Romans

La sirène, le marchand et la courtisane d’Imogène Hermès Gowar

Un soir de septembre 1785, on frappe à la porte du logis du marchand Hancock. Sur le seuil, le capitaine d’un de ses navires. L’homme dit avoir vendu son bateau pour un trésor : une créature fabuleuse, pêchée en mer de Chine. Une sirène. 

Entre effroi et fascination, le Tout-Londres se presse pour voir la chimère. Et ce trésor va permettre à Mr Hancock d’entrer dans un monde de faste et de mondanités qui lui était jusqu’ici inaccessible. 

Lors d’une de ces fêtes somptueuses, il fait la connaissance d’Angelica Neal, la femme la plus désirable qu’il ait jamais vue… et courtisane de grand talent. Entre le timide marchand et la belle scandaleuse se noue une relation complexe, qui va les précipiter l’un et l’autre dans une spirale dangereuse. 

Car les pouvoirs de la sirène ne sont pas que légende. Aveuglés par l’orgueil et la convoitise, tous ceux qui s’en approchent pourraient bien basculer dans la folie… 

8/10

522 pages

Merci à l’édition Belfond pour cette lecture particulière

Mon avis: 1785. Mr Hancock attend des nouvelles d’un de ses navires. Lorsque l’on frappe à la porte, il est loin d’imaginer que ce que le capitaine lui apporte va totalement bouleverser sa vie. En effet, il ne lui ramène rien de moi que le squelette d’unesirène!

Bien décidé à renflouer les caisses, il accepte de l’exposer dans un établissement bien connu de la gente masculine. C’est ainsi qu’il croise le chemin d’une courtisane éblouissante, qui l’attire sans qu’il cède. 

Leurs routes ne feront plus que se croiser, au hasard des déplacements de la sirène… 

Que voilà un roman vraiment particulier! Le thème principal, cette fameuse sirène, est du plus mystérieux. Je pourrais comparer ce livre à un autre roman que j’ai lu il n’y a pas si longtemps: Il était un fleuve de Diane Setterfield. 

Nous sommes dans une société où les classes sociales sont bien marquées, où les armateurs de navire sont prospères, et les courtisanes, bien que convoitées, rarement admises dans la haute société. 

Cet homme, veuf et entièrement dévoué à son métier fait la rencontre d’une beauté dangereuse, qui cherche un protecteur de toute urgence. Ces deux destins sont diamétralement opposés, dans une époque encore très conservatrice.  

Mais le brin de surnaturel, cette petite sirène revenue de mers lointaines, les réunit d’une étrange manière. 

Tout du long, on suit tour à tour la courtisane et le marchand, chacun dans leur quête de reconnaissance. Et il régne un climat tout à fait particulier, présent dans tous les chapitres de l’histoire. Plus on avance dans la lecture d’ailleurs, et plus il se manifeste. 

On se laisse porter par les événements. Autour des personnages principaux gravitent d’autres personnes assez étonnantes. Une tenancière de maison close, une nièce dégourdie, une amie qui n’en est pas vraiment une, et une sœur avide sont autant d’interlocutrices piquantes et vives.  

J’ai pas mal aimé ma lecture, et je dois dire que la dernière partie de l’histoire m’a totalement conquise. C’est en tout cas un voyage tout à fait hors du commun que je viens d’effectuer! 

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