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Expression et proverbes

Au ras des pâquerettes

Sans intérêt, sans envergure Désolant

Vous vous demandez ce qu’on veut bien dire lorsqu’on emploie ce dicton ? On vous explique tout dans cette petite présentation. Au ras des pâquerettes, qu’est-ce que c’est donc ?

On sait que la hauteur ne qualifie pas seulement une altitude élevée comme celle de l’Everest, de l’avion qui vous transporte aux Bahamas ou de l’ornithorynque pendant sa migration annuelle depuis la Sibérie vers l’ile de Pâques[1].
En effet, au figuré, elle qualifie aussi des choses importantes, considérées comme de qualité. On parlera ainsi de hauteur morale, de hauteur de vues ou d’un humour de haute tenue, comme celui qu’on peut parfois trouver dans ces pages, par exemple.

C’est pourquoi, par opposition, lorsqu’on cherche à qualifier quelque chose sans intérêt, de peu d’envergure, ou de désolant,  on va utiliser des images liées à des choses petites ou modestes.
Et justement, la pâquerette en est un excellent exemple. Outre qu’il s’agit d’une fleur simple et peu prisée pour la décoration d’un intérieur, elle est petite : même aux environs de Tchernobyl, personne n’a jamais vu de pâquerette de trois mètres de haut ! La nature (ou Dieu, pour certains), a créé cette plante dicotylédone, dont certaines variétés sont appelées des marguerites, de petite taille. Ce qui fait que quelque chose ou quelqu’un qui se situerait ou passerait au-dessus d’un champ à l’altitude des pâquerettes évoluerait très près du sol, faisant ainsi naître une métaphore pouvant s’appliquer, loin des hauteurs enthousiasmantes pour l’esprit, à des actes mesquins, des idées ou ambitions étriquées, entre autres.

Mais, me direz-vous à juste titre, il y a plein de choses petites qui auraient aussi mérité de figurer dans une telle métaphore.
Certes, mais il faut savoir qu’à l’origine, on trouvait « ras terre » au XVIe siècle, remplacé par « à ras de terre » au XVIIIe. Il n’est donc pas étonnant, même si le coquelicot ou la colchique auraient aussi pu faire l’affaire, qu’on se soit tourné vers une fleur omniprésente dans les champs, à ras de terre.
Notre expression est en concurrence avec d’autres formes comme « ça vole bas », par exemple, mais comme elles, on peut s’en servir pour désigner une argumentation de piètre qualité ou un comportement méprisable, entre autres.

D’une manière moins figurée, « à ras les pâquerettes », tout comme « en radada », se dit aussi pour les aviateurs ou pilotes d’aéronefs divers qui volent à très basse altitude.

Bullet journal

Bullet journal #10

Bonjour mes fripouilles!
On est vendredi!! Ca y est, nous sommes aux portes du week-end. J’ai hâte d’y être, pas vous?

Qu'ai-je fait la semaine dernière?

Je suis allée me promener. J’ai fait le plein de belles choses à voir. Et je suis même allée en librairie, sans craquer s’il vous plaît!
J’ai terminé la première saison de Westworld. C’est énorme!!! Commplètement nouveau, totalement perturbant, hautement intrigant. Une superbe découverte donc!
Anthony Hopkins est encore une fois génial dans son rôle. C’est un acteur que j’aime beaucoup, je dois bien vous avouer.
Bien entendu, nous avons regardé l’épisode 11 d’Outlander (Aaaaargh, déjà plus que 2 malheureux épisodes à regarder!!). Ces saisons sont décidément trop courtes!!
Nous avons établi le menu de Noël!! On va se ré-ga-ler! C’est moi qui vous le dis!
C’était l’anniversaire de Louveteau n°4. Nous avons donc fêté sa naissance comme il se doit hihi
J’ai retrouvé une certaine forme d’énergie ces derniers jours. Ce qui fait que j’ai eu l’envie, le temps ET la motivation de broder presque tous les jours!
Je vous ai aussi parlé de mon idée de Read a long. Bon, jusqu’ici, personne ne s’est inscrit.
Mais je vous ai préparé une place dans mon salon pour que vous vous installiez hihi

Que vais-je faire cette semaine?

Nous avons prévu, avec un couple d’amis et ma belle-mère, de nous retrouver demain soir, histoire de choisir l’apéritif de Noël. Ca nous promet bien du plaisir!
Il faut absolument que je me trouve de nouvelles séries, ou de nouveaux films à regarder. Je ne sais pas vous, mais pour l’instant, je ne vois rien de terrible à l’horizon…
Je me suis fixé comme objectif de terminer ma toile de Noel avant le 30 novembre. 
Mon aiguille turbo est de service
Le 30 novembre au soir, ce sera le grand jour: au soir, quand mes louveteaux seront au lit, je m’attaquerai à la décoration de Noël que je trépigne d’installer depuis déjà 15 jours!
Je vais m’en donner à coeur joie!

La découverte de la semaine

J’ai découvert, sur les réseaux sociaux, un parcours touristique que ne peut que nous plaire!

Le thème de la semaine

Je suis en plein milieu de ma lecture des Cendres d’Angela.

Du coup, je vais vous parler de l’Irlande

Dans l’Irlande du début du XIXe siècle, Grace O’Malley, pour éviter la ruine à sa famille, se voit contrainte, à l’âge de quinze ans, d’épouser Bram Donnelly, un seigneur anglais. Malgré l’attirance qui la lie secrètement à Morgan, le meilleur ami de son frère aîné, elle s’efforce d’être une bonne épouse et tombe bientôt enceinte. Elle découvre alors une facette inconnue de la personnalité de Bram : ce dernier est violent et n’hésite pas à la frapper malgré son état. A la naissance de leurs jumeaux, un garçon et une fille, Bram est fou de joie d’avoir un héritier, mais celui-ci meurt huit jours après, fragilisé par les mauvais traitements subis par sa mère durant la grossesse. Désespérée par la mort de son enfant, trompée et humiliée par son mari, Grace veut redonner un sens à sa vie. Alors que Morgan et Sean, son frère, se sont de leur côté engagés dans la lutte pour la libération de l’Irlande, Grace, bravant l’interdit de son mari, s’efforce d’aider les fermiers opprimés par le joug anglais et affamés par deux mauvaises récoltes successives. Ann Moore signe avec Grace O’Malley un premier roman poignant, porté par une héroïne exceptionnelle.

 Patrick O’Neill, homme d’affaires américain, vient en Irlande pour y retrouver ses racines. C’est l’histoire de sa lutte, de la vie au quotidien dans une ville d’Irlande au début des années soixante.
Partage le journal intime de Phyllis, et affronte avec elle les tourments d’un terrible fléau.
 » 10 novembre 1845. Horrible ! La maladie a réduit en pourriture presque toutes les pommes de terre. Ce matin, quand P’pa a ouvert la fosse, il n’a trouvé qu’une infâme bouillie.  » D’où c’est venu ? a répété P’pa. La maladie nous aura tous « , il a ajouté d’une voix languissante, presque mourante. Quand je l’ai entendu, j’ai eu la chair de poule. Qu’est-ce qu’on va devenir ? Il faudra qu’on prenne l’argent du fermage pour acheter de quoi manger, mais après ? C’est sûr, si on ne paie pas notre loyer, on sera jetés dehors. « 
Par un soir pluvieux de 1951, un vagabond trouve refuge dans une ferme isolée. En échange du gîte et du couvert, il relate les légendes et les secrets d’une contrée extraordinaire, habitée par un peuple valeureux épris de liberté et d’héroïsme : l’Irlande. Au coin du feu, un petit garçon écoute avec fascination les paroles du mystérieux conteur et se promet de perpétuer cette tradition ancestrale…
 Sensible et chaleureuse, Frankie mène une vie épanouie. Jusqu’au jour où elle découvre que son mari lui a caché son licenciement. Que penser désormais de l’avenir de son couple ?
À seulement 27 ans, Peggy réalise son rêve : ouvrir une boutique de tricot. Mais la jeune femme doit encore se battre avec des souvenirs douloureux.
Lillie est l’amie dont toutes deux avaient besoin. L’Australienne, nouvelle venue à Redstone, n’est étrangère ni aux peines de coeur ni aux secrets du passé… Et elle ne se doute pas que son arrivée va jeter un véritable rayon de soleil sur la jolie ville irlandaise.
 Printemps 1847. L’Etoile des mers, capitaine Josias Lockwod, quitte l’Irlande pour New York avec son lot de passagers qui incarnent à eux seuls le passé, le triste présent et l’improbable avenir de leur drôle de terre. La Grande Famine s’achève dans l’horreur et la seule issue, pour la plupart des habitants de l’île, a nom exil. A bord, une quinzaine de privilégiés se partagent, les cabines de 1re classe : une famille de propriétaires anglais établis depuis longtemps dans la verte Erin et récemment ruinés, leur servante au grand cœur naguère réduite par la brutalité des hommes à la condition de putain, un journaliste new-yorkais, un homme d’Eglise, un maharadjah curieux de découvrir le monde. Et plus bas, coincés dans l’entrepont quatre cents passagers ordinaires entassés dans la pire promiscuité et bientôt décimés par le typhus. Parmi ces derniers, un tueur qu’on surnomme le  » Fantôme « , stipendié par un groupe d’extrémistes, et qui rêve d’exporter ses rêves de violence jusque dans le Nouveau Monde… L’Etoile des mers – on peut faire confiance au rusé O’Connor – n’est pas pour cela un roman historique ; plutôt un roman qui se sert de l’histoire pour secouer assez méchamment le présent – notre présent. de tous les romans publiés jusqu’ici par l’auteur (désormais traduit, en vingt-huit langues), celui en tout cas qui a reçu, et de loin, le plus bel accueil tant auprès des critiques que des lecteurs.
 Et voilà, c’est ici que je referme mon cahier. N’hésitez pas, si vous avez le même genre d’articles, à me partager votre lien. J’irai vous lire avec grand plaisir !

Romans

La disparue de Noël de Rachel ABBOTT

Une enfant disparue un soir de Noël qui réapparait six ans plus tard. Une famille parfaite qui vole en éclats. Dans Le Cercle Belfond, un domestic suspense à l’anglaise aussi palpitant qu’addictif, dans la lignée des romans de P. D. James et de Lisa Gardner.

En Angleterre, de nos jours.

Emma le sait, il est des passés qui ne s’oublient pas. Mariée à David, directeur de banque traumatisé par la mort de sa première épouse et l’inexplicable disparition de sa fille Natasha la veille de Noël, six ans plus tôt, la jeune femme a appris à vivre avec les drames. Mais l’arrivée d’Ollie, leur fils de dix-huit mois, semble avoir redonné le sourire à David et renforcé leur couple. La promesse de jours meilleurs semble enfin possible…

Mais le monde d’Emma se fissure lorsqu’une jeune fille apparaît un jour dans sa cuisine. Natasha. Alors que David est en joie, Emma, elle, s’interroge : où était-elle toutes ces années ? Comment l’intégrer dans leur vie de famille idéale ? Et pourquoi ce sentiment que l’adolescente pourrait représenter une menace pour elle et pour son bébé ?

Que cache la disparue de Noël ?

Edition: Belfond

Nombre de pages: 465 pages

Mon avis: Une jeune femme rentre d’un repas de famille, quelques jours avant Noël. Accompagnée de sa fille de 6 ans, elle est fatiguée et inquiète de conduire dans la nuit. Lorsqu’elle reçoit un appel anonyme la prévenant de ne surtout pas s’arrêter, elle prend peur. Elle dérape, part en tonneau, et meurt sur le coup.
Lorsqu’un policier se rend sur les lieux, il n’y a plus trace de la petite Natasha….
6 ans plus tard, un corps de fillette d’une douzaine d’années est retrouvé dans les bois. Aussitôt, le prénom de Natacha remonte à la surface. Alors que la police commence son enquête afin de connaître l’identité du petit cadavre, Natacha réapparaît bien vivante, dans la cuisine de son père…
J’ai a-do-ré ce roman! Du début à la fin!
Dès les premières pages, alors que l’on suit cette jeune femme, je me suis sentie happée par ses réflexions. La fatigue, l’énervement provoqué par la réunion de famille, l’inquiétude de la route, et la rancune contre son mari qui n’avait pas voulu l’accompagner, prétextant du travail à terminer.
Le premier événement arrive très vite. Cet accident, causé par le gel et le fait de devoir contourner une voiture se trouvant en travers de la route. L’appel anonyme d’un homme que la jeune femme ne reconnaît pas, et le dérapage dans la voiture, jusqu’à l’issue fatale. Rien que cela déjà avait suffi pour que je m’installer plus confortablement, prête à poursuivre ma lecture.
Régulièrement, un nouveau fait vient tout faire basculer. Et chaque fois, je me suis dit : » Oh mon dieu!! C’est pas vrai! » Il faut dire que l’auteur a l’art de semer le doute, de dresser des tableaux dantesques et des situations horrifiantes. Il y a, dans ce roman, de quoi faire se dresser les poils des bras.
Les personnages, et surtout Natacha sont particuliers. La petite adolescente de 13 ans est dotée d’un caractère très fort. Et malgré sa petite fragilité, je dois bien avouer qu’elle est stupéfiante. Certaines scènes sont vraiment géniales. Je ne voudrais pas vous spoiler quoi que ce soit, alors il est difficile de pouvoir vous en raconter plus sans vous en dévoiler de trop.
Mais je peux vous dire que ce livre est intéressant, du début à la fin. Pas de temps mort, pas le temps de souffler. C’est intrigant, époustouflant. A vrai dire, les plus beaux superlatifs sont à donner à ce livre, finalement.
L’intrigue est très bien faite, et même si certaines petites choses sont un peu prévisibles, elles se fondent très bien dans le reste. Mais je vous rassure, ce ne sont vraiment que de petites choses, qui ne nuisent pas du tout à l’ensemble de l’histoire.
Emma, la belle-mère de Natacha mérite un moment d’attention. Je dois avouer qu’elle m’a pas mal épaté. Bien que douce, elle est capable de prendre des décisions qui s’imposent. Elle est capable de tout, et elle se révèle finalement d’un caractère assez fort. En dehors de Natacha, c’est l’un des personnages les plus intéressants.
Depuis la fin de ma lecture, je l’ai déjà recommandée à plusieurs personnes. Je pense que, au vu du titre en prime, c’est vraiment un roman à offrir pour les fêtes qui arrivent!

 

Je remercie l’édition Belfond pour cette lecture haletante .

 

hommage

Jean Anglade

Jean Anglade

1915-2017

Petite biographie

Né au hameau des Bonnets, commune d’Escoutoux près de Thiers dans le Puy-de-Dôme, Jean Anglade est le fils de Jean (ouvrier maçon) et de Félistine Chaleron (servante), surnommée « Célestine ». Un an après sa naissance, son père est tué pendant la Première Guerre mondiale le 27 septembre 1916 à Cléry-sur-Somme sur le front de la Somme. Sa mère se remarie en 1920 avec un charretier, ce qui amène le jeune Jean « à pousser à la roue souvent, quand le charretier
s’embourbe »
.

Pendant ses congés, alors qu’il est encore élève, Jean Anglade livre du charbon à l’aide d’un âne qu’on lui a confié.


Il se maria le 17 juin 1935 avec Marie Ombret, une institutrice.
Se destinant d’abord à être menuisier, il entra à l’école normale d’instituteurs de Clermont-Ferrand sous l’influence d’un de ses professeurs de cours complémentaire. Il obtint son premier poste à Thiers puis à Saint-Gervais. Sa condition financière très modeste – et dont il est fier car gage de sa simplicité – l’empêcha de poursuivre des études mais il continua d’apprendre en autodidacte pour devenir professeur de lettres.
Pendant quatre ans, il fit son service militaire dans un corps de météorologie puis il fut mobilisé en 1939 jusqu’à l’armistice. Une fois rentré auprès de sa femme et sa fille, née en 1943, il décrocha en 1947 une agrégation d’italien qui l’envoya d’abord à Tunis puis à Gap et enfin à Clermont-Ferrand où il continua d’exercer son métier d’enseignant et commença celui d’écrivain.

Après des études au cours complémentaire, Jean Anglade entre à l’école normale d’instituteurs de Clermont-Ferrand, et poursuit en même temps de façon autodidacte ses études pour devenir professeur de Lettres.

Dès 1944, il est professeur de français à l’École nationale professionnelle de Thiers (aujourd’hui Lycée Jean Zay).

Il obtient son agrégation d’italien en 1947 puis enseigne cette langue au Lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand de 1949 à 1975.

Carrière

Le registre de l’auteur est vaste : entre biographies (Pascal l’insoumis, Les Montgolfier, Hervé Bazin, etc.), livres d’histoire (La Vie quotidienne en Italie, La Vie quotidienne des immigrés en France – que lui inspira un commis algérien avec qui il livrait du charbon), essais, livres humoristiques, traductions (Le Prince de Machiavel, Le Décaméron de Boccace), recueils de poésie, scénarios de films ou pièces de théâtre, cet écrivain à succès explore tous les genres et est dévenu une référence dans la culture littéraire d’Auvergne mais aussi de la scène littéraire française.

C’est plutôt un auteur discret et apparaît très rarement à la télévision. Cependant, son succès ne se dément jamais lors du rendez-vous littéraire annuel qu’il donne à ses lecteurs à la librairie Les Volcans de Clermont-Ferrand.
Jean Anglade est profondément lié à deux choses : sa terre et sa pratique littéraire. Une terre d’Auvergne riche et mystérieuse, empreinte d’écriture et d’écrivains, qui l’inspira beaucoup. Ainsi il fut proche des autres écrivains auvergnats tels qu’Henri Pourrat, Lucien Gachon, Alexandre Vialatte, Aimé Coulaudon, Marie-Aimée Méraville, Jean-Émile Bénech ou encore Pierre Moussarie.

Ses romans sont de véritables morceaux documentaires pour en apprendre davantage sur l’Auvergne, ses coutumes ou la France de 1940 (le savoir-faire des couteliers, les chiens chaufferettes, la mort au front – la guerre hante Jean Anglade qui fut pupille de la nation). Très renseignées et faisant appel à ses souvenirs personnels ou ses ressentis de jeune Auvergnat, les œuvres de Jean Anglade ne sont pas purement descriptives, elles invitent à vagabonder dans le passé et le présent d’une région vivante et romanesque. Ainsi nous offre-t-il la trilogie thiernoise composée de Ventres Jaunes, À la bonne rosée et Permissions de Mai, sorte de saga des couteliers de Thiers, couvrant près d’un siècle de vie auvergnate. Il retrace l’histoire des Pitelet et de leurs descendants, famille pittoresque qui traverse huit décennies mouvementées de guerres, d’occupation allemande, de révolution estudiantine et de progrès industriels, et autant d’événements personnels ou professionnels, d’intrigues joyeuses ou dramatiques.

Dans son jardin, à Ceyrat, DR Jean AngladeDans Grillon vert, c’est un café-restaurant-hôtel-comptoir populaire du quartier Fontgiève de Clermont-Ferrand qu’Anglade se plaît à dépeindre, avec son lot de bavardages, de rires, de confessions et de clients bien singuliers : Aussoleil l’allumeur de réverbères, le peintre-distillateur Mario Pérouse, Pouett-Pouett le chauffeur du camion Fiat, monsieur Carré retraité de l’état civil, monsieur Conchon-Quinette industriel en confection, Jean Desvignes, que l’on dit fou comme une chèvre, Amandine, institutrice chauve ou encore monsieur Hébrard, professeur d’anglais, qui prétend avoir épousé une Ecossaise pour avoir un dictionnaire jusque dans son lit.
Servis par une langue savoureuse, un mélange d’humour et de bon sens, de douce malice et de rude franchise, d’observations pertinentes et de réflexions douces-amères, les romans de Jean Anglade sont hauts en couleur, tout comme ses personnages.

Le style de l’auteur est un gage de plaisir, de découverte, de dépaysement et d’humour mais c’est surtout le charme de son univers romanesque peuplé de personnages profondément attachants et humains qui retient l’attention.
Jean Anglade est parvenu à construire des « types » de personnages (sans jamais tomber dans le caricatural) comme il en existe dans chaque petit village et chaque grande ville de France. Des petites gens rêveurs et courageux aux gentils patrons bienfaisants, des banquiers véreux aux vieilles personnes dans leur solitude au cœur des campagnes, en passant par les femmes ouvrières devenues chef d’entreprises de fruits confits et sans oublier les petits gamins sauvages grandissant en temps de guerre, Jean Anglade évoque aussi bien l’enfance, la misère, la folie, l’enfer que l’amour.
Ce qui force l’admiration du lecteur c’est la justesse de l’écriture de Jean Anglade car les personnages, bien que très différents, sont toujours admirablement décrits. Ses livres rencontrent toujours un énorme succès public.

Jean Anglade est un humaniste avant d’être un auteur et cette connaissance sensible de l’humain lui permet de signer des œuvres toujours authentiques. Il avoue lui-même cette philosophie souriante en disant :

Ma véritable région, ce n’est pas l’Auvergne, c’est l’Homme.

bibliographie: les derniers titres

"J’ai rêvé de beaucoup de choses dans ma vie…"
Le temps d'un café

Throwback thursday livresque #10

Hello everybody!

Nous retrouvons Bettie Rose Books pour un nouveau thème, adorable: les Best friends!

Voilà mon choix

Elles se sont rencontrées à la fin des années 1960 et ne se sont plus quittées: tout le monde les appelle « les Suprêmes », en référence au célèbre groupe de chanteuses des seventies. L’intrépide Odette avec son tempérament de feu converse avec les fantômes, Clarice endure les frasques de son volage époux pour gagner sa part de ciel. Elles ont pris sous leur aile Barbara Jean, éternelle bombe sexuelle que l’existence n’a cessé de meurtrir. Complices dans le bonheur comme dans l’adversité, ces trois irrésistibles quinquas afro-américaines se retrouvent tous les dimanches dans l’un des restaurants de leur petite ville de l’Indiana: entre commérages et confidences, rire et larmes, elles se gavent de poulet frit en élaborant leurs stratégies de survie.

 

 

 

J’avais lu ce roman en compagnie de deux mes copines. Nous avions encore le temps, à l’époque, d’avoir des lectures communes. Nous avions justement choisi cette fois le thème de l’amitié. Et cette lecture avait été un véritable ravissement! J’avais adoré l’amitié infaillible qui liait les personnes féminins de ce roman. Que ce soit pour de bonnes ou de mauvaises choses, elles sont toujours là l’un pour l’autre. J’avais dévoré le roman, en ressortant avec une sensation de bonheur intense. Un véritable roman feel-good que j’avais aimé du début à la fin!

Et vous, quel est votre choix?

Romans

Les ambitieuses de Stéphanie CLIFFORD

New York, 2006. Avant la démocratisation de Facebook et l’avènement des smartphones, avant Obama, avant la crise des subprimes. Evelyn accepte un job de recruteuse pour un nouveau réseau social réservé aux très riches. Heureusement, sa scolarité dans un pensionnat huppé de la côte est a bien rempli son carnet d’adresses. Autrefois critique vis-à-vis de ses parents parvenus, la jeune fille décide de reprendre contact avec les anciennes stars du lycée. Parmi elles, une it-girl règne en despote : la longiligne Camilla, virevoltant entre courses à la voile dans les Adirondacks et galas de charité sur la Cinquième Avenue. Auprès de l’héritière, Evelyn se met à espérer en un avenir royal. Mais gare à qui tentera de détrôner l’impératrice… Tandis qu’Evelyn se débat dans la jungle du gotha, le monde s’apprête à tomber entre les crocs du plus grand cataclysme financier du début du XXIe siècle.

Edition: Presses de la Cité

Nombre de pages: 440 pages

Mon avis: Evelyn a toujours été poussée par sa mère pour avoir ses entrées dans la haute société. Pourtant, la jeune femme a jusque-là freiner des quatre fers.
Mais lorsque l’avenir de son emploi est en jeu, et qu’elle se doit se créer un carnet d’adresse de gens bien vus et surtout bien nés, elle n’a pas le choix: elle se lance dans le grand bain.
Ce qui n’était au départ que des techniques de recrutement deviennent au final un véritable mode de vie qu’Evelyn obtient. Elle finit par entrer dans cet univers de clinquant, de richissimes, de réputations qui se font et se défont en un clin.
Elle finit par chercher un certain statut social, qui s’accorde en général avec une certaine fortune personnelle. Hélas, elle ne vient pas d’une famille riche, et la mise en accusation de son père, avocat, ne lui simplifie pas les choses. Qu’à cela ne tienne! Elle se dit qu’il suffit de ne pas en parler.
Mais tout se sait toujours très vite, surtout des choses comme celle-là…
Au début de ma lecture, je vous avoue que je me suis sentie perdre pied. Les marques données, les habitudes de ces gens de la haute société, les endroits à connaître… Evidemment, tout bon New-Yorkais bien né sait toutes ces choses.
Mais comme Evelyn, je n’ai pas grandi dans ce genre de milieu. J’ai pourtant eu l’impression que l’auteure, elle, connaissait très bien ce monde dont elle nous ouvre les portes. J’ai eu l’impression qu’elle y était très à l’aise. De ce fait, peut-être n’a-t-elle pas jugé utile de développer quelques explications, alors qu’il nous en aurait fallu davantage.
Bref, passons ce premier écueil.
Evelyne… Jeune femme décidée, en désaccord avec sa mère sur son mode de vie, doit faire et veut faire ses preuves. Lorsqu’elle est engagée par une société proposant une nouvelle plateforme de réseau social, proposé principalement aux belles huiles, elle décide d’y arriver, quoi qu’il arrive. Elle enchaîne alors les soirées mondaines, les invitations à des sauteries qui entraînent des coûts considérables, etc..
Au point que j’en suis venue à m’inquiéter pour son intégrité! Ses amis, d’ailleurs, lui en font la remarque et tire la sonnette d’alarme. J’avais bien peur qu’elle finisse par ressembler à ces stéréotypes de femmes hautaines, et sans aucune honnêteté croisées dans ce roman.
Heureusement, elle a pu ouvrir les yeux à temps, et tout est bien qui finit relativement bien.
En attendant, ce roman m’a laissé une drôle d’impression: celle de devoir craindre l’univers de ces gens fortunés pour qui l’amitié compte moins que l’argent et le nom de famille…
Je ne suis donc pas particulièrement enthousiasmée par ma lecture. Bien que j’aie fini par me sentir intriguée par l’histoire d’Evelyn, je ne pouvais m’empêcher de penser que vraiment, il valait mieux réfléchir à deux fois avant de vouloir vivre comme les gens de la haute société.
Au final, je n’ai pas retiré grand chose de ma lecture, et je le regrette.

 

Je remercie l’édition Presses de la Cité pour cette lecture dans les hautes sphères.

Littérature jeunesse

Fairy Oak tome 5: Les jours enchanteurs de Shirley d’Elisabetta GNONE

À Fairy Oak, le printemps est enfin arrivé. L’air a le parfum des narcisses, des longues journées et des jeux. Mais aussi de la pluie. Et il pleut, en effet, à verse, il grêle même! Pendant de longues, d’interminables journées. Heureusement que Shirley Poppy est là pour ranimer les âmes des enfants du village avec un nouveau mystère inextricable. Car, au cœur de l’atelier de sa tante, la jeune et très puissante sorcière a trouvé un livre de recettes très, très étrange. Dans ses anciennes pages froissées, ce n’est ni d’œufs ni de farine qu’il est question mais d’épées de sel, de morceaux de ciel, de cœurs de pierre et d’un secret: le Secret du Bois. Décidée à découvrir de quoi il retourne, Shirley entraîne les jumelles Vanilla et Pervinca et toute la Bande du Capitaine dans une série de mirobolantes aventures. Ce sera au péril de leur vie, les enfants le savent, mais ce qu’ils vont voir et apprendre les récompensera largement de leurs blessures et de leur peur. À tout jamais.

Edition: Kennes

Nombre de pages: 319 pages

Mon avis: Les filles Periwinkle continuent leur petite vie, bien tranquille à Fairy Oak.
D’ailleurs, c’est la bonne période pour pouvoir passer du bon temps avec leurs amis et pouvoir découvrir de nouvelles choses. C’est ce qui arrive lorsque Shirley leur parle d’une recette mystérieuse, qu’elle a tenté de comprendre seule. Aussitôt, la bande d’amis décide de mettre la main à la pâte…
A chaque nouveau tome, je replonge dans l’univers féérique de Fairy Oak. Il faut dire que l’auteur fait tout ce qu’il faut pour cela! Fleurs, animaux, petites fées, et grands secrets sont là pour nous entourer dès que nous entrons dans ce petit village si particulier.
Chaque personne que nous y rencontrons est spéciale, à sa manière. Les pâtisseries dont on nous parle donnent envie, les atmosphères douillettes et chaleureuses ne nous donnent qu’un seul désir: pouvoir s’y installer définitivement. J’ai rarement rencontré un univers aussi doux et attirant.
C’est donc toujours avec le même plaisir que je reviens, pour suivre la suite des aventures des enfants de Fairy Oak. Shirley est l’une d’eux, et c’est de loin la plus spéciale. Elle est la figure sur terre de la magie la plus pure. Et de ce fait, elle est capable de réaliser bien plus de choses que tous les êtres magiques sur Terre.
Elle n’en abuse pas, et ne s’en sort que pour faire plaisir ou venir en aide lorsqu’on en a besoin. Mais Shirley est aussi orpheline de mère, une peine qu’elle traîne derrière elle, et qui l’influence dans ses choix.
Lorsque le village est menacé d’inondation, Shirley est certaine qu’il y a une bonne explication à cela. Pour autant, elle ne résoud pas le problème d’un claquement de doigts. Car la nature s’exprime et personne ne peut se servir de la magie pour la contraindre à se taire. C’est un point que j’aime beaucoup.
Elisabetta Gnone possède une plume vraiment particulière. Je sais que nous nous avançons doucement vers la fin de ces livres qui font mon bonheur, puisqu’il n’en reste que deux. Mais je souhaite de tout coeur pouvoir lire d’autres choses d’elle.
Quant aux dessins qui accompagnent le récit, ils sont simplement ma-gni-fi-ques! Voyez plutôt… Moi, je ne me lasse pas de les regarder!

 

Je remercie l’édition Kennes  pour cette lecture féérique.

 

Le temps d'un café

Top ten tuesday #8

Bonjour les haricots!
Frogzine nous a concocté  un nouveau thème, pour ce mardi, qui va nous permettre de ressortir plusieurs livres de notre étagère, histoire qu’ils puissent les stars aujourd’hui.
Le thème est: Les 10 livres qui sortent de l’ordinaire (par son écriture, ses personnages, son histoire, etc.)

Voici mon top ten

Pip est un jeune garçon rêveur et sensible. Élevé par une sœur revêche et un beau-frère d’une nature excellente mais tenu sous la coupe de cette maîtresse femme, il aime à traîner au cimetière où sont enterrés ses parents. Les pierres tombales, bien évidemment, ajoutent à l’atmosphère lugubre de l’Angleterre dépeinte par Dickens, toile de fond au récit de l’ascension sociale de Pip.
Enfant, avant même qu’un héritage inattendu éveille en lui « de grandes espérances », il voit le monde à travers le filtre étrange de son imagination qui frise parfois le surnaturel et le prédispose à la rencontre avec deux êtres qui vont transformer sa vie : un forçat évadé, figure qui reparaîtra de manière récurrente, et Miss Havisham, vieille folle qui n’a de cesse, pour venger sa jeunesse bafouée, d’exhorter Estella à briser le cœur de toute la gent masculine. C’est chez elle, dans une demeure au temps assassiné, qu’il fera l’apprentissage des bassesses de la nature humaine.

Ove est un senior de cinquante-neuf ans, veuf, fraîchement « mis au repos » pour ne pas dire licencié après trente ans d’activité. Cela fait près de quarante ans qu’il vit dans le même pavillon, au sein du même lotissement quelque part en Suède.
Sa vie est régie par des habitudes, rituels et autres schémas traditionnels car Ove est un homme qui a besoin de règles. Alors le jour où sa femme décède, Ove ne se laisse pas avoir. Il ne change pas ses habitudes, pour autant il perd doucement l’envie de vivre sans Sonja, sa défunte épouse.
C’est alors qu’il se décide, il va tout planifié pour mettre fin à ses jours. Dans un premier temps, il va essayé de se pendre mais sans grand succès car la corde qu’il a solidement arrimé à un crochet au plafond du séjour cède alors qu’il se sentait partir. Il maudit alors l’obsolescence des objets de notre époque ! Première tentative : loupée … tant pis, il réessayera le lendemain.
Mais c’est sans compter sur l’arrivée de nouveaux voisins particulièrement intrusif et d’un chat vagabond complètement mité ,dont Ove va devoir s’occuper. Chacun leur tour, ils vont empêcher toutes les tentatives d’Ove de mettre fin à ses jours, plus ou moins sans le vouloir.

Poète et nouvelliste, Jen Campbell s’est inspirée de son expérience de libraire à Édimbourg et à Londres pour rapporter dans un blog ses conversations invraisemblables, étranges ou extravagantes avec certains clients. Le succès de son blog lui a donné l’idée de partager sous forme de recueil ces perles complètement inouïes – et pourtant vraies ! Le livre a déjà été traduit dans une dizaine de pays. Suite au succès du livre (bestseller du Sunday Times), un deuxième volume est sorti deux ans plus tard.

Marnie, petit génie des mathéma-tiques du prestigieux établissement St Libby, a tout de l’élève modèle. Jusqu’au jour où, avec son amie Rachel, elle commet l’irréparable. Pour oublier, elle va noyer son angoisse dans l’alcool.
Juste avant ces événements drama-tiques, elle a fait une rencontre singulière : sa seule raison de vivre, désormais, sera de revoir Freddie Friday, ce garçon qui travaille à l’usine de céréales Shredded Wheat. Ses rêves vont devenir les siens. Mais pour qu’ils se réalisent, elle aura besoin de son professeur de maths, la belle Julie Crewe, autrefois danseuse. Acceptera-t-elle de l’aider ? Aura-t-elle envie de remuer le passé, de se rappeler ce temps où elle était encore capable de danser, avec l’irrésistible et mystérieux Jo à Central Park ?

« Moi, c’est Gurty (quand j’étais petite, je croyais que je m’appelais ”Arrête”, mais en fait non).
Aujourd’hui, c’était le premier jour des vacances. Gaspard et moi, on a pris le train pour la Provence. Gaspard, c’est mon humain. Il est gentil, joueur, fidèle… et quelle propreté !
En arrivant dans notre cabanon provençal, j’étais si excitée que je faisais des petits bonds, comme quand j’ai des vers. Le vestibule sentait toujours le fenouil, le salon toujours le thym, la cuisine toujours l’andouille et mon panier toujours le chien.
Voilà ! Nous étions en vacances. L’aventure et la rigoladeallaient pouvoir commencer. »

Tom est le ‘septième fils d’un septième fils’ et possède un don particulier pour voir et entendre ce que le commun des mortels ne voit ni n’entend. Il a donc les qualités requises pour devenir l’apprenti de l’Epouvanteur. A treize ans, apprendre à chasser sorcières, gobelins, spectres et autres esprits malfaisants lui paraît autrement excitant que de soigner les cochons et épandre le fumier. Tom entame donc son apprentissage auprès de l’Epouvanteur, qui le teste dès la première nuit en l’enfermant, tout seul, dans une maison hantée. Mais le pire reste à venir.
Mensonges d’une nuit d’été.
1933. Comment Theo Edevane, adorable poupon de onze mois, a-t-il pu disparaître durant la nuit de la Saint-Jean ? Les enquêteurs remuent ciel et terre, mais l’enfant demeure introuvable. Pour les parents comme pour les filles Edevane, la vie ne sera plus jamais la même après ce drame. La maison du lac, la propriété tant aimée, est fermée et laissée à l’abandon.
Soixante-dix ans plus tard, Sadie Sparrow, jeune détective londonienne en vacances dans les Cornouailles, curieuse et momentanément désoeuvrée, s’intéresse à cette mystérieuse disparition. Elle reprend l’enquête, au grand dam de l’une des soeurs aînées de Theo, Alice, devenue écrivain à succès.

Angleterre, 1852. Katharine est envoyée par sa tante et tutrice au manoir de Darkwind où vit son oncle Tulman. Elle doit prouver que celui-ci a perdu la raison et le faire interner pour qu’il cesse de dilapider la fortune familiale. À Darkwind, Katharine rencontre un vieil homme excentrique, mais surtout génial, qui se consacre à l’invention de fascinants automates. À ses côtés, travaillent des dizaines de personnes qu’il a arrachées à la misère. Katharine doute : l’héritage familial mérite-t-il qu’on sacrifie son oncle et les familles qu’il protège ? Pour le savoir, elle décide de rester un mois à Darkwind. Trente jours au cours desquels elle se rendra complice d’espionnage, échappera de justesse à la mort et tombera amoureuse…

Lorsque Leo Wattin apprend au détour d’une conversation que son arrière-arrière grand-père, H. Isakowitz avait dissimulé un trésor avant de fuir les nazis, il propose à son père et son grand-père de partir à sa recherche. C’est le début d’un road-trip intergénérationnel depuis la Suède jusqu’en Pologne.

Plus de cinquante ans après, Maude Julien se souvient encore du bruit du verrou, quand la grille s’est refermée sur elle. Son père venait d’acheter une bâtisse lugubre, fl anquée d’un parc, dans la région de Saint-Omer. Maude, alors âgée de trois ans, y vivra cloîtrée, sans jamais aller à l’école, sans jamais avoir d’amis. Enfermée mentalement aussi, car le patriarche veut faire de sa fi lle une « supra-humaine ». Elle doit apprendre à surmonter la peur, les privations, la douleur, la solitude pour être capable de réaliser la mission à laquelle il la destine. Longtemps plus tard, elle comprendra que son père, haut dignitaire d’une obédience maçonnique ésotérique, avait échafaudé un projet vertigineux dans lequel elle tenait le rôle central.
Comment se défaire d’une emprise aussi extrême ? Où trouver la force d’échapper à un tel embrigadement ?
À dix-huit ans, Maude a réussi à quitter la prison de son enfance. Puis, au terme d’un long travail, à conquérir sa liberté.

Et vous? Quel est votre top ten?

Romans

La cavalcade des enfants rois de Raphaël DELPARD

En 1941, dans la Sarthe, trois jeunes enfants, que la vie n’a pas épargnés, s’engagent dans un réseau de résistance, effectuant des missions essentielles de communication et d’information. Ces actes sont aussi, pour chacun d’eux, une quête éperdue d’amour et de reconnaissance.

Nez au vent, foulée légère, pour la toute première fois Julien goûte à la liberté. Il fuit sa vie ballottée d’une famille d’accueil à l’autre. Mais, vite repris par les gendarmes, l’orphelin est mené dans un centre d’éducation pour jeunes délinquants et vagabonds. Il trouve réconfort auprès de Tristan, un peu plus âgé et plus mûr, dont les parents, juifs, ont été déportés. Un jour, ils parviennent à s’enfuir, direction la Sarthe, que Julien connaît bien pour y avoir grandi. Là, leur destin sera lié à celui de la petite Marie, placée chez des fermiers qui la maltraitent.

Ces trois compagnons, que la vie n’a pas épargnés, vont alors s’enrôler dans un réseau de résistance…

Quel sera le prix de leur engagement ? Sacrifieront-ils leur enfance, leurs rêves au nom de leur combat ?

Edition: Presses de la Cité Terres de France

Nombre de pages: 329 pages

Mon avis: Julien a toujours vécu en famille d’accueil, pour ce qu’il s’en rappelle. Mais voilà, il en a marre d’être affamé, et maltraité. Il en a assez d’avoir froid. Alors il décide de partir, d’essayer de rejoindre l’Amérique, où tout à l’air d’une aventure.
Errant sur les routes, il est vite attrapé et placé en maison de redressement. En pleine période de Seconde Guerre Mondiale, les conditions y sont pénibles. Le bien-être des enfants qui y sont placés n’est pas la priorité, et certains restent même sur le carreau.
Mais Julien est entouré, heureusement, de bonne âmes. Ses amis, bien décidés à s’enfuir, l’embarquent avec eux. C’est ainsi que de hasard en opportunité, il se retrouve enrôlé dans la résistance française. Les véritables défis commencent….
Le parcours de Julien est atypique, je dois dire. Enfant malmené, malheureux, et pourtant courageux, ce petit garçon a de l’énergie et de la volonté à revendre. Les coups durs lui pleuvent dessus, pourtant. Il n’a pas vraiment de chance.
Mais si le début du roman laisse présager un récit de maltraitance, on oblique assez vite vers le gros du sujet: la résistance française pendant la guerre. Bien qu’ils soient jeunes, ces enfants ont été une aide précieuse pour aider à faire parachuter des denrées utiles, à diriger les parachutistes pour qu’ils ne se fassent pas prendre, ou à recopier des messages transmis par la radio.
Chacun a son rôle, et chacun doit le respecter. Quelle que soit la fatigue, ou la peur qu’ils éprouvent, ils doivent tenir bon. Bien sûr, c’est ce qu’on attendait de tout résistants. Mais il faut tout de même se rappeler que ce sont d’enfants dont nous parlons, avec une résistance physique moins grande.
Je me suis attachée à Julien, mais surtout à l’une de ses petites compagnes, elle aussi ballotée et rejetée par ses pairs. Ensemble, ils font une belle paire de laissés pour compte. Heureusement que leurs chemins se croisent…
Au final, il s’agit là d’un roman de terroir tout à fait particulier! J’ai apprécié ma lecture, et je dois dire que je l’ai terminé rapidement.
Si vous voulez sortir un peu des sentiers battus, alors laissez-vous tenter.

 

Je remercie l’édition Presses de la Cité Terres de France pour cette jolie découverte.

 

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