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littérature enfantine

Les filles modèles tome 1 :Guerre froide de Marie POTVIN

Laura et Marie-Douce sont des camarades de classe. Laura est populaire tandis que Marie-Douce se fond dans le décor. Cette dernière admire Laura en silence et rêve de lui ressembler alors que Laura n’est pas du tout intéressée à lui adresser la parole.
cette situation devient problématique lorsque la mère de Laura tombe amoureuse du père de Marie-Douce et que Laura se voit forcée d’aller vivre chez les Bissonnette avec sa mère.

Edition: Kennes

Nombre de pages: 367 pages

Mon avis :Laura et Marie-Douce sont aussi différentes que puisse l’être deux jeunes adolescentes.
Laura est populaire, entourée d’une équipée d’autres adolescents qui la suivent au moindre geste de sa part. Marie-Douce est beaucoup plus réservée, a deux amies pour le moins loufoques, et s’efforce d’être discrète.
Tout les sépare… jusqu’au jour où leurs parents respectifs se rencontrent, tombent amoureux et décident d’emménager ensemble.
C’est un véritable bouleversement. Mais si pour Marie-Douce, ce changement est possibilité d’avoir une sœur d’adoption, il n’en va pas de même pour Laura. Elle se retrouve bouleversée, ne se sentant pas du tout contente d’avoir à partager sa mère, sa chambre et son univers. Les choses sont donc loin d’être simples.
J’ai plutôt apprécié ce roman pour jeunes enfants. Deux comportements différents, que les adolescents adoptent généralement, sont présents dans ce livre. La timidité, les moqueries, la popularité, les amis, les petits soucis qui leur semblent énormes, … Tout y est.
Je me suis trouvée face à deux adolescentes tout à fait crédibles, ayant des sautes d’humeur et oscillant entre euphorie et détresse et élaborant des plans rocambolesques.
Je pense que ma fille va adorer ce livre (elle a dix ans, et les copines sont déjà dans ce genre de situation, tout comme elle). Je pense qu’il va plaire des petites lectrices.
Points attribués : 8/10
Je remercie les éditions Kennes pour cette lecture haute en couleurs.
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littérature enfantine

Les mosaïques magiques

J’ai reçu la semaine dernière un livret tout à fait original.Il contient un carnet de dessins numérotés, des planches de gomettes de différentes couleurs et un code couleur.
Chaque couleur, dans ce code couleur, est représentée par un chiffre différent. Il s’agit pour l’enfant (à partir de 6 ans d’après la notice) de se référer à cette liste et d’apposer ensuite les gommettes de la bonne couleur au bon endroit.

Mon fils de 5 ans et demi s’est pris au jeu, et était tout à fait d’accord pour être mon cobaye.

Il s’est appliqué avec plaisir à comprendre le code, ce qu’il a fait rapidement, et a entamé le dessin du koala, première page du carnet.

Il a très vite compris le processus, et à donc travaillé sur son petit personnage environ une vingtaine de minutes.

Et voilà le résultat.
Je me base sur ses réactions pour penser que c’est une activité ludique qui plaira beaucoup à nombre d’enfants. Elle est colorée, manuelle, et occupe les petites mains durant un temps ni trop long (pour ne pas les lasser) ni trop court (pour ne pas les frustrer).
En tout cas, Nathan a adopté ce processus et je pense même que je vais rechercher les autres carnets qui existent dans cette collection.
Je remercie l’édition Nathan pour cette activité colorée.

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Young adult

The book of Ivy d’Amy ANGEL

Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple.
J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu.
Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche…
Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.
Née pour trahir et faite pour tuer… Sera-t-elle à la hauteur ? À la fois histoire d’amour torturée, thriller psychologique et dystopie cruelle, The Book of Ivy vous entraîne dans un compte à rebours haletant dont vous ne sortirez pas indemnes.

Edition: Lumen

Nombre de pages: 341

Mon avis : Ivy vit dans un monde post-apocalyptique. Il ne reste plus grand-chose de l’humanité. Pour que les petites communautés qui vivent encore continuent d’exister, leurs dirigeants ont établis certaines règles.
L’une d’elle est de marier les adolescents de 16 ans, selon des critères de pré-sélection.
Ivy est, cette année, l’une des jeunes filles à revêtir une robe bleue pâle. Elle va être mariée. Contrairement à toutes les autres, elle sait à qui elle est destinée. Et elle sait pourquoi.
Dans sa communauté, il y a eu des affrontements pour le pouvoir. Deux partis se sont opposés. Le clan régnant a main mise sur toutes les décisions, et le père d’Ivy, faisant partie de l’autre clan, a formé ses filles pour l’aider à renverser la vapeur. En fait, la mission d’Ivy est claire : elle doit tuer le président, et son fils, à qui elle est destinée.
Je ne m’attendais pas à grand-chose. J’ai vu ce livre passer sur beaucoup de blog, un vrai engouement s’est installé. Bizarrement, quand cela arrive, je ne me précipite pas, bien au contraire ( Peut-être est-ce d’ailleurs la raison pour laquelle je n’ai jamais lu Divergente, et ne suis toujours pas tentée de le faire).
Enfin, toujours est-il que j’ai été bien surprise. Entre fiction et sentiment, il y a une vraie personnalité derrière les personnages. Ivy est particulière, tiraillée entre ce que son père attend d’elle, et ce qu’elle découvre. Elle subit la pression de la petite société dans laquelle elle vit, la pression de son père et de sa sœur aînée, et elle doit faire face à des sentiments qui naissent lentement. Elle ne s’y attendait pas, et cela la trouble.
Les dilemmes de conscience sont bien ressentis, et j’ai beaucoup apprécié. Bishop est aussi un être bien bâti. Il est réfléchi, et bien qu’il ait 18 ans, il est mûr. Bien assez en tout cas pour comprendre Ivy dans ses hésitations et ses peurs.
Ce livre aura été une vraiment très belle découverte.  J’ai été très agréablement surprise, et du coup, maintenant, j’ai très envie de lire
la suite.
Points attribués :10/10
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Romans

Quand ta lettre est arrivée de Nicolas CARTERON

Lucie, postière réservée, regarde le temps passer au rythme des épreuves infligées par la vie. Son ordinaire ne lui convient pas jusqu’au jour où sa demande de mutation pour le département des lettres perdues de Libourne est acceptée… Elle ne le sait pas encore mais cette nouvelle va transformer sa vie…

Edition: Grannonio

Nombres de pages: 199 pages

Mon avis: Lucie est seule. Après une rupture d’une relation qui avait duré plusieurs années, et avoir rencontré son parfait opposé, elle est mutée au service postal qu’elle rêvait d’atteindre: celui des lettres perdues.
Le hasard fait parfois bien les choses. Elle tombe sur une lettre perdue, destinée à un homme habitant dans sa ville natale. Elle décide de mener sa petite enquête et de retrouver le destinataire. Le problème, c’est qu’elle n’aurait pas du s’occuper de cette lettre,et que son contenu risque fortement de bouleverser le destinataire.
J’ai a-do-ré ce livre! J’avais déjà lu un autre roman de Nicolas Carteron que j’avais apprécié également. Mais j’ai nettement préféré celui-ci.
 La douceur de Lucie est touchante, son amour du courrier et se s petites manies accompagnant cette passion m’ont beaucoup plu. J’ai suivi Lucie dans ses recherches, et ai traversé avec elle toutes les étapes de ses recherches.
Je ne peux pas vous parler de toute l’histoire, et pourtant j’aurais très envie de vous en dire plus. Mais la magie de l’histoire serait gâchée, et je m’en voudrais. Mais sachez une chose: il vaut la peine d’être lu.
Je garderai à l’oeil les prochaines parutions de cet auteur.

Points attribués: 10/10

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Documents

J’étais à sa merci de Tina RENTON

 Tina a six ans lorsque sa mère se remarie avec Dave. Pendant des années, elle subit les attouchements puis les viols de son beau-père sans oser rien dire. Tina a recherché durant toute son enfance l’amour de sa mère, allant jusqu’à se casser le poignet pour attirer son attention ne serait-ce que quelques heures. Et quand elle ose enfin parler, sa mère choisit le confort matériel que lui apporte Dave plutôt que la sécurité de sa fille.
Mais à trente ans, Tina passe une licence en droit et porte plainte contre Dave. Courageusement, elle témoigne au procès et le violeur est lourdement condamné.

Edition: Presses de la Cité

Nombre de pages: 360 pages

Mon avis : Tina raconte son enfance, son adolescence et sa descente aux enfers. Sa mère se met en ménage, alors qu’elle a 6 ans. Bien sous tous rapport, Tina a l’impression d’avoir trouvé en sa personne le père aimant dont elle manque.
Sauf que David ne s’arrête pas aux manifestations d’affection normales. Cela dégènère, lentement, et insidieusement. Les attouchements, les caresses incestueuses et finalement les viols se multiplient.
Tina va subir les attouchements de son beau-père durant plusieurs années, avant de s’échapper de tout cela. Malgré tout, sa vie d’adulte n’en est pas plus simple. Les sévices qu’elle a subi la détruisent intérieurement, et elle va alors entamer une procédure judiciaire qui puisse condamner cet homme.
Ce récit est bouleversant, émouvant, et j’ai été choquée par le comportement de sa mère, indifférente à ses enfants, et principalement à sa fille. Bien qu’ayant connaissance finalement de ce qui se passe, elle préfère passer sous silence les agissements de son mari et le garder avec elle, plutôt que de protéger sa fille, tout ça pour des soucis financiers.
Cette femme a eu un courage énorme de se démener pour atteindre son objectif : devenir avocate. Elle a eu le cran de tout affronter, même quand son mari a quitté le bateau, que ses enfants se sont éloignés. Elle a tenu bon et elle a eu gain de cause.
Elle est un exemple vivant pour toutes ces jeunes filles qui ont eu à subir la même situation.
Points attribués : 10/10
Je remercie les Presses de la Cité pour cette lecture bouleversante.
Petit Bonus

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Romans

Tourner la page d’Audur JONSDOTTIR

Un beau matin, Eyja se réveille dans un petit village de pêcheurs islandais, mariée à un ivrogne de vingt ans son aîné. Si ce dernier empoisonne son quotidien, elle ne parvient pourtant pas à s’en détacher. Mais sa grand-mère, déterminée à la bousculer, lui offre un nouveau départ et l’envoie rejoindre sa cousine, l’audacieuse Rúna, en Suède. Il est temps que la jeune femme tourne la page. Là-bas, parviendra-t-elle à écrire le roman auquel elle pense depuis des années ? Servi par un style fluide et sans fioritures, ce texte moderne et intelligent, en grande partie autobiographique, pose la question de la création littéraire. Qu’est-ce qu’un bon auteur ? Qu’est-ce qu’une bonne histoire ? Peut-on échapper au point final ?

Edition: Presses de la cité

Nombre de pages: 458 pages

Mon avis: Eyja est perdue. Mariée à un alcoolique, ayant des rêves d’écriture sous le bras, mais ne sachant plus par quel bout prendre la vie, elle au bord de la déchéance totale.
Sa grand-mère prend les choses en main le jour où elle propose un marché : contre une grosse somme d’argent, Eyja partira en Suède avec sa grande cousine, afin d’écrire son livre.
Le choses vont en être bouleversées…
Pour une fois, je ne sais pas non plus par quel bout prendre ce livre. J’ai eu l’impression durant ma lecture de devoir reconstituer une ligne de temps que quelqu’un se serait amusé à chiffonner.
Entre flashbacks et bonds en avant, Eyja balance. Mais les différents sauts dans le temps finissent par faire perdre le fil de l’histoire. Eyja est particulière, oscillant entre l’espoir, l’effort et la déchéance.
J’avoue ne pas avoir toujours compris certaines réactions des personnages. Entre une tante complètement déjantée, une mère à demi absente, une grand-mère mi-aimante, mi-autoritaire, j’en ai perdu mon latin.
Le fait que les répliques ne soient pas clairement espacées dans le texte empêchent une lecture qui respire, où l’on a le temps de reprendre son souffle. Le tout est compact, mélangeant les périodes de l’histoire sans aucune séparation.
Arrivée à la fin du livre, j’ai enfin réussi à recréer une ligne du temps complète, replaçant les morceaux à leurs bonnes places. Mais il m’aura fallu attendre la fin pour y arriver, ce qui est vraiment dommage.
Peut-être que le style d’écriture d’auteur nordique ne me convient tout simplement pas. C’est, après tout, un avis tout à fait personnel.
Points attribués : 6/10
Je remercie l’éditio Presses de la Cité pour cette lecture islandaise.
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littérature enfantine

De rêves et d’eau de Louyuling ICE et HEIBAI

 Dans un monde envahi par les mers, une fillette vit seule sur une plateforme au milieu d’une vaste étendue d’eau. Elle note ses rêves et ses pensées sur des feuilles pliées dans des bouteilles qu’elle jette à l’océan. Un matin, elle plonge dans les flots et part pour un voyage merveilleux. Sur une île colorée, elle découvre une carte au trésor qui l’entraîne dans un périple parmi les animaux et les paysages d’un monde oublié.

Edition: Père Fouettard

Nombre de pages: 56 pages

Mon avis : Une petite fille rêve.. Elle parle à son grand père, et se souvient de ce qu’il lui racontait. Elle se souvient qu’avant que tout soit recouvert par l’eau, il existait un monde de couleurs et d’animaux.
J’ai lu ce livre avec mon petit bonhomme de 5 ans. Il a été intéressé par les dessins, comprenant l’histoire au fur et à mesure que je la lisais, la retrouvant sur les différentes images.
Au-delà de cette histoire douce, il se lit une leçon plus profonde. Celle de la pollution qu’engendre les hommes. On parle du fait que les humains n’ont rien respecté, et que le monde dans lequel vit cette petite fille résulte des manquements de ses aînés.
L’histoire n’est pas trop longue, et captive facilement un enfant. Elle est douce, les phrases sont légères.
Ce premier livre que je découvre de l’édition Père Fouettard m’a beaucoup plu.
Points attribués : 8/10
Je remercie l’édition Père Fouettard pour cette lecture particulière.
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