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Romans

Les occupants du domaine de Marie-Bernadette DUPUY

Edition: Presses de la Cité

Terres de France 

Nombre de pages: 604 pages

Résumé: Janvier 1940, vallée des Eaux-Claires. La seconde guerre mondiale fait rage depuis quelques mois en Europe. Alors que le mari de Bertille meurt subitement cette dernière se prend d’affection pour Janine, la fille cadette de Léon, le domestique du moulin. Cette dernière vient de subir une terrible épreuve, semant la zizanie entre les deux familles. Puis au printemps, le maire de Puymoyen demande à Claire d’héberger une famille de réfugiés chassée par l’avancée des Allemands en France occupée. La mère, Yvette, est très malade, tandis que sa fille, Anne, ne tardera pas à son tour de chambouler la vie de ceux qui ont pourtant la bonté de l’héberger.
Quant à Mathieu et Jean, respectivement frère et mari de Claire, ils décident à leur manière de tenter de chasser les Allemands de France, surtout lorsqu’une troupe de soldats réquisitionnent le château de Bertille, afin d’en faire un centre de commandement. Les choses se corsent lorsqu’un jeune soldat allemand disparait mystérieusement de la région. Rapidement les soupçons se portent sur un des membres du clan élargi de Claire. C’est véritablement le chaos dans la vallée des Eaux-Claires ; fausse-couche, bagarres, meurtres, tempêtes, démence, morts, avortement et amours brisés se succèdent à un rythme effréné au fil des pages et des chapitres. Heureusement les célébrations du trente-cinquième anniversaire de mariage de Jean et de Claire viendront mettre un baume sur le cœur de tous, même si la guerre ne fait que commencer.

Merci à l’édition Presses de la Cité pour cette série qui se termine 

Mon avis: Claire a survécu à son accouchement, et sa petite fille a hérité de son don salvateur.

Pourtant, tout n’est pas toujours rose au moulin du Loup. Entre jalousies, naissances, décès, la guerre qui s’annonce, et autres aspects qui font une vie, les habitants du moulin ont beaucoup à faire! A eux de trouver un équilibre qui convienne à tous.

 

C’est le dernier tome de cette longue série du Moulin du Loup. Il s’agissait donc des derniers rebondissements de cette saga familiale compliquée et animée. Je dois dire que le tome 5 m’avait un peu rebuté. Je l’avais trouvé tiré en longueur, sans réel intérêt. Et j’avais donc peur de m’attaquer à ce nouvel opus, et d’en être déçue également.

 

Heureusement, ce n’est pas le cas. Bien que certaines situations soient vraiment rocambolesques, et dignes des meilleurs épisodes de soap opéras bien connus, l’ensemble de l’histoire arrive à trouver un équilibre qui m’a convenu.

Claire est toujours là, bien active. Et même si elle n’a plus la jeunesse des premiers tomes, elle a maintenant un regarde plus posé sur le monde qui l’entoure. Bonne (trop, parfois), douce, attentionnée, voilà qu’elle doit faire face à d’anciennes rancunes, celles qui lui avaient rongé le coeur et marqué son âme au fer rouge.

Elle doit aussi continuer à prendre soin de toute sa nichée, qui s’est agrandie au fil des ans, la faisant grand-mère. 

 

Jean, de son côté, malgré ses erreurs du passé, a su retrouver sa place au côté de son épouse, et enfin, ils se retrouvent. Je ne peux m’empêcher de me dire qu’il ne la mérite pas, mais bon, ce n’est pas moi qui ai choisi hihi.

Autour d’eux, chacun apporte sa pierre à l’édifice de la famille, créant un microcosme complet, vaste et plutôt complexe.

 

Au final donc, bien que j’avais été un peu lassée de cette histoire, je pense que dans l’ensemble, il s’agit d’une saga familiale intéressante, et qui se laisse lire agréablement, même si, comme je l’ai dit plus haut, il y a certaines lenteurs. 

 

Je pense, durant quelques temps, ne pas entamer d’autres sagas de cet auteur, le temps de laisser s’estomper un peu celle-ci. Ensuite, on verra….

Romans

Les ravages de la passion de Marie-Bernadette DUPUY

Charente, 1925. La foudre vient de frapper les étendoirs du Moulin du loup, causant un violent incendie qui ravage une partie importante des bâtiments industriels. Bénissant le ciel d’avoir au moins épargné la maison ancestrale, ce foyer qu’elle chérit tendrement, Claire attend avec impatience le retour de Jean, parti au Canada avec leur fille adoptive, Angéla. Ainsi, l’épreuve sera moins pénible à supporter. Mais dès son arrivée, la fille de Colin Roy constate que son mari a changé, montre des comportements étranges. Distant et taciturne, malgré tous les vaillants efforts qu’il investit dans les travaux de réfection, l’homme semble traîner un lourd secret qu’elle ne peut percer. Or, quand Angéla revient dans la vallée des eaux-claires, enceinte de surcroit, une tempête effroyable brise les cœurs et les âmes. Devant toute la famille réunie, la jeune fille clame alors qu’elle aime son père adoptif et prétend qu’il l’aime, lui aussi. Trahie et humiliée, surtout car elle-même n’a jamais pu avoir d’enfant, Claire chasse les deux amants du moulin. Démolie au plus profond de son âme, la guérisseuse devra surmonter cette terrible blessure et reprendre ses activités. Oui, elle doit se battre, renaître et reprendre une vie normale! Mais trouvera-t-elle la force de pardonner à l’ancien bagnard, qui de son côté, exilé d’abord chez sa soeur puis dans le sud de la France, est malade de honte et de chagrin ?

Le chemin de la rédemption sera effectivement long et difficile, autant pour Jean que pour Angéla, réfugiée chez Bertille, la cousine de Claire. Et au bout de plusieurs mois de bouderie, de retrouvailles, de malentendus, de fuites, de crises de jalousie, de disputes et de courts et rares moments de bonheur, l’avenir brillera enfin et offrira au couple réconcilié la plus belle des récompenses…

7/10

Edition: Presses de la Cité Terres de France

Nombre de pages: 614 pages

Mon avis: Claire a toujours géré son petit monde d’une main de maître. Mais la foudre et l’incendie qu’elle a déclenché  a fait partir en fumée l’imprimerie familiale, c’est loin d’être aussi facile.

Surtout que Jean est loin, parti accompagner Angela à l’étranger.

Pourtant, le pire reste à venir. Jean a trompé Claire. Et qui plus est, avec Angela! Cette petite fille qu’ils ont adopté. C’en est trop pour Claire, qui décide qu’elle ne veut plus jamais revoir son mari.

Commence une lente descente aux enfers…

C’est le 5ème tome de la série du Moulin du loup. 

Tous les personnages sont présents. Grandis, vieillis, mais chacun a retrouvé sa place. L’ensemble du tableau s’anime à nouveau pour nous faire entrer dans la chaleur de ce moulin que Claire a su rendre chaleureux.

Je dois bien dire que, jusque-là, la pauvrette n’a pas eu beaucoup de chance. Entre les décès, les enfants qu’elle a recueillis, sa stérilité, les affres de la guerre, la peine de voir partir Jean, son absence, sa solitude, bref, elle a de quoi se lamenter. Marie-Bernadette Dupuy en a une fait une femme forte. Mais jusqu’à un certain point.

Il faut avouer que ce coup-ci, l’auteur a fait fort avec cette trahison! Angela, la jeune fille que l’on avait découvert dans les tomes précédents, jeune fille qui avait été violée et qu’on avait récupéré dans un état lamentable. Hébergée puis adoptée par Claire et son mari, elle n’avait eu de cesse d’attirer l’attention de son père adoptif. Et il a fini par succomber.  C’est odieux et inadmissible, de leur part à tous les deux.

En plus, on corse encore les choses, puisque la jeune demoiselle se retrouve enceinte! De quoi faire perdre à n’importe quelle épouse trompée, quand elle se rend que son ennemie se trouve sous son toit.

Encore une fois, on est allé de rebondissements en rebondissements. Ces hauts faits laissent la place à des périodes de calmes, durant lesquels on a le temps de reprendre son souffle et de regarder les réactions de chacun des personnes du roman.

Par contre, j’ai eu l’impression que l’ambiance n’était pas tout à fait la même que dans les tomes précédents. Une certaine lenteur s’est installée. J’ai eu l’impression que les périodes d’accalmie était pas mal longues. Et que souvent, les ressentiments les plus ancrés s’en allaient comme par magie. Je pense que c’est surtout ça que j’ai moins apprécié.

Il ne me reste donc plus qu’un seul tome à découvrir, ce qui devrait être fait très bientôt.

 

Je remercie l’édition Presses de la Cité pour cette lecture 

 

Romans

La galerie des jalousies tome 1 de Marie-Bernadette Dupuy

La Grande Guerre vient de se terminer avec son lot de morts, de destructions et de malheurs. Dans le village minier de Faymoreau, un accident grave se produit lorsqu’un coup de grisou provoque l’effondrement d’une galerie, causant la mort de trois travailleurs. Deux autres malheureux, dont Thomas Marot, sont prisonniers dans les entrailles de la Terre et les chances de les sauver sont minces. Lorsqu’elle apprend la tragédie qui frappe l’homme qu’elle aime depuis toujours, Isaure Millet se précipite sur les lieux, car même si Thomas s’apprête à se marier avec une ouvrière polonaise, elle espère toujours qu’il changera d’idée.

Or, l’événement prend une tournure inattendue lorsqu’on retire des décombres le corps d’une des victimes: elle a été assassinée d’une balle dans le dos… Qui a pu commettre ce meurtre dans un moment pareil? Lorsqu’un policier parisien attitré à l’enquête, Justin Devers, arrive à Faymoreau, les mineurs, ceux que l’on surnomme les « gueules noires », s’enferment dans un mutisme qui exaspère l’enquêteur. La vérité parviendra-t-elle à s’extirper de cette histoire tordue, aussi sombre que les galeries de cette mine de charbon où tant de drames se sont joués? C’est ce qu’espère l’inspecteur Devers, tombé sous le charme d’Isaure, tout comme Jérôme, le frère de Thomas.

Edition: Calmann-Levy

Nombre de pages: 598 pages

Mon avis: Isaure aime Thomas depuis qu’elle est tout petite. Un amour dévorant. Et lorsqu’elle apprend qu’il est coincé dans la mine dans laquelle il travaille, elle n’écoute que son coeur et abandonne son emploi.
Pourtant, revenue dans son village natal, elle doit aussi réintégrer le domicile familial. Lieu de peur, de froid, de faim… Elle doit faire face à un père violent et à une mère démissionnaire.
Mais elle doit aussi faire face à une nouvelle qui va l’anéantir: Thomas va en épouser une autre.
Lorsque l’on découvre qu’un des mineurs décédés dans la catastrophe de la mine n’est pas mort naturellement, mais plutôt par une balle dans le dos, c’est l’effervescence au village. Et l’inspecteur détaché sur les lieux aura fort à faire pour découvrir le fin mot de l’histoire…
J’aime énormément la plume de Marie-Bernadette Dupuy. J’ai déjà lu plusieurs de ses livres, et je retrouve chaque fois la même impression de bonheur.
Chacune de ses sagas se passent au début du XXème siècle ou aux alentours, dans des villages de France. Chaque fois, de multiples personnages interagissent, et créent devant nos yeux un microcosme complet. Les mariages, les naissances, les décès font partie du scénario, et grâce à tous ces événements, on voit le temps passer, et les histoires se dérouler.
On explore, en prime, cette fois le monde minier. C’est un domaine que l’auteur n’avait pas encore abordé, et j’aime beaucoup ce changement d’horizon.
Dans cette nouvelle saga que je découvre, je suis les traces de la jeune Isaure, qui a quitté la ferme familiale pour faire des études d’institutrice, espérant s’élever au-dessus de sa condition, et surtout partir de ce lieu de tristesse dans lequel elle a vécu jusque-là.
Isaure est jeune, belle, amoureuse et fantasque. Elle a une rage de vivre, se montre souvent imprévisible et son enfance difficile n’a pas du l’aider à se construire un caractère stable. Cette jeune fille n’est pas mon personnage préféré. Je la trouve trop capricieuse, trop impulsive, et surtout trop versatile. Au vu de son passé, j’aurais vraiment aimé m’attacher à elle. Hélas, son caractère ne m’a pas plu. Pour sa décharge, il faut bien dire que son milieu familial est loin d’être idyllique. Une impression de malaise, d’ambiance malsaine apparaît dès que l’on suit les pas d’Isaure dans cette maison. Des secrets que l’on cache (sont-ils découverts dans les tomes suivants?), des silences lourds, du mépris et des cris. Le modèle familial de la famille Millet est le total opposé de l’autre famille importante de la saga.
A l’inverse, le personnage de Thomas est intéressant. Beau, gentil, travailleur et sérieux, il est le jeune homme parfait à tous points de vue. Il est amoureux, et compte bien épouser la jeune fille qu’il courtise depuis 5 ans. Il est bien appréciable, et il a en prime une famille vraiment superbe. Un frère aveugle, une mère compréhensive, une jeune soeur malade, et deux soeurs plus âgées qui sont devenues religieuses. Ils forment un clan vraiment unis. Je retrouve ces grandes familles comme je les aime, avec le même lien d’affection. Et ça, je pense que c’est vraiment l’élément que j’aime le plus.
Cette fois, j’ai aussi découvert le côté enquête des écrits de l’auteur, ce que je n’avais pas encore fait jusqu’ici. Mêler saga familiale et enquête policière, c’est un joli tour de force. L’un n’empiète pas sur l’autre. Au contraire, cela s’imbrique très bien. J’ai vraiment apprécié ce nouvel aspect de ses romans. J’avais déjà entendu parler de la série dans laquelle une jeune femme enquête sur différents événements, et j’avais un peu peur que de changer de style me déplairait. Mais au vu de ce que je viens de lire, je pense que finalement cela pourrait me plaire.
Enfin, il y a de réels gros rebondissements dans ce roman. Des joyeux, comme des retrouvailles, mais aussi des décès, des découvertes, et des esclandres. L’ensemble du livre est pimenté régulièrement de quelque chose, qui empêche l’ensemble de ralentir, de pâlir.
Si j’en ai l’occasion, et j’espère bien l’avoir d’ailleurs, je lirai très certainement la suite de cette histoire vraiment très belle à lire.
Je remercie l’édition Calmann-Levy et la masse critique de Babélio pour cette histoire si intéressante.
Il vous tente?

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Romans

L’orpheline des neiges tome 1 de Marie-Bernadette DUPUY

Janvier 1916. Dans le village de Val-Jalbert sur les bords du lac Saint-Jean au cœur de la forêt québécoise, une religieuse découvre un bébé abandonné dans un ballot de fourrures, sur le perron enneigé du couvent-école. D’où vient ce poupon aux yeux si bleus, qui porte le nom de Marie-Hermine, comme en témoigne une courte lettre cachée dans ses vêtements ? L’enfant sera élevée et instruite par les sœurs du Bon-Conseil et souvent confiée à une jeune mère des environs, Élisabeth Marois. Dotée d’une voix exceptionnelle, au fil des années, l’orpheline gagnera le surnom de « rossignol des neiges »…
Marie-Bernadette Dupuy nous offre ici une très belle histoire d’amour documentée et puissante, empreinte du souffle glacé des longs hivers québécois, qui se déroule dans une région où rien ne doit mourir, rien ne doit changer…

 

Mon avis: Malgré ses 650 pages, c’est un livre que j’ai lu rapidement. L’histoire est bien écrite, légère et émouvante à la fois.
Tout se passe au Québec, entre les années 1916 et 1932.
L’histoire dans un village, baptisé Val-Jalbert. J’ai apprécié particulièrement que l’auteur a fait des recherches historiques pour implanter son roman. Des petites notes en bas de page recadrent l’histoire dans des évènements réels.
Hermine est un personnage vraiment attachant. C’est le personnage principal, mais autour d’elle gravitent toutes sortes de personnes hautes en couleur, ou simplement doux à entendre.
Cette jeune fille passera pas mal d’épreuves finalement, tout en restant simple.
Certains passages m’ont semblé un peu mièvre, mais finalement, cela passe bien tout de même.
Je lirai les autres tomes avec plaisir.
Points attribués: 8/10
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