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Romans

Les Crévecoeur: Germain tome 3 d’Antonia MEDEIROS

 Une fois encore, l’histoire de Germain Crèvecœur semble étroitement liée à la grande Histoire du monde. Mais, otage d’un conflit allemand dans lequel on exploite son talent, et témoin d’un amour contre nature dans lequel il joue les héros malgré lui, il ne pense qu’à assouvir sa passion pour les souliers féminins. Afin qu’elle survive au chaos de l’humanité, Germain signera un pacte avec le diable et acceptera même de revenir dans son antre. Il percera alors le mystère de sa naissance.
De ses jeux de séduction sulfureux à la mélancolie de son cœur solitaire, ce prodigieux chausseur pour dames nous entraîne dans le souffle de la guerre autant que dans le tourbillon de son génie créatif.

Edition: La Bourdonnaye

Nombre de pages: 145 pages

Mon avis : Germain n’a pas terminé son récit. Après avoir raconté comment il a réussi à intégrer le monde de la chaussure, s’y faisant un nom, le voilà pris en pleine Seconde Guerre Mondiale.
Germain est obligé de travailler dans l’usine qui l’emploie, mais pour les allemands cette fois, et uniquement pour des chaussures d’homme. Ce qu’il déteste faire. Mais pour sauver sa vie, il s’exécute.
Les choses se compliquent lorsqu’il comprend que ses amis juifs ont été raflés pour être déportés en camp de concentration, ne laissant derrière eux que la jeune Hannah.
Germain prend celle-ci sous son aile, même s’il sait que c’est dangereux, en lui donnant un autre nom et un lien de famille. Mais la jeune fille, endurcie par la perte de ses parents, prend en main son propre destin, allant à l’encontre de ce que veut Germain.
Après la guerre, il faut bien se retrouver une vie, et Germain est à Bayeux, sa ville natale. Je ne sais comment l’auteur arrive à faire, d’un récit somme toute banal, un moment magique. Il y a toujours un moment, dans l’histoire, où les mots soudainement de l’ampleur, où ils décollent des pages. Je n’arrive pas à expliquer comment, en décrivant une boutique, elle arrive à créer du mystère, à donner l’envie d’aller
s’y promener.
Dans chacun de ses trois tomes, il y a ce petit moment, ce petit déclic, qui fait apparaître le merveilleux entre les lignes.
Je suis entièrement conquise à la saga des Crèvecoeur. Au milieu d’une époque connue, elle donne un sentiment d’irréalisme complet. On peut s’ancrer dans les époques, mais continuer de rêver dans un jardin suspendu, dans des cachettes surprenantes.
Ce mélange est absolument génial, et je suis complètement sous le charme.
Points attribués :10/10
Je remercie l’édition Bourdonnaye pour cette lecture merveilleuse.
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Romans

Les Crévecoeur: Romain d’Antonia MEDEIROS

 Le monde étrange dans lequel grandit Germain Crèvecœur est peuplé de silences, de secrets de famille, de chaussures usées qu’on adule, d’une Chinoise édentée cachée dans un placard et d’une tapisserie légendaire. Prisonnier de Romain et d’Édith – un père à la folie fétichiste et une mère à l’amour excessif –, Germain cultive sa différence et recherche dans l’amertume de sa jeunesse le bonheur et la force d’aimer. Son incroyable parcours fascine, de son enfance à son adolescence, de son apprentissage à la découverte de la sensualité, de l’horreur de la mutilation à la magie de la création. En cela, Romain a marqué son fils de son empreinte indélébile.Entre passions et intrigues familiales, la saga des Crèvecœur est un hymne à la beauté féminine autant qu’un voyage dans le cœur meurtri d’un homme à la sensibilité unique, qui pensait soigner son âme au fond d’une bottine pour dame.

Edition: La Bourdonnaye 

Nombres de pages: 164 pages

Mon avis: Me voilà arrivée au bout de ce second tome… et j’oscille.. entre rester encore un peu sur mon nuage provoqué par la magie de ce livre ou trépigner pour en connaître la suite!!
Germain est le fils d’Edith, personnage principal du premier tome. Enfermé dans une maison entre sa mère aimante, et son père silencieux, il apprend la vie elle-même. Il découvre que tout n’est pas simple, et que les non-dits sont parfois très lourds à porter.
Son enfance est tout à fait particulière, il voit et entend des choses que nul autre enfant ne saura jamais. Il grandit vit, réfléchit plus loin, et arrive parfois à ses fins grâce à sa ténacité. Il est attachant, et face aux refus de son père de reconnaître ne serait-ce même que son existence, il oppose une volonté farouche de se faire une place.
Mais Germain grandit, et à travers des situations tellement inouïes, il décide de prendre sa vie en main. Le monde de la chaussure est devant lui, et il a la tête remplie de nouvelles idées. Il fera alors tout ce qu’il faut pour arriver là où il le souhaite.
Encore une fois, dans ce tome, j’ai ressenti ce que les collectionneurs de chaussures peuvent ressentir, j’ai vu la magie que procure une belle paire d’escarpins, et la possibilité que ces objets aient une vie particulière.
Les mots sont doux, légers mais fort de sens. Il n’y a pas de superflus, ni de trop peu. Tout est justement dosé: magie, miracle, surprises, amours et haines, expérimentation et espoir… L’auteur a le don de savoir mettre en balance tout cela et d’en faire… un instant hors du réel.
Même si l’histoire est ancrée dans le début des années 30, dans des lieux connus, elle permet à l’imagination de prendre toute la place. J’ai eu l’impression d’ouvrir un vieux journal intime, ou de vielles lettres oubliées. J’adore cette atmosphère de vieille histoire qu’on découvre, ces trésors recouverts de poussières.
J’avais été subjuguée par le premier tome, je le suis tout autant pour ce second volet. Maintenant, je croise les doigts très fort pour que la suite de l’histoire soit en cours d’écriture, parce que je suis vraiment, vraiment, curieuse de connaître la suite de cette histoire.
Points attribués: 10/10
Je remercie Antonia Medeiros pour cette lecture qui fait rêver.
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Romans

Les Crévecoeur – Edith d’Antonia MEDEIROS

 Germain Crèvecœur, l’un des plus grands créateurs de chaussures pour femmes du xxe siècle, vient d’être retrouvé pendu. L’artiste adulé, mais pourtant tristement solitaire, lègue tous ses biens à son fils caché, Raphaël. Ces richesses comprennent une maison étrange aux murs couverts de souliers féminins et des lettres dans lesquelles le défunt dévoile le roman de sa vie ainsi que ses plus terribles secrets…
Tout commence en 1915, avec Édith, femme magnifique et forte, mariée malgré elle à Romain et secrètement amoureuse d’Hektor. Le premier est un cordonnier fétichiste et dangereux, le second un soldat allemand de la Grande Guerre, ennemi de la patrie. Mais l’amour, apatride, se joue des frontières comme des convenances.
Entre passions et intrigues familiales, la saga des Crèvecœur est un hymne à la beauté féminine autant qu’un voyage dans le cœur meurtri d’un homme à la sensibilité unique, qui pensait soigner son âme au fond d’une bottine pour dame.
Mon avis: Je viens de terminer une véritable perle. Si je devais résumer mon avis en quelques mots: A quand la suite???
J’ai d’abord eu un peu de mal à me situer les personnages, cela me semblait un peu lent à se mettre en place.
Vient d’abord un monologue de Germain Crèvecoeur, suivi d’une visite d’un notaire chez Raphaël. Bien que le nom de famille soit le même, je ne voyais pas la relation.
Ce n’est pas grave, car après tout, cela faisait partie du mystère. Tout s’enclenche par la suite, et le lien se fait.
J’ai voyagé entre le début des années 1900 et l’époque moderne. Un voyage comme je les aime….
Quelques descriptions m’ont particulièrement plu: la boutique à l’ancienne, tout en bois, avec des casiers pour les chaussures… l’atelier de fabrication… la maison familiale…
J’ai vraiment adoré.
Bref, je me suis laissée emporter par le récit, désirant en savoir plus au fil des pages, voulant connaître les secrets cachés.
Un roman vraiment bien mené, qui ne paie pas de mine à prime abord, mais qui mérite d’être ouvert et dégusté. Car c’est réellement ce que j’ai fait sur certains passages, laissant mon imagination développer ce que mes yeux lisaient.
Points attribués: 9/10 
Merci à la maison d’édition La Bourdonnaye pour cette magnifique lecture
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