À Honfleur, en 1938, Pauline brave l’opinion publique en épousant Joachim, un réfugié allemand qui a fui la montée du nazisme. Les unions franco-allemandes sont mal acceptées et le couple est mis à l’index. Quand la guerre éclate, Pauline quitte tout pour suivre son mari, entré en clandestinité. 

En 1946, dans un Berlin occupé par les Alliés, Hilda, la sœur de Joachim, tombe amoureuse d’un officier français. De cette liaison naît une enfant, Adeline, qui disparaît mystérieusement. Hilda se lance dans une recherche désespérée pour la retrouver. 

Soixante-dix ans plus tard, à Cabourg, Valentine et Magda, deux jeunes musiciennes, deviennent inséparables. Valentine est normande et Magda, l’arrière-petite-fille de Pauline, allemande. Intriguée par l’histoire familiale de son amie, Valentine part sur les traces d’Adeline. 

Entre passé et présent, souvenirs et mensonges affluent. Commence alors une véritable enquête… 

8/10

603 pages

Merci à l’édition Presses de la Cité

Pauline est une jeune fille épanouie. Elle a l’avenir devant elle, et elle bien l’intention d’en faire quelque chose. En 1938, pourtant, son monde commence à basculer. L’Allemagne change de visage, et Honfleur commence à accueillir des réfugiés en lutte contre le gourvernement allemand. C’est ainsi que la jeune fille rencontre Joachim… 

La jeune femme va vivre toute cette période sombre dans un effroi grandissant, pour plusieurs raisons: les risques que prend son mari dans la clandestinité, la guerre, et l’inquiétude pour sa propre famille. 

Mais sa vie est aussi bouleversante que celle de sa belle-soeur, qui doit apprendre à vivre après avoir tout perdu. La guerre terminée, elle réalise qu’elle face à une allemagne ravagée, occupée par des français victorieux. Son propre drame la suivra jusqu’à sa mort… 

Karine Lebert sait comment construire une histoire basée sur des faits historiques. Elle n’en est pas à son coup d’essai, j’ai d’ailleurs déjà eu l’occasion de savourer plusieurs de ses romans. 

Ce nouveau récit est tout aussi intéressant, bouleversant et intrigant. Soixante ans après les ravages de la Seconde guerre Mondiale, deux jeunes femmes décident de creuser l’histoire que l’aïeule d’une d’entre elle, que celle-ci a décidé de taire jusqu’au bout. Leurs découvertes sont énormes, et l’histoire est parsemée de révélations bouleversantes. 

C’est un joli pavé que ce livre. Mais pour autant, il se déguste sans que l’on se rende compte des pages qui défilent. Les personnages sont intéressants, et nous démontrent des personnalités fortes. 

J’ai, comme pour les autres romans de Karine Lebert, vraiment apprécié ma lecture. Je ne peux que vous la conseiller! 

aufildespages

aufildespages chroniqueuse littéraire

Donnez moi votre avis

%d blogueurs aiment cette page :