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J’étais à sa merci de Tina RENTON

 Tina a six ans lorsque sa mère se remarie avec Dave. Pendant des années, elle subit les attouchements puis les viols de son beau-père sans oser rien dire. Tina a recherché durant toute son enfance l’amour de sa mère, allant jusqu’à se casser le poignet pour attirer son attention ne serait-ce que quelques heures. Et quand elle ose enfin parler, sa mère choisit le confort matériel que lui apporte Dave plutôt que la sécurité de sa fille.
Mais à trente ans, Tina passe une licence en droit et porte plainte contre Dave. Courageusement, elle témoigne au procès et le violeur est lourdement condamné.

Edition: Presses de la Cité

Nombre de pages: 360 pages

Mon avis : Tina raconte son enfance, son adolescence et sa descente aux enfers. Sa mère se met en ménage, alors qu’elle a 6 ans. Bien sous tous rapport, Tina a l’impression d’avoir trouvé en sa personne le père aimant dont elle manque.
Sauf que David ne s’arrête pas aux manifestations d’affection normales. Cela dégènère, lentement, et insidieusement. Les attouchements, les caresses incestueuses et finalement les viols se multiplient.
Tina va subir les attouchements de son beau-père durant plusieurs années, avant de s’échapper de tout cela. Malgré tout, sa vie d’adulte n’en est pas plus simple. Les sévices qu’elle a subi la détruisent intérieurement, et elle va alors entamer une procédure judiciaire qui puisse condamner cet homme.
Ce récit est bouleversant, émouvant, et j’ai été choquée par le comportement de sa mère, indifférente à ses enfants, et principalement à sa fille. Bien qu’ayant connaissance finalement de ce qui se passe, elle préfère passer sous silence les agissements de son mari et le garder avec elle, plutôt que de protéger sa fille, tout ça pour des soucis financiers.
Cette femme a eu un courage énorme de se démener pour atteindre son objectif : devenir avocate. Elle a eu le cran de tout affronter, même quand son mari a quitté le bateau, que ses enfants se sont éloignés. Elle a tenu bon et elle a eu gain de cause.
Elle est un exemple vivant pour toutes ces jeunes filles qui ont eu à subir la même situation.
Points attribués : 10/10
Je remercie les Presses de la Cité pour cette lecture bouleversante.
Petit Bonus

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J’ai menti de Virginie MADEIRA

 Je m’appelle Virginie Madeira.J’ai vingt et un an. Je suis étudiante. Quand j’avais quatorze ans, j’ai dit à un camarade de classe que mon père avait  » abusé  » de moi. Ce n’était pas vrai. Je fais ce livre pour raconter comment,, à l’école, au commissariat de police, au palais de justice, au foyer de l’enfance, dans ma famille personne n’a pensé que ce n’était qu’un mensonge. Mon père a été condamné à douze ans de prison. JE voudrais aujourd’hui que tout le monde sache la vérité : mon père est innocent.
Voici mon histoire. 

Edition: J’ai lu

Nombre de pages: 120 pages

Mon avis : Virginie est une jeune fille normale dans une famille normale. Son père travaille à son compte, elle a deux frères (dont un malade psychologiquement).  Comme toutes les jeunes filles de 14 ans, elle se sent mal dans sa peau. Elle se sent incomprise, laide, invisible.
Jusque-là, je pouvais tout à fait visualiser la vie dont elle parle. Ce qui m’a d’autant plus surpris quand elle a raconté comment les choses ont dégénéré, comment tout s’est écroulé.Pour se rendre importante aux yeux de son amie, elle lance une phrase terrible : « Mon père a abusé de moi »…
Comment une enfant de 14 ans ne peut se rendre compte de la gravité de ce qu’elle vient de dire ? Comment ne peut-elle se rendre compte, ensuite, lorsqu’elle est emmenée en foyer, que les choses vont mal, et qu’il est temps de rétablir la vérité ?
Car, oui, Virginie a menti. Son père ne lui a jamais rien fait de mal, il n’est coupable de rien. Il va être condamné à 12 ans de prison, pour une chose qu’il n’a pas commise. Pour une chose dont l’accuse sa propre fille !
Je suis horrifiée par ce récit. Et par cette jeune fille surtout. Oui, elle a l’honnêteté de finir par avouer avoir menti. Mais bon sang, pourquoi ne l’a-t-elle pas fait plus tôt ?? Pourquoi a-t-elle attendu que sa famille ait complètement éclaté, que son père ait entamé sa peine de prison, pour « oser » dire qu’elle avait menti ??
Je pense qu’aujourd’hui, bien malheureusement, la parole d’enfants priment bien davantage que celle des parents. Et dans ce cas-ci, bien à tort. Ce n’est certainement pas le seul cas, et je trouve sidérant que la justice soit à plusieurs vitesses. Une simple phrase, pour un jeu, tourne au désastre. Et ce père de famille n’a aucune chance de se justifier, de prouver qu’il était innocent.
Loin de moi l’idée de faire croire que toutes les accusations enfantines soient non-fondées. Mais je trouve, par contre, qu’avant de condamner quelqu’un d’office, il vaudrait mieux prendre en compte tous les éléments. Condamner quelqu’un pour une simple phrase, pour une accusation sur un coup de colère (et Dieu sait que les adolescents débordent régulièrement de colère), et le parent se retrouve accusé, et mis sous les verrous. Je pense, vraiment, que la société devrait se remettre en question. A force de vouloir protéger, on a fini par créer l’effet inverse : il va bientôt falloir protéger les parents…
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