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Romans

La dentellière de la brume d’ Anne-Marie CASTELAIN

La dentellière de la brume d' Anne-Marie CASTELEIN

 Les bateaux reviennent chargés de sardines, les femmes ne ménagent pas leur peine à la conserverie et les petites mains s’agitent à la fileterie. Au port, chacun travaille dur pour apporter de l’argent à la maison et les pêches heureusement sont miraculeuses. Pourtant Angélique aimerait échapper à son destin tout tracé en s’instruisant. La rencontre avec la comtesse de Kéradec, qui l’engage comme apprentie dentellière, va ouvrir les portes de son rêve…

Edition: De Borée

Nombre de pages: 256 pages

Mon avis: Angélique a grandi dans une famille de pêcheurs. Dès son plus jeune âge, elle est engagée à la fileterie. Un emploi qui lui plaît. Mais elle rêve d’autre chose. Elle veut voir le monde..
La Comtesse de Kéradec va lui permettre de découvrir beaucoup plus que son petit univers en l’engageant comme apprentie dentellière. Angélique a de l’avenir et il faut l’exploiter…
J’ai beaucoup aimé ce livre. Un grain de terre et mer, la douceur de la dentelle, et le faste de Paris au début du siècle.
Angélique est un personnage intéressant. Pas seulement qu’elle est au premier plan. Mais parce qu’elle évolue. On la découvre toute jeune fille, récemment orpheline, recueillie par la voisine. On la connaît calme et discrète. Elle grandit, et prend son envol, devenant sûre d’elle et précise.
Autour d’elle gravitent différents personnages: un dandy, un amoureux éconduit, une patronne bienveillante, une voisine qui a le coeur sur la main, une amie chère au coeur. Et si l’on recule encore d’un pas, il y a les bateaux, le port et les sardines. Un microcosme comme il en existait tant à cette époque. Un petit monde où tout le monde se connaît, et s’entraide.
Puis vient celui de la dentelle. Pas feutrés, mains fines, têtes penchées. Le calme et la précision sont de mises. Angélique y entre avec bonheur, et y construit sa vie. De petite apprentie, elle devient dentellière reconnue. Son ouvrage est superbe, et sa renommée est faite. J’ai adoré cette partie de l’histoire!
Dans la suite logique, Angélique va à Paris, haut lieu de la mode. Et on se trouve propulsé en pleine période des Expositions universelles, des petites boutiques de modistes, et de dentelle. J’ai beaucoup aimé également cette petite incursion dans la capitale.
Au final, je n’ai pas du tout regretté mon voyage. Il m’a ouvert les portes sur un monde que je connaissais peu. Le roman n’est pas long, mais il est très bien construit. Les personnages sont vrais, et ils construisent des liens forts. Le paysage est splendide et la trame remarquablement bien filée.
Je vous recommande la lecture.

Points attribués: 9/10

Je remercie l’édition De Borée pour cette lecture de dentelle.

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Petit bonus: Quelques photos d’époque

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Romans

Pour faire l’amour de Howard JACOBSON

Pour faire l'amour de Howard JACOBSON

Et si choisir un amant à sa femme était le meilleur moyen de ne pas la perdre ?

De son propre aveu, Felix Quinn est un homme parfaitement heureux. Il détient l’une des plus anciennes boutiques de livres rares de Londres et prend un plaisir infini à se plonger dans des textes oubliés. Marié à la divine Marisa, il en est éperdument amoureux, mais une crainte grandit en lui : la perdre. L’enfance de Felix lui a appris que l’amour ne va pas sans la perte, il choisit donc de la devancer en orchestrant la propre trahison de son épouse. Ainsi Marius, minutieusement choisi par Felix, entre-t-il dans la vie intime de Marisa. Felix pense alors embrasser une nouvelle forme de sérénité, or il se trouve aussitôt en prise avec un autre démon : la jalousie.

Pour faire l’amour est un roman corrosif sur le sentiment d’amour et son contraire, la masculinité de l’émoi, l’obsession charnelle et la nature polymorphe de la jalousie. L’écriture ciselée de Howard Jacobson, à l’humour piquant impérieux, n’aura jamais été aussi animée. Elle nous sert de guide malicieux pour explorer ici la topologie du mariage, entre honnêteté et provocation pure.

Edition: Calmann-Levy

Nombre de pages: 400 pages

Mon avis: Felix Quinn, libraire de livres rares, est heureux. Il a un commerce qui fonctionne bien, une vie agréable, et surtout une femme qu’il aime plus que tout.
Mais le souci, c’est qu’il ne peut l’aimer que d’une seule manière: il faut qu’elle soit aimée d’un autre… Commence pour lui la recherche de l’homme qui pourrait lui plaire, et avec lequel elle pourrait le « tromper », pour qu’il puisse enfin entièrement son amour particulier.
Comment dire? Felix Quinn est vraiment, vraiment, vraiment, un drôle de personnage. Discret et pourtant décidé, jaloux de son bonheur et pourtant malheureux. On s’aperçoit rapidement de son principal problème: il ne peut aimer comme tout le monde, simplement, naïvement.
L’auteur place le lecteur dans une atmosphère de voyeurisme, lui donne l’impression de regarder par le trou de la serrure quelque chose qu’on lui décrit petit à petit. Un peu à la fois, l’auteur donne l’ampleur de la démarche de Félix, et toutes les réflexions de l’homme nous mènent sur des sentiers périlleux.
Les termes employés sont poétiques, les descriptions magnifiques. De ce point de vue, ce livre est un chef d’oeuvre de belles tournures de phrases, de jeux de mots. Pour cela, je l’ai apprécié. Mais malheureusement, en dehors des réflexions de Félix, il ne se passe pas grand chose. Quelques dialogues décalés, quelques situations surprenantes, mais peut-on vraiment parler de trame, si l’on doit sans cesse raccrocher les wagons d’un train qui n’a pas été assemblé? 
Pour moi, les circonvolutions des pensées du librairie prennent trop de place. Trop de détails, trop de retour en arrière, trop d’extrapolations. Le style est finalement trop lourd, et parfois un peu confus, quoique cela représente tout à fait le personnage principal.
J’ai fini par m’ennuyer, en me demandant si je voulais en voir plus, ou au contraire en savoir moins. La sauce n’a pas pris, je suis restée sur le quai. Dommage.

Points attribués: 5/10

Je remercie l’édition Calmann-Levy pour cette lecture tout à fait particulière.

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Romans

Un sou de bonheur de Michel GIARD

Un sou de bonheur de Michel GIARD

Fille d’un père alcoolique, violent et irresponsable, chargée de famille après la mort de sa mère maltraitée, Joséphine se révolte contre son géniteur et part « se placer » à la foire de Saint-Clair, en Normandie. Ses patrons lui apportent l’affection et la considération qui lui manquaient sous son propre toit. Ses frères et soeurs prendront eux-mêmes leur destin en main après que leur père eut définitivement déserté le foyer. Joséphine, jeune femme de bon sens et de coeur, épouse par amour un brave paysan, Gustave, et réalise son ambition de devenir commerçante lorsque le couple aura racheté la boucherie du village. Mais la guerre survient qui va briser en partie le rêve de Joséphine…

Edition: De Borée

Nombre de pages: 419 pages

Mon avis: Joséphine, à l’âge d’être grand-mère, se souvient de son passé et de sa vie à travers les épreuves…
Née dans la misère, de parents qui ne s’aiment pas, et l’aînée d’une nombreuse fratrie, Joséphine doit très vite retrousser ses manches. Placée d’abord comme triolette, jeune fille qui trait les vaches, elle trouve finalement son bonheur avec un jeune homme de son entourage.
Mais rien n’est simple en ce début de siècle. Il faut sans cesse se battre pour atteindre ses objectifs, surtout quand on est orphelins. Mais Joséphine a du courage à revendre, et l’ambition de se hisser plus haut dans la société.
Joséphine a une personnalité détonnante, pleine d’énergie, de volonté de vivre. Elle est l’image même de la volonté faite femme. Voilà un personnage féminin comme je les aime. Son début dans la vie ressemble un peu à celui de Cosette: livrée à elle-même, mal nourrie, mal aimée, elle n’a rien pour elle. Mais la petite fille sait ce qu’elle a à faire, et dès son jeune âge, on décèle chez elle un courage peu commun.
De loin en loin, l’auteur nous parle de l’un ou l’autre de ses frères et soeurs, de leurs façons de grandir et de s’accomplir. Pour une histoire qui débute mal, cette famille s’en sort avec les honneurs, je trouve.
Ce roman coule tout seul, et on se trouve très rapidement emporté par le fil de l’histoire. J’ai regardé Joséphine grandir, mûrir, se marier, connaître les affres de l’inquiétude lors de la guerre, la voir devenir mère. J’ai vu l’époque et les moeurs changer. J’ai vu la guerre tout dévaster, et les tribulations qui en ont découlé.
C’est un livre qui se lit en un rien de temps. Il n’y a pas de temps morts, pas de lenteur. Régulièrement, l’auteur nous rappelle que nous nous promenons dans les souvenirs de quelqu’un, grâce à quelques flashbacks. Et c’est très agréable.
S’il y a bien un roman de terroir que je peux conseiller, c’est celui-ci.

Points attribués: 9/10

Je remercie l’édition De Borée pour cette lecture superbe.

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Bloc 11 d’Antoni Piero DEGLI

Bloc 11 d'Antoni Piero DEGLI

1944, Auschwitz : le commandant du camp organise un jeu sadique et démoniaque avec dix déportés : il leur donne une nuit pour désigner lequel d’entre eux devra mourir le lendemain. Pourquoi ? Trois prisonniers se sont évadés, et ceux qui restent doivent payer. Quelle sera leur réponse face à cette cruauté poussée à l’extrême ?

Edition: Archipoche

Nombre de pages: 269 pages

Mon avis: En 1944, à Auschwitz, deux prisonniers se sont évadés. En représailles, le dirigeant du camp décide d’un drôle de jeu: Enfermer 10 prisonniers ensemble, et les sommer de nommer l’un d’entre eux avant le matin pour être fusillé.
Mais ces prisonniers sont particuliers, chacun à leur façon. Et dans la situation désespérée dans laquelle ils se trouvent, commence une nuit qui va leur sembler bien longue. Car chacun a de bonnes raisons de désigner un autre co-prisonnier.
Un huis clos haletant, et bouleversant commence dès que les portes du local se referment sur eux..
Je n’aurais qu’un mot: WHAOU!!!
J’ai rarement lu un roman de ce type qui me plaise autant! La dernière fois, il s’agissait d’un roman de Laura Kasischke (et cela date de deux ans tout de même). J’ai littéralement dévoré les pages, quittant le livre difficilement (mais pourquoi faut-il donc dormir, je vous le demande!).
Je m’emporte, mais il y a de quoi. Les personnages, autant du côté prisonnier, que du côté du dirigeant du camp sont vraiment complexes, plein de mystères, qu’ils distillent un peu à la fois. Jamais trop de détails du premier coup. Cela laisse le temps au lecteur de réfléchir, de se poser des questions. De vouloir en savoir plus, finalement.
La mayonnaise prend dès le départ, dès le premier chapitre. Aucun nom donné, un couple de personnes âgées aux traditions plus qu’étonnantes. Et puis un retour dans le passé.. Rien que ça déjà, on est hameçonnés, et on a oublié qu’on avait un repas qui nous attendait, je vous le garantis.
Je pense qu’il s’agit du premier roman de cet auteur, mais je lui souhaite une longue, longue, longue carrière, dans ce style. Je serais curieuse de pouvoir lire autre chose de sa plume.
Je ne veux pas en dire trop sur l’intrigue. Ca ne vous laisserait pas la surprise complète, si vous décidez de le lire. Du coup, pour les curieux, foncez l’ouvrir, vous ne serez pas déçus.

Points attribués: 10/10

Je remercie l’édition Archipoche pour ce roman magnifique.

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Romans

La musique des ténèbres d’Eric BONY

La musique des ténèbres d'Eric BONY

Un scientifique se jette par la fenêtre de son appartement parisien. Sur son torse, on découvre des lettres gravées à l’encre sanglante, un message destiné à Thomas Cazan, le journaliste spécialisé dans les affaires étranges.

Au même moment, un autre chercheur est retrouvé mort devant l’immeuble où habite sa fille Agnès. Ce vieil excentrique, mis au ban de la communauté scientifique, s’était toute sa vie passionné pour une ancienne partition de musique qui aurait le pouvoir de tuer…

C’est le début d’une étrange aventure pour Thomas et Agnès qui décident de collaborer pour lever le voile sur les circonstances de ces morts tragiques et mystérieuses. Une enquête au cours de laquelle sociétés secrètes, multinationales et scientifiques sans scrupules n’hésiteront pas à faire couler le sang pour s’approprier le secret de la « musique des ténèbres »…

Edition: City

Nombre de pages: 352 pages

Mon avis: Un homme, éminent scientifique, se suicide en se jetant par la fenêtre. Sur son torse, un prénom a été gravé: Thomas Cazan.
Celui-ci, connaissance du décédé, se trouve face à cette énigme, voudrait comprendre le geste de ce vieil homme, pourtant connu pour sa constance. Commence pour lui une course contre la montre. Accompagné de quelques acolytes rencontrés au fil de son enquête, il va découvrir un complot capable de détruire l’humanité entière.
Volontaire et décidé, il va s’acharner jusqu’au bout pour comprendre les tenants et les aboutissants de certains secrets et d’expériences scientifiques.
J’ai littéralement dé-vo-ré ce roman! Le premier chapitre m’a happé et les autres m’ont attaché. D’ailleurs, je ne les ai même pas vu passer, c’est dire.
Il s’agit d’un second roman parlant du personnage Thomas Cazan (je n’ai pas lu le premier). Mais qu’importe, même sans avoir lu le premier, le second se lit très bien. L’auteur rappelle seulement certains petits détails du précédent livre.
L’énigme est vraiment complète jusqu’au bout. Pour tout vous, je n’ai rien vu arriver. Et je n’avais pas découvert le coupable. D’ailleurs, quand je suis arrivée à l’instant crucial, je n’ai pu m’empêcher de m’exclamer: « Oh ben ça alors! ».
Tout ce qu’il faut pour que le lecteur se trouve embarqué dans un grand mystère se trouve ici: une histoire du passé, une expérience scientifique qui a mal tourné, des grands pontes fortunés, des personnes comme vous et moi, des personnages sombres et torturés, et surtout, surtout, un magnifique sens du détail.
Les indices sont distillés à dose minime tout au long des pages, de telles sortes qu’il faut être attentif à tout. Il faut réfléchir à tout, établir des liens, et à la limite, se créer son propre plan. J’adore!
Ce livre ne m’aura fait que deux soirées, mais quelles soirées! Prenantes, palpitantes, intéressantes, et vraiment géniales! Si vous avez envie de vous mettre un bon thriller sous la dent durant vos fêtes, n’hésitez pas, découvrez celui-ci.

Points attribués: 10/10

Je remercie l’édition City pour cette lecture palpitante.

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Le secret du château de Fraisac de Patrice VALETTE

Le secret du château de Fraisac de Patrice VALETTE

Septembre 1855, la foire du village de Saint-Anthème rassemble tout ce que le Forez compte de scieurs et d’ouvriers du bois. Parmi les hommes qui cherchent du travail, Joseph Matheron reçoit une offre du châtelain de Fraisac. La proposition d’embauche, très généreuse, intrigue Joseph qui se méfie mais ne peut pas refuser. Au château, le mystère s’épaissit encore. Pourquoi les riches propriétaires ont-ils fait appel à lui ? Que cachent-ils ? Et pourquoi est-il autant désorienté par la mystérieuse fille du maître de maison ? Lui, le loup solitaire qui ne croit en rien et ne compte sur personne, s’attache aussi, contre toute attente, à une pauvre fillette qui vit aux abords de la propriété. Dans ce fascinant et rude pays d’Auvergne, Joseph va devoir surmonter tous les coups du destin et vivre une aventure qui va radicalement transformer sa vie.

Edition: City Terres d’Histoires

Nombre de pages: 272 pages

Mon avis: Joseph Matheron est réputé pour être un ouvrier de grand mérite. Aussi, quand vient la période de se louer pour l’année qui arrive, quoi de plus normal que de voir qu’il est réclamé par tous?
Pourtant, cette année, on lui fait une proposition tout à fait particulière: le chantier d’un château, et une somme plus conséquente et des avantages peu ordinaires pour qu’il réalise le travail.
Bien que très étonné par cette proposition, Joseph l’accepte. Et il se retrouve dès le lendemain sur un chantier de grande envergure. Mais il s’avère que les mystères s’épaississent puisque celui qui s’est présenté comme son valet a des manières vraiment très particulières.
Joseph n’est pas au bout de ses surprises…
J’ai refermé le livre en ayant une impression vraiment mitigée. J’aime les mystères, bien sûr, et j’aime les romans de terroir. Mais j’ai l’impression cette fois d’avoir trouvé le Far West dans la campagne française. Et j’avoue ne pas être entièrement convaincue.
Joseph est un personnage tout à fait remarquable. Il a tout pour lui: le physique, une belle prestance, une belle réputation, et une honnêteté à toute épreuve.
A côté, jean, celui qui est venu l’embaucher au nom de son patron, est la brute du duo. Il a des solutions plutôt robuste pour tout, n’hésitant à user de la force plus souvent qu’à son tour.
Et puis, bien sur, il y a la belle Celina, celle qui fait tourner toutes les têtes, mais qui cache elle aussi un secret.
Trop de secrets tue le secret, à mon sens. Et pour le coup, j’ai fini par me lasser un peu d’attendre quelque chose qui est venu un peu trop tard, et qui est donc tombé totalement à plat. Surtout que finalement, l’histoire prend des tournants qu’on attendait pas, qui sont surprenants, et qui finalement, ne tiennent pas vraiment la route.
Je dois quand même préciser qu’il s’agit apparemment d’un premier tome. Et que, donc, il y aura plus de profondeur dans la suite. Je l’espère en tout cas.
Toujours est-il que pour l’instant, je ne plongerais pas forcément sur le second tome.

Points attribués: 6/10

je remercie l’édition City pour cette lecture tout à fait particulière.

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Le choix de Diane de Mireille PLUCHARD

Le choix de Diane de Mireille PLUCHARD

Surnommée « la belle Provençale » par le Roi-Soleil, Diane de Joanis, née dans les Alpilles en 1635, a tout pour elle : la beauté, la richesse, l’intelligence. Mariée à douze ans à un vieux marquis, elle découvre la vie parisienne et tente de se consoler d’une union peu heureuse. Quelques années plus tard, le marquis, alors gouverneur de la flotte royale, décède en mer. Après un deuil au couvent, Diane tombe amoureuse du séduisant comte de Ganges, se remarie, met au monde deux enfants, mais se retrouve à la merci des frères de son époux, deux hommes jaloux et dangereux… Un roman savoureux, qui nous plonge dans la France de Louis XIV et éclaire, par le biais de ce portrait poignant, le statut de la femme au XVIIe siècle.

Edition: Presses de la Cité
Nombre de pages: 476 pages
Mon avis: Diane de Chateaublanc est toute jeune encore, lorsqu’elle est confiée à son grand-père. Désireux de lui assurer un bon avenir dans la haute société française, il l’envoie étudier au couvent, et la marie à l’âge de 13 ans à un marquis ayant une bonne situation.
Si la toute jeune fille a du caractère, il n’empêche qu’elle se doit de se plier aux mesures de bienséance et d’obéissance qui lui ont été enseignés.
Emmenée dans un mariage qui lui semble dénué de tout intérêt, et privée de soutien parental, elle n’a de cesse de se trouver une figure emblèmatique dont elle pourrait suivre l’exemple. Elle la trouvera en la personne de Mme de Sévigné, personnage si connu dans la bonne société parisienne. Motivée par un esprit de franche amitié, cette dame tentera de faire grandir Diane autant en sagesse, qu’en savoir-faire et lui permettre d’avoir de nombreux atouts bien intéressants.
Diane n’aura pas une vie facile, loin de là. Elle devra se battre, toute sa vie durant, pour garder l’héritage destiné à ses enfants.
Je ne connaissais pas ce personnage historique. Pourtant, son histoire a fait grand bruit, à l’époque. Mireille Pluchard s’est attachée à retracer la biographie de cette femme, belle et dotée d’un courage à toute épreuve.
J’ai été happée par le récit dès le premier chapitre. Utilisant un vocabulaire tout à fait adapté à l’époque traitée, je me suis très vite retrouvée dans un salon parisien en vue. J’ai suivi Diane dans ses voyages, dans ses malheurs, et vu son amour pour ses enfants.
J’ai enragé de la voir coincée dans certaines situations, et heureuse de voir sa détermination.
En gros, j’ai complètement vécu le roman. Je l’ai lu en deux jours, y revenant dès que j’avais un moment libre. Et quand je ne le lisais pas, j’y pensais, me demandant comment tout ça allait se terminer.
J’aime énormément les romans historiques. Et là, j’ai eu un roman superbement réalisé. J’avais déjà lu un autre roman du même auteur, qui m’avait également plu. Je suis désormais convaincu que Mireille Pluchard a une plume extraordinaire, faite pour les succès.
Voilà un livre de ce début d’année 2017 que je ne suis pas près d’oublier.

Points attribués: 9/10

Je remercie l’édition Presses de la Cité pour cette magnifique lecture.

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Les ombres de Lierne d’Amicie d’ARCES

Les ombres de Lierne d'Amicie d'ARCES

Herta Marelli est retrouvée morte sur la berge de l’étang de sa propriété du Morvan par le fils qu’elle avait adopté, Cyrille. Sur ce garçon fragile et déboussolé de vingt-deux ans pèsent d’emblée les plus lourdes suspicions… Dix-sept ans plus tôt, une autre femme, Zoya, avait connu le même sort qu’Herta. Cyrille est complètement perdu et confie ses craintes et son chagrin à une amie, Béatrice, qui partage avec lui l’amour de la botanique et de l’horticulture. La jeune femme décide d’en savoir plus sur le passé tortueux et tragique de la famille. Qui était Zoya ? Et quel était le vrai visage du père de Cyrille, mort lui-même peu avant Zoya ? Béatrice va aussi avoir affaire à d’anciens amants d’Herta qui lorgnent sur l’héritage de la défunte…

Edition: De Borée

Nombre de pages: 254 pages

Mon avis: Cyrille, un jeune homme discret, est retrouvé à côté du corps de sa mère, qui s’est noyée dans l’étang du domaine de Lierne.
Le domaine a déjà fait beaucoup parler de lui, à cause du caractère tout à fait particulier de ses habitants, mais aussi à cause de drames s’étant déroulés là des années auparavant. Et les villageois y vont de bon coeur, quand il s’agit de faire remonter à la surface les anciennes interrogations et les ragots. Il ne faut donc pas grand chose pour mettre le feu aux poudres.
C’est ainsi que le passé des habitants de Lierne va tout doucement émerger des limbes dans lequel il était plongé. Et les surprises, bonnes et mauvaises, sont de taille…
Bien que le livre ne paie pas de mine (il n’est finalement pas bien épais), il m’a surpris par son contenu. Je ne m’attendais pas à y trouver des mystères aussi joliment installé, et aussi complexe à déchiffrer. Dans le bon sens du terme, cela va sans dire.
Car l’auteur a su donner, petit à petit, juste ce qu’il fallait pour hameçonner ses lecteurs, dès le départ. Après le premier chapitre, je me suis un peu demandé où il allait en venir. Et puis, j’ai compris très vite, que bien loin d’être un triste fait divers, la noyade de la mère de Cyrille était le point de départ d’une enquête haletante.
J’adore les remontées dans le temps, les histoires que l’on déterre des fonds de tiroir. Et là, je dois dire que j’ai vraiment été bluffée. Parce qu’il y avait vraiment tout ce qu’il fallait pour rendre ce roman de terroir totalement particulier, sortant du lot.
J’ai passé un magnifique moment de lecture avec ce livre. Je ne connaissais pas encore cet auteur, mais je dois dire que je resterai attentive à ses prochaines sorties littéraires.

Points attribués: 10/10

Je remercie l’édition De Borée pour ce livre tout à fait remarquable.

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Romans

Le vol de l’alouette de James GRESSIER

Le vol de l'alouette de James GRESSIER

Victor Lalouet, 80 ans, se remémore sa vie et celle de l’entreprise familiale, une fabrique de jouets en bois. En 1940, alors qu’il est déserteur, il rencontre Blanche, mais leur amour est contrarié par les parents de cette dernière. Victor se consacre alors entièrement à son entreprise qu’il entend moderniser et pérenniser. Pourtant un beau jour, son passé le rattrape : une jeune femme se présente à lui comme la fille de Blanche, qui, sur son lit de mort, le réclame…

Edition: De Borée

Nombre de pages: 214 pages

Mon avis: Victor Lalouet est âgé, aujourd’hui. Mais pour sa petite-fille, il va remonter dans sa mémoire et retracer pour elle sa vie, et sa rencontre avec son épouse.
Victor n’a pas eu une vie tout à fait ordinaire. Fils d’un menuisier rêvant de se reconvertir dans les meubles en bois, il doit participer à la guerre et ses méandres.
D’ailleurs, au hasard du chemin le ramenant chez lui, il va tomber sur un château occupé seulement, en ces temps difficiles, par une jeune fille, dont il tombera amoureux. Mais il sait que la vie l’appelle ailleurs, et il n’a pas le choix, un beau jour, que de revenir sur la terre familiale.
Prenant la relève de son père, il va relancer la scierie avec un but simple: créer des jouets en bois. Tout le monde en veut, dans l’après-guerre. Et Victor va vivre sa vie en célibataire. Jusqu’à ce que…
Je viens de refermer un livre très poétique, très tendre. Un roman de terroir bien entendu, mais l’auteur y ajoute des perles de charme.
 Les personnages présentés sont tous assez particuliers, je dois dire. Ils ont tous des actions qui frisent parfois un peu la magie: retrouver un château oublié, le remettre en état. Apparaître un soir devant la barrière du jardin, alors qu’on n’attendait pas ce revirement. Le génie de lancer des jouets de bois. Et bien d’autres choses.
Je ne voudrais pas tout vous dire, parce que je n’ai pas envie que vous perdiez cet attrait de l’inconnu et du surprenant. Mais je vous conseille de vous arrêter si vous le croisez dans votre librairie.

Points attribués: 8/10

Je remercie l’édition De Borée pour cette lecture douce.

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Pulpeuse fiction de Sophie NOEL

Pulpeuse fiction de Sophie NOEL

 Accro à ses copines, à son chat et à ses soirées pizza-vidéo-pinard, Victoire est une gaffeuse invétérée. Avec ses rondeurs en trop, cette prof de collège de trente ans passés a bien du mal à trouver le prince charmant. Son dernier amoureux l’a même quittée pour devenir… prêtre ! De quoi la faire douter de son sex-appeal. Mais Victoire possède une détermination à toute épreuve. Quand elle rencontre Arnaud, un beau prof de musique, elle a le coup de foudre. Bien décidée à le séduire, elle commence un régime. Sauf qu’Arnaud ne semble pas prêter attention à sa pulpeuse prétendante. A-t-il déjà une petite amie ? Pour en avoir le cœur net, elle fouille dans son casier. Mais, forcément, elle se fait prendre la main dans le sac par Axel, le sexy surveillant du collège. Pour acheter son silence, il lui propose alors un deal : une liaison avec elle. C’est là que les ennuis commencent…

Edition: City

Nombre de pages: 304 pages

Mon avis: Victoire est prof, un peu enrobée, célibataire, et rêve d’un grand amour… avec l’un de ses collègues, Arnaud.
Gaffeuse au possible et fleur bleue irrécupérable, la jeune femme tente bien quelques approches.. de loin, bien sûr. Entre-temps, entre dans sa vie un autre homme, sans qu’elle l’ait vraiment voulu.
Décidant de se prendre en main, elle entame un régime, se met au sport, se trouve diverses motivations pour relever le défi de se créer une nouvelle silhouette d’ici la fin de l’année. Et voilà Victoire faisant l’impasse sur les tartelettes au citron, et combattant envie et problèmes en tout genres.
Victoire m’a émue. Elle est tellement naïve, avec le coeur sur la main, que n’importe qui finirait par la remarquer pour ses qualités. Toute discrète, et pourtant pleine de bonne volonté, elle est là, décidant de mener sa vie comme elle l’entend, et pas comme les autres voudraient qu’elle soit.
Ce roman m’a un peu fait penser à la si célèbre Bridget Jones. Elle aussi, seule, avec un peu d’embonpoint, se désole sur sa vie sentimentale, et se trouve à rêver d’un homme pour le moins inaccessible. Mais à la différence de ce célèbre personnage, j’ai trouvé que Victoire ne s’apitoie pas. Elle a énormément d’humour, de l’auto-dérision, et prend les choses comme elles viennent. Et je pense que, finalement, c’est ce plus qu’il m’a accroché. Cette bonne humeur et cette énorme bonne volonté qui m’ont fait lire ce livre en moins de 5 heures!
Finalement, le décor n’est pas extraordinaire, les personnages ne le sont pas plus non plus. Mais l’ensemble crée une histoire drôle, touchante, et motivante, je dois bien l’avouer. Parce que la détermination de Victoire force l’admiration! Je l’ai lu juste après les fêtes de fin d’année. Et comme tout le monde, je me dis chaque année que j’arrête les excès avec la nouvelle année qui démarre. Pour le coup, je n’avais rien décidé, mais Victoire m’a encouragé à m’y mettre pour de bon hihi.
Voilà. Je n’ai plus qu’une chose à dire: Lisez-le!!!

Points attribués: 10/10

Je remercie l’édition City pour cette lecture géniale.

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