Afficher : 1 - 8 of 8 Articles
Littérature jeunesse

Je miaule si je veux de Sophie DIEUAIDE

Edition: Casterman

Nombre de pages: 256 pages

Résumé: Un immeuble parisien, un écran plat, un bon fauteuil, une appétissante gamelle, une maîtresse attentionnée : Minou Jackson n’en demandait pas davantage. Il n’avait absolument pas prévu qu’on lui gâche la vie. Pire, qu’on l’expédie à la campagne… sans Internet, sans télévision, mais avec gros chiens de ferme, chats agressifs, vaches, canards et mille autres dangers.
Pour ce chat de salon, sans aucun doute le seul de son espèce à savoir lire, c’est le début du cauchemar. Malmené, bousculé, humilié jusqu’à ce qu’enfin, il dise NON !

Merci à l’édition Casterman pour cette lecture féline 

Mon avis: Minou Jackson vivait une vie de rêve. Son humaine n’oubliait jamais de lui allumer la télé avant de partir travailler, il avait toujours droit à sa place préférée dans son canapé préféré, et sa pâtée était toujours prête à l’heure.

Jusqu’à ce que le mari de l’humaine décide de déménager… à la commune… Où il n’y aura aucune connexion internet ou télévision.

Là, Minou n’est absolument pas d’accord, et compte bien se faire comprendre….

Sauf que personne ne lui demande son avis et qu’il est bien obligé de suivre.

Tout le monde, les chats sont les maîtres du monde. Minou Jackson en est une représentation absolument convaincante ! Chez chez lui (du moins le pense-t-il), libre de faire ce qu’il veut (il le pense aussi), et bien décidé à continuer à imposer sa loi (même si tout le monde s’en fout !).

Je n’ai pu m’empêcher de comparer les aventures de ce chat avec celles de la petite Gurty (que vous connaissez tous, n’est-ce pas ?). Autant elle est naïve et adore la nature, autant Minou Jackson est conscient de ce qui se passe et abhorre l’extérieur de son cocon ! Pourtant, chacun à leur manière m’ont fait rire ! Il faut dire que j’ai imaginé ce chat comme l’un de propres chats (siamois) qui adore protester et faire comprendre qu’il n’est pas content.

L’histoire est plus complète, puisqu’elle se poursuit sur plusieurs mois de la nouvelle vie de ce chat des villes, qui sait lire. Il lui arrive encore bien des choses après ce fameux déménagement, et l’histoire prend d’ailleurs (même sous des dessous humoristiques) un tour un peu plus sérieux : la responsabilité, la parentalité, la liberté.

J’ai un peu l’impression (ou peut-être est-ce seulement parce que j’en ai envie) que les aventures de Minou Jackson ne font que commencer. Qui sait ? Peut-être aurons-nous la chance de découvrir un autre tome bientôt…

Expression et proverbes

Donner sa langue au chat

Abandonner une recherche, demander la bonne réponse. « Je ne sais pas, je donne ma langue au chat ». Nous avons tous déjà entendu cela au moins une fois dans notre vie. Mais d’où vient cette expression?

Petit retour en arrière

Bien avant de vouloir être généreux avec les chats, c’est au chien que l’on jetait cette partie de notre anatomie.

[su_quote cite= »Astolphe de Custine, L’Espagne sous Ferdinand VII, page 312, 1838″]C’est surtout pour le mot de cette énigme-là qu’il faut se garder de jeter sa langue au chien.[/su_quote]

En effet, l’expression « jeter sa langue au chien » revenait à sous-entendre que l’on donnait les restes d’un animal, qu’on abandonnait. A l’époque, c’est d’ailleurs souvent ainsi qu’on nourrissait cet animal de compagnie: Il recevait les reliefs des repas. L’expression était donc tout à fait normale.

Au XIXème siècle cependant, le chat a trouvé sa place dans la société. Et les expressions se sont également adaptées.

Georges Sand a, à cette époque, utilisé une autre expression proche:  » Mettre quelque chose dans l’oreille d’un chat ».
Il s’agissait là d’exprimer le fait de confier quelque chose qui devait être gardé secret. Le chat possédait, du coup, de nombreux secrets qu’il gardait pour lui.

« Donner sa langue au chat » est devenu logique, puisque cette fois, c’était donner la parole au chat, qui, gardien de beaucoup de savoir, aurait certainement la réponse.

Petit plus

Cette expression a des équivalences dans d’autres pays. En voici un florilège

Angleterre: Renoncer au fantôme

Bavière: Jeter le fusil au grain

Bretagne: Son chat est aveugle

Hongrie: Le maître est libre

littérature enfantine

Splat de Rob SCOTTON

Splat prépare une surprise : il veut montrer à Harry Souris à quel point il l’aime ! Mais la surprise de Splat tourne mal et Harry Souris se vexe… Leur amitié va-t-elle tenir le choc ?

Edition: Nathan jeunesse

Nombre de pages: 24 pages

 Splat doit aller chez le docteur pour une simple visite médicale. Mais lorsqu’il entend ses amis en parler, Splat est très très effrayé !
Mon avis: J’ai lu ces deux petits livres avec mon plus jeune fils, qui a 5 ans et demi. Il s’est très vite attaché à Splat. Il a réagi rapidement aux péripéties que vit ce petit chat.
Les histoires sont bien écrites, avec des mots simples que de jeunes enfants puissent comprendre facilement. Les dessins sont colorés, et illustrent parfaitement le paragraphe que comporte chaque page.
Mon fils a été séduit et m’a dit après notre lecture qu’il aimait beaucoup Splat. Je pense donc que c’est une très bonne série pour de petits lecteurs curieux.
Je remercie Les éditions Nathan Jeunesse pour cette lecture féline.
 [su_divider]
Documents

Grâce à l’amour d’un chat de Louise BOOTH

Billy est un beau chat de gouttière abandonné qui a trouvé refuge dans un centre de protection des animaux. Un jour, Fraser, un jeune garçon autiste, visite l’endroit et découvre Billy. Le chat se met à ronronner et à faire des câlins. Coup de foudre. Lentement mais sûrement, Billy va transformer la vie du petit garçon qui parvient à oublier ses angoisses et à contrôler son instabilité. Et l’avenir semble enfin sourire à Fraser malgré son autisme. A la maison, le chat s’occupe de son ami comme s’il en était responsable. Un lien solide, profond, une amitié incommensurable se nouent entre Billy et Fraser. Au point qu’ils deviennent inséparables et que le chat change pour toujours la vie de ce petit garçon pas comme les autres… L’émouvante histoire vraie d’une amitié entre un chat et un petit garçon autiste.

Edition City

Nombres de pages:256 pages

Mon avis: J’aime beaucoup les témoignages ayant rapport aux chats (Bon, oui, je sais, vous allez me dire que j’aime toutes sortes de témoignages. Mais c’est vrai que tout m’intéresse toujours).
Quand Louise met au mondre Fraser, elle se rend tout de suite compte que quelque chose ne se passe pas correctement. Au bout de 18 mois, le petit garçon est diagnostiqué autiste, avec en prime  une très grande faiblesse musculaire.
La vie avec un enfant autiste est loin d’être facile, et chaque apporte son lot d’énervement et d’incompréhension. Malgré cela,
Louise et son mari décide de faire une expérience : faire entrer un chat dans la vie de leur fils.
Aussitôt, ils concluent que c’était une bonne idée. Si Fraser n’aime pas être toucher, et a très peur de tout ce qu’il ne connait pas, il adopte très facilement Billy, jeune chat.
Une entente toute particulière s’installe entre le petit garçon et le félin. Peu à peu, des améliorations apparaissent dans le comportement de Fraser, toujours accompagné de son petit compagnon. Billy aide Fraser, par son calme et son affection, dans chaque situation compliquée pour l’enfant autiste.
Ce témoignage est rude et tendre à la fois. Les difficultés d’une famille ayant un enfant particulier sont clairement décrites. On se rend compte de l’ampleur des soucis et des choses auxquelles il faut penser pour arriver à avoir un climat plus serein.
Je trouve que ce genre de livre mérite d’être lu, ne serait-ce que pour voir l’envers du décor, quand on croise ce genre de famille, et nous permettre de mieux les comprendre.
Points attribués : 7/10
Voila deux petites photos de ces amis
 
Documents

Casper, le chat voyageur de Susan FINDEN

Casper est un chat de gouttière que Susan, sa maîtresse, a adopté dans un refuge. Il est adorable, mais il disparaît parfois des journées entières. Susan s’inquiète, se demandant ce que Casper peut bien faire. Jusqu’au jour où elle découvre que son chat est un habitué de la ligne de bus nº3 ! Et Casper ne se contente pas de rester assis sur un fauteuil : il va voir les passagers, se fait caresser, ronronne sur les genoux. Ce petit chat étonnant apporte de la joie et du réconfort, illuminant les journées parfois difficiles des voyageurs. Sa maîtresse reçoit des messages d’amitié et de remerciements venant d’Angleterre, d’Australie, d’Argentine… du monde entier ! Son chat a tout simplement changé la vie de milliers de personnes en leur rappelant ce qui compte vraiment et que les choses simples de la vie méritent d’être vécues. L’histoire vraie de Casper, chat voyageur qui faisait chavirer les cœurs.

Edition: City 

Nombres de pages: 252 pages

Mon avis : J’avais envie d’un livre intermède, un livre léger qui me permettrait de me rendre l’esprit clair.
Ca été le cas. Sue raconte son amour des chats, ses différentes adoptions de chats en refuges, et de leurs départs définitifs. Elle explique des anecdotes sur chacun de ses chats, et l’origine de leurs petits noms.
Un en particulier, Casper, a fait l’objet d’un battage médiatique inattendu. En effet, il avait des habitudes tout à fait particulières : Il aimait prendre le bus !!
Il prenait le bus à l’arrêt en face de chez lui et allait jusqu’au terminus, installé confortablement. Soit il dormait sur son siège préféré, soit il se laissait caresser, ou regardait par la fenêtre. Sa maîtresse l’a découvert un jour par hasard, lorsque l’un des chauffeurs de bus lui en a fait part. Ce chat avait d’ailleurs une préférence pour une société de bus en particulier, et ne prenait jamais le bus de l’autre société.
Sue s’est alors mise en rapport avec la direction de la société pour expliquer la situation. C’est alors qu’elle a appris l’ampleur des déplacements de Casper. En effet, de nombreux chauffeurs avaient pris l’habitude de le voir attendre à l’arrêt, au milieu de voyageurs, attendant son tour pour monter. Chaque chauffeur a fini par prendre son arrivée pour un honneur, et certains étaient déçus de ne jamais être « choisis » par Casper, qui ne montait que dans les bus qu’il voulait.
J’ai trouvé cette histoire vraiment particulière. Des journalistes sont venus le prendre en photo, le filmer. Ils ont fait des reportages complets sur ce petit félin de 12 ans, qui ont été propagé dans le monde entier !
Au-delà de cela, la maîtresse de Casper a reçu des messages, des mails et des courriers du monde entier. Et lorsque Casper est décédé, suite à un accident, le soutien qu’elle a reçu de partout était immense. Comme quoi, finalement, il ne faut parfois pas grand-chose pour créer un mouvement de solidarité.
Ce livre m’a touché, m’a fait sourire, m’a ému. Il m’aura vraiment plu, pour la simplicité de la narration, et pour l’amour pour les chats qui en émane.
J’ai passé un très bon moment.
Points attribués : 10/10
En bonus, voilà quelques photos de ce félin si particulier
 


 
Romans

Ca peut pas rater de Gille LEGARDINIER

 « Ça peut pas rater ! »
« – J’en ai ras le bol des mecs. Vous me gonflez ! J’en ai plus qu’assez de vos sales coups ! C’est votre tour de souffrir !
Ma voix résonne dans tout le quartier. Et là, trempée, titubante, épuisée, je prends une décision sur laquelle je jure de ne jamais revenir : je ne vais plus rien leur passer. On remet les compteurs à zéro. On renverse la vapeur. Je vais faire payer ce fumier de Hugues. Chaque joueur doit vous donner mille baffes. Je vais me venger de tout. Puisque aucun bonheur ne descendra d’un ciel illusoire, je suis prête à aller chercher le peu qui me revient jusqu’au fond des enfers.
La gentille Marie est morte, noyée de chagrin. À présent, c’est la méchante Marie qui est aux commandes. À partir de maintenant, je renvoie les ascenseurs et je rends la monnaie de toutes les pièces. Les chiens de ma chienne sont nés et il y en aura pour tout le monde. La vengeance est un plat qui se mange froid et je suis surgelée. La rage m’étouffe, la haine me consume. »
Marie pensait avoir trouvé l’homme de sa vie, jusqu’à ce que son couple implose de façon brutale et scandaleuse. Anéantie, elle décide ne plus faire confiance aux mâles et surtout, ne plus rien leur passer. Ni dans sa vie privée, ni au travail.
Marie ne croit plus à l’amour, ce mirage source de tous les malheurs des femmes. Mais voilà, Marie a du cœur, une famille, des amies aussi tordues qu’elle et une soif de vivre qui n’a pas fini de la précipiter dans des plans impossibles.
Mon avis: Gilles Legardinier m’aura encore une fois transporté ailleurs. Il m’aura fait rire, sourire et rêver.
Marie est un personnage complètement attachant. complètement chouette. Elle est adorable par son caractère, son envie d’amour, de plaire, de vivre.
Les péripéties qu’elle se crée sont énormes, absolument cocasses, et hautes en couleurs. Se déguiser en lapin pour se venger de son ex, il fallait y penser!! Et embarquer sa meilleure amie dans la combine, quand bien même elle est réticente, frise le miracle.
Evidemment, comme dans chaque livre de Legardinier, un chat a sa place importante. Dans toute sa splendeur féline, il lui en fait de toutes les couleurs, et est attachant… Comme tous les chats me direz-vous!!
Quoi qu’il en soit, j’ai dévoré ce livre du début à la fin, j’ai ri toute seule (mon chéri et mes enfants ont cru que, ça pouvait pas rater, j’avais débloqué!! Mais c’était irrésistible, les jeux de mots, et les expressions comiques que j’ai croisé étaient absolument fatales: le rire est apparu,
Vous l’aurez compris, ce livre est, comme les précédents, une vraie belle bouffée d’oxygène!!

Points attribués: 10/10

[su_divider]

Romans

le chat et moi de Nils UDDENBERG

 Nils Uddenberg, psychiatre à la retraite, s’était juré qu’il ne s’encombrerait pas d’un animal de compagnie, jusqu’au jour où…Alors qu’il rentre d’un séjour en Afrique avec sa femme, Nils découvre une petite chatte gris et brun sur le toit de la cabane du jardin, le fixant de ses grands yeux jaunes.
Le couple pense qu’il s’agit de l’animal d’un voisin. Mais le chat ne part pas et devient un sujet de conversation quotidien.
Nils met des affichettes dans le quartier, sans succès ; il contacte le refuge, qui ne veut pas le recueillir ; il appelle la police, qui lui conseille de ne surtout pas le nourrir… Nils avoue honteusement l’avoir déjà fait et réalise qu’il ressent de l’affection pour le félin.
Petit à petit, le chat prend ses aises, s’aventure dans la maison… Toute résistance des propriétaires est dès lors impossible et bientôt l’animal devient l’âme du foyer. Avec beaucoup d’ironie et d’autodérision, Nils se demande – déformation professionnelle oblige – si la petite chatte a de l’humour, si elle éprouve les mêmes sentiments qu’un être humain. Et si, question plus délicate, elle est consciente de l’attachement qu’il a pour elle et du temps qu’il a fallu à Nils pour l’accepter.
Mon avis: tout en douceur, avec de jolies des phrases décrivant les différentes étapes de l’attachement entre le chat et ses futurs propriétaires.
Au premier abord, je me suis dit que ce livre ne m’apporterait pas grand chose. J’avais un peu l’impression d’entamer une introspection.
Mais ensuite, peu à peu, on réalise que Minette prend de la place, et que le narrateur prend beaucoup de temps à l’observer.
Là où c’est devenu intéressant, c’est lorsque ce chat a pris ses quartiers à l’intérieur de la maison, et a révélé l’ampleur de ses habitudes. La chasse aux souris, les sorties nocturnes, et les gouts culinaires de ce quadrupède vont finir par régenter la vie du couple de retraités qui ont décidé de prendre soin de cette petite femelle.
C’est touchant, doux et tendre. Ca m’ouvre les yeux pour la boule de poils qui dort à côté, dans le fauteuil, pendant que je lis. Les pirouettes du chat prennent une tout autre importance d’un coup. Et on finit par comparer notre chat bien à nous, à celui que contient ce livre.
Bref, court, mais très bon moment.
Points attribués: 7/10 
Merci à l’édition Presses de la Cité pour cette escapade ronronnante.
 
[su_divider]
 
%d blogueurs aiment cette page :