Romans

Mirages froids de Baudouin de Mol

Frédéric Hestainc, chef de l’entreprise qu’il a lui-même créée, ressent une violente envie d’autre chose. Il caresse l’idée de vendre sa société. Seulement, les taxes menacent de lui retirer une large partie du prix qu’il devrait en obtenir. L’exil s’impose. Les époux Hestainc s’installent en paradis fiscal pour y jouir de la vie somptueuse, des cercles d’amis nantis et des loisirs permanents qu’on leur promet. C’est sans compter sur la machination implacable des détrousseurs du chemin qu’ils ont pris. Une course haletante entre la Sologne et l’eldorado s’enchaîne. L’ancien patron parviendra-t-il à distinguer mirages et réalité ? Avec un style implacable, Baudouin de Mol nous plonge dans les sombres faux-semblants de la criminalité économique. Un thriller glaçant ! 

6/10

444 pages

Merci à l’édition Librinova pour cette découverte

Mon avis: Frederic est fier de sa petite entreprise qu’il a monté seul. Aujourd’hui, à l’aube de sa retraite, il voudrait pouvoir en profiter agréablement. Et pour cela, il envisage de vendre sa société et de s’installer en Belgique, dont on lui a vanté les plaisirs. 

Mais les choses ne se passent pas vraiment comme prévu. Des obstacles en tout genre, des complots et autres embrouilles vont lui compliquer la vie bien au-delà de ce qu’il aurait pu imaginer… 

C’est un roman que je n’attendais pas. Mais Valérie Constant, l’attachée de presse, me l’a fait parvenir, et je l’en remercie. 

Je découvre qu’il s’agit d’un auteur belge (c’est toujours un plaisir de lire un compatriote), et qu’il n’en est pas à son coup d’essai. Bon, essayons, dans ce cas. 

Tout de suite, je remarque que le rythme de narration est particulier: un peu bondissant, alternant petits calembours et réflexions sérieuses. Le personnage principal, Frédéric, nous présente son univers: sa société, son épouse, ses ennemis, ses amis, ses souvenirs d’enfance. Je n’irais pas jusqu’à dire que tout est pêle-mêle, mais les chapitres se succèdent sans pour autant avoir de réel rapport entre eux. C’est en tout cas l’impression que cela donne. Je vous rassure, tout se met en place ensuite. 

J’ai un peu de mal à accrocher à ce rythme, et il faut la narration d’une période de son enfance dans laquelle le style s’assouplit un peu pour que je m’accroche au train. 

Heureusement, d’ailleurs, parce qu’ensuite, ça s’accélère. Les événements s’enclenchent sans qu’on n’en comprenne vraiment ni l’origine ni la raison. Pourtant, c’est intrigant. Qu’est-ce qui fait qu’il tombe systématiquement sur des personnes foncièrement troubles, ou de mauvaise foi? 

Je n’avais pas vu arriver la fin. Elle est arrivée à toute vitesse, et m’a laissée sur le bas-côté, assommée.  

Au final, je n’ai rien de négatif à dire sur cette plume. Elle est incisive, possède un bon niveau de vocabulaire et un style scénaristique assez particulier. Nous sommes dans un milieu judiciaire et financier des plus sérieux et cela transparaît énormément. Je pense que des lecteurs  évoluant dans ces milieux pourrait y trouver leur bonheur. 

aufildespages chroniqueuse littéraire

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