Romans

Les Mares-Noires de Jonathan Gaudet

Le cœur d’une centrale nucléaire qui explose ; le destin d’une famille qui vole en éclats.

Sous la douce lumière d’un matin d’été aux Mares-Noires, au beau milieu du Québec, une femme berce son bébé près d’une fenêtre, en fixant le coyote qui s’approche trop près de leur petite maison. Soudain, à la radio, un flash spécial : une explosion est survenue à la centrale nucléaire. Un bâtiment est en flammes, sept employés sont coincés à l’intérieur. Parmi eux, le mari de cette femme. Le cri qu’elle pousse alors ébranle toute la forêt. Les autorités se veulent rassurantes, mais la femme sait que le pire va arriver. Qu’il est trop tard.

Treize ans ont passé, la femme a refait sa vie et son bébé est devenue une adolescente rebelle. Si le drame qui les a touchées semble derrière elles, les fantômes ne sont pas loin. Encombrée de tensions, de silences, d’indicibles secrets, leur relation est une bombe à retardement aussi imprévisible que menaçante…

5/10

176 pages

Merci à l’édition Belfond et Netgalley

Une jeune femme apprend à la télévision que la centrale nucléaire dans laquelle travaille son mari vient de subir une explosion. Aucune nouvelle de lui, et les informations qui arrivent au compte goutte ne sont guère rassurantes.  

Le temps a passé, et cette jeune femme a du faire face au deuil et élever seule sa petite fille durant plusieurs années, avant de se reconstruire. 

Mais que s’est-il vraiment passé lors de cette journée fatidique? 

J’ai été intriguée au vu du résumé, parce que cette histoire n’était pas sans rappeler le drame de Tchernobyl. Un sujet horrifiant quand on y pense, mais qui m’intéresse vraiment. 

La première partie du roman m’a d’ailleurs totalement happée. Les émotions retracées sont très réelles: l’inquiétude, la peur, les heures d’attente, l’incompréhension, le manque de réponse… Tout cela correspond assez à ce que l’on a pu retracer après l’explosion de la centrale russe. 

Hélas, la seconde partie m’a laissée froide. Nous abordons là la reconstruction des familles, et particulièrement de celle que nous avions suivie au tout début. Malheureusement, ça devient totalement bancal, dans le sens où finalement, nous ne nous attachons qu’au caractère très particulier de cette femme. Acariâtre, injuste, autoritaire, elle n’a rien pour plaire. 

Et la conclusion ne m’a pas plus convaincue non plus.  

Je reste donc sur ma faim, ce qui est vraiment dommage puisque la première partie était vraiment intéressante. Dommage. 

À propos de l’auteur

aufildespages chroniqueuse littéraire

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