L’échappée belle du bibliobus de David WHITEHOUSE

Romans

 À douze ans, Bobby passe ses nuits à répertorier cheveux, vêtements et autres traces de la vie de sa mère en attendant son retour… qui ne viendra pas. Cette dernière est morte brutalement, et le jeune garçon n’est pas prêt à l’accepter. Battu par son père, Bobby se croit seul au monde jusqu’au jour où il rencontre Val et sa fille handicapée, Rosa. Tous trois nouent des liens très forts et passent un été magique parmi les livres du bibliobus où Val est femme de ménage.
Mais, bientôt, une rumeur sur la nature de la relation entre la mère célibataire et l’adolescent se propage dans la ville. Contraints de s’enfuir à bord de la bibliothèque ambulante, ces êtres égratignés par la vie vont s’embarquer dans une aventure pleine de rebondissements, digne des « classiques » qu’ils ont pris l’habitude de dévorer…

Edition: Presses de la Cité

Nombre de pages: 364 pages

Mon avis : Bobby a perdu sa mère, il y a quelques années. Depuis, il est livré à lui-même, sauf quand son père se rappelle de son existence, et que sa main le démange.
Renfermé sur lui-même, collectionnant le moindre souvenir de sa mère, et ayant développé des réflexes de protection de son cru, il a des terreurs qui le poursuivent, et auxquelles il ne peut échapper.
Tout ça, c’est jusqu’à ce qu’il croise un jour, par hasard, le chemin de Rosa et de sa mère, Val. Toutes les deux, elles vivent en microcosme, l’une pour l’autre. Rosa a un handicap mental, et pour Val, mère célibataire, il n’est pas évident de joindre les deux bouts. Pourtant, quand elle croise Bobby, qui s’adresse à sa fille tout à fait normalement, elle ne peut s’empêcher de remarquer que le petit garçon présente des signes de détresse évidents.
Sur un coup de tête, les voilà embarqué à bord d’un abribus, poursuivi par la police du pays entier, et bien décidés à vivre leur aventure à fond…
Voilà un roman totalement particulier. Prenez trois individus atypiques, un bouleversement émotionnel, un moyen de transport, et vous avez le décor de départ.
 
Il est difficile de savoir où tout cela va nous mener. Si ce n’est le premier chapitre qui nous transporte à la fin de l’histoire. De quoi déstabiliser un peu le lecture hihi.
 
J’ai accroché à l’histoire assez rapidement. Bobby est attachant, dans sa bulle, et qu’on a vraiment envie de protéger. Il est unique en son genre, préférant, et de loin, se déplacer dans le noir qu’à la vue de tous, compter ses pas partout où il va au cas où il lui faudrait s’échapper. Il a un ami indéfectible, prêt à absolument tout pour le protéger autant qu’il le peut. Même si sa propre vie est en danger. Et dans cette amitié, la peur de Bobby est lancinante, bouleversante.
  
En somme, ce roman parle d’un groupe de véritables écorchés vifs, chacun pour des raisons particulières. Et l’auteur sait mettre les mots qu’il faut pour qu’il ne soit pas nécessaire de demander d’explications supplémentaires. Il est sait exprimer par un mimique d’une personnage, une phrase sibylline, ou un regard perdu, toute la peine ou toute la joie du monde.
  
Je n’ai pas eu de coup de cœur, mais pas parce que le roman était mal écrit, au contraire. Ce serait plutôt parce c’était tellement bien écrit, que Bobby me brise le cœur, que leur aventure n’aurait pas dû s’arrêter, parce que j’aurais aimé que les choses se passent autrement…
  
En tout cas, il vaut la peine d’être lu, vraiment.
  
Points attribués : 8/10
Je remercie les Presses de la Cité pour cette lecture si émouvante.
Il vous tente?
 
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1 Comment

  1. Anonyme 23/09/2016 12 h 12 min

    COUCOU, ce livre me fait penser au roman de Patricia HESPEL " au bout du chemin ", le connais tu ?
    sympa ton blog, j'ai plaisir à venir te lire
    Réré

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