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Romans

Husbands de Rebecca LIGHIERI

 «Mari», c’est un travail à plein temps.

Farouk le sait, lui qui ne vit que pour Chloé. Même réalité pour Laurent, l’enfant des cités qui s’acharne à faire vivre une famille à laquelle il se sent étranger. Sans oublier Reynald, un quinquagénaire qui consacre sa vie à la réussite de sa trop jeune et trop voluptueuse épouse, Lauriane.

Pourtant, au royaume de Candaule, il n’est pas certain que la femme soit souveraine, et les trois husbands se rencontrent là où le cauchemar commence, là où la folie prend le dessus en rouge vif et où la vie bascule dans le fait-divers.

Des hauteurs de Cassis aux bas-fonds de Marseille, c’est vers l’irréparable que les trois hommes s’acheminent.

 

Mon avis: En ayant lu le quatrième de couverture, j’étais assez tentée par la lecture à venir.
Mais plus j’avançais dans les pages, plus j’étais déçue.
Tout démarre simplement: trois hommes, dans trois situations familiales différentes.
Et à partir de là, tout dérape.
Les choses s’enchaînent, et les trois protagonistes finissent par se rencontrer dans des circonstances bien particulières.
Le récit tombe dans le voyeurisme, le candaulisme, puisque c’est le terme exact: donner sa femme à un autre homme, et les regarder faire.
On arrive finalement à une situation extrême, et je me suis demandé comment tout ça pouvait se terminer d’une telle manière.
Je n’ai vraiment pas apprécié ce livre malheureusement.

Points attribués: 5/10

Ce livre m’a été offert pour le site Entréelivres et les éditions P.O.L

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Romans

Le club des tricoteuses du vendredi soir de Kate Jacobs

 Elles sont sept. Sept femmes de 18 à 78 ans vivant à New York. Le vendredi soir, elles se retrouvent ensemble pour tricoter…et parler de leurs vies.
Il y a Catherine qui cherche l’amour après un divorce. Lucy, elle, doit réussir à élever seule sa fille tout en s’occupant de sa mère âgée et malade. Darwin garde l’espoir de fonder une famille. Et puis il y a Anita qui, à 78 ans, reçoit une demande en mariage de Marthy, que ses enfants adultes n’acceptent pas…
Au fil de ces soirées du vendredi, des liens se tissent, des amities se nouent. Les membres de ce club pas comme les autres forment une sorte de famille dans laquelle on se bat ensemble quand la vie vous met au défi. Au fur et à mesure que ces femmes tricotent, elles dévoilent leurs joies, leurs bonheurs et leurs difficultés d’être tout à la fois femmes, mères, amantes, filles et amies… 
Mon avis: J’ai d’abord été très surprise en lisant les premières pages: beaucoup de personnages, pas de transition de l’un à l’autre (il m’a parfois fallu plusieurs lignes avant de me rendre compte que l’on avait changé de personne)… je me suis dit que c’était peut-être le grand nombre de nouveaux visages à assimiler qui était difficile, et que la sutie se passerait mieux.
Il s’agit en réalité de plusieurs femmes, d’âges différents, et de situations différentes. Elles ont un point commun cependant: un club de tricot, où elles se retrouvent régulièrement.
Pendant que l’une accouche de jumeaux, l’autre réfléchit à son avenir. Une autre encore s’efforce de maintenir la boutique de laine, etc
Toutes ces femmes sont attachantes, autant l’une que l’autre. J’ai aimé leur différents caractères, même si j’ai eu un petit faible pour deux d’entre elles : Anita, pour son histoire familiale particulière, et Catherine, qui cherche encore sa ligne de conduite.
Il y a tout de même un hic malheureusement: Le côté nébuleux du début du livre est resté. Bien que chaque narration séparée, pour chaque personnage, soit vraiment bien écrite, il n’y a aucune transition: pas de nouveaux chapitres, ou de coupures de chapitre, pour permettre de se situer. Le problème reste présent tout au long du livre, et j’ai trouvé cela vraiment dommage.
Car finalement, je n’étais plus très enchantée de le lire.
Points attribués: 6/10
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Romans

La cité de la joie de Dominique Lapierre

 Un prêtre français, un médecin américain, une infirmière, et un tireur de pousse-pousse se croisent à Calcutta, ville de la souffrance, de la misère et du malheur. Parmi les habitants de la ville-monde, beaucoup de paysans en exode qui vivent d’expédients. Les occidentaux tentent de changer la donne, apportent leur soutien, découvrent et font découvrir. Une belle histoire pleine de sentiments et de tolérance. 
Mon avis: C’est un livre qui mérite d’être lu au moins une fois, je trouve.
J’ai trouvé les descriptions parfois un peu longues. On s’apesantit parfois sur certains détails très longuement. Cela nous permet de voir en profondeur les traditions et coutumes de l’Inde.
Les différents destins se dessinent tout au long de l’histoire: Lambert, Hasari et sa famille ne sont jamais loin de l’autre. l’un est prêtre et tente de vivre comme les autres dans cette fameuse Cité de la Joie. Hasari arrive de la campagne et essaie de se créer une place stable pour lui et les siens.
Ils finiront par se cotoyer.
La douceur, mais aussi le réalisme du récit m’ont fait apprécier la lecture. Je ne dirais pas que je me suis completement retrouvée plonger dans ce que j’ai lu, mais j’ai découvert pas mal de choses.
C’est la première fois que je découvrais un livre de cet auteur. J’ai trouvé qu’il s’était vraiment documenté pour pouvoir le réaliser.
Points attribués :7/10
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Littérature jeunesse

Les filles au chocolat tome 3: coeur mandarine de Cathy Cassidy

 Summer, 12 ans, voit son rêve d’être danseuse devenir réalité : elle est sélectionnée pour les examens d’entrée dans une prestigieuse école de danse ! Mais, pour elle qui a l’habitude d’être la soeur parfaite aux yeux de sa jumelle Skye, la pression monte. Et ni sa grand-mère, aux commandes de la famille pendant que Paddy et sa mère sont en lune de miel, ni sa grande soeur Honey, en pleine crise d’ado, ne se rendent compte que Summer est envahie par le stress. Le seul qui y prête attention, c’est son ami Alfie…
Mon avis: Ce tome est beaucoup plus réaliste. Il parle de l’anorexie.
Je suis admirative envers l’auteur, car c’est loin d’être un sujet facile à traiter, surtout dans une littérature jeunesse. La jeune Summer raconte petit à petit sa chute dans ce trouble alimentaire. Elle commence par faire juste attention à ne pas faire trop d’excès: pas trop de desserts, de glaces, de repas gras…
Mais ensuite, sa vision des choses se déforment, et un peu à la fois, elle finit par ne pratiquement plus manger.
J’ai trouvé ça vraiment très très bien que ce sujet soit abordé. Ce livre, j’en suis sûre, doit passer dans les mains de nombreuses jeunes filles. Et je pense que vraiment, c’est suffisamment bien écrit que cela les interpelle.
J’en ai donc, vraiment, un avis très positif. Je le conseille à tous les parents qui recherchent de bonnes lectures pour leurs enfants, et à toutes les adolescentes, qui se retrouveront forcément dans l’une ou l’autre des soeurs, au fil des tomes.
Points attribués :8/10
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Documents

Je m’appelle Marie de Christian Treteault

Christian Tétreault raconte l’histoire de sa fille Marie, emportée à l’âge de deux ans par une maladie foudroyante. Profondément affectés par ce drame, sa compagne et lui décident de poursuivre leur route, malgré l’insupportable absence. Peu à peu, ils prennent conscience que leur petite ne les a pas vraiment quittés, mais qu’elle est présente dans leur cœur, dans leur vie et au sein de leur famille, où elle occupe une place de choix. Marie devient leur ange gardien. Malgré tout, l’auteur affirme que ce drame l’a rendu meilleur, l’a sensibilisé aux valeurs essentielles et lui a ouvert les portes d’un bonheur serein.
Mon avis: L’histoire est loin d’être centrée sur Marie. Christian raconte d’abord son enfance et celle de sa future épouse, leurs adolescences respectives, et leur retrouvailles à l’âge adulte.
Vient ensuite, bien sur, toutes les étapes de la vie: le mariage, un bébé…. enfin deux car cette première grossesse annonce des jumeaux.
Arrive enfin Marie, avec son caractère, sa vision de vie et de choses.
A deux ans, hélas, elle décède.
Il faut pourtant bien continuer à vivre. Et ils reconstruisent tant bien que mal leur vie, sans elle mais autour d’elle.
Ils auront d’autres enfants, qui grandiront et auront leur vie bien à eux.
J’ai trouvé le style d’écriture lourd. Je n’ai pas vraiment apprécié. C’était plutot répétitif.
Je n’ai jamais tout à fait intégré l’histoire, comme beaucoup de livres me permettent de le faire.
J’ai bien compris la douleur de ces parents, mais finalement, Marie prend si peu de place réelle dans ce récit, que j’ai eu l’impression que son existence était noyée dans le reste, bien que ce livre soit écrit pour elle.
Points attribués: 6/10
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Documents

Le livre de ma Grand-mère de Fethiye Cetin

Toute une vie invisible… C’est dans son grand âge que cette grand-mère adorée choisit de partager son secret et de transmettre « l’inoubliable ».

« Mes enfants, n’ayez pas peur des morts, ils ne peuvent pas vous faire de mal. Le mal vient toujours des vivants, pas des morts », disait Héranouche Gadarian devenue Seher, la grand-mère de Fethiye Çetin qui écrit ce livre pour « créer une brèche dans le mur et permettre l’écoute, pour ouvrir le coeur et la conscience des gens en Turquie ». Dans ce pays où, dès que l’on aborde le sujet du génocide de 1915, tout se fige et une atmosphère de peur s’installe, il lui était impossible de raconter sa véritable histoire, dévoiler ses origines arméniennes, révéler dans quelles circonstances elle avait été enlevée par un soldat turc alors qu’elle avait à peine dix ans. C’est donc sa petite-fille, avocate engagée dans le combat pour la justice et la liberté, qui sera dépositaire de cette vérité enfouie : « En me révélant son histoire, elle a transmis ce poids sur mes épaules… et même si c’est très difficile, je considère que c’est une chance pour moi de connaître la vérité, je ne veux pas laisser ce problème aux générations suivantes. » Fruit de longs et multiples entretiens familiaux, ce témoignage tout en tendresse et douleur contenue a marqué une rupture dans la mémoire collective turque face à la version officielle imposée depuis tant d’années : il est passé de main en main, a été réédité une dizaine de fois, traduit dans de nombreuses langues.

Mon avis: L’auteur cherche ses mots dans les premières pages. Elle semble tatônner, perdue.
Mais tout à coup, les choses se mettent en place, et l’histoire de sa grand-mère apparaît.
C’est une histoire étonnante, et émouvante surtout, que l’on a déroulé devant mes yeux. Cette enfant, puis jeune femme, et enfin grand-mère et finalement meme arrière-grand-mère, va raconter son histoire à l’une de ses petites-filles.
Loin d’être joyeuse, cette histoire de déportation. Il faut récréer une vie, un passé et surtout un présent.
Elle parle de sa famille perdue, qu’elle n’a pas oublié, et qu’elle espère revoir un jour.
Sa petite-fille, l’auteur du livre, raconte les choses d’une façon poignante, mais en douceur également. J’ai eu l’impression de l’entendre parler sur un ton égal, sans sautes d’humeur, sans fausses notes.
J’ai vraiment apprécié la lecture de ce récit.

Points attribués: 7/10

Je remercie Babélio et les éditions Parenthèses pour cette jolie découverte. 

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