Les orphelins du bout du monde de Harmony VERNA

Romans

Au début du XXe siècle, une somptueuse histoire d’amour à l’atmosphère ensorcelante, avec pour toile de fond les vastes plaines de l’Ouest australien, terres ancestrales du peuple aborigène.

Leonora est une miraculée. Abandonnée par son père dans la fournaise du désert, puis recueillie dans un orphelinat, la petite s’est murée dans le silence. Son seul ami : James, un Irlandais rebelle, qui la protège comme une soeur. Mais le lien si fort qui unit les deux orphelins est brutalement rompu lorsque Leonora est adoptée par les Fairfield, de riches industriels qui l’emmènent aux États-Unis.

Des années plus tard, c’est une belle héritière qui revient sur les terres australes, au bras de son mari, le ténébreux et irascible Alex Harrington, venu diriger la mine des Fairfield. C’est là que Leonora va retrouver James. Malgré le temps, leur complicité est intacte ; or Alex ignore tout du passé de la jeune femme…

Comment lutter contre cette force irrésistible qui la pousse vers James ? Comment échapper à la soif de contrôle maladive de son époux ? Pris au piège de la jalousie, des mensonges et des drames de l’Histoire, les orphelins du bout du monde seront-ils un jour réunis ?

Edition: Belfond

Nombre de pages: 562 pages

Mon avis: Une petite fille se retrouve abandonnée par son père, en plein désert australien. Miraculeusement, un homme passe par là avant qu’il ne soit trop tard. Il l’emmène au village le plus proche et la laisse aux soins de la dame qui tient l’auberge. Mais celle-ci ne peut la garder, et la petite miraculée se retrouve donc en orphelinat.
Cet établissement, tenu par un prêtre, permet à l’enfant de retrouver un certaine stabilité. Elle ne parle pas, depuis l’abandon paternel. Mais qu’à cela ne tienne, son ami, James, fait la conversation pour deux. Il la protège des têtes dures, et ensemble, ils se créent un semblant de famille. Jusqu’au jour où ils sont tous les deux placés.
Léonora atterrit dans une famille richissime mais avec une mère au coeur sec. Et de petite sauvageonne, elle devient une jeune fille distinguée, promise au meilleur avenir. Mais si ce n’est pas ce qu’elle veut.
James, repris par son oncle et sa tante, trime sang et eau pour aider à la ferme, pas bien riche. Et lorsque sa tante disparaît, le jeune homme voit l’enfer s’ouvrir sous ses pieds. Il décide alors de prendre le large..
Le chassé-croisé de ces destins est incroyable! J’aime vraiment ce genre d’histoires, où les personnages se perdent de vue, mais ne cessent de penser l’un à l’autre.
Je n’avais jamais rien lu de cet auteur (je pense d’ailleurs qu’il s’agit là de son premier roman), mais quelle plume!!
Le décor est magnifique, on s’y croirait vraiment. L’auteur décrit magnifiquement les horizons gigantesques, le vent chaud, les grandes propriétés, et les petites fermes miséreuses. Elle parle des aborigènes, de leur lutte. Elle raconte la haut société new yorkaise, et le beau monde de l’époque.
J’ai été subjuguée par ce qu’elle me donnait à voir. Et à entendre.
Quant aux personnages eux-mêmes, particulièrement James et Léonora, ils sont absolument parfaits! Des caractères bien établis, rigoureux pour l’un, sensible et décidé pour l’autre. Leur ténacité et leur volonté sont belles à voir, je suis conquise.
Les chapitres concernant les deux jeunes gens s’intercalent. On voyage de l’un à l’autre, et de cette manière, j’ai trépigné à chaque fin de chapitre, attendant avec impatience de retrouver l’autre personnage, tour à tour. J’ai lu ce roman à une vitesse énorme. Je n’avais pas envie de le lâcher (j’étais en vacances, ça tombait bien!).
Vraiment, je ne peux que vous le recommander. C’est pour moi un véritable coup de coeur!

Points attribués: 10/10

Je remercie l’édition Belfond pour cette cette lecture australienne.

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