Bombay girl de Kavita DASWANI

Romans

Octogénaire tyrannique à la tête de Badshah Industries, l’une des plus importantes sociétés privées indiennes, Darshan Badshah a mis ses petits-fils au défi : lui présenter un projet innovant susceptible de projeter son empire dans le futur. Celui qui l’emportera lui succédera à la tête de l’entreprise.

C’est compter sans Sohana, son unique petite-fille, la benjamine de la famille, bien décidée à entrer dans la compétition.

Mais comment passer de son statut d’enfant gâtée de la nouvelle société indienne, folle de mode et de sorties, à la femme d’affaires qu’elle veut être ? Avec les douze millions de dollars donnés par son père, l’aventure devrait être plus facile. Pas sûr, quand les jalousies familiales s’exacerbent. Et qu’elle voudrait bien aussi rencontrer un homme qui l’aime. À qui se fier ?

Après Retour à Bombay, Kavita Daswani retrouve son héroïne, Sohana Badshah, et nous plonge une nouvelle fois au coeur de cette famille pittoresque, entre tradition et modernité, où les femmes ont encore bien du mal à prendre leur indépendance.

Edition: Livre de Poche 

Nombre de pages: 311 pages

Mon avis: J’ai toujours beaucoup aimé le style Bollywood. Dans les films surtout, avec leurs belles couleurs vives, leurs chorégraphies gracieuses, leurs belles histoires d’amour à l’eau de rose, les traditions familiales.

Je dis surtout les films, puisque jusqu’ici, je n’avais que très peu eu l’occasion d’explorer cet univers au travers des livres. Jusqu’ici, je pense n’avoir lu que La cité de la Joie de Dominique Lapierre, et dernièrement le récit de Confident royal. Deux livres qui m’avaient donné de découvrir plus avant l’Inde pour ce qu’elle est : ce magnifique mélange de tradition et de renouveau.

Ce roman-ci est bien dans la ligne de ce dont je viens de parler. Une jeune fille, perdue dans une famille majoritairement masculine, se sent l’âme d’une future chef d’entreprise, même si elle n’a suivi aucune étude pour y arriver. Face à un ultimatum lancé par son grand-père, qui leur donne l’envie d’être le premier à apporter une nouvelle idée viable pour la société familiale. Ce qui crée un véritable entre combat.

Il faut ajouter à cela une fortune colossale, grâce à la société que ce fameux aïeul, apporte la touche de clinquant et de brillant que l’on attend, forcément, dans ce type d’histoire. Ca ajoute un peu de magie à l’ensemble.

Le troisième élément important, à mon sens, ce sont les traditions familiales, encore très présentes dans la société orientale. J’aime énormément cet aspect, fait de tenues particulières, de termes affectueux indiens, de manière de se comporter, de préséance, de présentation officielle de la fiancée, etc. Voilà, c’est surtout cela qui m’attire dans la littérature indienne.

L’histoire en elle-même n’est pas hyper originale, et peut se rapprocher d’un Marc Levy sans souci. Mais si vous ajoutez les trois éléments que je viens d’énumérer, vous voyez alors apparaître une belle note d’exotisme très agréable.

Au final, j’ai passé un chouette petit moment avec ce livre qui se lit facilement.

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