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sorties littéraires

Au bord de la rivière tome 4 – Michel David

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Edition: Kennes

Nombre de pages: 576

Date de sortie: 18/04/18

Le quatrième roman de la saga Au Bord de la rivière nous plonge une dernière fois dans le quotidien agité du petit village de Saint-Bernard-Abbé. théâtre des discussions animées entre francophones et anglophones, personnages colorés et savoureux dont seul Michel David avait le secret Si l’irascible curé Désilets nourrit toujours des projets démesurées pour l’humble paroisse, l’oncle Connely n’est pas en reste avec son attitude prétentieuse. Xavier et Catherine font beaucoup jaser quand, à peine mariés, ils adoptent la petite Constance. Chez les Beauchemins, Eugénie rêve d’hériter de la terre familiale dont s’occupe son mari; Hubert apprend le métier de fromager, pendant que Camille transforme tranquillement son Liam, qui fait montre d’une humanité qu’on ne lui connaissait pas. Un personnage se démarque par sa générosité et son dévouement exemplaire: Constant, qui a le don de simplifier la vie de ceux qui l’entourent. Connaitre-t-il l’amour qu’il convoite depuis si longtemps?

 

Romans

Au bord de la rivière tomes 1 et 2 de Michel DAVID

Nouvelle saga, nouvel univers. Cette fois, Michel David nous plonge dans le XIXe siècle, plus précisément en 1870, au moment de la création d’un petit village sur les bords de la rivière Nicolet. Nous sommes donc dans une période de colonisation, de défrichage, de construction.

Au centre de toute cette activité on retrouve les Beauchemin, menés par Baptiste, le chef de famille. Travailleur acharné, Baptiste est un des premiers arrivants de l’endroit et souhaite, après plus de 25 ans d’efforts, la reconnaissance qu’il considère mériter. Dans un patelin dépourvu de maire et de curé, il se plaît à jouer le rôle de l’homme important du village. De l’autre côté, on retrouve la famille Ellis, d’origine irlandaise, ayant à sa tête Samuel.

Entre les deux hommes, la rivalité est forte. Si l’un veut que la future chapelle soit construite en haut de la côte, son vis-à-vis exige qu’elle le soit en bas, près de chez lui. Si l’un veut un pont conçu de telle façon, l’autre défend l’idée contraire. Bref, l’un dit blanc, l’autre noir, et si l’un le dit en français, l’autre le dit évidemment en anglais! Chacun occupera à tour de rôle des fonctions décisives dans l’établissement d’un vrai village, et les commères du coin ne se gênent pas pour prendre le parti de l’un ou de l’autre, sans jamais oser beaucoup s’impliquer.

Autour de ces deux adversaires, on retrouve toute une galerie de personnages attachants comme Bernadette, l’institutrice qui aime se faire désirer des jeunes hommes ; Camille, l’aîné des Beauchemin, qui s’investit beaucoup pour venir en aide à la famille voisine dont la mère est décédée ; sans parler de Marie, Liam, du curé Ouellet ou encore de Constant Aubé.

Ambiance magnifique, personnages colorés et dialogues savoureux. On en redemande!

10/10

Edition: Kennes

Nombre de pages: 595 et 571 pages

Mon avis: La famille Beauchemin est habitante d’un rang paroissial au Canada.
Ensemble, ils vivent un quotidien de fermier. Pour l’un des fils, Donat, il s’agit d’entretenir le patrimoine familial, puisqu’il est l’aîné des garçons et l’héritier.
Xavier, lui, a bien l’intention de s’établir sur sa propre terre.  Bernadette, maîtresse d’école, entend bien se trouver un soupirant à son goût. Camille, la plus âgée, semble bien partie pour être célibataire toute sa vie. Quant à Emma, déjà mariée et mère de femme, on la voit un peu moins. Mais ce n’est pas pour ça qu’on l’apprécie moins. 
Les traditions sont superbes et particulières. Celle en particulier, de venir « accrocher son fanal » pour un amoureux est d’une autre époque, bien sûr, mais qu’est-ce que c’est beau, cette tradition. Rien que pour celle-là, ces livres valent la peine d’être découvert.
En dehors de ce microcosme, il y a la vie du village, les oppositions politiques, et les faveurs religieuses qui pimentent chaque journée de tout ce petit monde…
Décidément, ce genre de saga me plaît incroyablement! Les romans ont beau avoir l’air bien épais, je les déguste comme des pralines!
J’avais lu, il y a quelques mois, une autre série du même auteur: Un bonheur si fragile. J’avais été ravie du début à la fin. Cette fois encore, cette histoire me font de superbes moments de lectures!
Chaque personnage a un caractère bien défini, une ligne propre. Si certains sont doux et plus effacés, comme Camille, d’autres sont plus tonitruantes, comme les parents Beauchemin. Ils faut dire qu’ils ont du caractère dis. Si l’un est plutôt fier et avide de reconnaissance, l’autre ne supporte pas la paresse, et chacun doit filer droit.
Camille est l’un de mes personnages préférés. Elle est douce, attentive, attentionnée, et posée. Même si elle n’intervient pas souvent dans les grandes décisions, elle a l’art de savoir dire ce qu’il faut quand il faut. Je l’aime beaucoup.
Un autre personnage que j’aime énormément est Constant Aubé. Il est discret, amoureux transi, et débrouillard. Il a de nombreux talents, mais n’en fait pas étalage. J’aime beaucoup sa façon d’être.
Il faut dire que l’ensemble des particularités de chacun crée un tableau pour le moins coloré! Entre disputes, amours, naissances, décès, petits plaisirs, et travail quotidien, on n’a jamais le temps de s’ennuyer . Il y a, à chaque nouveau chapitre, un nouveau petit élément qui fait surface, que ce soit une tragédie, ou un fait comique… Ce qui fait la vie, finalement.
En plus, les expressions canadiennes sont superbes. Ce qui est vraiment drôle, c’est que quand je lis ce genre de livre, j’entends l’accent des personnages. Peut-être est-ce parce que j’ai déjà regardé des séries faites par des canadiens français (Emilie, la passion d’une vie par exemple). Mais en tout cas, c’est toujours un petit plaisir en plus.
J’en suis arrivée à la moitié de la saga, qui comporte quatre tomes. J’ai vraiment hâte de pouvoir me replonger dans le petit monde que nous présente Michel David. Heureusement pour moi, le tome 3 arrive fin novembre, je n’aurai donc pas longtemps à attendre hihi.
En attendant, je ne peux que vous conseiller de vous plonger dans ces livres. Vous allez certainement passer un très bon moment!

 

Je remercie l’édition Kennes pour ce si beau voyage.

 

Romans

Le temps des bâtisseurs: le visionnaire tome 1 de Louis Caron

 Aux environs de 1860, on parcourait encore le Bas-Canada sur des routes de terre et on traversait les rivières sur des bacs.
Trois membres de la famille Saintonge contribuèrent de façon déterminante à forger le Québec d’aujourd’hui. Le père, Frédéric, surnommé le Visionnaire, s’exile pour fonder une communauté francophone dans le Midwest américain. Le fils de celui-ci, également nommé Frédéric et qualifié de Prodige, dresse églises, presbytères et nombre de résidences prestigieuses. Enfin, son frère Jean-Charles, dit « l’Affranchi », mène une existence libre, en précurseur des temps nouveaux.
Ces pionniers – et les femmes qui les ont accompagnés – sont ceux et celles qui ont mis le Québec au monde ! Ce livre est leur histoire… 

Edition: Archipel

Nombre de pages: 331 pages

Mon avis : La famille Saintonge vit dans la seconde partie du 19eme siècle dans une région du Canada français. Deux frères, mariés, et ayant une ribambelle d’enfants, entretiennent deux terrains contigus.
Rien ne va plus le jour où tout le monde découvre au grand jour la liaison que frédéric entretient avec sa belle-sœur.
Il décide alors de quitter sa femme pour les Etats-Unis, emmenant son aîné, qui rêve de devenir architecte. Les choses ne sont pas faciles, et leur rêve ne se laisse pas apprivoiser facilement.
Que dire ? J’ai un grand blanc au moment de parler de ce roman.
J’attendais une grande épopée, une saga familiale sur plusieurs générations, remplies de faits historiques, d’aventures, d’amour, … bref une histoire comme je les aime.
Je déchante. Je me suis heurtée à un récit rempli de répétition, de lenteur, de platitude. J’ai eu du mal à trouver le sens de ce roman. A part les querelles entre Frédéric Saintonge père et le curé de sa paroisse, puis ses déboires le prêtre de Sainte-Anne, je n’ai pas vu grand-chose qui vaille qu’on s’y intéresse.
Je suis déçue, car finalement, ces 300 pages m’ont semblé ennuyeuses et longues à lire.
C’est vraiment dommage.
Points attribués : 5/10
Je remercie Babélio et l’édition Archipel et Babélio pour cette lecture dépaysante.
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littérature enfantine

Au bout des longues neiges de Jean-Côme NOGUES

 Irlande, 1846. La famine touche durement la famille de Finnian O’Connell, jeune garçon d’une douzaine d’années. Son grand frère Shelagh convainc ses parents d’embarquer avec leur quatre enfants pour le Canada, en quête d’une vie meilleure. Après une traversée difficile, la famille parvient enfin à bon port. On leur attribue, comme à tous les émigrants irlandais qui arrivent en nombre, une concession. Là, ils doivent recommencer leur vie: construire leur maison avant l’arrivée de l’hiver, subsister par tous les moyens, grâce aux ressources de l’immense forêt. Mais les Indiens ne voient pas d’un bon œil ces nouveaux arrivants.
Mon avis: L’immigration irlandaise est un sujet qui m’intéresse beaucoup.
Je m’attendais au récit familial d’une nouvelle découverte du Canada, à l’époque où les premiers colons posaient le pied sur ce nouveau continent, pratiquement inconnu à cette époque.
Le récit de leur voyage en bateau, de la mise en quarantaine, et du périple en chariot jusqu’à la terre qui a été attribuée à la famille O’Connell est intéressant, car il relate tout ce que ces personnes ont vécu au milieu du XIXe siècle.
Il fallait être bien courageux pour arriver au milieu de nulle part, et bâtir sa propre maison de ses mains. Car évidemment, tout est à faire: les constructions, les plantations, etc.
Finn, le petit garçon de la famille, est attendrissant par son envie d’aventures. Son énergie turbulente l’emmène vers de réels dangers dont il n’a pas conscience. Jusqu’à ce qu’il fasse la rencontre d’un petit indien, avec lequel il va développer une amitié faite de gestes et de regards.
Le fond du livre est hautement intéressant et instructif. Mais la ligne du roman est par contre parsemée de quelques manquements. En effet, si l’histoire de Finn est bien décrite, bien racontée, le reste de la famille reste la plupart du temps dans l’ombre. A part l’amitié inter-raciale des deux petits garçons, on apprend pas grand chose du reste de la famille, et je dois dire que certaines choses m’ont vraiment laissée sur ma faim.
Toutefois, étant donné qu’il s’agit d’une lecture jeunesse, je pense qu’il peut plaire, par cette découverte canadienne, la présence d’Indiens, et la description des paysages et des animaux de ce pays.
Points attribués: 7/10
Je remercie les éditions Nathan pour ce périple au pays canadien
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