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Les demoiselles de Beaune de Karine LEBERT

Les demoiselles de Beaune de Karine LEBERT

 Au XVe siècle, pour enterrer son douloureux secret, Balbine de Joinville va lier son destin à celui des hospices de Beaune. Un drame réaliste et sensible mêlant la petite et la grande Histoire.

Toute petite déjà, Balbine de Joinville aimait se promener dans les venelles de Beaune. Là, elle pouvait observer l’édification des hospices – les plus beaux de toute la Bourgogne ! – et rêver d’y prodiguer, un jour, des soins aux malades.

Mais, en 1454, si la jeune fille choisit de s’enfermer en ces lieux, l’année de ses dix-huit ans, c’est pour enfouir son drame et sa honte. Elle y reste toutefois par passion pour les herbes médicinales. Une passion qui nourrit un talent de thérapeute apprécié du médecin Maric Lambert. Ce dernier, veuf inconsolable, ne cache pas son attirance pour cette soeur hospitalière au lourd secret…

Pendant un demi-siècle, le destin tumultueux de Balbine de Joinville s’entremêle à celui des hospices de Beaune à leur apogée, comme les fils de laine d’une tapisserie chatoyante, tableau fidèle de la vie quotidienne d’alors.

Editions: Presses de la Cité Terres de France

Nombre de pages: 400 pages

Mon avis: Balbine a sept ans lorsque l’on pose la première pierre de l’Hotel-Dieu de Beaunes. Elle sait déjà, à ce moment-là, que sa vie sera liée au bâtiment.
En grandissant, elle embellit. Et découvre qu’elle est en réalité descendante d’une famille noble. Invitée par son oncle à séjourner sur le domaine familial, elle va y découvrir le luxe que peut procurer de belles étoffes, ou l’expérience d’un bain, ce qu’elle n’a jamais eu dans son univers à elle, plus simple. Mais elle va aussi découvrir la honte et le déshonneur.
Il lui faudra toute une vie pour se guérir de cela. Elle le fera au service des autres…
J’ai déjà lu plusieurs livres de Karine lebert. Certains m’avaient plu, d’autres moins. Cette fois-ci, elle nous plonge dans un nouvel univers: celui des hotels-Dieu au XVème siècle.
L’histoire de Balbine est touchante. Belle jeune fille, dotée d’un bon caractère, et d’un tempérament décidé, elle représente vraiment les héroïnes que j’aime. Elle sait ce qu’elle veut, et fait ce qu’il faut pour l’obtenir. N’est-ce pas, Pampoune?
Nous avons eu droit à une vue plongeante sur l’univers intérieur de ces établissements. J’y ai découvert les obligations, les restrictions, les règles en vigueur et la difficulté du travail qui y était accompli, avec les moyens médicaux disponibles à cette époque.
Karine Lebert connaît visiblement son sujet, et a eu à coeur de nous l’expliquer, grâce à de nombreux détails et explications. J’aime beaucoup, lorsqu’il s’agit d’un roman sur base historique, que l’on me raconte les faits, que l’on me donne des anecdotes, ou qu’on inclue des noms de personnes ayant réellement vécu à cette époque. Loin d’être assommante, cette partie du récit m’a enchanté.
Pour vous mettre un peu dans l’ambiance de ce roman, voilà trois photos du décor utilisé. Magnifique, n’est-ce pas?

Points attribués: 9/10

Je remercie les Presses de la Cité pour cette lecture hors du commun.

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