Romans

Le berceau des jours meilleurs d’Elise FISCHER

Edition: Presses de la Cité

Nombre de pages: 416 pages

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Résumé:Entre Nancy et Champigneulles, les vies d’Odile et de sa fille Isabelle reflètent les grandes mutations de la seconde moitié du XXe siècle. Odile, épouse d’un ouvrier de métallurgie, connaîtra la difficulté d’élever seule ses enfants et la pénurie de logements ; Isabelle, forte de ses convictions, sans jamais renier ses origines populaires, aura à cœur de travailler comme journaliste. Des hauts-fourneaux lorrains aux premiers logements sociaux, de l’appel de l’abbé Pierre en hiver 1954 à la guerre d’Algérie, Odile et Isabelle traversent ces décennies, courageusement, avec leurs choix de femmes. 

Avec en filigrane, un hommage aux grandes figures emblématiques lorraines : l’abbé Pierre et Jean Prouvé, architecte, designer, qui a rêvé d’une « maison des jours meilleurs » pour les plus démunis. 

Merci à l’édition Presses de la Cité pour cette découverte

Mon avis: Odile n’a pas la vie facile. Elle a épousé un mari faible et menteur. Et rapidement, elle se rend compte que sa belle-mère est loin d’être agréable. Bon gré mal gré, elle devra faire aux difficultés financières, aux problèmes de santé, et à tout ce qui pouvait constituer la vie des femmes dans les années 50.  

Voilà un joli roman de terroir à découvrir. 

Odile est une femme douce, discrète, et avec un brin de fierté. Malheureusement pour elle, son mari ne l’est pas autant. Et à cause de cela, l’auteur lui a créé une vie difficile. Pourtant… 

J’aime avoir des personnages forts, surtout lorsqu’ils sont féminins. J’aime qu’elles démontrent leur capacité à réagir, à rebondir face aux obstacles. Et dans ce roman, si Odile n’a pas toujours les moyens d’arriver à atteindre ses objectifs, sa fille Isabelle y arrive. 

Parce qu’il ne s’agit pas que d’une seule femme. Mais de deux générations qui traversent les années d’après Seconde guerre Mondiale, cette époque où tout était à reconstruire, à bâtir, à créer. 

Au centre de leur idéaux se trouvent deux hommes importants: L’abbé Pierre qui entreprend beaucoup de choses pour les moins nantis, et Jean Prouvé, un architecte qui s’était démené pour apporter des logements confortables pour tous, malgré les objections que la société pouvait lui opposer. 

A travers le regard triste d’Odile, et celui, obstiné, d’Isabelle, c’est tout un pan de l’Histoire française que nous voyons renaître.  

C’est un livre qui se laisse lire, et qui vous m’a appris pas mal de choses quant à la ferronerie, aux hauts-fourneaux de la région lorraine, les débuts des buildings d’habitation et des débuts de l’oeuvre de l’Abbé Pierre. 

Un roman, donc, à découvrir. 

Jean Prouvé et Sa Maison des jours meilleurs

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