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Romans

Tarzan tome 1: le seigneur de la jungle de Edgar Rice BURROUGHS

 Sur le chemin de l’Afrique Occidentale Britannique, où il est envoyé en mission, John Clayton, lord Greystoke, est abandonné, avec son épouse, sur une côté africaine sauvage par les mutins du navire sur lequel il avait embarqué.
C’est là que va naître l’enfant qui, sous le nom de Tarzan donnera naissance à l’une des fabuleuses sagas d’aventures de la littérature contemporaine.

Edition: Archipoche 

Nombre de pages: 226 pages 

Mon avis: Tarzan, en réalité Lord Greystoke, a grandi dans la jungle depuis qu’il est né. Recueilli par une famille gorille, il ne connaît de la vie que ce qu’il a appris dans les arbres. Jusqu’au jour où il découvre une culture différente de celle qu’il connait, mais apportée par des êtres qui lui ressemblent.
Pour Tarzan, c’est le choc, et l’apprentissage de la conduite à tenir dans le monde civilisé. C’est aussi la découverte des premiers émois, de la jalousie, de la peine, d’un monde qu’il ne connaît pas.
Je n’avais jamais lu ce grand classique de la littérature anglaise. Je me suis dit, en voyant le catalogue de sortie d’Archipel, que c’était l’occasion de le découvrir, enfin.
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Je ne suis pas déçue du voyage. Ce roman a été écrit en 1912, ce qui fait donc un siècle de décalage avec les lecteurs d’aujourd’hui. Pourtant, on ne le sent pas. Je n’ai pas eu l’impression de me trouver confrontée à un roman lourd, compliqué, comme il arrive parfois avec certains grands classiques.
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Bien au contraire, j’ai découvert beaucoup de sensibilité, un rythme d’écriture très agréable. J’y ai trouvé des descriptions magnifiques, des traits d’humour, des réflexions du personnage principal très profondes. Bien loin de tracer les traits d’un être rude, habitué au monde sauvage, il dégage de ce Tarzan des émotions sensibles, justement décrites.
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Il y a certains passages, où il y a peu voire pas de dialogues, mais cela ne m’a aucunement semblé trop lent, ou trop long. J’ai apprécié de prendre le temps de suivre les pensées de Tarzan, un peu comme si je l’avais écouté m’expliquer tout ce qu’il pensait.
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J’aurai fait une très belle découverte, et je ne regrette absolument pas d’avoir lu ce roman.
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Points attribués: 8/10 
Je remercie l’édition Archipel pour cette lecture classique. 
Il vous tente?
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littérature enfantine

Les chemins de l’école de S. NANTEUIL

 Je m’appelle Zahira, j’ai douze ans et je vis dans la région du Haut-Atlas, au Maroc. C’est une chaîne de montagne, appelée « toit du Maroc ». Je vis avec ma famille le week-end et en internat le reste de la semaine. Tous les lundis, je pars à l’école située à vingt-deux kilomètres. Le trajet dans les montagnes dure quatre heures.
 Je m’appelle Jackson, j’ai onze ans et je vis au Kenya, un pays situé à l’est de l’Afrique. Je vis avec mes parents, ma sœur et mon frère dans la savane, au milieu des animaux sauvages. Tous les matins, ma petite sœur et moi marchons deux heures pour rejoindre l’école, située à quinze kilomètres de la maison.
 Je m’appelle Carlos, mais tout le monde m’appelle Carlito. J’ai onze ans et j’habite une région de l’Argentine appelée Patagonie, qui se situe le plus au sud de la planète.
Je vis avec mes parents et ma petite sœur de six ans.
Tous les jours, je parcours à cheval les dix-huit kilomètres qui séparent ma maison de l’école. Ce périple à travers les grandes plaines et les montagnes de l’avancée de la Cordillère des Andes prend une heure trente.  
Je m’appelle Samuel, j’ai douze ans. Je vis en Inde, dans une région appelée Tamil Nadou, au sud-est du pays. J’ai deux petits frères, Emmanuel et Gabriel.
Mes parents ont dû déménager pour se rapprocher de la seule école qui m’acceptait avec mon fauteuil roulant. Tous les matins, avec mes frères, nous parcourons quatre kilomètres à pied… et à roues. Il nous faut une heure et quart pour rejoindre l’école.

Edition : Nathan jeunesse 

Nombre de pages : 80 pages

Mon avis : 4 enfants, issus de différentes parties du monde, racontent leur façon d’aller à l’école. Que ce soit à cheval, en chaise roulante, à pied durant plusieurs heures, ils ont tous un parcours hors du commun pour arriver en classe.
Je suis admirative face au courage et à la volonté de ces enfants qui traversent des rivières, gravissent des collines, échappent à un troupeau d’éléphants ou sont atteints de poliomyélite.
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Il faut avouer que ces enfants, pas très vieux, puisqu’ils ont entre 11 et 13 ans, sont suffisamment responsables que pour pouvoir parcourir plusieurs kilomètres, seuls en pleine nature. Ils sont impressionnants, pour moi, maman d’enfants conduits en voiture à l’école, de courage.
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A cette difficulté, il faut ajouter pour Zahira, par exemple, le regarde des gens du pays où elle vit, qui ne sont pas d’accord avec l’idée qu’une fille puisse aller à l’école, et aspirer à apprendre un métier. Ce qui ajoute du poids sur les épaules de la jeune fille, puisqu’il lui faut également composer avec les remarques, et les oppositions qu’elle peut rencontrer.
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Pour Samuel, malade et invalide, le parcours est extraordinaire. Juché sur une chaise roulante, il doit compter sur le soutien de ses petits frères, qui le mènent jusqu’au bout du chemin menant à l’école.
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Carlos doit pour sa part prendre soin de sa petite sœur sur le chemin de l’école. A cheval, il est attentif à tout, et il dégage déjà une très grande maturité.
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Et enfin Jackson. Il doit parcourir plusieurs kilomètres, en compagnie de sa jeune sœur, en étant vraiment très attentifs au passage des grands animaux de la Savane, qui peuvent leur faire encourir un réel danger de mort.
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Ce sont des petits livres bouleversant d’humilité. Pour nos enfants, habitués au confort d’une voiture, d’un court trajet à pied, ou même en transport en commun, il s’agit là d’une véritable leçon à apprendre !
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Points attribués :8/10 
Je remercie l’édition Nathan jeunesse pour ces lectures édifiantes. 
Ils vous tentent ?
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littérature enfantine

Victor Tombe-dedans sur l’île au trésor de Benoît MINVILLE

 Un matin pluvieux de vacances, l’intrépide canaille Victor met un plan en action afin de passer une jour- née dans sa chambre, pour (se) plonger dans le livre qu’il a choisi : L’Ile au trésor.
Dès les premiers mots, son fabuleux pouvoir d’imagination l’emporte et il se retrouve les deux pieds dans le sable des Caraïbes, face au terrible pirate Chien Noir… mais aussi aux côtés de Jim Hawkins, le jeune héros de l’histoire de Stevenson. Ensemble, les deux garçons vont partir à la recherche d’un trésor, rencontrer Long John Silver, voir net dans son jeu double et, après bien des péripéties, déjouer les pièges des pirates mutins…

Edition : Sarbacane 

Nombre de pages : 224 pages 

Mon avis : Victor est particulier. Il bascule inévitablement dans les histoires des livres qu’il lit. Puni dans sa chambre, ce matin-là, il ouvre le livre de Stevenson, l’île au trésor. Et fatalement, le voilà propulsé en plein bataille de pirates.
Embarqué sur un navire de pirates, accompagné d’un jeune homme dégourdi, Victor tente vaille que vaille de soutenir le capitaine du navire, contre lequel certains marins veulent fomenter une mutinerie.
Aventures et dangers à gogo, voilà ce qui attend le petit garçon !
J’avais beaucoup aimé le premier livre. Celui-ci est aussi bien !
Victor voyage dans un grand classique de la littérature. Un roman qui est, au départ, plutôt conséquent. Et donc, pour les enfants d’aujourd’hui, complètement inapprochable. Mais voilà qu’un écrivain décide de le mettre à la portée des petits lecteurs ! En voilà une idée géniale !
Voilà un excellent moyen de présenter des grands classiques, mais de façon simplifiée. Après tout, l’important est de connaitre l’histoire, peu importe comment elle est racontée.
L’aventure de ce type de livres, c’est qu’on place un enfant auquel n’importe quel jeune peut s’identifier dans un contexte rempli d’aventures. Les réactions du personnage principal sont logiques, puisqu’il oscille entre le désir de découvrir le monde dans lequel il est tombé, et la peur de l’inconnu. Après tout, n’importe qui d’un peu sensé réagirait de la même façon. Ce qui rend donc tout à fait plausible l’histoire de Victor.
Mes enfants avaient adoré voyager dans le monde des mousquetaires, avec le premier livre. Je pense qu’ils vont tout autant apprécier ce voyage-ci.
Points attribués : 7/10 
 
Je remercie l’édition Sarbacane pour cette lecture de pirates. 
 
Il vous tente ?
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