En conversation avec… Mark Mills

Le temps d'un café

En attendant Doggo est votre première comédie. Pourquoi avoir changé de registre, et vous voyez-vous poursuivre dans cette veine ?
Il s’agissait vraiment de la force d’une idée. Ce n’était pas mon intention d’écrire une comédie. En fait, j’avais déjà commencé des recherches pour un autre roman policier quand l’idée de Doggo m’a pris. J’ai écrit le premier chapitre pour me divertir un peu, mais je me suis tellement amusé que j’ai continué à écrire. À un certain moment, j’ai bien dû avouer à mon éditrice que j’approchais de la fin d’une histoire qui avait un chien moche pour héros !

Quel est votre parcours jusqu’ici ? Comment avez-vous abordé le monde littéraire ?

Après l’université, j’ai vécu en Italie pendant deux ans avant de devenir scénariste. J’étais lecteur pour Paramount Pictures, évaluant les scenarios, et je cherchais le courage d’en écrire un. Mon premier livre – un roman policier qui se déroule aux États-Unis en 1947 – a d’abord vu le jour en tant qu’idée pour un film, mais un ami qui travaillait dans l’édition m’a convaincu d’en faire un livre. C’est à ce moment que j’ai quitté le monde des film pour celui de la littérature, et je suis très content d’avoir changé de cap !

Quels sont les livres qui ont influencé votre style et votre démarche d’écriture ?

Il y en a beaucoup, sans doute, mais je dirais que je dois beaucoup à l’écriture d’auteurs comme Joseph Conrad, Evelyn Waugh, Graham Green et William Boyd.

Doggo est-il un personnage entièrement inventé, ou un animal du même genre vous accompagne dans votre vie ?

Doggo est une invention pure et simple. J’ai passé ma jeunesse dans une ferme, donc j’ai connu beaucoup de chiens – de compagnie et de travail – mais je n’en possède pas en ce moment. Notre fille, Rosie, nous a souvent poussés, ma femme et moi, à en acheter un. Quand En attendant Doggo a été publié en Angleterre, je lui ai offert une copie du livre : « Voilà ! Ton chien, finalement. »

Vous êtes parfaitement bilingue. Je suis certaine que cela doit ravir pas mal de lecteurs qui ont apprécié votre livre. Mais comment cela se fait-il ?

Soyons clair : je ne suis pas du tout bilingue. J’ai vécu un an à Paris en 1993, mais je suis prêt à faire l’effort et je n’ai pas peur de me ridiculiser !

Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Je viens de finir le roman que j’aurais dû écrire à la place de Doggo – une espèce de chasse à travers l’Europe de 1937 – et je joue avec plusieurs dées en ce moment. J’ai laissé ouverte l’histoire de En Attendant Doggo – Dan sonne à une porte – et j’ai déjà une deuxième aventure en tête pour lui et son petit chien.

Quel pourrait être le plus beau compliment qu’on puisse vous faire ?

Que j’ai été un bon ami.

 Avez-vous un livre fétiche ?

Oui – Sa Majesté des Mouches par William Golding. C’est un petit livre, mais le texte dépeint avec précision la dualité en chacun de nous.

Comment votre famille vous soutient-elle dans votre carrière littéraire ?

Avec patience, impatience, frustration, désespoir… et amour

Son dernier livre
En quelques jours, Dan vient de perdre son job et sa copine. Cerise sur le gâteau : cette dernière lui laisse Doggo, le plus affreux chien que la terre ait porté. C’est sûr, la dépression est proche. À moins que… Car Dan ne le sait pas encore, mais Doggo est la clé d’une nouvelle vie. Fable pleine d’esprit, aussi drôle qu’émouvante, En attendant Doggo est un feel-good book irrésistible, à la croisée de Marley et moi, Bridget Jones et David Nicholls.

« Je te quitte. Je te confie le chien. Et surtout ne touche pas à ma petite soeur. » Tel est en substance le contenu de la lettre que Clara vient de laisser à Dan, mettant fin à quatre années de vie commune. Une claque pour le jeune homme : sans boulot, sans copine, comment maintenir sa vie en équilibre ? Et, surtout, que faire de ce chien dont Clara s’était entichée quelques semaines plus tôt ?
Alors qu’il s’apprête à confier l’affreux toutou, mi-Pékinois, mi-épagneul, aux bons soins de la SPA, Dan est soudain pris d’angoisse lorsque la véto lui propose de le castrer. Hors de question de sacrifier la virilité du pauvre animal ! Dan assumera donc ce nouveau compagnon à poils.
Et Doggo a plein d’atouts. À commencer par un immense capital sympathie qui se vérifie dans la nouvelle agence de pub où Dan vient d’être recruté. Doggo devient rapidement la mascotte du bureau. Et séduit même la jolie Edith… Au grand dam de Tristan, l’ambitieux collègue et amant de la belle, bien décidé à étouffer dans l’oeuf cette complicité.
Nouveau job, nouvel amour… Et si la tornade Doggo se révélait le plus inattendu des porte-bonheur ?
Il vous tente?
A bientôt pour une autre conversation.
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