, menue et séduisante, avec de grands yeux bleus. L’imagination a fait le reste pour lui donner vie.

[su_heading size= »17″]Avez-vous déjà des idées pour d’autres livres ?[/su_heading]

En dehors du roman historique,  j’ai tendance à écrire dans le Fantastique. Hartland- Les Portes de l’Enfer, sortira d’ici la fin de l’année 2017. Il se déroule en 1982, dans une petite ville du Dakota du Nord, qui se retrouve confrontée à des forces obscures, suite à l’arrivée d’un sinistre révérend. J’envisage de lui donner une suite.
J’ai également en projet une biographie historique, mettant en scène une reine peu connue de l’Antiquité, Sophonisbe, ayant vécu lors des guerres entre Rome et Carthage.
  D’autres idées également, mais j’essaie de ne pas me disperser, et de les poser à plat au fur et à mesure.
Enfin, j’aimerai m’essayer à la nouvelle. Dans cette perspective, je compte diffuser quelques textes en libre-accès sur mon site Internet. Pour moi, l’écriture doit aussi avoir une dimension accessible.

[su_heading size= »17″]Avez-vous un livre fétiche ?[/su_heading]

Pas nécessairement de livre fétiche. J’aime aussi bien les classiques que des livres plus récents. Je lis relativement peu de fictions. Je suis beaucoup plus porté sur les livres d’Histoire, de sociologie, les études sur les croyances et les mythes, etc. 

[su_heading size= »17″]Si vous deviez être un personnage littéraire, qui seriez-vous ? Pourquoi ?[/su_heading]

Peut-être comme Alice de Lewis Carroll,  afin de pouvoir m’évader dans un autre monde.

[su_heading size= »17″]Avez-vous des animaux de compagnie ? Quels sont leurs noms ?[/su_heading]

Un chien, appelé Ghandi
Deux chats : Grace et Mini Cat

[su_heading size= »17″]Comment votre famille appréhende-t-elle votre statut d’auteur ?[/su_heading]

Mon entourage est content pour moi, me soutient dans mes projets. J’ai beaucoup de retours positifs. En ce qui me concerne, j’ai du mal à me considérer comme « auteur ». Je me dis que j’écris et que je partage cette écriture.

[su_heading size= »17″]Un dernière question. Quel est le plus beau compliment que l’on pourrait vous faire ?[/su_heading]

Je n’aime pas trop les compliments de prime abord, ils ont tendance à me gêner. Pourtant, c’est toujours réconfortant, en particulier au niveau des lecteurs. Une personne m’a indiqué, après avoir lu La Marquise aux poisons, avoir retrouvé le goût de la lecture, et avoir apprécié un genre — Le roman historique — qui n’était pas sa tasse de thé. Je pense que lorsqu’on écrit, les plus beaux compliments viennent des lecteurs. On écrit avant tout être lu, et lorsqu’on se rend compte que l’on a réussi à faire passer certains ressentis ou certains messages, c’est la plus belle des récompenses.

C’est ici que se referme cet interview. Si vous voulez découvrir son univers, être tenu aux courants de ses futurs écrits, voici le site de l’auteur.

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