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Ginette Kolinka, survivante du camp Birkenau de Ginette KOLINKA et Marion RUGGIERI

Arrêtée à 19 ans par la Gestapo en mars 1944 avec son père, son petit frère et son neveu, Ginette Kolinka est déportée à Auschwitz-Birkenau. Elle sera seule à survivre, malgré la faim, le froid, les coups et le travail forcé. Après une vie de silence, elle a choisi de témoigner et, désormais, selon ses mots, elle va « dans les établissements scolaires pour montrer où mène la haine ». 

10/10

160 pages

Merci à l’édition  pour 

Mon avis: Ginette se rappelle… Elle se souvient de la rafle qui l’a emmené en camps de concentration.. Le trajet en wagon fermé, le manque de nourriture, le froid, le travail, tout. 

 

Elle s’est tue longtemps. Mais aujourd’hui, elle témoigne. Elle raconte dans les écoles son histoire si particulière. Avec des mots simples, adaptés à des plus jeunes, elle raconte ce qu’elle a vécu. Pas dans le but d’effrayer, pas non plus pour choquer. Elle veut qu’on se souvienne, que le monde tire leçon de ce qui lui est arrivé. 

Ginette était une jeune fille lorsqu’avec son père, son frère et son neveu, elle est embarquée de force. Elle est alors loin d’imaginer ce qu’elle va vivre. Elle est loin de savoir à quoi s’attendre. Et elle raconte son arrivée, son marquage à l’encre sur son nom, sa déshumanisation en quelques minutes… D’une manière tellement simple que ça fait froid dans le dos. Pas de fioritures, pas de mise en situation. Elle explique, c’est tout. 

Son travail d’aujourd’hui est important. Le fait de ne pas vouloir laisser couler dans l’oubli cette période si noire de l’Histoire, je considère qu’il est absolument nécessaire de le faire. Et Ginette Kolinka fait preuve, encore une fois, d’un courage sans faille. J’imagine qu’il ne doit pas être facile de sans cesse revenir sur des choses aussi douloureuses. 

Ses réflexions sont d’ailleurs vraiment intéressantes. Lorsqu’elle dit que ce que l’on voit aujourd’hui des camps, ce qu’il en reste, n’est absolument plus représentatif de ce qu’ils étaient lorsqu’elle y a vécu. Le fait que des habitations aient poussé aux abords aujourd’hui, que les adolescents qui s’y rendent ne peuvent pas entendre le bruit de la foule descendant des trains, ne peuvent pas voir la boue dans laquelle ils se tenaient debout durant des heures… C’est tellement vrai et totalement percutant! 

Ma lecture a été rapide, le livre est assez court, mais entendre la voix de Madame Kolinka m’a énormément touché! L’idée d’adapter son récit pour de jeunes lecteurs est une idée magnifique! Elle se rend également dans des classes pour répondre aux questions des élèves, et je trouve ça très fort. Je pense, moi aussi, qu’il s’agit là d’un sujet qu’on ne doit pas oublier. Pour que les futures générations ne reproduisent pas ces horreurs. 

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