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Young adult

L’ingrédient du bonheur de Laurel REMINGTON

Comment survivre au collège quand on est le sujet du blog de sa mère ? À part se cacher dans un trou de souris ou raser les murs à vie, Scarlett ne voit pas.

Jusqu’au jour où elle entre dans la magnifique cuisine de la vieille voisine. L’existence devient un délicieux défi où il n’est plus question que de scones à la cannelle, de mousse au chocolat meringuée et de cupcakes vanille glaçage framboise. Mais aussi de quatre filles qui deviennent amies en préparant des pâtisseries la nuit. Et même d’un beau garçon très aimable en guise de cerise sur le gâteau…

Edition: Casterman

Nombre de pages: 323 pages

Mon avis: Scarlet vit chaque jour un enfer. Sa mère n’a rien trouvé de mieux que de tenir un blog dans lequel… de ses filles! Cela pourrait encore aller, si:
  1. Elle disait des choses positives à propos d’elle;
  2. le lycée entier n’avait pas connaissance de l’existence de ce blog.
Oui mais, c’est tout le contraire. Et chaque semaine, Scarlet tremble. Du sujet de l’article, et de la réaction des autres élèves de l’école. Elle déprime.
Mais une nuit, elle entend du bruit chez la voisine. Intriguée, elle décide d’aller voir, et se rend compte que la vieille dame a été embarquée à l’hôpital à cause d’une mauvaise chute. Partant d’un bon sentiment, elle décide d’aller subrepticement nourrir le chat, grâce à la clé cachée sous le paillasson. Mais en plus du chat, c’est une cuisine fabuleuse qu’elle découvre… L’envie de pâtisser lui prend, et la voilà partie sur toutes sortes de projets….
La première chose que je peux dire, c’est que j’ai eu envie de grignoter pendant toute la durée de ma lecture!!!! Si ce n’est pas une lecture gourmande, ça, je ne m’y connais pas

[su_animate type= »slideOutRight » duration= »1.5″ delay= »0.5″ inline= »yes »](Vous voyez ce que je veux dire?!?)[/su_animate]
Je reprends mes esprits et je vous raconte…
Scarlet est une adolescente tout à fait normale: elle a peur du regard des autres, peur de se différencier, et fait tout pour rentrer dans le moule.
Mais c’est loin d’être simple pour elle, étant donné l’emploi de sa mère. Mais tout change lorsqu’elle entreprend de vouloir faire de la pâtisserie. Et là, le monde magique de la cuisine lui ouvre ses portes. Englobant même quelques autres jeunes avec qui elle n’avait jamais jusque-là lié d’amitié.
Sous couvert de vouloir faire des surprises, les voilà qui se réunissent régulièrement, mettant à contribution le cahier de cuisine de la vieille dame ainsi que ses ingrédients.
Et cette amitié-là est superbe. Les jeunes filles se découvrent une passion commune, et des qualités complémentaires (Pour tout vous dire, j’adorerais que ma propre fille développe une amitié de ce genre!). Et ensemble, elles se découvrent plus fortes, et plus motivées. Et lorsqu’il est question de venir en aide, c’est ensemble qu’elles retroussent leurs manches. Un véritable esprit de cohésion comme je les aime.
A côté de ça, comme je l’ai (légèrement) déjà dit, le côté pâtisserie, avec tout ce que cela peut continuer de chocolat, de sucre, de crème et d’autres ingrédients délicieux, apporte une réelle touche très douce. Mmmh, je me serais bien glissée dans cette cuisine pour laisser tremper mon doigt dans les préparations.
Evidemment, il y a un superbe happy end, et un beau moment d’émotion. Mais je ne veux pas tout vous dire hihi
C’est la première fois que je lis un roman de cet auteur. D’ailleurs, il s’agit apparemment de son premier livre. Mais qu’elle continue à écrire, surtout! j’ai adoré le récit, le voyage et les gourmandises. De quoi vraiment passer un bon moment.
Je ne peux que vous le recommander! Que ce soit pour bien reprendre le rythme scolaire (ou du travail) ou pour la période de Noël (pelotonné avec un chocolat chaud à portée de main).

Points attribués: 10/10

Je remercie l’édition Casterman pour cette lecture vraiment gourmande.

Il vous tente?

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Romans

Les médicis tomes 1 et 2 de Matthieu LEGAULT

[su_custom_gallery source= »media: 11106,10138″ link= »lightbox » width= »170″ height= »230″ title= »never »]Rome, 1478. Une conjuration se forme avec la bénédiction du pape pour renverser la puissante famille Médicis qui règne sur Florence depuis maintenant deux générations.

Lorsqu’un de ses hommes est découvert assassiné en bordure du fleuve Arno, Laurent, dit « Le Magnifique », actuel dirigeant de la République Florentine, sent la menace planer sur sa famille. Il affecte aussitôt à l’enquête Feliciano et Fedora, tous deux membres d’une équipe d’élite chargée de préserver par tous les moyens l’influence des Médicis.

Les recherches de l’espion et tueur notoire Feliciano et de sa coéquipière, la belle et brillante Fedora, les mènent sur la piste d’une première conspiration visant l’assassinat des deux enfants de Laurent de Médicis. Tandis qu’ils s’affairent à contrecarrer l’attentat, d’autres complots se trament, dont celui organisé par la puissante famille Pazzi.

La jeune femme et son partenaire dont elle est éprise arriveront-ils à déjouer l’attaque contre les frères Médicis ? Les conjurés, Francesco Pazzi et l’archevêque de Pise, accéderont-ils enfin au pouvoir par les tromperies, les machinations et les coups de poignard?

Edition: Les éditeurs réunis

Nombre de pages: 314 et 305 pages

Mon avis: La famille Médicis dirige Florence depuis des générations. Et les ennemis sont nombreux. Les Pazzi, les Gondi, le Pape lui-même….
Les conjurations, les assassinats, les secrets, et les espions sont leur quotidien. Entourés d’une garde rapprochée, les Aigles, les Médicis dirigent d’une main de fer cette ville où vivent tant d’artistes.
Feliciano et Fedora font partie de cette fameuse garde rapprochée, et ils ont fort à faire pour déjouer tous les mauvais plans, mettant souvent leur vie en péril.
C’est une époque de l’Histoire que j’aime beaucoup redécouvrir au hasard de mes lectures. Lorsque j’ai vu le titre de cette série, je n’ai pas hésité longtemps…
Bien m’en a pris. Puisque j’ai lu les deux tomes avec grand plaisir. Je ne connaissais pas du tout cet auteur, il s’agit donc là d’une véritable découverte pour moi.
Les Médicis sont magnifiquement bien décrits. Leur faste, leur prestance, leurs réactions, ainsi que leurs actions sont superbes. Cela correspond tout à fait à ce que j’ai lu jusqu’ici, concernant ces personnages célèbres. L’avis de Laurent le Magnifique prime sur tout, et j’ai retrouvé cette impression dans ce roman. Pour leurs contemporains, il en est de même. Remarquablement bien construit, tous les personnages qui vivent dans ces romans sont authentiques dans leur manière d’être. Ils sont plein d’émotion et de réactions comme pouvaient l’avoir les hommes et les femmes de cette époque. (Quoiqu’il faut avouer qu’à part Fedora, peu de femmes interagissent dans ce roman, si ce n’est.. Hem, vous voyez ce que je veux dire. Mais n’était-ce pas la coutume à l’époque, que les femmes ne se mêlent pas de politique?)
Féliciano et Fedora ont une large part de la lumière pour eux seuls. Je dois bien avouer qu’ils sont haut en couleurs tous les deux. Leur passion du premier tome laisse peu à peu la place à quelque chose de plus établi, qui sort un peu des sentiers battus d’ailleurs. Et leur façon de travailler est … pour le moins énergique!
Le grand plus, à mon sens en tout cas, c’est aussi les artistes connus de l’époque, qui gravitaient réellement autour des Médicis à l’époque, que l’on retrouve dans ces romans: Botticelli, De Vinci, Verocchio, Botticini,… Ils sont tous là, et ont l’occasion de venir à un moment donné sur le devant de la scène. Ils ne restent pas des ombres que l’auteur n’aurait fait que mentionner. J’ai vraiment apprécié qu’ils soient intégrés aussi bien dans le récit.
Au final, il n’y a vraiment rien à enlever de ces romans. Je suis ravie d’avoir pu les découvrir.

Petit bonus

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Points attribués: 9/10

Je remercie l’édition des Editeurs Réunis pour cette lecture florentine.

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Young adult

Rose givrée de Cathy CASSIDY

La famille de Jude, 13 ans, la gêne énormément. Son père se déguise en Elvis Presley, sa mère boit et attire les problèmes, sa grand-mère commence à oublier les choses. Alors, comment laisser quiconque entrer dans sa vie et surtout Carter, le jeune garçon qui essaye d’être gentil avec elle ?

Edition: Nathan jeunesse

Nombre de pages: 364 pages

Mon avis: Jude a 13 ans, et une famille tout à fait atypique. Un père qui vit d’un drôle de métier (il est sosie d’Elvis Presley), et en ménage avec une nouvelle compagne. Une mère absente et alcoolique. Un grand-père fatigué et n’arrivant plus à pallier tous les manques. Une grand-mère qui a développé l’Alzheimer, et qui ne se souvient pas toujours de tout.
Jude fait toujours en sorte que personne, dans son entourage scolaire, ne puisse rencontrer sa famille. Elle en a trop honte… Hors, il aura suffi d’une réunion de parents pour que tout soit fichu par terre! Comment vas-t-elle pouvoir ce sortir de cette situation?
Cathy Cassidy est une nouvelle fois parvenue à trouver un sujet qui peut toucher certains adolescents: la honte de sa famille. Il est vrai que, dans certains cas, comme celui de Jude par exemple, il ne doit pas être facile d’assumer son héritage familial.  Elle a mis l’accent sur la particularité du papa, qui vit et mange Elvis Presley. Mais aussi et surtout sur la peine qu’éprouve Jude face à sa mère, dépendante de l’alcool. A travers son regard, on voit la longue déchéance, et les efforts que la jeune fille déploie pour faire face à cela.
13 ans, et obligée de grandir prématurément pour remplacer sa mère dans la structure familiale. C’est elle qui s’inquiète lorsque sa mère ne rentre pas, ou qu’elle ment. Elle qui réconforte l’amoureux de sa mère lorsqu’il n’en peut plus. C’est encore elle qui prépare avec son grand-père le repas de Noël.
Et lorsque Carter, un garçon qui l’affectionne particulièrement, tente d’entrer dans sa vie, Jude a peur. Qu’il découvre tout, qu’il la voit différemment, qu’il se moque. J’ai adoré Carter, vraiment. Drôle, attentif et réfléchi. Un adolescent bien dans sa peau, qui n’hésite pas à bouger pour venir en aide.
J’ai été très touchée par les pensées de Jude, par la vision vraie des choses, et par l’inaltérable énergie de Carter. J’ai trouvé ce livre plus profond que les précédents romans de Cathy Cassidy (que j’aimais déjà beaucoup). Il est plus sensible encore, plus précis, moins enfantin. Cet auteur a un réel don pour plonger dans ce monde de l’adolescence, pour le manier à la perfection. Et j’ai en plus l’impression que sa plume va en s’améliorant!
En tout cas, voilà un joli roman touchant que je mettrai dans les mains de ma fille.

Points attribués: 10/10

Je remercie l’édition Nathan pour cette lecture givrée.

Il vous tente?

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C'est lundi, que lisez-vous? Non classé

C’est lundi, que lisez-vous? (181)

c'est lundi, que lisez-vous printemps

Rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog de Galleane.


Il s’agit de répondre à trois questions:

1. Qu’ai-je lu la semaine passée?

2. Que suis-je en train de lire?

3. Que lirai-je après?

Le royaume des sept couronnes est sur le point de connaître son plus terrible hiver : par-delà le mur qui garde sa frontière nord, une armée de ténèbres se lève, menaçant de tout détruire sur son passage. Mais il en faut plus pour refroidir les ardeurs des rois, des reines, des chevaliers et des renégats qui se disputent le trône de fer, tous les coups sont permis, et seuls les plus forts, ou les plus retors s’en sortiront indemnes …

En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout.

«La gloire est éphémère, seule la renommée est durable.» Près de deux siècles d’histoires d’amour et de beauté, perlés de tant de parfums imaginés, se sont écoulés depuis qu’un jour de 1828 Pierre-François-Pascal Guerlain (1798-1864), parfumeur-chimiste de son état, ouvrit sa première boutique, rue de Rivoli, non loin du très chic hôtel Meurice, à Paris… Son destin avait été scellé bien des années auparavant, dans ce berceau d’odeurs où s’écoula sa petite enfance à Abbeville, auprès de son père, marchand d’épices et potier d’étain. Muscade, cannelle, vanille, poivre venus de terres lointaines avaient fait rêver l’enfant et nourri sa mémoire à jamais. Des velléités d’indépendance, le désir, encore fugace, de se réaliser poussèrent sur la route un jeune homme prêt à tout pour conquérir ses rêves, et qui allait se révéler bientôt en créateur visionnaire, doué d’un génie sans égal pour combiner d’heureuses alliances olfactives… Libre et audacieux, Guerlain suivit son intuition, offrant à une clientèle exigeante des fragrances inoubliables, encloses dans des flacons aussi élégants que raffinés, comme on n’en avait encore jamais vu. Après lui, Aimé, Jacques, Jean-Paul poursuivront l’aventure en la réinventant sans cesse, au point d’incarner le Paris du luxe et de la volupté. Une réussite familiale romanesque, que fait revivre avec talent la plume d’Élisabeth de Feydeau. Une histoire, enfin, où égéries et muses ne manquent pas, qui ont inspiré parmi les grands succès de la Maison «Jicky», «L’Heure Bleue», «Mitsouko», «Shalimar»…

Et vous, que lisez-vous?

In my mailbox

In my mailbox (170)

Bonjour bonjour!!

Ma semaine de réception aura été un peu plus calme. Calme avant la tempête? hihi

Voici ce que j’ai reçu

Casterman

Si Molly est une belle fille rieuse, sa petite sœur, Meg, à treize ans, se sent terne et sans intérêt. Durant ses vacances à la campagne avec leurs parents, Meg découvre la photographie avec Will.
Bientôt, ce simple divertissement devient sa passion. Mais Molly, elle, semble épuisée, comme éteinte, au moment même où sa sœur prend goût à la vie.
L’existence de Meg va changer, comme joue la lumière de l’été dans un sous-bois…

 

Nathan jeunesse

Guillaume est tracassé parce que son papa se remarie. Marilou précise à la maitresse qu’il se remarie non pas avec une femme, mais… avec un mari ! En fait, Guillaume a peur d’être homo comme son papa et de ne pas pouvoir faire de bébé, alors que ce qu’il veut dans la vie, c’est être père… Miradie lui dit qu’il pourra adopter un enfant. Alima lui dit qu’ils seront peut-être homos tous les deux et qu’ils pourront faire un bébé et en partager la garde. Avec toutes ces bonnes idées, voila Guillaume rassuré, on peut commencer la dictée !

 

Alors que les enfants jouent à la guerre dans la cour, Raïssa disparaît. Les enfants et la maîtresse la retrouvent enfermée dans un placard, terrorisée. Pour elle la guerre n’est pas un jeu : elle arrive de Syrie, où elle a vécu sous les bombes. Les enfants comprennent son traumatisme, et Helena et Malou le rapprochent de celui de leur grand-mère qui a connu la guerre quand elle était petite. Comment faire pour aider Raïssa ? Les enfants ont une idée : ils vont transformer leur école en école de la paix, interdite à la guerre et à toutes les armes, même en plastique…

Et vous, qu’avez-vous découvert?

Expression et proverbes

Donner sa langue au chat

Abandonner une recherche, demander la bonne réponse. « Je ne sais pas, je donne ma langue au chat ». Nous avons tous déjà entendu cela au moins une fois dans notre vie. Mais d’où vient cette expression?

Petit retour en arrière

Bien avant de vouloir être généreux avec les chats, c’est au chien que l’on jetait cette partie de notre anatomie.

[su_quote cite= »Astolphe de Custine, L’Espagne sous Ferdinand VII, page 312, 1838″]C’est surtout pour le mot de cette énigme-là qu’il faut se garder de jeter sa langue au chien.[/su_quote]

En effet, l’expression « jeter sa langue au chien » revenait à sous-entendre que l’on donnait les restes d’un animal, qu’on abandonnait. A l’époque, c’est d’ailleurs souvent ainsi qu’on nourrissait cet animal de compagnie: Il recevait les reliefs des repas. L’expression était donc tout à fait normale.

Au XIXème siècle cependant, le chat a trouvé sa place dans la société. Et les expressions se sont également adaptées.

Georges Sand a, à cette époque, utilisé une autre expression proche:  » Mettre quelque chose dans l’oreille d’un chat ».
Il s’agissait là d’exprimer le fait de confier quelque chose qui devait être gardé secret. Le chat possédait, du coup, de nombreux secrets qu’il gardait pour lui.

« Donner sa langue au chat » est devenu logique, puisque cette fois, c’était donner la parole au chat, qui, gardien de beaucoup de savoir, aurait certainement la réponse.

Petit plus

Cette expression a des équivalences dans d’autres pays. En voici un florilège

Angleterre: Renoncer au fantôme

Bavière: Jeter le fusil au grain

Bretagne: Son chat est aveugle

Hongrie: Le maître est libre

Documents

Cette étoile ne s’éteindra jamais d’Esther REAL

Cette étoile ne s'éteindra jamais d'Esther REAL

 Un livre poignant, regroupant écrits et documents sur Esther Earl, la jeune fille qui a inspiré à John Green le personnage féminin de Nos étoiles contraires.

Une jeune fille qui brille à travers tout le livre par sa joie et sa soif de vivre.

Edition: Nathan jeunesse

Nombre de pages: 448 pages

Mon avis: Esther est une jeune fille comme les autres. Sauf que pour elle, la vie n’est pas aussi simple. Un cancer s’est déclaré dès son jeune âge, et les traitements, les soins journaliers, et la fatigue font partie de son quotidien.
Pourtant, elle discute, écrit, participe à des forums, vit en famille, va au restaurant (armée de sa bouteille d’oxygène), bref, tente par tous les moyens de profiter de tout ce qu’elle peut.
Ce livre est son témoignage, son récit de ses années de combat.
C’est cette histoire qui a inspiré le roman « Nos étoiles contraires ». Je n’avais pas été convaincue par cette lecture. J’avais trouvé que les personnages n’avaient pas de réactions logiques pour leur âge.
Du coup, quand j’ai vu le coup de publicité (« la jeune fille qui a inspiré… »), je me suis demandé ce que j’allais trouver dans ce livre. Evidemment, je ne m’attendais pas à rencontrer Esther et sa joie de vivre.
J’ai lu ce livre avec les yeux d’une maman, en étant une. Certainement du fait du jeune âge d’Esther. Et je dois dire que c’est touchant.
Dans ce volume se trouve regroupés des photos, des extraits de journaux intimes, des copies de courrier et de mots qu’elle a écrit pour son entourage, des extraits de certaines de ses discussions sur internet. De quoi constituer un tableau qui permette de connaître Esther.
Elle écrivait et s’exprimait beaucoup. Avec beaucoup d’humour et d’amour. Est-ce la maladie qui développe ces gestes-là? On peut se le demander. Après tout, obligée de quitter rarement son domicile, elle a trouvé par elle-même une autre façon de se faire entendre.
Evidemment, on ne peut rester insensible au témoignage de ses parents (qui avaient créé un blog qui leur permettait de donner des nouvelles d’Esther), et de ses frères et soeurs. Il démontre un réel amour familial, un lien fort qui a entouré la jeune fille jusqu’au bout. C’est bouleversant de comprendre que le manque de moyens était présent, la peur de mauvaises rechutes, la compréhension et l’attention qu’ils ont porté à l’avis d’Esther pour chacune des étapes de soin.
Au final, si bien sûr l’auteur s’est inspiré d’Esther (il l’a rencontré), je trouve qu’il n’en aura pas fait un portrait fidèle. Et qu’il faut donc plutôt lire CE livre.

Je remercie l’édition Nathan jeunesse de m’avoir fait découvrir Esther.

Il vous tente?

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Romans

Silence radio d’Alice OSEMAN

Silence radio d'Alice OSEMAN

Et si tout ce que vous vous fixiez était faux?

Frances a toujours été une machine d’étude avec un but, l’université d’élite. Rien n’empêchera son chemin : pas des amis, pas un indigne secret — pas même la personne qu’elle est à l’intérieur.

Mais lorsque Frances rencontre Aled, le génie timide derrière son podcast préféré, elle découvre une nouvelle liberté. Il ouvre la porte à la VRAIE Frances et, pour la première fois, elle vit une véritable amitié, sans peur d’être elle-même. Mais le podcast devient viral et la confiance qu’il y avait entre eux est cassée. Pris entre qui elle était et qui elle désire être, les rêves de Frances s’écroulent.

Suffocant de culpabilité, elle sait qu’elle doit affronter son passé…

Elle doit avouer pourquoi Carys a disparu…

Pendant ce temps, Aled est seul, luttant contre des secrets plus sombres.

C’est seulement en faisant face à vos peurs que vous pouvez les surmonter. Et ce n’est qu’en étant votre véritable moi que vous pouvez trouver le bonheur.

Edition: Nathan jeunesse

Nombre de pages: 416 pages

Mon avis: Frances n’a qu’un seul but dans la vie: réussir ses études haut la main. Et pour ça, elle a tout un programme. Elle sait quand, elle sait comment. Et elle met tout en oeuvre pour s’y tenir.
Sa seule distraction? Cette histoire en ligne, à raison d’un épisode de 20 minutes par semaine. Elle en est accro, fan jusqu’au bout des ongles.
Quand son entourage la pousse à sortir un peu, pour se changer les idées, elle se retrouve dans une soirée dingue, où elle n’a pas l’impression d’avoir sa place. Et c’est là qu’elle voit son voisin dans un drôle d’état. Une chose en entraînant une autre, elle le ramène chez elle, histoire de le laisser dessaouler sans risque.
C’est là qu’il lui largue la bombe: il est l’auteur de Silence radio…
Entre eux se crée une amitié hors normes. Nullement attirés l’un par l’autre, mais uniquement par leurs qualités respectives, et leurs blessures non refermées. Parce que leur histoire en commun remonte à plus loin qu’il ne le pense.
Entre peine, émotion, joie, et surprise, les jeunes gens sont ballottés.
Je dis: WAOUH!!! C’est vraiment juste un roman young adult, ça? Impossible!!
Frances est l’intello du genre. Pourtant, dés le départ, il y a eu quelque chose chez elle qui m’a plu. La particularité de ses leggings peut-être.. (Non, je ne vous dirai rien de plus… Il faudra le lire vous-même). Toujours est-il qu’elle est touchante, ne serait-ce que pour la volonté qu’elle met à atteindre ses objectifs. Et puis, en avançant dans le roman, on se rend compte qu’il y a autre chose à découvrir. De plus intime, de plus triste, de plus fou.
Aled, l’auteur de Silence Radio est, au premier abord, un jeune homme comme un autre. Et pourtant… Homosexuel, auteur d’une histoire fantastique, et blessé par sa situation familiale, il est épuisé. Je pense que c’est encore le personnage que j’ai préféré. Il est totalement complexe, un peu décalé par rapport à sa génération. Et très sincèrement, je pense que c’est vraiment ça que j’aime.
Autour de ces deux-là gravitent d’autres personnages (mais je ne peux les énumérer tous, sinon mon avis ferait 4 pages tant il y a de choses à dire), aussi différents et intéressants les uns que les autres.
La mère de Frances est une femme qu’on voudrait tous avoir dans sa vie. Attentive, douce, réfléchie, elle a ce je ne sais quoi en plus qui en fait une maman géniale. Vraiment.
Au final, ce roman m’a littéralement transporté. Il sort des sentiers battus. Il sort des ces sempiternels courses à l’amour , de ces disputes de midinettes, et des revanches. CE roman parle d’un monde réel, où les sentiments sont réels, où les personnages vivent pour de vrai. Leurs réactions et leurs émotions sont si bien décrites qu’on pourrait les imaginer vivants, dans la maison d’à côté.
Je me laisse emporter, rien qu’en vous en parlant. Je vous conseille vraiment de le découvrir, il en vaut la peine.

Points attribués: 10/10

Je remercie l’édition Nathan jeunesse pour cette lecture radiophonique.

Il vous tente?

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Young adult

Un truc truc comme un biscuit craquant de E. LOCKART

Un truc truc comme un biscuit craquant de E. LOCKART

 J’ai 15 ans, 11 rendez-vous avec ma psy et 4 grenouilles en céramique.

Tel est le désespérant constat que Ruby fait de sa vie.

Sans compter qu’en 10 jours, elle a rompu avec son petit copain, s’est gravement disputée avec sa meilleure amie, a bu sa première bière (beurk), a été prise sur le fait par sa mère (aïe!) et a subi une attaque de panique colossale.

Mais Ruby a des réserves d’intelligence (et de mauvaise foi). Elle est surtout persuadée que l’existence est une aventure à haut risque totalement réjouissante, un vêtement tout doux mais qui gratte un peu.

Oui, mille fois oui, la vie selon Ruby, c’est finalement un truc truc comme un biscuit craquant !

Edition: Casterman

Nombre de pages: 501 pages

Mon avis: Ruby, 15 ans, est l’archétype de l’adolescente en pleine ébullition. Elle a, en plus, une réserve d’humour débordante et une propension aux psychodrames. Il faut dire que quand on est adolescent, il y a matière à ça.
La jeune fille est emplie d’une énergie folle, et imagine toutes sortes de choses. Il reste qu’elle est adorable, et qu’elle est attachante. Alors…
Entre parents tout à fait particuliers, des amies qui ont disparu de son horizon proche et une livre secret, Ruby a de quoi penser…
J’ai découvert, en cherchant s’il y avait d’autres tomes sur Booknode, qu’il s’agissait en réalité d’une réédition. Ce livre reprend les deux premiers tomes de la série Ruby & Oliver.
Un truc truc comme un biscuit craquant de E. LOCKART
Peut-être le connaissez-vous?
Toujours est-il qu’il s’agit là d’une véritable série pour ados, aucun doute là-dessus.
Ruby est en plein dedans. Disputes entre amies, quiproquo, béguin et grand amour, et petits et grands soucis à gérer. Tout  ce que nos ados vivent au quotidien..
Sauf que la demoiselle a l’air de se mettre dans les ennuis, bêtement. Et l’art de voir les choses avec un zeste d’humour. C’est particulièrement ce point là qui m’a plu. J’aime quand on prend les choses avec un peu de recul, quitte à faire un peu d’auto-dérision.
J’ai lu pas mal de romans de ce genre. Et hélas, régulièrement, il s’avère que la lecture est niaise, lourde, ennuyeuse. Pourquoi? Parce qu’on tourne toujours autour des mêmes sujets: les garçons, les copines, l’école et la liberté qu’ils rêvent d’obtenir.
Evidemment, il s’agit des mêmes sujets dans ce livre. Mais je dois avouer qu’ils sont plutôt bien traités.
Le must, pour moi, c’est ce fameux livre secret, dans lequel les amies ont consigné toutes sortes de conseils et de règles à respecter: Ne pas piquer le copain de sa copine, ne pas rappeler un garçon trop rapidement. Je l’imagine bien ce cahier, empli de textes à plusieurs mains, et les pages parsemé de dessins et de photos.
Je ne dis pas que c’est un coup de coeur, comprenons-nous bien. Mais malgré tout, j’ai passé un agréable moment de lecture. Peut-être même me laisserais-je tenter par la suite.

Points attribués: 7/10

Je rémercie l’édition Casterman pour cette lecture craquante

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interview

Thomas LAURENT

Bonjour à tous!

Nous nous installons confortablement pour discuter avec un auteur.

Cette fois, il s’agit de Thomas Laurent. Il a bien aimablement voulu répondre à mes questions.

 

[su_pullquote align= »right »] »Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours rêvé d’écrire. »[/su_pullquote]

 

Tout d’abord, merci de venir papoter un peu avec moi.

Merci à toi !

As-tu fait des études littéraires ?

Et non ! J’ai fait des études d’archéologie à l’université de Strasbourg. L’archéo est ma deuxième grande passion, après l’écriture… et d’ailleurs, cela a beaucoup apporté à mes romans.

Quel a été l’élément déclencheur de ta passion pour l’écriture ?

En toute franchise, je n’en ai pas la moindre idée. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours rêvé d’écrire. Quand j’étais tout petit et que ma mère me lisait des histoires avant de dormir, ces étranges symboles sur le papier me fascinaient au plus haut point. C’était pour moi une sorte de magie: comment de simples traces d’encre pouvaient-elles transmettre des mots ? Des images ? Des émotions ? Je n’avais qu’une seule idée en tête: apprendre à les déchiffrer et les utiliser à mon tour ! Devenir ce mystérieux magicien, « l’auteur »…

J’ai lu dernièrement ton livre, Code Victoria, que j’ai beaucoup aimé. Est-ce ton premier livre ?

Non ! C’est mon deuxième roman publié (le premier étant « Le Signe du Diable », un thriller médiéval sur le thème de la sorcellerie). En matière d’écriture par contre, c’est le… quatrième. Et oui, j’ai encore quelques romans dans les tiroirs… 😉

Qu’est-ce qui t’a poussé à écrire sur ce sujet ?

C’est un roman qui me trottait depuis longtemps dans la tête. En fait, je suis toujours incapable d’expliquer pourquoi je me sens poussé à écrire tel ou tel roman: j’ai l’impression que tout se fait naturellement, en temps et en heure, au moment voulu. L’inspiration ne se commande pas: elle se présente, parfois à l’improviste… et il ne tient qu’à nous de lui ouvrir notre porte !

Combien de temps de recherches pour ce roman ?

Assez peu en vérité: les thèmes historiques abordés m’intéressent depuis longtemps. Je me suis documenté au fil de ma scolarité, principalement pendant mes trois années de fac d’archéologie…

As-tu déjà des idées pour d’autres livres ?

Et comment ! J’ai deux romans non publiés en stock: « Quarantaine », un roman de SF, et « La Vierge sans visage », un nouveau thriller médiéval. J’ai aussi quelques idées pour de nouveaux romans… en fait, c’est le temps – plutôt que les idées – qui manque ! L’année prochaine je passe un capes, qui va me demander énormément de travail et d’investissement. Autrement dit: très peu de temps pour l’écriture. 

On a régulièrement comparé ton roman au Code Da Vinci. Un compliment pour toi ?

Oui ! Le Da Vinci n’a aucun fondement historique et raconte beaucoup de bêtises, mais en tant que pure fiction, bref, en tant que roman, c’est une réussite. Même s’il tend à tirer en longueur sur certains passages… Un écueil hélas relativement courant dans le genre du thriller ésotérique.

[su_pullquote align= »right »]As-tu un livre fétiche ?

L’Alchimiste de Paulo Coelho. (Oui, je sais, rien à voir avec un thriller… Je lis de tout !). Je trouve son message limpide et lumineux. [/su_pullquote]

 

 Si tu devais être un personnage littéraire, qui serais-tu ? Pourquoi ?

C’est une question à laquelle je ne peux répondre de manière « classique ». Car quand j’écris un roman, je le vis. J’incarne pleinement mon personnage principal: je vois ce qu’il voit, ressens ce qu’il ressent. Il m’est arrivé (notamment pour Le Signe du Diable) d’écrire huit ou neuf heures d’affilée sans m’en rendre compte, tant j’étais « dedans ». Bref: à chaque nouveau roman, à chaque nouvelle séance d’écriture, je suis mon personnage principal. À chaque nouveau roman, j’entre donc dans la peau d’un nouveau personnage littéraire… 

As-tu des animaux de compagnie ? Quels sont leurs noms ?

Plus actuellement, mais j’ai grandi avec le meilleur chien de la planète: un scottish terrier du nom de Scotty !

Comment ta famille appréhende-t-elle ton statut d’auteur ?

Ma famille et mes amis me soutiennent à fond ! Je ne pourrais pas être mieux entouré. Donc, pour répondre précisément à la question: très bien ! 🙂

Un dernière question. Quel est le plus beau compliment que l’on pourrait te faire ?

N’importe lequel, tant qu’il est honnête, désintéressé et qu’il vient du cœur. 🙂

Il vous a convaincu?

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