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Romans

L’oeil du corbeau de Thierry BARDOT

 Raphaël revient sur les terres de son enfance pour l’enterrement de sa mère. Menacé par des lettres anonymes et des corbeaux accrochés à la porte de la maison familiale, il est contraint de rester et de fouiller dans le passé de ses parents : qui lui en veut et pourquoi ? Avec les anciens du village, tantôt complices, tantôt ennemis, Raphaël va remonter les souvenirs, et découvrir un présent qu’il ne soupçonnait pas…

Edition: De Borée

Nombre de pages: 252 pages

Mon avis: Raphaël vient d’hériter de la maison familiale. Une maison dans laquelle il n’avait plus mis les pieds depuis bien longtemps.
Evidemment, ça met toujours un peu mal à l’aise. Mais ça devient problématique lorsqu’il s’aperçoit que, de toute évidence, sa présence n’est pas du tout souhaitée.
Soutenu par sa femme, il décide de rester sur place, au moins jusqu’à avoir élucider cette énigme: qui lui met des oiseaux morts sur sa porte? Qui tente de l’effrayer?
Mmmh… Je dois bien avouer que ces 252 pages m’ont semblé longues.
Au début, j’ai été intriguée. Un héritage, un voisin qui s’invite, on s’attend à des confidences. J’ai été bien obligée de déchanter rapidement, parce que de confidences, je n’en vois pas trace dans ces parties du livre.
Bon, qu’à cela ne tienne, on va savoir ce qui se passe. A défaut, je m’attends à des rebondissements. Hélas, jusqu’à une bonne moitié du livre, on ne perçoit que les interrogations de Raphaël, et ses petites discussions anodines avec sa femme, ou peu s’en faut. J’ai eu l’impression d’ouvrir un agenda et de lire à la page du jour: ai déjeuné simplement – ballade dans les bois – découverte d’une faux.
Quand au noeud du mystère, l’auteur finit par le dénouer, bien sûr. Mais si tard! Trop tard en tout cas, pour que cela m’apporte un intérêt quelconque. Parce qu’il va bien fallu additionner soi-même  2 et 2. Et donc, ce que l’auteur voulait donner comme une énorme révélation, je l’avais compris bieeeeen avant. Du coup, je me suis demandé: « Tout ça pour ça? »
Je n’ai pas du tout été conquise par ce livre, je le regrette. Trop de lenteurs, trop peu de données, et une explication qui arrive beaucoup trop tard. Et toi, qu’en penses-tu Pampoune?

Points attribués: 5/10

Je remercie l’édition De Borée pour cette lecture mystérieuse.

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Romans

Tout ce qu’ils méritent de Thierry BARDOT

Tout ce qu'ils méritent de Thierry BARDOT

 En 1908, victime d’inceste durant son enfance, Rose Caleu est devenue une jolie jeune femme qui n’hésite pas à user de ses charmes pour attirer les hommes, les torturer à plaisir et les tuer de sang-froid. Femme travestie en homme et nouvelle recrue de la maréchaussée, le gendarme André Colinot associé au séduisant cafetier, Léon Dubreuil, tente de l’intercepter.

Edition: De Borée

Nombre de pages: 385 pages

Mon avis: André Colinot, femme travestie en homme pour pouvoir faire le métier de gendarme, se trouve prise avec une affaire de meurtre pour le moins étonnante.
En 1905, dans ce petit village où tout le monde se connaît ou presque, se cache un assassin particulièrement retors, perpétrant des crimes à répétition.
Rose Calleu, jeune domestique du curé de la paroisse, vit sa vie comme elle le peut. Abusée dès sa tendre enfance par ses frères, puis par son employeur, elle nourrit une rage intérieure. De là à assouvir sa vengeance, il n’y a qu’un pas…
Mais André ne connaît pas Rose, et ne peut donc la soupçonner de quoi que ce soit. A elle de suivre les infimes indices, aidé du tenancier cher à son coeur.
Je vous ai dit qui était le meurtrier? Vous êtes déçus de le savoir déjà? Eh oui, je suis comme vous. Mais on connaît son identité dès les premiers chapitres! Plus de mystères de ce côté-là du coup.
Je suis assez mitigée. Je devrais même dire que je le suis beaucoup. Ce livre m’a laissé un goût d’inachevé.
Bon, d’abord, Rose. Jolie, avec de belles formes, elle attire le regard. Pourtant, ce n’est pas ce qu’elle veut. Elle en déjà trop vu pour souhaiter encore quoi que ce soit. Son désir de vengeance est compréhensible. Son mode opératoire (ça, vous le découvrirez vous-même), par contre, est en partie déstabilisant, en sachant tout le reste. Bon, passons.
De l’autre côté, André Colinot, jeune femme décidée, se travestit pour faire le métier qu’elle désire. A cette époque, les femmes n’ont pas encore accès à tous les métiers. Bien, j’aime cette idée qui pimente un peu l’ensemble. Mais quelle déception de voir que cette couverture saute pratiquement tout de suite! Non, non, non!! Tout d’un coup, ce grand mystère devient de notoriété publique. Je suis déçue.
Enfin, il reste Léon, le tenancier de bar et souteneur. Décidé, homme à femmes, il est séduit par André. Ensemble, ils font toute sortes de choses, entre autres, enquêter sur les meurtres.
Du coup, si je résume, il y a des meurtres (dont on connaît déjà l’auteur), une enquête (menée jusqu’au bout mais qui finalement ne nous apprend, puisqu’on sait déjà qui a fait quoi), et des scènes de sexe (âmes sensibles s’abstenir d’ailleurs, n’est-ce pas Pampoune?).
Il y a aussi un certain décalage quand au langage adopté (qui est plutôt contemporain) pour une histoire placée en 1905. Les attitudes également choquent par rapport à l’époque.
Du coup, ce livre se lit vite, mais je n’en ai pas apprécié vraiment la lecture.

Points attribués: 5/10

Je remercie l’édition De Borée pour cette lecture policière.

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Romans

Le roman d’Elsa de Geneviève SENGER

Le roman d'Elsa de Geneviève SENGER

1900. Elsa Samuelson, issue de la grande bourgeoisie parisienne, veut devenir médecin. En échange d’un mariage arrangé avec un aristocrate sans fortune, elle verra sa détermination et son talent récompensés au point de sacrifier, ou presque, sa vie de femme. S’il n’y avait eu sur son chemin Théo, modeste imprimeur et homme d’engagement…

Editions: Presses de la Cité

Nombre de pages: 320 pages

Mon avis : Elsa a des idées révolutionnaires pour son temps. Elle veut être médecin, mais ce n’est pas bien vu dans les bonnes familles. Faisant fi de ce que l’on peut dire, elle décide de faire des études de médecine.
Heureusement pour elle, elle est fiancée à un homme compréhensif, qui lui promet un mariage blanc en échange de ses études de médecine.
Mais c’est loin d’être facile d’être accepté par ses pairs quand on est une femme…
Ce roman est un tableau des débuts des femmes médecins en France. A travers Elsa, on peut retracer les difficultés qu’on put rencontrer les femmes de cette époque, qui voulait changer les choses.
J’ai été absorbée par ma lecture, de la première à la dernière page. Le personnage d’Elsa est magnifique : Belle, avec une tête bien pleine, et de la volonté à revendre. Elle ne recule devant rien pour arriver à ses fins. Ni la fatigue, ni la peur, ni le dégoût n’arriveront à la freiner dans ses objectifs. Je suis admirative. L’auteur  a réussi à créer un personnage féminin tout à fait comme je les aime.
Il y a aussi l’aspect familial qui est intéressant. Un père autoritaire, des sœurs mariées et certaines malheureuses, une belle-famille  qui cache de nombreux secrets, et un mari au passé douloureux. L’ensemble crée une toile haute en couleurs qui propulse Elsa dans une vie vraiment hors du commun.
Vous ajoutez à cela quelques documentations sur la médecine de l’époque, et vous obtenez un roman très intéressant.

Points attribués : 9/10

Je remercie l’édition Presses de la Cité pour cette lecture parisienne.

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Romans

Les fleurs du repentir de Tamara MCKINLEY

Les fleurs du repentir de Tamara MCKINLEY

Cela fait longtemps que Claire a quitté les terres hostiles et désolées du domaine où elle a grandi pour poursuivre ses études et sa carrière de vétérinaire à Sydney.

Mais quand elle reçoit l’invitation de sa grand-tante Aurelia à une réunion de famille, Claire est ramenée à son passé. Elle qui était partie après une violente dispute avec les siens…

Bien qu’à contrecœur, Claire rejoint l’arrière-pays australien. Mais comment va réagir sa mère, Ellie, qu’elle n’a pas revue depuis cinq ans ? Et Leanne, sa sœur, lui battra-t-elle toujours froid ?

En renouant avec ce passé, ce sont autant de rancœurs qui remontent à la surface, mais aussi des secrets qui surgissent. Et expliquent beaucoup de choses…

Edition: Archipel

Nombre de pages: 480 pages

Mon avis: Claire revient sur le domaine familial, 5 ans après son départ. Elle a son diplôme de vétérinaire en poche et se prépare à entamer son premier boulot.
Mais ce retour dans l’Australie profonde n’était pas vraiment prévue au programme. Un secret qu’elle aurait bien voulu voir expliquer quand elle y vivait lui rend la chose difficile. Mais ce que sa tante Aurélia exige, elle l’obtient toujours.
Sur la propriété, sa soeur, Léandre, ne voit pas d’un très bon oeil ce retour de l’enfant prodigue. Elle a travaillé dur pour faire fructifier leurs avoirs familiaux, et elle n’entend pas se faire déposséder  de quoi que ce soit par cette soeur si parfaite.
Ellie, leur mère, sait qu’il faudra bien raconter qu’elle raconte son histoire en entier, et aidée d’Aurélia, faire la lumière sur ce qui a été tu jusque-là…
Ce n’est pas le premier roman que je lis de Tamara Mckinley. Mais je dois bien avouer que ceux qui se déroulent en Australie sont vraiment mes préférés.
Encore une fois, j’ai lu ce livre de bout en bout sans pratiquement le lâcher! Encore une fois, cet auteur douée a su me plonger en pleine chaleur australienne, m’a fait voir la poussière des immensités, et le soleil de plomb. J’ai voyagé, encore une fois, dans ces contrées immenses.
Elle y ajouté, en prime, une histoire familiale compliquée. J’adoooore les histoires sur plusieurs générations, vous le savez. Dans le cas présent, cela se déroule sur deux générations, mais peu importe. Il s’y trouve un secret inavouable, dont les deux soeurs n’ont jamais entendu parler. Seule une tombe, sur le domaine le plus éloigné de la ferme familiale, a pu donner quelques indices.
Quand Claire arrive, Ellie et Aurélia déroulent la bobine et remontent dans le temps.
Bon, il y a bien un personnage qui m’a déplu: c’est Léandre. Cette jeune femme est pleine de colère, de ressentiment, et ne semble aucune affection pour sa soeur. Bien sûr, on en comprend la raison en avançant dans l’histoire. Mais tout de même, ce trait de caractère m’a semblé un peu disproportionné.
Quand à Claire, on est pas tout à fait sûrs de ce qu’elle veut faire finalement. Bon, on lui pardonne, après tout. Une histoire d’amour, ca ne se commande pas hihi.
La façon d’écrire de Tamara McKinley est douce et complète à la fois. Elle prend soin des petits détails comme des grandes descriptions. Avec ses romans, j’ai vraiment l’impression de sortir de mon petit univers pour être transplantée, cette fois, sur une terre rouge. Je l’en remercie!
J’ai adoré ma lecture. Je ne regrette jamais d’ouvrir un roman de cet auteur. Je ne peux que la conseiller!

Points attribués: 9/10

Je remercie l’édition Archipel pour cette lecture australienne

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Romans

Mariage en eaux troubles de Sylvie ANNE

Mariage en eaux troubles de Sylvie ANNE

 A Brive, en 1935. Par son mariage, la douce Alice est au coeur des manigances et des ambitions de Paul Bersac et de sa mère. Lui, propriétaire de la source d’eau la Châteline, cache sa part d’ombre. Mais bientôt Alice se rebelle…

Jamais la timide Alice n’aurait pu rêver d’une si belle union… Le tout récent propriétaire de la source d’eau la Châteline, Paul Bersac, alliant charme et assurance, a demandé sa main à ses parents, prospères paysans corréziens. Alice est amoureuse. Pour la première fois. Et qu’importe si Marthe, sa future belle-mère, se montre si intrusive.

Or, au fil des mois de leur vie commune, la jeune épouse s’interroge. Paul est lointain. Est-il vraiment le mari dont elle rêvait ? Sa société perd de l’argent. Est-il le brillant entrepreneur qu’il a voulu faire croire ? Et surtout, comment peut-elle exister au sein du couple quasi fusionnel que forment Paul et sa mère ?

En ces années 1930, il est difficile pour une jeune femme sans expérience de s’affirmer. Et pourtant Alice Bersac va se rebeller…

Edition: Presses de la Cité Terres de France

Nombre de pages: 280 pages

Mon avis: Quand Paul Bersac hérite des biens de son père, après son décès, il n’a qu’une idée: s’en débarrasser pour acheter quelque chose à son goût. Sa mère, Marthe, ne jure que par son fils, et est prête à tout céder pour faire son bonheur.
Une fois installés sur le nouveau domaine, la Châteline, réputé pour ses eaux, il ne manque qu’une chose pour parfaire l’image idéale du patron d’entreprise: une épouse. Et Marthe sait ce qu’il lui faut comme belle-fille…
Alice est douce, réservée, discrète. Tout ce que Marthe espère trouver chez une bru qui lui laisserait la première place dans le coeur et la maison de son fils. Elle décide que ce sera Alice et pas une autre.
Une fois le mariage célébré, cependant, Alice doit bien déchanter, et découvre l’envers sombre du décor. De désillusions en déceptions, sa vie  n’est pas prête de ressembler à ce qu’elle espérait…
Tout au long du livre, on ne peut penser qu’à une chose: gifler à tour de bras Paul et Marthe (Hein Pampoune?) !!
Sylvie Anne a créé deux personnages tout à fait détestables. Imbu de lui-même, Paul est désespérant de lâcheté et d’égoïsme. Il ne recule devant rien, quitte à hypothéquer l’avenir de son entreprise, pour assouvir ses envies et ses désirs. Il en fait de même avec Alice.
Quant à Marthe, elle est l’exemple parfait de la belle-mère possessive, méchante et intrusive. Alice n’est qu’un faire-valoir pour elle, une image à donner à la société. Mais à côté, elle veut qu’Alice se fasse oublier.
Et puis, en face de ces deux-là, la douce et gentille Alice. Heureusement qu’elle est là, et que l’auteur l’a dotée d’un sens de la répartie, et d’une belle volonté. Et ses parents sont, eux également, absolument magnifiques de gentillesse, d’honnêteté et de simplicité. J’aime beaucoup cette famille, et les parties du livre se déroulant chez eux sont apaisantes. Je dois dire que je m’y serais bien installée.
Le petit plus, celui que j’aime beaucoup, vous le savez, c’est la touche historique apportée au roman. En effet, les eaux et le domaine de la Châteline existent bel et bien. Si elles ne sont plus exploitées aujourd’hui, ces bouteilles ont voyagé à travers le monde. Je vous joins quelques photos d’époque.
Mariage en eaux troubles de Sylvie ANNE
Mariage en eaux troubles de Sylvie ANNE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Points attribués: 7/10

Je remercie l’édition Presses de la Cité pour cette lecture aquatique.

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Romans

Code Victoria de Thomas LAURENT

Code Victoria de Thomas LAURENT

 Rochehauh est un village médiéval, perché en montagne, oublié de tous. Seule une navette mensuelle s’y rend pour déposer des vivres aux habitants. Selon un manuscrit crypté, le monastère abandonné recèlerait la prison du diable.

Un sujet parfait pour Victor, journaliste, parti enquêter trois mois plus tôt. Mais le jeune homme disparaît en montagne et la gendarmerie le déclare mort. Victoria, sa compagne, veut comprendre et décide de partir à Rochehauh. Rapidement, elle est obligée d’admettre que quelque chose ne tourne pas rond. Pourquoi lui interdit-on l’accès au monastère ? Quel terrible secret Victor avait-il mis au jour ? Quel est cet inconnu qui la menace ?

Entraînée malgré elle dans une enquête à haut risque, Victoria n’a d’autre choix que de découvrir la vérité. Sa vie en dépend…

Edition: Zinedi

Nombre de pages: 256 pages

Mon avis: Victoria a été élevée dans un orphelinat, avant d’être adoptée à l’adolescence. De son passé, ne lui reste qu’un bref message laissé dans sa petite main par ses parents, lui disant qu’ils reviendraient bientôt la chercher… ce qu’ils n’ont jamais fait!
Elle a rencontré Victor sur son lieu de travail, et la similitude de leurs prénoms les a tout de suite rapprochés. Ils sont journalistes, et en quête de nouvelles histoires à écrire. C’est ce qui pousse Victor à partir découvrir l’histoire d’un petit village perdu dans les montagnes, qui a l’air pour le moins mystérieuse.
Le drame, c’est qu’au bout de quelques jours, Victoria n’a plus de ses nouvelles. Trois mois plus tard, il est porté disparu et déclaré mort. Pour faire son deuil, et essayer de comprendre ce qui a bien pu se passer, Victoria a décidé de se rendre sur place.
Effectivement, de grands mystères et une drôle d’atmosphère règnent dans les rues de Rochehauh. La jeune femme veut savoir, et pose des questions. Elle suit les traces de Victor et découvre bien plus de choses qu’elle ne pouvait s’y attendre…
J’aime les thrillers palpitants. Du genre à Da Vinci Code, mondialement connu.  J’aime les énigmes, les codes à déchiffrer, les secrets du passé, les souvenirs à moitié effacés, et les courses contre la montre…
Vous aussi? Eh bien, alors, je peux vous dire que vous aimerez ce livre! J’ai dévoré ce roman de la première à la dernière page! Littéralement.. D’ailleurs, ma capricieuse Kobo m’a honteusement lâché le jour où je lisais ce livre, assise au bord de l’eau, me laissant en plan au beau milieu d’une scène palpitante.. ARGH! Je n’ai pas pu attendre, et je me suis retrouvée dans la voiture, kobo branchée pour la recharger, à trépigner d’avoir suffisamment de batterie pour pour l’allumer! Vous voyez le tableau?
Je m’égare.. Reprenons hihi.
Thomas Laurent plante le décor en France, dans un village oublié de pratiquement tous. Il y ajoute un manuscrit hermétique à toute traduction (et faisant un joli rappel au manuscrit de Voynich. Je vous ajoute la photo, tiens. Vous en avez déjà entendu parler?)
Code Victoria de Thomas LAURENT
A cela, vient se greffer une disparition inexpliquée, qui ne peut évidemment qu’intriguer, et enfin une jeune femme abandonnée et sans famille dont son amoureux ne réapparaît pas. Avouez qu’il y a de quoi avoir envie d’en savoir plus.
Et c’est tant mieux, parce qu’évidemment, ça ne s’arrête pas là! Oh non! Je ne veux pas trop vous en dire, sinon ce n’est pas drôle, mais je n’ai qu’un seul conseil: LISEZ-LE! C’est ma prescription pour ce mois d’août et vos futures vacances.
J’ai été conquise, et vraiment je ne regrette pas du tout le voyage. J’ai presque envie de demander à l’auteur si Victoria aura d’autres aventures. Si c’est le cas, je les découvrirai avec grand plaisir!
Encore un petit bonus: Voilà une photo d’un Lebensborn, le seul réellement recensé en France. Il s’agissait de maternité allemande, visant à créer une race pure aryenne. Le sujet est complexe, mais il mérite d’être connu. Je remercie d’ailleurs l’auteur de lui avoir fait une part de lumière. (Si vous cliquez sur la photo, vous suivrez le lien d’un article s’y rapportant et vous proposant un livre que j’ai lu et qui est très bien documenté)
Code Victoria de Thomas LAURENT

Je remercie Thomas Laurent pour cette remarquable lecture.

Points attribués:10/10

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Romans

Wanda de Madeleine Mansiet-Berthaud

Wanda de Madeleine Mansiet-Berthaud

 En Australie, au XXe siècle. La destinée bouleversante de Wanda, née d’une mère aborigène et d’un Père blanc qu’elle n’a jamais connu. Rejetée par son peuple, arrachée à sa culture pour devenir domestique dans une famille de Blancs, la jeune métisse se retrouve un jour face à son père. Mais la vengeance guérit-elle d’un passé de souffrances ?

Edition: Presses de la Cité

Nombre de pages: 455 pages

Mon avis: Wanda est née dans une réserve, d’une mère aborigène, et d’un père blanc. Ce mélange est mal vu, autant d’un côté que de l’autre. Mais elle s’y habitue. Elle pourrait vivre comme ça.
Mais le jour où la loi des blancs décide que les enfants métissés doivent être séparés de leur mère, et emmener dans des missions afin d’apprendre à s’insérer dans la société, c’est la déchirure.
Wanda va vivre ses années difficilement, et en garder une rancoeur, et un manque. Le jour où elle est assez grande pour aller travailler sur une exploitation, elle n’a d’autre choix que de se plier aux ordres.
Pendant ce temps, en France, une jeune famille se prépare à partir en Australie, encouragé par un un oncle y ayant déjà émigré. Le fait parfois bien les choses, quand il fait se croiser Wanda et cette famille aimante. Il travaille beaucoup moins bien quand la jeune femme décide de se venger de ses années manquées…
Je dois bien vous avouer que j’ai eu beaucoup de mal avec ce livre.
Wanda est un beau personnage, et c’est, de loin, celui que j’ai préféré. Son caractère fort, et sa ténacité sont exemplaires.
Là où je coince, c’est sur la trame de l’histoire. J’avais déjà eu le même souci avec un autre roman du même auteur (Bleu gentiane). C’est décousu, il y a de grands blancs, des manques dans l’histoire. Et bien souvent, je me suis demandé où l’auteur voulait aller.
Pas de repères, ou trop peu, dans le temps, et des personnages qui disparaissent sans explications, avant de réapparaître de façon éphémère, avant de disparaître à nouveau, toujours sans explication. J’ai eu l’impression que l’auteur ne savait pas trop quoi en faire. Histoire de boucler l’ensemble, ils font une brève apparition. Plus tard, une explication trop succincte, et c’est tout.
L’Australie, et les aborigènes étaient pourtant des ingrédients pour faire un beau roman. Mais je suis bien obligée de dire que je suis restée sur le quai, je n’ai pas voyagé. Trop peu de descriptions que j’espérais, peu de dépaysement…. Et une façon trop sereine d’appréhender les événements, pourtant parfois dramatiques.
Bref, je n’en ai pas retiré grand chose. Je l’ai lu jusqu’au bout, mais c’est uniquement pour  en avoir une idée complète, et objective.

Points attribués: 5/10

Je remercie les Presses de la Cité pour cette lecture australienne.

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Romans

Le secret des trois soeurs de Louis-Olivier VITTE

Le secret des trois soeurs de Louis-Olivier VITTE

 Dans un village du Limousin, sur les rives de la Dordogne, au lendemain de la Grande Guerre…

Trois soeurs, Adélaïde, Emeline et Marie, tiennent une auberge de bonne réputation. Il n’est pas un client, – voisin, gabarier -, qui ne se rêve patron aubergiste, choyé par ces excellentes cuisinières, d’humeur égale et… célibataires même quand l’arrivée de deux voyageurs, ingénieurs, potentiels rivaux, vient perturber les habitudes des fidèles. Un matin d’hiver, pourtant, l’établissement ferme. Comme chaque année, à la même époque, les soeurs disparaissent quelques semaines durant, laissant voyageurs et villageois presque orphelins. Où et pourquoi partent-elles ainsi sans rien dire ? Tous sont torturés par le doute et la jalousie…

Edition: De Borée

Nombre de pages: 320 pages

Mon avis: Dans les petits villages, tout se sait toujours. Mais dans celui-ci, il y a un secret bien gardé. Celui des trois soeurs qui tiennent l’auberge.
Adélaïde, Emeline et Marie savent tenir leur langue. Ensemble, les deux aînées gèrent cette auberge, restaurant. Mais durant un mois dans l’année, elles ferment boutique, et disparaissent. Personne ne sait où elles vont, ni ce qu’elles font. Elles ne préviennent personne quand elles disparaissent, et reviennent sans crier gare.
De quoi alimenter toutes les conversations….
Au début, je me suis dit que ce devait un énorme secret. Parce que même pour la lectrice que je suis, il n’y avait aucun indice. Ou si infime qu’il n’apportait de toute façon pas grand chose.
Alors, j’ai lu, jusqu’au bout, ce roman, en me disant que je finirais par savoir ce que cachait ces trois soeurs. Et oui, je vous rassure, on découvre ce fameux secret. Mais quelle déception!! C’était ça? Rien que ça?
Avoir lu 300 pages pour découvrir des queues de cerise…. J’ai refermé le livre avec l’impression d’avoir été volée d’une belle fin. Une moue de déception, et un gros soupir ont souligné ce geste. Vous voyez ce que je veux dire?
Le secret des trois soeurs de Louis-Olivier VITTE
Voiiila, c’est ça…
Du coup, ben j’ai pas vraiment passé un bon moment. Parce qu’en plus, j’ai trouvé qu’il n’y avait pas grand chose se mettre sous la dent, à côté de ça. Je me suis ennuyée une très grosse partie du livre. c’est vraiment dommage.

Points attribués: 6/10

Je remercie l’édition De Borée pour cette lecture pleine de mystères

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La résidence de Kate Anderson BROWER

Des Kennedy aux Obama, La Résidence nous plonge dans le quotidien des familles présidentielles et de ceux qui les servent.
À travers les témoignages et les anecdotes des majordomes, gouvernantes, cuisiniers, fleuristes et des autres employés qui s’occupent des 132 pièces, 35 salles de bains, 28 cheminées, 3 ascenseurs et 8 escaliers de la maison, on découvre l’intimité du palais présidentiel, comme si les murs pouvaient parler. Ces histoires tristes, touchantes ou drôles nous racontent comment Jackie Kennedy a fait son deuil, les conséquences de la démission de Nixon, ou encore comment Hillary Clinton a ouvert le crâne de son mari avec un livre !
Kate Andersen Brower lève le voile sur les habitudes des Présidents, des Premières Dames et de leurs enfants, ainsi que sur les relations, parfois amicales, parfois tendues, qu’ils entretiennent avec le staff de la Maison-Blanche.

Edition : Michel Lafon 

Nombre de pages : 290 pages 

Mon avis : La Maison Blanche fait rêver tant de monde. Elle est visitée chaque jour par des milliers de personnes, elle renferme d’innombrables histoires à propos de chacun des présidents qui a établi sa résidence, pendant un moment, depuis sa création.
Les employés de cette résidence sont nombreux, et au travers des décennies, certains ont vu, entendu et servi les présidents nommés. Un florilège de souvenirs, d’anecdotes et de ressentis nous sont relatés dans ce livre.
Je dois dire que j’étais très impatiente de découvrir ce livre. Il ne m’aura pas fallu longtemps pour le lire.
Pas qu’il y ait peu à se mettre sous la dent, bien au contraire. Les personnes interviewées, que ce soit des majordomes, des cuisiniers, des femmes de nettoyage, et bien d’autres employées, ont toutes différentes choses à raconter. Rien de salace, de dégoutant, et aucun ragot croustillant. Ceux qui aiment les magasines peoples seront déçus. Mais bien au contraire, tout au long du livre, on sent l’élégance, la bienséance, le respect transparaître dans chacun des témoignages.
Et ils sont nombreux, ces témoignages. L’auteure relate parfois les circonstances de ses rencontres avec les anciens employés. Pour le reste, elle retranscrit les paroles de ces personnes retraitées. Parfois, ce sont les enfants des présidents eux-mêmes, qui ont grandi, et qui s’expriment sur leur vécu à la Maison-Blanche.
A travers tous ces récits, on a un très bel aperçu de l’envers du décor, de ce que l’on ne voit pas à la télé. Pour preuve, ce témoignage d’un majordome qui disait s’arranger pour être toujours hors champ des caméras et des appareils photos. Ca m’a impressionné. Dans les images que l’on voit à la télévision, ou dans les tabloïds, on ne voit pas tout le travail réalisé par le personnel qui entoure l’homme dirigeant le pays.
Ce livre est à la fois touchant, émouvant, drôle, impressionnant et souvent humoristique. C’est loin d’être lassant. J’ai adoré cette lecture, et je ne la regrette vraiment pas !
J’ai adoré !
Points attribués : 10/10 
Je remercie l’édition Michel Lafon et Babélio pour cette lecture présidentielle. 
Il vous tente ?
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Documents

Les plus folles histoires des idoles du rock et de la pop de Christian VIGNOL

 1955. Un orage musical de 180 secondes secoue la planète : c’est la naissance du rock’n’roll. Finis les chanteurs guimauves. Phénomène sans précédent, le « Rock around the clock » de Bill Haley met le feu aux poudres. Il est l’homme par qui tout est arrivé : plus jamais la musique ne sera la même.
Dans son sillage, s’engouffre une génération spontanée de musiciens inconnus qui se met à inonder le monde de sons nouveaux, de rythmes qui réveillent les plus endormis. Pour une fois, la musique n’adoucira pas les moeurs, elle va les bouleverser. Des millions de jeunes vont surfer sur ces rythmes violents et parfois provocants pour clamer leurs frustrations, secouer le joug séculaire des parents, affirmer leur droit d’exister, de penser, de s’exprimer et de devenir à leur tour des citoyens.
Rockstars et popstars, portées aux nues, deviennent les porte-parole d’une jeunesse pressée de vivre et de se faire entendre. Pour mériter leur statut d’idoles, ces artistes devront souvent se livrer à une surenchère de décibels, d’originalité, d’excès en tout genre. Certains n’ont pas survécu à la gloire, d’autres sont devenus des « papys » du rock, des vétérans du showbiz. Leurs noms s’inscrivent en lettres de feu au panthéon de l’Olympe musical. 

Edition: La boîte à Pandore

Nombre de pages: 241 pages

Mon avis: Entre Eddy Mitchell, Johnny Hallyday, David Bowie, Prince, et les autres idoles des meilleures années du rock, il y a de quoi se mettre sous la dent.
Ce livre retrace pour chacun d’entre une brève biographie, ponctuée d’anecdotes intéressantes.
J’aime les biographies, les anecdotes et les détails peu connus du public. J’aime découvrir l’envers du décor, les débuts et ses difficultés, les mystères des enregistrements, des créations de groupe, et j’en passe.
Pour le coup, je suis ravie. Tout s’y trouvait, tout y était. Vous avez envie de retrouver les émois qui entouraient les Beatles? Vous voulez comprendre leur dissolution? Lisez ce livre.
Vous voulez connaître un petit peu mieux David Bowie, l’homme aux cent visages? Savoir d’où Joan Baes est arrivée? Comment les Rolling Stones ont réussi? Tout est là. J’ai pris un réel plaisir à découvrir ou redécouvrir certains chanteurs oubliés des décennies précédentes. Après tout, ils ont été précurseurs à leur époque.
Le style d’écriture est agréable, loin d’être lourd. Ce livre se laisse lire, bien installé à côté d’une chaîne hifi, pour pouvoir accompagner la lecture de musiques correspondantes. C’est un bel exercice à faire, car cela permet de vraiment bien se situer  tous les chanteurs qui sont abordés, et croyez-moi, ce livre est bien fourni.
J’ai passé un très bon moment avec ce livre.
Points attribués: 9/10
Je remercie l’édition Boite à Pandore pour cette lecture musicale.
Il vous tente?

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