Romans

Un violon en forêt de Didier CORNAILLE

Edition: Presses de la Cité

Terres de France

Nombre de pages: 344 pages

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Résumé:Une jeune violoniste découvre la beauté d’une région au passé parfois troublé, en enquêtant sur une tragédie que la mémoire locale a soigneusement effacée. Il y a soixante-dix ans, des hommes ont disparu au cœur du Morvan forestier, dans une mine de fluorine…. 

Mathieu, jeune garde forestier, traque le moindre départ de feu dans les plantations de sapins de Douglas dont le Morvan regorge. Un beau matin, il voit s’échapper de la ferme abandonnée de Montcouvert une colonne de fumée. Qui donc fait du feu au milieu des bois ? Mathieu y envoie Baptiste, son meilleur ami, en vacances chez son grand-père, l’ancien aubergiste du village. Ce cavalier émérite découvre avec stupéfaction qu’une jeune femme, violoniste, a établi son campement à la ferme. Autre étrangeté, elle semblerait avoir choisi ce lieu pour jouer en pleine nature. Subjugué par Guillermina, Baptiste va l’aider dans sa quête, car elle lui confie être à la recherche d’une mine de fluorine – ce minerai qui fit la richesse de la région – où son grand-père serait mort. 

Un drame que la mémoire locale a soigneusement effacé. Quel rôle Clément, le grand-père de Baptiste, qui vivait là a-t-il joué enfant ? Quelles tensions entre les habitants, qui se haïssent d’une vallée à l’autre, ont tissé cette histoire trouble ? 

Merci à l’édition Presses de la Cité pour cette promenade en forêt 

Mon avis:Baptiste sait que son grand-père tient à son auberge comme à la prunelle de ses yeux. Pourtant, il n’est pas natif de ce petit village du Morvan. Mais Clément ne parle pas de son passé, ne veut rien raconter. 

De son mariage avec la fille de l’aubergiste, il a hérité d’un bâtiment qu’il entend faire tourner aussi bien que possible. De ses parents, d’une vieille bâtisse où il ne veut plus remettre les pieds, sans en expliquer la raison. 

Lorsque cette vieille maison est investie par une jeune violoniste squatteuse, Baptiste découvre une histoire de la région dont il n’avait jamais entendu parler. Serait-ce là, la raison pour laquelle son grand-père a clos une partie de sa vie? 

C’est un roman tout en douceur. En même temps, venant de Didier Cornaille, on ne pouvait s’attendre à autre chose. C’est même, je pense, la signature de cette jolie plume. 

Entre un passé enfoui, et une jeunesse qui voit l’avenir devant elle, il y a parfois un énorme fossé. C’est cet espace que Baptiste et Guillermina tentent de combler, grâce à leurs recherches combinées.  

Comme toujours, je me laisse emmener. J’écoute les arbres qui secouent leurs feuilles dans le vent, le bruit du cheval heureux de rentrer à l’écurie. Et je regarde vivre les personnages.  

Clément est discret, fatigué, mais tenace. Il sait ce qu’il ne veut pas revoir faire surface. Et il garde les yeux bien ouverts sur les allées et venues de son petit-fils. 

Baptiste est jeune, plein d’énergie et de volonté. Et il veut comprendre ce qui a pu se passer, découvrir cette chose qui a enfermé Clément dans ses souvenirs. 

Guillermina est passionnée, créative, et jolie.  

Il n’y a pas de meilleur trio de tête que ceux-là! Ils sont là pour nous créer une belle histoire, de celles que l’on a envie de savourer. Et c’est ce que l’auteur nous permet de faire. Il prend son temps pour nous distiller de petits détails, de nouveaux panoramas. Il laisse les impressions s’installer. 

Comme chaque fois, je suis contente d’avoir découvert ce roman! 

 

 

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