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Romans

Pour le sourire de Lenny de Dany ROUSSON

Edition: Presses de la Cité Nombre de pages: 264 pages 0 % <iframe style= »width:120px;height:240px; » marginwidth= »0″ marginheight= »0″ scrolling= »no » frameborder= »0″ src= »//ws-eu.amazon-adsystem.com/widgets/q?ServiceVersion=20070822&OneJS=1&Operation=GetAdHtml&MarketPlace=FR&source=ac&ref=tf_til&ad_type=product_link&tracking_id=aufildespage-21&marketplace=amazon&region=FR&placement=2258161630&asins=2258161630&linkId=22ae7a2201942da2d1f100bb741329c7&show_border=true&link_opens_in_new_window=true&price_color=333333&title_color=020c14&bg_color=f9d8d8″> </iframe><blockquote><strong>Résumé</strong>: A Aigues-Mortes, le roman d’une improbable amitié entre un mystérieux …

sorties littéraires

A paraître: Lucie Lumière de Gérard Georges

Sortie littéraire

Edition: Presses de la Cité Terres de France

Date de sortie: 13 septembre 2018

Dans la ferme familiale des Collange, la benjamine, Lucie, est la pièce rapportée, l’enfant adoptée de l’Assistance publique. Pas vraiment aimée, juste
tolérée. Les Collange ont fait «fortune» grâce à la culture de l’ail rose; le père est toujours dans ses champs; la mère toujours après la bonne. Entre Roland, son grand dadais de «frère», et sa «sœur» Edith, adolescente disgracieuse, Lucie est un vent de liberté et de vitalité, qui n’aime rien tant que parcourir la nature
et retrouver son ami Clément…


Chez elle et au village, depuis le café jusqu’à l’épicerie, partout on dit qu’elle a le diable aux trousses. En cette année 1963, Lucie a une révélation : un jour, c’est sûr, elle
sera écrivain.

sorties littéraires

A paraître: La fille du maître de chai de Kristen Harnisch

Sortie littéraire

Edition: L’Archipel

Nombre de pages: 400 pages

Date de sortie: 05 septembre 2018

1895. Sara Thibault, 17 ans, vit avec ses parents et sa sœur Lydia dans ce Val de Loire, où la famille exploite un vignoble.


À la suite du décès accidentel de son époux, la mère de Sara est contrainte de vendre le domaine à une famille de négociants, les Lemieux, dont le fils aîné
épouse Lydia. Mais une nouvelle tragédie oblige les deux sœurs à quitter la France pour New York. Pourtant, Sara n’a pas abandonné son souhait de suivre les traces de son père, et décide de rejoindre la Napa Valley, en Californie, pour devenir viticultrice.


Sur place, elle fait connaissance de Philippe Lemieux, le frère de son ex-beau-frère, qui s’est lui aussi lancé dans l’aventure vinicole, avec l’espoir de posséder le plus grand vignoble de la vallée. Les deux Français décident de s’associer. Mais les affaires ne font pas toujours bon ménage avec l’amour… Sara devra savoir raison garder, car cet homme peut être la promesse d’un succès florissant… ou précipitera sa chute.

Romans

La poussière du temps tome 1: La glacière de Michel DAVID

Edition: Kennes

Nombre de pages: 459 pages

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Résumé: Premier tome d’une série de quatre romans populaires, La poussière du temps – Jeanne nous introduit à l’univers de Maurice et de Jeanne Dionne, un jeune couple qui évolue au cœur de Montréal, de 1941 à 1951.
S’établissant en ville, ils sont rapidement confrontés aux difficultés économiques de l’époque. La vie réserve ses bonnes et mauvaises surprises, qui viennent tour à tour bouleverser leur quotidien… Mais pour Jeanne, l’argent et la quête d’un logement ne sont pas les seuls soucis que lui apporte la vie. En effet, l’homme doux et attentionné qui lui faisait la cour se révèle être, dès le lendemain de son mariage, un être égoïste, colérique et violent. Loin de sa famille et enceinte pratiquement chaque année, Jeanne débute alors une lutte incessante, à la fois contre la précarité de la vie dans un quartier pauvre de Montréal et l’avarice de son mari, pour assurer la survie de ses enfants et l’harmonie de sa famille.

Merci à l’édition Kennes pour cette lecture montréalaise

Mon avis: Jeanne a rencontré Maurice, alors qu’elle se rétablissait de l’appendicite.  Elle vient de la campagne, lui est né à Montréal. Pourtant, c’est le coup de foudre.

Après le temps de fréquentation, ils se marient, et s’installent avec la mère de Maurice, dans un petit appartement, à Montréal. C’est alors que Maurice a dévoiler son véritable caractère, qui est loin d’être toujours plaisant.

Au fil des années, des naissances agrandissent la famille, et Jeanne doit souvent faire preuve d’astuce pour arriver à vêtir correctement ses enfants.

Maurice, quant à lui, travaille et ils louent finalement un appartement dans lequel ils vivent aussi bien qu’ils le peuvent.

C’est la troisième saga familiale de Michel David que je dévore ! Depuis l’époque où j’avais découvert, adolescente, la série des filles de Caleb, d’Arlette Cousture, j’ai un véritable faible pour ces romans québécois.

Michel David nous emmène cette fois dans les années 40 et 50, à une époque plus récente donc que dans les deux autres séries que j’ai lu. Et cette fois, nous n’évoluons pas à la campagne, mais à Montréal même, grande ville canadienne.  Après ma lecture, je me suis un peu documentée. J’aime toujours découvrir la véritable histoire des lieux où sont plantés les décors de mes lectures. Dans le cas présent, c’est un endroit qui n’a plus du tout le même visage. Les rénovations, les démolitions, et les constructions ont redessiné un nouveau profil à ce petit quartier bien sympathique. Mais au hasard de mes promenades sur le net, je suis tombée sur quelques témoignages de personnes ayant vécu dans ce quartier à cette époque. Je peux donc dire que l’histoire de Jeanne et Maurice est d’un réalisme touchant !

Jeanne est, comme toutes les mères de famille de ces romans, une femme remarquable de courage, de prévenance, d’énergie et de bienveillance. Malheureusement pour elle, elle est tombée sur un mari irascible et égoïste, qui n’en fait qu’à sa tête. A quelques exceptions, les annonces de grossesse et de dépenses sont toujours très mal accueillies, et les récriminations sont nombreuses. Ce couple me fait un peu penser à celui de la série Un bonheur si fragile, d’ailleurs.

J’ai lu ce premier tome avec un énorme plaisir, me plongeant dans l’histoire de ce jeune couple avec délice. En leur compagnie, j’ai entendu les jeux des enfants, senti la poussière des rues, et la chaleur de l’appartement.

Je vais attendre le second tome avec une très grosse impatience !

Romans

L’été retrouvé de Dany ROUSSON

Edition: Presses de la Cité

Terres de France

Nombre de pages: 314 pages

Résumé: Entre les randonnées et son métier d’ébéniste, Lazare mène une vie tranquille dans le Gard. Mais le retour d’un ami d’enfance ravive des souvenirs – celui d’Elisa dont ils étaient fous amoureux – mais aussi des remords. Qu’est-elle devenue ?
Dans son village perché, Cornillon, Lazare Castille, célibataire de trente-neuf ans, vit de sa passion du bois. Modeste et franc, cet homme plein de charme est aussi amoureux de la nature. Autour de lui : la jolie Séraphine, sa voisine, qui veille sur lui avec convoitise, et Pia, l’espiègle fillette de cette dernière, qui a fait du village son terrain de jeu.
Le 13 juin, Lazare reçoit la visite inopinée de Gérald Brahic, son ami d’enfance, qu’il n’a pas revu depuis vingt-trois ans. Pour une raison connue d’eux seuls, ils se sont violemment quittés à l’âge de seize ans, se jurant de ne plus jamais se revoir. Mais aujourd’hui, Gérald est victime d’un corbeau qui lui rappelle sans cesse le douloureux jour du 13 juin 1970. Jour que Lazare et lui ont essayé d’occulter de leur mémoire….En vain. Une seule personne sait, Elisa, dont ils étaient fous amoureux.
Disparue depuis, se cache-t-elle derrière tout cela ? Ensemble, les deux hommes partent à sa recherche.
En suivant ce chemin plein d’embûches et d’émotions, nécessaire à un nouveau départ, ils retrouveront leur amitié d’autrefois.
Mais pas seulement….

Merci à l’édition Presses de la Cité pour cette lecture ensoleillée 

Mon avis: Lazare, ébéniste de son village, vit une vie tranquille. Il apprécie la compagnie de sa voisine, Séraphine, ainsi que celle de sa fille, Pia, sans pour autant entreprendre quoi que ce soit pour aller plus loin.

Un ami du passé refait surface, après plusieurs années de silence. Et avec Gérald, un secret qu’il a tenté d’enfouir au plus profond de sa mémoire. N’est-il pas temps, après tout, de savoir le fin mot de l’histoire ?

Dès les premières lignes, je me suis installée allègrement dans ce petit village tranquille et ensoleillé. L’atmosphère est agréable, une impression de vacances est là, et je peux presque entendre les oiseaux chantant dans les arbres.

Lazare est un homme comme on en rêverait. Calme, beau, discret et pourtant présent, intelligent et réfléchi. Pour un peu, on l’épouserait de suite ! Cet homme aux portes de la quarantaine a tout pour lui, mais n’en joue pas. Il vit sa vie de la manière la plus tranquille qui soit. Sa maison jouxte son atelier, dans lequel il travaille avec passion. Il couve du regard sa voisine, belle et douce.

Séraphine est un tout un personnage, même si elle est bien discrète. Elle est adorable, touchante, et vibrante de vie ! Quant à sa vie, c’est de loin mon petit personnage préféré. Pia a une intelligence vive, de l’énergie et un sens de la répartie hors du commun. Mais elle est aussi très sensible de ce qui l’entoure.

Et le secret ? Bien particulier, il faut l’avouer. Il dérange, joue avec la boue, et pourrait bousculer l’équilibre tranquille du village.

En tout cas, l’ensemble du roman crée un superbe tableau que j’ai beaucoup aimé contempler. Je m’y serais bien installée, d’ailleurs. Je me serais trouvé une chouette petite place, dans une rue tranquille, dans une maison ensoleillée, et n’en aurait plus bouger.

Ce roman sent l’été (il porte magnifiquement bien son nom), et je ne peux que vous recommander de l’emporter dans votre sac de plage !

Romans

Ariane et Juliette de Hubert de MAXIMY

Edition: Presses de la Cité

Terres de France

Nombre de pages: 362 pages

Résumé: Saint-Etienne, 1917. Ariane et Juliette font leur rentrée dans la chic institution Sainte-Jeanne. Ce qui sépare l’insouciante fille de bourgeois et l’écorchée vive élevée par une mère trieuse à la mine favorisera leur amitié et leur quête. Car malgré leurs différences, un lien secret les unit.
Ce jour de rentrée, c’est seule qu’elle est arrivée à l’institution Sainte-Jeanne. Adolescente introvertie, Juliette a quitté son village minier et sa mère pour suivre ses études. Toujours sur ses gardes, mal à l’aise, elle ne comprend rien aux conversations blasées et superficielles des élèves » bien nées ». Aussi s’efforce-t-elle de passer inaperçue. Ce monde tranche tellement avec le sien ! Elle qui travaillait avec sa mère au tri dans la mine où elle a vécu tant d’expériences, des traumatismes même, où elle côtoyait de près l’univers rudes des mineurs, comment a-t-elle pu être inscrite dans ce prestigieux établissement ?
Ariane, quatorze ans également, affiche, elle, l’assurance des enfants de son milieu. Elle retrouve ses amies, ses habitudes. C’est juste une rentrée de plus pour elle, malgré tout endeuillée par la disparition de son père, « mort pour la France » dans la Somme.
Au fil des mois, les deux adolescentes s’apprivoisent et se lient d’amitié. Elles ressentent, chacune à leur façon, l’absence de la figure paternelle dans leur vie.
Car pour Ariane comme pour Juliette, leur père est resté un mystère.

Merci à l’édition Presses de la cité pour cette lecture douce

Mon avis: Juliette vient d’un milieu minier. Elle a toujours vécu seule avec sa mère, et jusqu’à l’été dernier, espérait pouvoir obtenir son brevet avant d’aller sans doute devoir travailler à la mine.

Mais voilà que sa mère lui annonce qu’elle va aller étudier, tous frais payés, dans une école plus prestigieuse.

Entourée de filles de bonne famille, Juliette a bien du mal à trouver ses propres repères. Sa volonté d’apprendre, par contre, ne faiblit pas, et elle s’attaque aux matières à étudier avec ténacité. Pourtant, peu à peu, l’une de ces jeunes filles finit par lui accorder davantage d’attention, et une belle amitié prend forme.

Ariane, orpheline de père, vit sa mère et son grand-père, dans une maison qu’ils se sont partagés de manière à se croiser le moins possible. Le beau-père et la belle-fille ne s’aiment guère. Et depuis le décès de son fils, Monsieur Dignac surveille sa belle-fille, qui lui semble sortir du deuil bien trop vite à son goût.

Pour les deux jeunes filles, la vie est tumultueuse et peut leur réserver quelques surprises…

En lisant le résumé du livre, je voyais déjà un peu comment allait terminer ce roman. Pourtant, j’ai eu envie de voir comment Hubert de Maximy allait tourner la chose.

Le récit se fait à 6 voix, et parfois même à 7 (lorsque l’on écoute les pensées de la cuisinière de Monsieur Dignac). Chaque personnage important pour l’histoire a son tour de parole.  Chacun voit la même situation d’une manière différente. Cela donne chaque fois une vision des choses différentes selon les émotions que ressentent les personnages.

De la douceur, de la colère, de la peur, de l’inquiétude, des petits bonheurs, et des interrogations sont partout parsemés, au fil des pages. De quoi rebondir d’un chapitre à l’autre. En réalité, le livre se lit un peu comme un journal, puisque les séparations se font à travers de dates données.

Une année scolaire bouleverse la vie de ces deux jeunes filles et de leur entourage.

En marge de l’histoire principale, j’ai beaucoup aimé que l’auteur aborde le sujet des soldats revenus du front, durant la première guerre mondiale, dans des états absolument atroces. Il leur a rendu hommage, rappelant le sacrifice qu’ils avaient fait, et la difficulté qu’ils ont eu ensuite de vivre normalement.

J’avais déjà lu un autre roman de cet auteur, dans lequel j’avais trouvé qu’il manquait un petit quelque chose. Mais cette fois, je l’ai trouvé bien construit. Et, bien qu’un peu prévisible, intéressant.

Olympe de Hubert de MAXIMY

J’ai passé un très bon moment de lecture en sa compagnie, et j’ai adoré accompagné Ariane et Juliette durant leur année de découverte.

sorties littéraires

A paraître: La poussière du temps tome 1: La rue de la glacière de Michel David

Sortie littéraire

Edition: Kennes

Nombre de pages: 464 pages

Date de sortie: 13/06/2018

Jeanne nous introduit à l’univers de Maurice et de Jeanne Dionne, un jeune couple qui évolue au coeur de Montréal, de 1941 à 1951. S’établissant en ville, ils sont rapidement confrontés aux difficultés économiques de l’époque. La vie réserve ses bonnes et mauvaises surprises, qui viennent tour à tour bouleverser leur quotidien… Mais pour Jeanne, l’argent et la quête d’un logement ne sont pas les seuls soucis que lui apporte la vie. En effet, l’homme doux et attentionné qui lui faisait la cour se révèle être, dès le lendemain de son mariage, un être égoïste, colérique et violent. Loin de sa famille et enceinte pratiquement chaque année, Jeanne débute alors une lutte incessante, à la fois contre la précarité de la vie dans un quartier pauvre de Montréal et l’avarice de son mari, pour assurer la survie de ses enfants et l’harmonie de sa famille. Entre traditions rurales et modernité urbaine, espoirs et désillusions, émerge une histoire du Montréal des années 1940, de la dévotion, de la solidarité, de l’indifférence et de l’apitoiement de sa population, avec, en toile de fond, les événements qui marquent le Québec et le monde.

Romans

La nuit de l’Orcière de Pierre PETIT

Edition: Presses de la Cité

Terres de France

Nombre de pages: 428 pages

Résumé: Dans le Haut Forez, une histoire d’amour qui vire au huis clos familial quand argent, suspicion et convoitise s’en mêlent. Surtout quand la belle épousée, plus riche qu’elle ne le pensait, devient la proie, plus maligne qu’il ne la soupçonnait, d’un beau-père retors et sans scrupules…
Agé d’à peine vingt ans, Louise quitte un père qui ne l’a jamais aimée pour épouser Robert Chevrier, de quinze ans son aîné. Au fil des jours, dans l’austère maison familiale des Chevrier, enchâssée dans les sapins, la jeune femme perd ses illusions en raison de l’omniprésence de son beau-père, « le Vieux ». Son époux, propriétaire à Fontbonne d’une entreprise de maçonnerie – qui a prospéré pendant l’Occupation… – est trop accaparé par ses affaires, de plus en plus ambitieuses. Il guette aussi l’enfant qui tarde à venir. Ce qui cristallise quelques tensions au sein du couple. Au décès de son père, Louise devient l’unique héritière d’une dynastie de fermiers prospères et… d’un patrimoine rondelet. Elle décide de n’en rien révéler à son mari. En ce début des années 1970, le temps des femmes et de leur émancipation est en marche. Louise a des projets : passer son permis de conduire, trouver une activité histoire de s’affranchir de l’oppressante promiscuité avec « le Vieux ».
Mais ce dernier a l’oeil à tout et est prêt à tout…
Un roman noir, constuit comme un huis clos, qui va crescendo.

Merci à l’édition Presses de la Cité pour cette lecture toute en finesse 

Mon avis: Louise a grandi avec son père, à la dure. Lorsqu’elle se marie, elle n’attend donc pas grand-chose, en matière d’affection. Pourtant, elle doit apprendre à composer avec son beau-père, vieil homme aigri, qui l’épie dans chacun de ses mouvements.

Les mois passants, des difficultés apparaissent : problème de conception, puis financiers entament la relative entente qui unit Louise et Robert. Lorsqu’elle hérite, à la mort de son père, d’une fortune considérable, et que grâce au contrat de mariage qu’ils ont signé, elle n’est pas obligée de partager, c’est une plus grosse tension encore qui s’établit.

Rémy,  le beau-père de Louise, a d’ailleurs, du fond de son fauteuil, plusieurs plans pour pouvoir mettre la main sur cet argent….

Ce n’est pas le premier roman que je lis de Pierre Petit. Lors de ma première lecture, j’avais trouvé que le style d’écriture était doté d’une certaine langueur. Une façon douce d’expliquer les choses.

Dans ce nouveau roman, et bien que certains événements soient très sombres (on parle quand même de complots), on vit sur un air apaisé. On nous raconte les odeurs de sapin, le bois des portes, le feu de cheminée, la vie d’un petit village.

Je dois que ces aspects-là me plaisent énormément. J’aime cette façon de se poser, tranquillement, dans un décor qui inspire le calme et l’apaisement. J’avoue que j’aimerais énormément avoir ce genre de petit lieu dans mon environnement.

Ce qui est assez particulier, dans les livres que j’ai lu de Pierre Petit, c’est qu’il ne s’agit pas uniquement de jolies petites histoires de campagne. Il soulève le voile sur les drames qui peuvent également s’y dérouler. Histoires sombres, macabres, celles que l’on tait ou dont on parle sous le sceau du secret. Des faits divers remis dans leur contexte en entier.

Je pense que c’est cet aspect qui rend les romans de cet auteur aussi attrayant.

Par contre, j’ai été un peu déstabilisée, à plusieurs reprises, par le fait qu’il fasse reculer un peu le lecteur hors de la scène, lui faisant prendre de la distance pour lui montrer un seul geste, un tout petit élément que l’on a pas encore remarqué.

Au final, c’est un roman qui se lit facilement et agréablement. Je ne regrette pas mon voyage.

Romans

La demoiselle de Marie DE PALET

Edition: De Borée

Nombre de pages: 380 pages

Résumé: Sur ce causse sauvage de la région de Mende, l’hiver isole de longs mois la ferme de Chaumette. L’été, il faut lutter contre la sécheresse. Sur ce plateau désolé vit, avec valets et servantes, la famille Combes, des paysans aisés. A l’orée du XXe siècle, la ferme fête le retour de Claire, la  » demoiselle « , partie étudier dans un pensionnat religieux de la ville depuis quatre années. Cependant, pour Claire, ce retour sur le causse est teinté de tristesse : elle regrette la vallée pleine de bruits et de rires. Sa vie s’éclaire lors du carnaval où elle rencontre Louis, un géant blond aux moustaches tendres et irrésistibles. C’est alors qu’arrive du Midi, Delphine, sa belle cousine, dont les parents viennent de périr dans un accident…

Merci à l’édition De Borée pour cette histoire familiale.

Mon avis: A la ferme des Chaumettes, Claire est la jeune fille de la maison. Sage, attentionnée envers son grand-père et travailleuse, cette demoiselle a tout pour faire un bon parti.

Lors d’une fête de village, la voilà qui tombe amoureuse d’un beau jeune homme, qui lui donne espoir également.

Mais son univers bascule lorsqu’apparaît, soudainement, dans sa vie une cousine dont elle ne connaissait même pas l’existence. Delphine, à peu près du même âge qu’elle, et dont elle se espère se faire une amie. Mais Claire déchante bien vite… Envieuse, ambitieuse et foncièrement sournoise, Delphine n’aurait de cesse d’atteindre ses objectifs, peu importe le nombre de cœurs qu’il faudra piétiner pour y arriver. Claire sera l’une de ses victimes…

Nous voilà plongés dans un roman de terroir pur. Une ferme où plusieurs générations cohabitent, où les traditions ancestrales sont toujours d’actualité, où on ne se marie pas sans le consentement des parents. Une douceur de vivre, même si le travail est omniprésent.

Claire est un personnage très tendre. Douce, patiente, attentive, réservée, c’est une jeune fille qu’on sacrifie souvent dans ces romans, les condamnant à rester vieille fille, s’occupant de ses parents âgés. Et Claire n’est pas si loin de passer par là. Heureusement, l’auteur a eu bon cœur, et redresse la barre en milieu de roman. Ouf !

Delphine.. l’exact opposé de Claire, est l’élément perturbateur. Aucune décence, aucune honnêteté, aucun sens du partage, ni du travail d’ailleurs, surtout si ce n’est pas dans son sens. Véritable petit démon, elle chamboule tout ce qui l’entoure. Une belle jeune fille qui aurait mérité qu’on la secoue un bon coup !! C’est d’ailleurs ce que j’ai eu envie de faire durant une bonne partie du roman…

Dans l’ensemble, bien qu’il y ait de jolis petits rebondissements, c’est un roman qui se lit aussi calmement que le fil de l’eau d’une petite rivière tranquille. Agréable à lire, permettant un bon moment de détente.

Marie de Palet a le don pour créer ce genre de romans d’ailleurs. C’est encore une fois une belle réussite. Son style d’écriture est doux, poétique, et  il nous permet de nous arrêter un instant pour regarder la nature qui nous environne. Je dois dire que c’est souvent le cas, quand je lis un livre de ce genre : j’ouvre ma fenêtre pour écouter les oiseaux, j’accompagne mon mari au bord de l’eau pendant qu’il pêche, j’aspire à avoir un peu de soleil pour pouvoir m’installer sur la terrasse….