Romans

Le pensionnat de Catherine de Florence ROCHE

Edition: Presses de la Cité

Nombre de pages: 300 pages

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Résumé: Dans les années 60, les secrets de la guerre commencent seulement à affleurer… Samuel, jeune professeur, découvre l’origine de son adoption : à 6 ans, il a fui le chalet où des passeurs avaient rassemblé de riches familles juives pour les dépouiller et les abattre. Camille, elle, n’a connu que l’éducation sévère mais juste de sa mère Catherine, directrice de pensionnat, quand l’identité supposée de son père lui est révélée. Dans la région d’Annecy, ils vont se rencontrer et mener ensemble une périlleuse quête de vérité. 

Merci à l’édition Presses de la Cité pour cette belle lecture

Mon avis: Samuel a perdu sa famille durant la Second Guerre Mondiale. Adopté par la femme qui l’a recueilli, il découvre à sa mort des indices sur l’identité de ses parents. Il décide alors de tenter de les retrouver et de savoir ce qui leur est advenu. 

Camille vit et travaille avec sa mère dans un pensionnat réputé. Une nouvelle institutrice jette le doute dans son esprit par quelques petites révélations sur le passé de sa mère. Elle va tenter d’en savoir plus. 

Voilà une histoire assez particulière. Et qui m’a tenu en haleine tout au long du livre. 

Samuel me touche particulièrement. D’un caractère doux et patient, il porte en lui des souvenirs très douloureux. Et sa recherche de la vérité est émouvante. Il est réfléchi et prend le temps de la réflexion avant de se lancer dans l’action. 

Camille est elle aussi très douce. Bien que sa mère soit d’une toute autre nature, bien plus arrêtée sur ses idées, la jeune femme sait tempérer et tente de se faire sa propre place. Le bouleversement qui arrive dans sa vie va lui permettre de le faire.  

Le sujet de la Seconde Guerre Mondiale est toujours douloureux, et je dois dire qu’ici, on entre vraiment dans une partie d’autant plus touchante qu’il s’agit de trahison: celle des passeurs qui se faisaient payer pour faire quitter le pays à de pauvres malheureux, mais qui ne le faisaient pas au final. Une véritable traîtrise entraînant des morts et des déchirements. 

L’auteure a su décrire ces émotions avec beaucoup de justesse et sans donner trop de détails sanglants. Un juste milieu pour nous faire comprendre l’horreur de la situation. 

C’est le second livre que je lis de Florence Roche, et j’avais tout autant apprécié le premier. Voilà donc un nom a garder en mémoire! 

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