Afficher : 1 - 10 of 10 Articles
Romans

Une minute d’attraction de Carrie ELKS

Edition: Presses de la Cité

Nombre de pages: 364 pages

Résumé: Londres, 31 décembre 1999, une soirée de réveillon ultra chic. Gothique jusqu’au bout des ongles et armée d’un sens de la répartie hors norme, Hanna donne un coup de main à sa mère, traiteur. Aux antipodes, Richard, impeccable dans son costume cravate, est un New-Yorkais aisé que son père destine à Wall Street. Hanna le désarçonne autant qu’elle le séduit. Il n’a jamais rencontré une fille comme elle.
12 mai 2012. Hanna et Richard ne se sont plus adressé la parole depuis des années. Elle est pourtant là, à New York, pour lui révéler un secret explosif.

Merci à l’édition Presses de la Cité pour cette lecture romantique. 

Mon avis: Hanna est jolie, jeune et débrouillarde quand elle rencontre Richard, lors d’une soirée de Nouvel an. Ils ne sont pas du même milieu du tout: la mère d’Hanna travaille pour celle de Richard. Pourtant, ils ont le coup de foudre. Armés tous les deux d’humour et d’énergie, ils se voient autant qu’ils le peuvent. Pourtant, quelque chose va les séparer… 

Pourtant, leur amour était fort, et le hasard est parfois joueur…

J’avais pioché ce livre parmi les livres qui m’attendent sur ma table pendant un week-end plutôt gris et froid. 

Pelotonnée dans un plaid, avec un bruit de fond ambiant, je m’étais plongée dans ma lecture. Et je n’ai pas vu les pages défiler.

Dès le départ, on comprend que Richard et Hanna sont liés par quelque chose de solide, une vraie passion puissante. 

Je lis très peu de romance, en réalité. Du coup, celle-ci a été un joli intermède entre deux lectures plus complexes. J’ai énormément apprécié les personnages principaux. Il s’agit là d’une romance, oui, mais avec des personnages plutôt réfléchi, ayant un but dans la vie, des buts à atteindre. Ca rend l’histoire plus réaliste, je dois dire.

L’univers de Hanna est inextricablement lié à celui de Richard. Et même si leurs carrière professionnelle les éloigne un peu l’un de l’autre, leurs chemins se recoupent. Les voyages entre l’Angleterre et les Etats-Unis offrent un changement de décor agréable. On passe régulièrement du cocon familial à celui, immense, des mégalopoles américaines.

Et puis, l’humour et la douceur de Hanna m’ont énormément plu. Voilà un personnage féminin comme je les aime. Elle est décidée, douce et attentionnée, et réfléchie. De quoi me donner envie de lire la suite de son histoire.

Quand à Richard, c’est le jeune homme dont on rêverait toutes: passionné, tendre, avec une belle situation, et surtout, surtout, d’une fidélité sans faille!  Un tel duo ne pouvait que me plaire.

En tout cas, j’ai passé un bon moment. J’ai lu ce roman très rapidement, et j’en garde une impression adorable. Pour moi, cela veut que ce livre m’a touché, quelque part. L’histoire de Hanna et Richard m’a semblé belle. 

Pour ceux et celles qui aiment les belles romances, ce livre est pour vous!

Littérature jeunesse

Et plus si affinités de Sara BERNARD

Edition: Casterman

Nombre de pages: 432 pages

Résumé: Ses parents inquiets de l’incapacité de parler de leur fille dans les situations de stress, essaient tous les traitements médicaux et psychologiques qui leur sont proposés. Paradoxalement c’est la surdité de Nick qui sortira Steffi de son mutisme. Entre langue des signes, regards éloquents et autres moyens de communications improvisées, les deux adolescent tissent un lien très fort.

Merci à l’édition Casterman pour cette lecture en aveugle

Mon avis: Steffi est mutique depuis son enfance. Paniquée à l’idée d’ouvrir la bouche en public, elle a des habitudes bien à elle, et une amie sur laquelle elle a toujours pu compter. 

Mais Lorsque Nick fait son apparition dans son école, il y a quelque chose qui change. Le jeune homme est sourd, pratique le langage des signes couramment, et Steffi est chargée de l’aider durant ses premières heures à l’école. Leurs particularités les rapprochent…. Lui n’entend pas et elle ne parle pas…

J’avoue avoir attendu pas mal de choses de ce roman. En lisant le petit résumé, j’espérais un petit coup de coeur. Peut-être avais-je placé la barre trop haut…

 

Parlons de Steffi, tout d’abord. Une jeune fille timide, forcément, et peu portée vers les relations amicales ou de camaraderie. Elle n’a qu’une seule amie, et jusque-là, elles n’ont jamais été séparées, ce qui facilite sa propre intégration. En début de livre, on insiste beaucoup sur son souci d’élocution, et du traitement adapté pour l’aider. Pour avoir fait la lecture en commun avec Mayumi, qui travaille dans le milieu médical, j’ai appris que ce traitement est relativement bien expliqué, malgré quelques petites erreurs. Un bon point donc. 

 

Mais bien qu’on précise à de multiples reprises que cette jeune fille ne parle pas, je me rends compte qu’en réalité, c’est une attitude sélective. En effet, même si elle ne parle pas à l’école, en classe, ou dans une salle d’attente (comme n’importe quelle personne timide finalement), elle dialogue avec sa famille et sa meilleure amie. Je suis donc moyennement convaincue, surtout qu’au fil des pages, sa propension à se taire disparaît de plus en plus rapidement. Effet de coup de foudre, ou personnage pas assez bien abouti? Le doute demeure.

 

Nick est une jeune homme, bien que sourd, plutôt volubile. Il est sociable, pratique le langage des signes, utilise les réseaux sociaux, profite de sa vie, est dynamique. Un adolescent assez chouette finalement. Bien que sourd, il vit normalement ou presque. Un bon point pour ce personnage. D’ailleurs certaines situations pouvant le mettre potentiellement en danger (ne pas entendre une voiture arriver dans son dos, par exemple) sont abordées. Et cela me plaît énormément, parce que cela nous fait prendre conscience de la réalité de cet état. 

 

En somme, je trouve donc qu’il s’agit là d’une sympathique petite romance adolescente, avec quelques détails qui font un peu la différence. Mais rien de vraiment transcendant.

Romans

Services des urgences de Marcia ROSE

Edition: Archipel

Nombre de pages: 598 pages

Résumé: Un service hospitalier en ébullition dans la chaleur de l’été de New York… Des manifestants contre l’avortement qui se déchaînent… Des luttes d’influence au sein de l’hôpital… Des médicaments qui disparaissent… Un mari qui refuse de divorcer et un amant qui revient après dix ans de silence… Autour du personnage de Mary, dynamique infirmière en chef, Marcia Rose développe au rythme trépidant d’un service des urgences, tous les problèmes cliniques ou éthiques, liés au monde médical.

Merci à l’édition Archipel pour cette plongée dans la romance

Mon avis: Mary Lamb a des journées interminables. Directrice d’un service hospitalier uniquement géré par des femmes, il y a fort à faire. 

Surtout que différents problèmes apparaissent régulièrement: des femmes sur le point d’accoucher et droguée jusqu’aux yeux; des militants contre l’interruption de grossesse qui font beaucoup de dégâts; une collègue sous amphétamines qui se détache lentement de la réalité.

Et tout cela sans compter ses problèmes personnels, Mary doit avoir les nerfs bien accrochés…

Je me suis plongée dans ce roman avec une belle attente. On sait tous que les services de premiers soins, ou ceux destinés aux personnes défavorisées sont souvent submergés de demande. Et j’espérais donc pouvoir plonger dans cet univers.

Le sentiment d’urgence est bien présent. Il faut régler les problèmes au fur et à mesure qu’ils apparaissent, avoir un dénouement heureux en même temps qu’une tragédie. Il y aurait de quoi perdre rapidement les pédales. Cet aspect du roman, qui traite de cet univers évoluant à 300 à l’heure m’a beaucoup plu. 

Je me penche maintenant sur le cas de Mary Lamb, personnage féminin principal. Ce petit bout de femme énergique a du répondant, du courage, de la ténacité et une bonne dose d’inventivité. Dans son travail, elle est excellente. Elle prend à coeur le cas de ses patientes, et le caractère forgé par l’auteur me plaît. 

Je déchante, par contre, lorsqu’on s’attaque à sa vie privée. Alors, oui, c’est loin d’être facile d’avoir un mari schizophrène. Et cet aspect-là est assez singulier, et donc intéressant. Par contre, ses amours et les jeux à la « Je t’aime, moi non plus » m’ont épuisé. J’ai eu l’impression de me retrouver face à une intégrale des feux de l’amour! On ne sait jamais sur quel pied danser. Un jour c’est oui pour l’un, le lendemain oui pour l’autre, et le troisième jour on hésite. De quoi me décrocher totalement du roman, je dois bien l’avouer!

Une dernière partie mérite qu’on l’aborde: il y a un corbeau dans l’hôpital, qui sème des lettres anonymes sur tous les bureaux, faisant remonter des secrets que chacun aurait voulu garder enfouis. Ca ajoute une part de mystère, et avive les tensions. De quoi mettre un peu de piment.

Au final, je n’ai donc pas été totalement conquise par ce roman. En réalité, et bien que cela m’arrive très souvent d’en lire, j’ai ressenti très fort qu’il s’agissait d’un livre écrit il y a 30 ans. Aujourd’hui, c’est un peu décalé, et je pense que ce ressenti m’a également fait reculer.

Romans

Indécisions de Déborah D’ORAZIO

Elle va devoir changer.

Il va devoir s’adapter.

Mais rien ne les avait préparés aux choix auxquels ils vont devoir faire face. Leur rapprochement va les confronter à des dilemmes douloureux qui vont les amener à remettre en questions les valeurs et les principes inculqués par leurs parents. Obligations et sentiments envers les leurs vont les pousser sur des chemins qu’ils n’auraient jamais pensé emprunter. Ils vont devoir se poser des questions essentielles, découvrir ce qu’ils veulent vraiment et ce qu’ils sont prêts à sacrifier pour ça.

Lorsque Angelo Fabiani, dragueur invétéré décide de conquérir le coeur de Joia Marcchone, personne ne s’imaginait à quel point cela bouleverserait leur monde.

Edition: Société des Ecrivains

Nombre de pages: 230 pages

Mon avis: Joia et Angelo vivent dans la même petite ville, Montebello, vont à la même école, mais ne gravitent pas du tout dans les mêmes sphères. A vrai dire, cela saute aux yeux qu’ils n’ont rien à faire ensemble.
Et pourtant… le destin fait parfois bizarrement les choses… Angelo, dragueur invétéré, tombe sous le charme de Joia, douce et posée. Mais alors que, d’ordinaire, il n’aurait fait que draguer avant de jeter, il s’attache à la jeune fille, au point d’être prêt à tous les sacrifices.
Les familles respectives ne voient pas leur idylle d’un bon oeil. En effet, l’une des deux familles est réputée pour tenir toute la ville sous sa coupe avec des moyens pour le moins discutables, et l’autre ne veut pas se voir mêlée à ces magouilles.
Il est bien difficile, pour les jeunes gens, d’établir une relation stable, à cause de ces démêlés, ces disputes, et les mauvais travers qui refont parfois surface….
Ce roman est le tout premier qu’écrit l’auteur. J’ai eu l’occasion de le découvrir en avant-première, quelques jours avant sa sortie en librairie. 
Mon ressenti? L’impression d’avoir vécu un remake de Roméo et Juliette, sur fond de Bella Mafia. Rien de négatif, au contraire. Je m’explique.
La plume de l’auteur est jeune, incertaine parfois. Ce qui est normal quand on se lance dans le grand bain pour la première fois. Quelques petites erreurs de ponctuation et de profondeur, mais rien qui ne puisse s’améliorer.
Joia est une jeune fille comme je les aime. Mignonne, posée, avec de belles relations familiales. Un rien fleur bleue, ce qu’il faut pour une romance. Comme dans tous les romans du style, il y a une belle qui fond devant le bad boy du lieu. Joia incarne ce rôle à la perfection! 
Côté bad boy, nous sommes bien servis avec Angelo! Arrogant, sûr de lui, dragueur, fortuné, et insouciant, voilà un tableau idéal du jeune homme devant lequel toutes les filles à moins de 5 kilomètres à la ronde fondent. Je dois vous avouer que régulièrement, tout au long du roman, je lui aurais bien collé une paire de claques! (les bad boys, c’est pas mon truc, décidément hihi). Heureusement, l’influence de Joia le change quelque peu, et il devient alors beaucoup plus appréciable.
Là ou ça devient intéressant, c’est lorsque l’on se rend compte réellement que la famille d’Angelo, les Fabiani, représentent la famille régnante, mafieuse. Ca met du piquant à l’ensemble, donne un côté plus adulte et plus sombre à l’ensemble de l’histoire. Ca me plaît! Le conflit entre les pères des deux jeunes gens nous permet également de comprendre qu’il y a une histoire plus complexe, et plus secrète également, que j’adorerais découvrir plus en détail.
Plus en détail? Oui, parce que l’auteur m’a laissé comprendre que des suites sont prévues! J’avoue être curieuse de ce qui va arriver à ce jeune couple, et à leur famille.

 

Je remercie Déborah D’Orazio pour cette découverte en avant-première.

 

Romans

Les nuits d’après d’Emanuelle AUBLANC

 Veronica croit avoir trouvé le bonheur en Italie, avec Mario, un jeune homme rencontré sur place et devenu son époux. Mais il est engagé dans la lutte contre la mafia, si bien qu’un jour, sa disparition est annoncée à Veronica. Il ne reste plus à la jeune femme qu’à rentrer en France et reconstruire sa vie brisée. La cicatrisation s’annonce difficile, d’autant plus que Veronica garde dans les profondeurs de son esprit une ancienne blessure : sa trop brève relation avec Damien. Comme leurs routes se recroisent, elle se trouve confrontée à un très gênant fantôme du passé.
Mon avis: J’ai découvert Véronica complètement désemparée, par la mort de son mari.
Par des flashbacks bien dosés, j’ai revécu son histoire d’amour, son arrivée en Italie, et l’annonce funeste.
Elle réagit comme finalement énormément de monde, je pense. Une douleur n’est jamais facile à vivre, et elle est bien décrite. Il faut se reconstruire une vie, retrouver un sens au monde.
A cette détresse s’ajoute la rencontre d’un ancien amour qu’elle croyait évanoui. Mais Damien lui fait éprouver bien trop de sentiments, pour que cela soit vrai. Elle a bien du mal à y voir clair
D’ailleurs, il cherche à tout prix à la reconquérir. Des amitiés particulières avec le frère de Véronica l’avait empêché, quelques années plus tôt, à poursuivre sa relation avec la jeune femme.
Je ne dirais pas que ce livre est un coup de coeur. Il est bien écrit, les termes sont bien choisis, les émotions sont présentes. Un petit coup de théâtre en fin de livre permet d’avoir un ultime rebondissement, même si j’ai trouvé que ça ne collait pas vraiment avec le reste du livre. Mais c’est tout. En tout cas pour moi. Je n’ai pas trouvé d’éléments particuliers, qui me fassent dire: waouh quel livre!
C’est une lecture agréable, qui m’a fait passer un bon moment, mais voilà, j’en reste là.

Points attribués: 7/10

Je remercie l’édition Artalys pour ce récit tranquille.

[su_divider]

%d blogueurs aiment cette page :