Romans

Toutes blessent, la dernière tue de Karine GIEBEL

Edition: Belfond

Nombre de pages: 740 pages

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Résumé: Maman disait de moi que j’étais un ange.

Un ange tombé du ciel.

Mais les anges qui tombent ne se relèvent jamais…

Je connais l’enfer dans ses moindres recoins.

Je pourrais le dessiner les yeux fermés.

Je pourrais en parler pendant des heures.

Si seulement j’avais quelqu’un à qui parler…

Tama est une esclave. Elle n’a quasiment connu que la servitude. Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié, elle sait pourtant rêver, aimer, espérer. Une rencontre va peut-être changer son destin…

Frapper, toujours plus fort.

Les détruire, les uns après les autres.

Les tuer tous, jusqu’au dernier.

Gabriel est un homme qui vit à l’écart du monde, avec pour seule compagnie ses démons et ses profondes meurtrissures.

Un homme dangereux.

Un matin, il découvre une inconnue qui a trouvé refuge chez lui. Une jeune femme blessée et amnésique.

Qui est-elle ? D’où vient-elle ?

Rappelle-toi qui tu es. Rappelle-toi, vite !

Parce que bientôt, tu seras morte.

Merci à l’édition Belfond pour cette découverte tout à fait particulière!

Mon avis: Tama est encore une enfant lorsqu’elle arrive en France pour être confiée à une famille. On lui a promis qu’elle pourrait aller à l’école, et qu’on raconterait à son père ses progrès.

Mais la petite fille se rend rapidement compte que la réalité est toute autre. Vendue comme esclave, elle travaille sans arrêt, gère le quotidien, le ménage, les repas, les brimades et tout ce qui fait d’elle une moins que rien.

Tama raconte son quotidien, qui ne va pas aller en s’arrangeant, les années passant. Elle subit des violences extrêmes, endure une vie de misère, de manque de soins.

Pourtant, Tama garde sa fierté, celle d’être intelligente et de savoir répondre honnêtement. Mais son parcours va mettre sa vie en danger bien des fois…

Lorsque ce joli pavé est arrivé chez moi, il m’a donné tout de suite envie de l’ouvrir. Lorsque je l’ai fait, j’ai été immédiatement emmenée dans l’enfer quotidien de Tama.

Ce roman est un vrai coup de poing sur la sensibilité de chacun !

C’est le premier roman de Karine Giebel que je découvre. Oui, je sais, vous allez me dire : « Quoi ? Comment est-ce possible ? ». Je plaide coupable… Bien qu’ayant souvent vu passer le nom de cet auteur sur le net, en lisant des avis d’autres blogueurs sur certains de ces livres, je m’étais dit que quand j’en aurais l’occasion, j’ouvrirais un de ses romans.

Grâce à l’édition Belfond, c’est chose faite. Et… WAOUH, j’ai l’impression d’avoir survécu à une tornade !

Dès les premières pages, je me suis attachée de la petite fille, qu’on surnomme Tama. Elle n’a plus rien. On l’a dépossédée de son prénom, de sa famille, de ses repères, et même autant que possible, de son humanité. Elle n’a pas 10 ans qu’elle gère tout le quotidien d’une famille de 5 personnes, sans recevoir aucune rétribution, ni reconnaissance. Elle dort dans la buanderie, mange les restes, et n’a pas le droit de quitter la maison.

Des conditions effroyables, qui mettent tout de suite le lecteur en condition : On ne se dirige pas du tout vers une histoire toute gentillette. On plonge rapidement dans l’horreur. Une lente déchéance qui entraîne Tama vers une situation de plus en plus sordide.

Je ne veux pas vous raconter toute l’histoire de cette jeune fille. Il y a tant à en dire… Mais j’ai été complètement retournée, bouleversée. Choquée par certains passages de ma lecture.

Mais malgré cela, je n’ai pas pu m’empêcher de poursuivre ma lecture. C’est totalement addictif. La plume de cet auteur est vraiment particulière. Tout en étant incisive, elle est capable, en quelques mots seulement, de faire passer des émotions immensément fortes. Elle transmet des messages forts, des réalités qu’on préférerait taire. Le thème de l’esclavage domestique a souvent tendance à être passé sous silence dans la société d’aujourd’hui, alors que c’est une chose qui existe encore un peu partout dans le monde.

J’ai été totalement happée par ma lecture, et c’était impossible de la lâcher. Les centaines de pages qui composaient ce roman ont défilé à toute vitesse ! La lecture d’un roman de Karine Giebel est vraiment une belle expérience très particulière !! J’espère vraiment avoir, dans l’avenir, l’occasion d’en lire d’autres.

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