Romans

Les promesses de l’innocence d’Eric Le Nabour

Alger, 1er novembre 1954. Écartelées entre leur amitié et le monde qui, autour d’elles, s’embrase, Clotilde, Judith et Naïma fêtent leurs vingt ans. Si différentes et si proches malgré tout. Trois destins brisés, trois vies que la guerre va séparer. À jamais ? L’innocence et l’amitié sont-elles le prix à payer pour devenir femme ? Aucune d’entre elles ne veut pourtant oublier la promesse qu’elles se sont faite. Et vous… l’auriez-vous tenue ? 

412 pages

Merci à l’édition Presses de la Cité pour ce voyage

Mon avis: Clotilde, Judith et Naïma fêtent leur anniversaire en commun. Avoir la même date de naissance, c’est quelque chose. A Alger, cette ville lumineuse, les trois jeunes filles de cultures différentes: une française, une juive et une algérienne pure souche. 

En 1954, les heurts entre les gens du pays et les envahisseurs français sont nombreux. Les attentats et les menaces sont de plus en plus dangereux. Et les trois jeunes filles se retrouvent séparées par cette révolution qui débute… 

Je ne saurais vraiment expliquer pourquoi, mais j’ai eu beaucoup de mal avec ce roman. 

Le départ du roman nous dépeint une ville dans ses plus belles années: lumineuse, un rien magique et hors du temps. Le temps qui s’y écoule est agréable, et propice à toutes sortes de rêves. 

Mais la réalité fait s’écrouler tous les mirages, et la révolution détruit tout ce que cette ville avait de plus beau.  

Ce fond de révolte, dangereux et sourd à tout discours, est oppressant. Il ravage tout sur son passage, et la belle amitié qui unissait nos personnages principaux est balayée comme un fétu de paille. D’ailleurs, nous n’avons que très peu abordé cet aspect de l’histoire. 

L’auteur se concentre plutôt sur la destinée individuelle de chacune. Evidemment, trois chemins différents sont empruntés, et au hasard des voyages, il arrive qu’elles se croisent.  

Je pense que le côté politique, bien que très réaliste pour l’époque traitée, m’a assoupie. Je crois que j’ai décroché à cause des trop nombreuses séquences de discours grandiloquents. Pour autant, je dois préciser que, clairement, l’auteur a pris le temps de faire des recherches historiques. 

Mais je suis passée à côté de cette histoire. 

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