Young adult

L’anti-magicien tome 1 de Sébastien DE CASTEL

Edition: Gallimard

Nombre de pages: 447 pages

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Résumé:Kellen, 16 ans, est l’héritier d’une des grandes familles qui se disputent le trône de la cité. Il prépare son premier duel pour devenir mage. Mais ses pouvoirs ont disparu. Il doit ruser… ou tricher, quitte à risquer l’exil, voire pire. 

Ses seuls soutiens : deux acolytes explosifs – 

Furia, la vagabonde imprévisible, et Rakis, un chacureuil féroce et acerbe. 

La saga d’un jeune héros tiraillé entre rébellion et loyauté envers les siens. Action et secrets dans une société au bord du chaos : une grande fresque originale et puissante où la fantasy rencontre l’humour. 

Mon avis:Kellen doit jouer serré. Pour pouvoir réussir à trouver une place dans la société des Jan’Tep, pour assurer l’honorabilité de sa famille, pour survivre. 

La magie est présente partout. Mais certains membres de la population n’en possède pas. Pourquoi, dans une même famille, une partie d’une fratrie en possède, et l’autre pas? Mystère, mais c’est en tout cas cette présence ou cette absence de pouvoirs qui détermine leur place. Pour les personnes doués de pouvoir, c’est l’installation dans les hautes sphères, avec un nom de mage reconnu. Pour ceux qui n’ont pas, c’est la condamnation au servage. Du jour au lendemain, ils ne font plus partie d’une famille, mais ils la servent. 

Kelen, qui ne possède, à la veille de ses 16 ans, aucun pouvoir, un avenir sombre s’annonce. Et il le refuse. 

Au fil des jours qui passent, il rencontre Furia, une étrangère. Un caractère bien trempé quoique capable de douceur, des réflexions qui ont pris le temps de mûrir, et un jeu de cartes dont elle joue avec beaucoup de dextérité font d’elle une femme haute en couleurs. 

Kellen découvre aussi l’existence des chatcureuil. D’un en particulier, nommé Rakis, qu’il est capable de comprendre. Ce petit personnage, grand comme un chat, a la langue d’ailleurs bien pendue. Il a toujours un avis sur tout, possède un humour très piquant, n’a pas froid aux yeux, et semble doté d’un esprit d’aventure à toutes épreuves. 

Le plus, dans ce roman, ce sont les jongleries verbales. J’aime que les explications ne tombent pas toutes cuites dans le bec de Kellen. Au contraire, les personnages qu’ils rencontrent le poussent à réfléchir par lui-même, à apporter les réponses nécessaires aux questions importantes.  Une femme âgée (mais je ne veux pas vous dire de qui il s’agit) le pousse loin dans ses réflexions. 

Bien que ce genre de thème (castes dominantes et dominées) soit présents dans beaucoup de romans, j’ai apprécié l’histoire. Il y a une belle remise en question quant aux pouvoirs politiques, aux positions gouvernantes, et des moyens utilisés pour les obtenir.  

Je dois avouer que les Jan’Tep sont loin d’être appréciables. A quelques rares exceptions près, ils se révèlent manipulateurs, calculateurs et froids. L’esprit de famille n’est présent que si la magie se manifeste. On élague les arbres généalogiques des branches sans magie.  

C’est assez rapide à lire, et malgré le nombre de pages, je l’ai lu sur quelques heures. Ce premier roman m’a en tout cas vraiment donné envie de poursuivre l’aventure! 

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