littérature enfantine

Au bout des longues neiges de Jean-Côme NOGUES

 Irlande, 1846. La famine touche durement la famille de Finnian O’Connell, jeune garçon d’une douzaine d’années. Son grand frère Shelagh convainc ses parents d’embarquer avec leur quatre enfants pour le Canada, en quête d’une vie meilleure. Après une traversée difficile, la famille parvient enfin à bon port. On leur attribue, comme à tous les émigrants irlandais qui arrivent en nombre, une concession. Là, ils doivent recommencer leur vie: construire leur maison avant l’arrivée de l’hiver, subsister par tous les moyens, grâce aux ressources de l’immense forêt. Mais les Indiens ne voient pas d’un bon œil ces nouveaux arrivants.
Mon avis: L’immigration irlandaise est un sujet qui m’intéresse beaucoup.
Je m’attendais au récit familial d’une nouvelle découverte du Canada, à l’époque où les premiers colons posaient le pied sur ce nouveau continent, pratiquement inconnu à cette époque.
Le récit de leur voyage en bateau, de la mise en quarantaine, et du périple en chariot jusqu’à la terre qui a été attribuée à la famille O’Connell est intéressant, car il relate tout ce que ces personnes ont vécu au milieu du XIXe siècle.
Il fallait être bien courageux pour arriver au milieu de nulle part, et bâtir sa propre maison de ses mains. Car évidemment, tout est à faire: les constructions, les plantations, etc.
Finn, le petit garçon de la famille, est attendrissant par son envie d’aventures. Son énergie turbulente l’emmène vers de réels dangers dont il n’a pas conscience. Jusqu’à ce qu’il fasse la rencontre d’un petit indien, avec lequel il va développer une amitié faite de gestes et de regards.
Le fond du livre est hautement intéressant et instructif. Mais la ligne du roman est par contre parsemée de quelques manquements. En effet, si l’histoire de Finn est bien décrite, bien racontée, le reste de la famille reste la plupart du temps dans l’ombre. A part l’amitié inter-raciale des deux petits garçons, on apprend pas grand chose du reste de la famille, et je dois dire que certaines choses m’ont vraiment laissée sur ma faim.
Toutefois, étant donné qu’il s’agit d’une lecture jeunesse, je pense qu’il peut plaire, par cette découverte canadienne, la présence d’Indiens, et la description des paysages et des animaux de ce pays.
Points attribués: 7/10
Je remercie les éditions Nathan pour ce périple au pays canadien
[su_divider]
Romans

Maria di Lola: Une enfance corse de Michele CASTELLI

 Marie di Lola se souvient…De ses parents, Lola, sa mère paisana, et Joseph, son père pêcheur ; de sa nombreuse fratrie ; des veillées inoubliables à la bougie ; des croyances immuables de son île qui marqueront pour toujours la petite fille ; de la cueillette des olives en plein maquis ; des Ambrosi, les voisins bruyants de l’étage du dessus, mais i vicini sò cucini ; de la pompe à eau, place Paoli, où « un jeune homme ne doit pas pomper trop fréquemment pour la même jeune fille, c’est compromettant » ; de la découverte du continent, Marseille, terre fantasmée par les insulaires…
Et tant d’autres rituels et coutumes, de souvenirs saillants et authentiques d’une enfance au tout début du XXe siècle à L’Ile-Rousse, en Corse.
Mon avis: J’ai dévoré ce livre en deux jours!!!
L’auteur retrace son enfance dans les rues d’une petite ville corse. Les coutumes du début du siècle, loin des grandes villes européennes, restent ancrées dans les habitudes.
J’ai particulièrement savouré la période où la jeune fille grandit et découvre la bienséance. Une femme ne peut accepter un cadeau d’un jeune homme sans se compromettre; Jamais, au grand jamais, elle ne doit rester seule avec un jeune homme, même s’ils sont fiancés. Une jeune fille ne se mariait pas sans avoir fait son trousseau: draps, dentelles, rideaux, couvertures… C’est affolant de voir à quelle vitesse tout cela a changé!!
Les spécialités culinaires sont aussi largement décrites, pour le plus grand bonheur des gourmands. A cette époque, rien ne se perdait, tout se transformait. Les saucissons que l’on conservait, sêchés, tout l’hiver. Les tisanes que l’on fabriquait à partir de fleurs ramassés sur le bords des routes. Les liqueurs, les crèmes, les pains croustillants… Tout y est expliqué
J’ai lu ces pages avec délices, sans avoir l’envie de le quitter, mais il est passé bien trop vite pourtant. Preuve s’il en est besoin que c’est un livre-bonheur… Un livre qui est reposant, tendre, intéressant, et instructif.
J’ai très envie du coup de découvrir d’autres livres du même auteur, car vraiment, elle a su me convaincre totalement sur son talent.
Je referme ce récit avec le sourire aux lèvres, le regard rêveur, et l’envie, déjà, de retrouver cette atmosphère bientôt.
Points attribués: 10/10 
Je remercie Babélio et les Presses de la Cité pour ce voyage incroyable

 

[su_divider]
littérature enfantine

Dokéo: Je comprends comment ça marche de C. JUGLA

 50 objets expliqués de façon claire et ludique, à travers des questions d’enfants !
Qu’y a-t-il dans l’aspirateur ? Qui allume les réverbères le soir ? Où va le caca qui part dans les toilettes ? Comment fait-on le pain ? Comment voyage le colis de mamie ?
6 grandes parties : À table – On se fait beau – Les loisirs – À la maison – Dans la ville – Les transports
Mon avis: C’est un livre destiné aux enfants de 4 à 7 ans. Ayant deux enfants correspondant à ce niveau, je peux donc voir que ce type de livres plaît.
Ce livre reprend toutes sortes de questions que des enfants de cet âge peuvent se poser, et Dieu sait s’ils peuvent en poser hihi
Il y a dans ce livre une table des matières, claire et colorée reprenant les différents sujets abordés. Cela permet de mieux cibler les réponses qu’attendent nos têtes blondes.
Chaque sujet a droit à une double page illustrée, montrant les différentes étapes de fabrication du pain, ou l’acheminement de l’électricité jusqu’à la maison.
Chaque thème est séparé par une page colorée (couleurs différentes pour chaque thème, ce qui leur permet aux petits de mieux s’y retrouver également).
Je trouve ce livre très bien construit, et adapté aux petites mains. Il n’est pas trop grand, et les pages sont plus épaisses, ce qui limite les risques de les déchirer par inadvertance. Tout est coloré et est écrit de façon à être facilement lu par de tout jeunes lecteurs.
Je ne connaissais pas cette collection, mais cela me donne envie de l’explorer davantage.
Points attribués: 10/10
Je remercie l’édition Nathan pour cette découverte instructive.
[su_divider]
Autre

Le cabinet du Dr Black de E.B HUDSPETH

 Nous sommes à la fin de l’année 1870 à Philadelphie. L’étrange docteur Black, un chirurgien controversé, fils d’un pilleur de tombes, travaille dans son bureau à la lueur d’une lampe à huile.
Il est l’auteur d’une étrange théorie qui fait frémir ses contemporains. Le Minotaure, les satyres, les chimères, les harpies, les dragons, Pégase, les sirènes… seraient en fait des créatures de chair et de sang qui auraient vécu sur terre avant la race humaine. Ils ne seraient ni plus ni moins que nos ancêtres.
Ce savant fou, étaye son travail à l’aide de planches anatomiques absolument incroyables qui démontrent au fil des pages l’improbable parenté entre les squelettes humains et ceux d’un fabuleux bestiaire fantastique.
Mon avis: L’histoire est présentée comme une biographie. Des dates précises, des lieux connus, cela m’a poussé à aller fouiner le net, pour en apprendre davantage avant d’entamer ma lecture… Et je me suis rendue que non , c’était une fiction. Chapeau donc à l’écrivain qui a réussi à rendre réel quelque chose de complètement fantaisiste.
Le docteur Spencer Black a une drôle d’enfance: réveillé pendant la nuit pour aller déterrer des corps pour son médecin de père, à une époque où les dissections sur des cadavres étaient très mal perçues.
Il grandit dans cette atmosphère d’étude, de recherches et de découvertes. Et évidemment, suite logique: il entreprend des études de médecine.
Mais il ne veut pas être un médecin de famille. Il se dirige plutôt vers les malformations de naissance: des bras en trop, des enfants siamois,…
Et évidemment, ça dérape. Il ne se satisfait plus de cela, et pousse ses idées plus loin: la possibilité que les humains aient des restes de génétique mythologique.
C’est sombre, glauque, macabre, mais tellement bien écrit. Les personnages paraissent absolument réels, complets et vivants. Je me suis retrouvée prise dans ce récit, entièrement, au point de n’avoir pas vu passer les pages. Et je suis arrivée au bout du livre complètement conquise.
Non seulement la pochette du livre est magnifique, mais la couverture elle-même (une imitation de cuir gravé) donne toute l’ampleur du récit. Le format (plus grand et plus large qu’un livre grand format) m’a fait croire que je tenais un ancien journal relié.
Et pour ne rien gâcher, des planches de dessins anatomiques apparaissent tout au long du livre. En voila quelques exemples.
Voilà, je vous ai tout dit: j’ai été conquise!!
Points attribués: 9/10
Je remercie l’édition Pré aux Clercs pour cette lecture mystérieuse
[su_divider]
littérature enfantine

La fabuleuse histoire du Père Noël

 Un bel album animé sur le Père Noël !
Le Père Noël a besoin d’aide : sa machine à fabriquer les cadeaux est en panne ! Clara et Kim viennent l’aider à la réparer. Ces deux enfants profitent de leur mission pour découvrir tous les secrets du Père Noël : où habite-t-il ? Que font les lutins ? Combien a-t-il de rennes ?
Mon avis: J’adore Noël!! Et mes enfants aussi!!
La magie de Noël est présente tous les ans dans notre maison: chaussettes suspendues, guirlandes, jeux de lampes, et musique d’époque… Tout y est!!
Ce livre complète parfaitement cette atmosphère.
Une très belle couverture ou j’ai découvert déjà un petit accessoire, permettant de découvrir un petit jeu de question sur cette si belle fête.
La suite des pages est encore plus belle!! J’ai découvert un livre en 3D, recelant de petites cachettes de lutins, un dispositif pour faire descendre le Père Noël dans la cheminée, et des lettres envoyées au Père Noël.
C’est magique! Sur toutes les pages, il y a un petit jeu à découvrir, et cela ne peut que plaire aux enfants, petits et grands d’ailleurs.
Je ne me suis pas lassée de les découvrir, et je vous en montre quelques-uns.
En prime, j’ai trouvé dans l’emballage une petite boîte.
Dedans, il y a une petite crèche à monter soi-même, avec des emplacement prédécoupés, ce qui permet aux petites mains de l’installer. Le couvercle, une fois bien placé, représente l’étoile qui a conduit les rois mages à l’enfant Jésus.
Dans la boîte, il y avait également un petit livret expliquant la scène de la nativité, de façon simple. C’est tout à fait indiqué pour de jeunes enfants.
C’est très complet, et réutilisable chaque année. Voilà de quoi faire plaisir à nos têtes blondes.
Points attribués: 10/10
Je remercie l’édition Nathan pour cette découverte festive.
[su_divider]
%d blogueurs aiment cette page :