Romans

Mrs March de Virginie Feito

Mrs March vit oisive dans un appartement huppé de New York. Alors que George, son mari, atteint la consécration littéraire avec son dernier roman, l’existence de Mrs March se met à vaciller. Aurait-elle, comme on le dit, servi de modèle à l’un des personnages peu reluisant du livre de son mari ? Impossible, connaissant George. Mais le connaît-elle vraiment ? N’aurait-elle pas été aveuglée, toutes ces années, par son existence dorée ? 

Mrs March se met alors à enquêter sur la vie intime de l’homme qui partage sa vie. Et elle découvre que celui-ci se passionne pour l’étrange disparition d’une jeune femme. Simple travail de romancier ? Peu à peu, le doute s’installe, et ses soupçons la mènent bien au-delà de ce qu’elle pensait. Au-delà même de la raison ? 

6/10

352 pages

Merci à l’édition Cherche-Midi et Netgalley pour cette lecture particulière

Mon avis: Mrs March a une vie bien ordonnée: un mari écrivain, un appartement immaculé, une boulangerie préférée, un style auquel elle tient.  

Le dernier roman de son époux fait fureur, et elle en est fière. Jusqu’au jour où on lui fait remarquer qu’il s’est inspiré d’elle pour son personnage principal, une prostituée… 

Choquée, et profondément déstabilisée, elle commence à tout remettre en question dans son quotidien… 

L’auteur nous place dans un décor à la Marvelous Mme Maisel: new-yorkais, chic, et de la haute société. Une atmosphère feutrée et bien-pensante. 

Mrs March, toujours appelée ainsi durant tout le récit, nous montre son mode de vie, au quotidien. Il est fait d’un appartement silencieux, d’un mari trop souvent absent, d’une bonne qui lui fait peur, et de détails futiles.  

Mais peu à peu, quelque chose déraille. Un simple détail, l’idée qu’elle puisse avoir inspiré le personnage de prostituée, la secoue profondément. Elle se met à analyser toutes les paroles, tous les gestes, toutes les actions de son mari. 

Nous ne sommes pas ici sur un thriller haletant. Ni sur une comédie de quartier. Ce roman est un peu à part, à plusieurs points de vue. Ce serait plutôt un huis-clos déstabilisant, dans lequel ne parle qu’un seul personnage tout du long.  

Ici, nous ne sommes pas sur de gros retournements de situation. C’est plutôt un léger malaise qui s’installe de plus en plus au fur et à mesure de la lecture. Des questions, des hypothèses se forment lentement. 

Oh, attendez! Je sais à quelle atmosphère je peux comparer cette lecture: A la métamorphose de Kafka. Une lente transformation qui aboutit à une horreur absolue, dans un quotidien tout à fait banal. 

Je ne peux pas dire que c’est un coup de coeur, mais c’est vraiment particulier. 

À propos de l’auteur

aufildespages chroniqueuse littéraire

1 commentaire

  1. Jusqu’à lire la comparaison à La Métamorphose, je me disais que ça pourrait éventuellement me plaire, mais j’avoue que le côté lent ne m’attire pas. Et j’avais eu beaucoup de mal avec le Kafka donc bon ^^

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