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Documentaires

Les nuits blanches d’une robe noir de Gilles-Jean PORTEJOIE et Joseph VEBRET

Une réflexion sur la justice, son fonctionnement et parfois ses dérives…

Des affaires dont beaucoup ont déchaîné la presse.

Gilles Jean Portejoie figure parmi les ténors du barreau français.

Imagine-t-on une justice sans avocats, des accusées sans défenseurs, des innocents sans protecteurs ? Fortement influencé dans sa jeunesse par les grandes figurent du barreau, Gilles- Jean Portejoie a toujours voulu exercer cette profession.

Fils d’assureur et de commerçante, il nous parle de son formidable mais terrifiant métier, évoque ceux de ses confères qui l’ont inspiré et raconte ses moments de doute, ses espoirs, ses remords, ses bras de fer, ses victoires, mais aussi ses défaites.

Il revient sur des affaires qui ont marqué les esprits, et déchaîné les médias comme Johnny Hallyday faussement accusé de viol, le mari de Lolo Ferrari, suspecté d’être responsable du décès de la star, Laurent Ségalat, généticien réputé, poursuivi en Suisse pour le meurtre de sa belle-mère ou Michel Charasse en défenseur intransigeant de la République. Apparaissent également le préfet Bonnet, les Guignols de l’Info, Michelin, les célèbres cyclistes Raphaël Geminiani et Jacques Anquetil, des chefs étoilés, des machines à sous, un télécopieur déficient et quelques gallinacés… Le bâtonnier Gilles-Jean Portejoie s’interroge sur la profession d’avocat et son rôle dans la société, sur la justice et son fonctionnement, ses dérives parfois. Il livre également sa réflexion sur le coeur du métier : l’éloquence.

Edition: De Borée

Nombre de pages: 342 pages

Mon avis: Gilles-Jean Portejoie est un avocat renommé. Il a travaillé sur de nombreuses affaires très connues, et d’autres, moins connues, mais truculentes au niveau anecdotiques.

Dans ce petit livre, il nous relate ses impressions et ses souvenirs sur quelques affaires qui défrayé les chroniques.

Travaillant moi-même dans le milieu de la justice belge, je ne pouvais que m’intéresser à ce documentaire. J’étais curieuse de découvrir les manières de travailler d’un avocat, chargé de défendre une personne accusée à tort. 

Que ce soit l’histoire d’un hôtelier farceur, ou du mari de Lolo Ferrari, de Johnny hallyday, ou du premier prêtre accusé de pédophilie, Maître Portejoie en développe tous les aspects pour nous. 

Souvent, nous n’en savons que ce que les journaux veulent bien nous raconter. Et il arrive qu’ils se trompent, comme pour cette histoire de cambriolage chez un descendants de la famille Mcdonald, propriétaire de la chaîne de fast foods. En réalité, bien qu’ils aient le même nom, la personne n’avait rien à voir avec eux. Mais les journaux avaient déjà fait l’amalgame.

J’ai beaucoup apprécié ma lecture. Le narrateur a une belle façon de raconter, et je pense d’ailleurs qu’il doit être plaisant de converser avec lui. Il doit posséder une bibliothèque de souvenirs impressionnante, et fort appréciable. Tout ce que j’aime en somme.

Il se lit finalement très vite. On passe d’une affaire à une autre, passant par quelques digressions personnelles (bien agréables d’ailleurs), et l’on se rend compte que la justice n’est pas toujours si… juste en fait. Il nous en donne la preuve à plusieurs reprises. Mais après tout, quoi de plus normal? L’humain n’est pas infaillible.

Pour celles et ceux qui auraient de plonger un petit peu dans cet univers si particulier, je vous recommande vraiment ce livre.

 

 

Je remercie l’édition De Borée pour ce voyage juridique.

 

Romans

Je n’avais rien compris de Diego DE SILVA

 Prenez la personne la plus sympathique que vous connaissez. Puis la plus intelligente. Maintenant, la plus narcissique. La plus généreuse. La plus folle. Mélangez bien. Voici, grosso modo, le protagoniste de ce livre.
La vie de Vincenzo Malinconico est un désastre. Le jour, il fait semblant de travailler dans son minuscule cabinet d’avocat. La nuit, il lambine devant des émissions de téléachat, toujours dans l’attente d’un appel de son ex-épouse, Nives, qui vient de temps à autre se réfugier dans ses bras. Beau-père d’une jeune Alagia, étudiante à la fac, qu’il rencontre clandestinement au Burger King de l’aéroport (la malbouffe est proscrite, chez Nives), il est aussi le père d’un adolescent
bizarre, Alfredo, journaliste en herbe, adepte de la prise de risque.
Mais tout change le jour où l’avocate la plus séduisante du barreau de Naples jetteson dévolu sur lui ; et que, à ce moment même, il est commis d’office pour défendre un homme de main de la Camorra… Les péripéties rocambolesques commencent !

Edition: Presses de la Cité

Nombre de pages: 334 pages

Mon avis :Vincenzo Malinconico est avocat, divorcé et père d’un garçon et beau-père d’une fille. S’il adore se faire mousser, et donner l’impression d’être un avocat reconnu, il est obligé d’admettre que son train de vie n’est pas celui d’une pointure du barreau.
Sa vie est plutôt monotone : quelques petites affaires à traiter tranquillement, sa femme le rejoint de loin en loin pour cinq à sept, et en douce, il s’octroie une malbouffe avec sa belle-fille.
Jusqu’au jour où il est commis d’office pour un grand nom du milieu mafieux, et qu’une superbe avocate lui fait les yeux doux.
Bon alors, je vous l’ai fait courte. Mais en gros, c’est à ça que se résume ce livre… Je m’attendais à un procès énorme, à des retournements de situations terribles, à des risques, à une grande nouvelle histoire d’amour… Oui bon, je sais, là je vous fais le topo d’un livre de Grisham.. Oups.
Non, plus sérieusement, je suis assez déçue de ce livre. J’ai attendu, attendu, et attendu encore, en me disant que l’histoire allait décoller. Mais visiblement, ce n’est pas dans ce sens-là que l’auteur voulait diriger son livre.
Je pense plutôt qu’il voulait prouver que le bonheur ne tient pas à grand-chose : un rendez-vous entre père et fille, une confidence d’un de ses enfants, le sentiment d’être important pour quelqu’un… Et c’est vrai que même si c’est maladroitement décrit, les manières brutes du personnage principal laisse à sourire. Ses tentatives pour redresser les choses, pour rattraper ses loupés sont touchantes.
Malheureusement, je n’ai pas été conquise. J’ai trouvé que le livre ne prenait pas d’ampleur, un peu comme un extrait de film dont on montrerait les parties sans intérêt.
C’est dommage.
Points attribués : 6/10 
Je remercie les Presses de la Cité pour cette lecture italienne.
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