En conversation avec Guillaume Lenoir

interview

 

Guillaume Lenoir est l’auteur du roman La marquise aux Poisons, paru aux éditions Evidences.

 

 

 

Il a aimablement répondu aux questions que je lui ai posé.

Voici ses réponses.

Tout d’abord, merci de venir papoter un peu avec moi.

De rien, avec plaisir.

Comment allez-vous ?

Très bien, merci.

Avez-vous fait des études littéraires ?

J’ai passé un bac littéraire, avec option histoire de l’art, puis j’ai enchaîné avec des études en Histoire.

Quel a été l’élément déclencheur de votre passion pour l’écriture ?

J’ai baigné dans les livres dès mon plus jeune âge, ce qui m’a amené à être curieux sur plein de sujets. En parallèle, j’ai toujours été sensibilisé à d’autres formes d’art et de communication : cinéma, peinture, etc . Cela a sans doute contribué à développer mon imagination, et l’envie de créer.

J’ai lu dernièrement votre livre, La marquise aux poisons, que j’ai beaucoup aimé. Est-ce votre premier livre ?

Il s’agit de mon premier livre publié en maison d’édition, et du premier roman que j’ai écrit. Auparavant, j’avais écrit d’autres textes, mais moins aboutis, sur lesquels je reviendrai peut-être un jour.

Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire sur ce sujet ?
D’une part, ma passion pour l’Histoire. Souvent, on a tendance à penser que notre passé se résume à des dates, des manuels poussiéreux et rébarbatifs. Il faut prendre l’Histoire comme un voyage vers d’autres époques, vers d’autres univers.
La seconde raison vient du personnage de Marie-Madeleine de Brinvilliers. Je suis très attaché à l’histoire des femmes en général, de la condition féminine à travers les âges. Et cette marquise est une véritable énigme. Je l’ai d’abord découverte comme un monstre criminel, une créature sans scrupules.
D’autres historiens plus récents (des historiennes en l’occurrence), ont nuancé cette sombre image. Ils se sont aussi intéressés à son parcours. On a alors tous les ingrédients pour un roman. Un  une femme amoureuse d’un manipulateur qui la pousse à commettre l’irréparable, des intrigues. Mais aussi une femme portant avec elle les souvenirs d’une enfance brisée, victime d’un mari volage. Dans une moindre mesure, une femme qui brise les carcans de la condition féminine en s’affichant publiquement avec son amant, au détriment de son père. Ce personnage et son histoire peuvent renvoyer à beaucoup de thématiques. Ma ligne directrice a été d’en faire un personnage humain. Capable du meilleur et du pire. Et sans porter de jugement sur sa vie. Je laisse cette liberté d’appréciation au lecteur.
Combien de temps de recherches pour ce roman ?
Des mois de recherche pour réunir les sources d’origine. Au-delà du point de vue des historiens, il fallait que je puisse remonter aux documents d’époque, compte-rendu de procès, chroniques d’époque, etc.
Quant aux représentations de Marie-Madeleine de Brinvilliers, malheureusement, à part un dessin réalisé par Le Brun à la fin de son existence, il ne nous reste aucun portrait d’elle. Ses contemporains la décrivent comme une femme petite, menue et séduisante, avec de grands yeux bleus. L’imagination a fait le reste pour lui donner vie.
Avez-vous déjà des idées pour d’autres livres ?
En dehors du roman historique,  j’ai tendance à écrire dans le Fantastique. Hartland- Les Portes de l’Enfer, sortira d’ici la fin de l’année 2017. Il se déroule en 1982, dans une petite ville du Dakota du Nord, qui se retrouve confrontée à des forces obscures, suite à l’arrivée d’un sinistre révérend. J’envisage de lui donner une suite.
J’ai également en projet une biographie historique, mettant en scène une reine peu connue de l’Antiquité, Sophonisbe, ayant vécu lors des guerres entre Rome et Carthage.
  D’autres idées également, mais j’essaie de ne pas me disperser, et de les poser à plat au fur et à mesure.
Enfin, j’aimerai m’essayer à la nouvelle. Dans cette perspective, je compte diffuser quelques textes en libre-accès sur mon site Internet. Pour moi, l’écriture doit aussi avoir une dimension accessible.
Avez-vous un livre fétiche ?
Pas nécessairement de livre fétiche. J’aime aussi bien les classiques que des livres plus récents. Je lis relativement peu de fictions. Je suis beaucoup plus porté sur les livres d’Histoire, de sociologie, les études sur les croyances et les mythes, etc. 
Si vous deviez être un personnage littéraire, qui seriez-vous ? Pourquoi ?

Peut-être comme Alice de Lewis Carroll,  afin de pouvoir m’évader dans un autre monde.

Avez-vous des animaux de compagnie ? Quels sont leurs noms ?
Un chien, appelé Ghandi
Deux chats : Grace et Mini Cat
Comment votre famille appréhende-t-elle votre statut d’auteur ?

Mon entourage est content pour moi, me soutient dans mes projets. J’ai beaucoup de retours positifs. En ce qui me concerne, j’ai du mal à me considérer comme « auteur ». Je me dis que j’écris et que je partage cette écriture.

Un dernière question. Quel est le plus beau compliment que l’on pourrait vous faire ?

Je n’aime pas trop les compliments de prime abord, ils ont tendance à me gêner. Pourtant, c’est toujours réconfortant, en particulier au niveau des lecteurs. Une personne m’a indiqué, après avoir lu La Marquise aux poisons, avoir retrouvé le goût de la lecture, et avoir apprécié un genre — Le roman historique — qui n’était pas sa tasse de thé. Je pense que lorsqu’on écrit, les plus beaux compliments viennent des lecteurs. On écrit avant tout être lu, et lorsqu’on se rend compte que l’on a réussi à faire passer certains ressentis ou certains messages, c’est la plus belle des récompenses.

C’est ici que se referme cet interview. Si vous voulez découvrir son univers, être tenu aux courants de ses futurs écrits, voici le site de l’auteur.

 

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