Les évadés de Daniel BILALIAN

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Des évasions authentiques, racontées avec un sens du suspense qui fait du livre un thriller autant qu’un document historique.
Si Daniel Bilalian a tenu à raconter les aventures vécues par les prisonniers français évadés entre 1940 et 1945, c’est parce que son père a été l’un d’eux. Grâce à cette proximité avec le sujet, il a pu rencontrer les hommes qui sont les héros de son livre. Ils lui ont raconté les péripéties rocambolesques de leurs évasions : il y a celui qui est resté douze heures accroché aux tringles de freinage d’un train, ceux qui sont se sont enfermés pendant neuf jours dans un wagon-foudre avec de la lie de vin jusqu’aux genoux, ceux qui se sont faits alpinistes sans avoir jamais touché un rocher de leur vie, celui qui a réussi à faire croire qu’il était un Alsacien faisant du tourisme, ceux qui sont revenus volontairement à leur stalag après plusieurs mois de cavale pour orgniser un réseau de sabotage… La qualité du document et la vivacité du style justifiaient largement cette nouvelle édition, révisée et présentée par une préface inédite de Daniel Bilalian.
Edition: Presse de la Cité
Nombres de pages: 330 pages
Mon avis : Daniel Bilalian retrace le parcours de certains évadés des camps de travail ou camps de concentration, lors de la guerre 40-45. Il fallait donc avoir du courage pour tenter la chose…
Certains ont eu énormément de chance, l’occasion faisant le larron. Ils ont su la saisir, et fuir ces endroits monstrueux. D’autres, par contre, ont réussi leur fuite avec ce qui s’appelle une rage inébranlable d’y arriver.
Faire 1000 km à vélo, marcher des centaines de kilomètres, s’accrocher sous un wagon de train, ou se coucher sur son toit au risque de mourir de froid, essayer encore et encore…
Ces récits sont touchants, effroyables et prouvant que les hommes sont capables d’un courage qu’ils ne soupçonnaient pas eux-mêmes pour sauver leurs vies.
J’ai été absorbée par les différentes histoires de ces hommes emprisonnés parfois dès le début des conflits. Et malgré les mauvais traitements, l’alimentation catastrophique et la peur, rien ne les a arrêté : ils ont tenté le coup.
Pour d’autres, relatés également dans ce livre, la malchance était vraiment de la partie, et malgré de multiples fuites, toutes plus imaginatives les unes que les autres, finiront la guerre dans ces fameux camps.
Ces hommes forcent l’admiration, par leur façon d’appréhender les dangers, les peurs, les distances, les températures, et tout le reste. Je dois dire que ça secoue, nous qui sommes installés si douillettement, comparativement. Comment ont-ils pu arriver à leurs fins ? Comment, avec 200g de pain dans le ventre pour la journée, ont-ils pu fournir autant d’efforts, autant d’énergie ? C’est incompréhensible. Et pourtant… ils l’ont fait.
C’est un livre qui va trouver une belle place dans mon étagère qui soutient tous les livres historiques qui méritent d’être lus que je possède.
Points attribués : 8/10
Je remercie l’édition Presses de la Cité pour cette lecture incroyable.
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